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Bac de maths 2023 à Mayotte et au Liban (jour 1) : sujet et corrigé

    Bac de maths 2023 à Mayotte et au Liban (jour 1) : sujet et corrigé
    Cette page reprend le sujet 1 du bac de spécialité mathématiques 2023 des centres étrangers du groupe 1 (Madagascar et de nombreux pays d’Afrique et d’Europe), posé le 13 mars 2023, avec son corrigé détaillé juste en dessous. Un QCM ouvre l’épreuve : limite d’une suite, dérivée de \(x^2\ln x\), signe d’une primitive, choix du bon programme Python de dichotomie et loi binomiale. Le deuxième exercice suit l’état des trottinettes électriques d’une grande ville, semaine après semaine, avec un arbre pondéré, une suite arithmético-géométrique puis une loi binomiale sur un lot de 15 trottinettes. Le troisième se passe dans un prisme droit à base trapèze : plan (IGJ), projeté orthogonal et volume d’un tétraèdre. Le dernier examine trois affirmations sur une population de bactéries modélisée par une exponentielle.

    Ce sujet fait partie des annales que nous rassemblons pour préparer le bac de maths 2027 : tous les sujets de spécialité y sont classés par session.

    BACCALAURÉAT GÉNÉRAL — ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ — SESSION 2023
    Mathématiques — Sujet 1
    Centres étrangers groupe 1 (dont Madagascar) — 13 mars 2023
    Durée de l’épreuve : 4 heures

    Exercice 1 — QCM (5 points)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte. Indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la proposition choisie. Aucune justification n’est demandée.

    Pour chaque question, une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l’absence de réponse ne rapporte ni n’enlève de point.

    Question 1 :

    On considère la suite numérique \((u_n)\) définie pour tout \(n\) entier naturel par

    \[u_n = \dfrac{1 + 2^n}{3 + 5^n}.\]

    Cette suite :

    Réponse a Réponse b Réponse c Réponse d
    diverge vers \(+\infty\) converge vers \(\dfrac25\) converge vers 0 converge vers \(\dfrac13\)

    Question 2 :

    Soit \(f\) la fonction définie sur \(]0~;~+\infty[\) par \(f(x) = x^2\ln x\).

    L’expression de la fonction dérivée de \(f\) est :

    Réponse a Réponse b Réponse c Réponse d
    \(f^{\prime}(x) = 2x\ln x\) \(f^{\prime}(x) = x(2\ln x + 1)\) \(f^{\prime}(x) = 2\) \(f^{\prime}(x) = x\)

    Question 3 :

    On considère une fonction \(h\) définie et continue sur \(\mathbb{R}\) dont le tableau de variations est donné ci-dessous :

    \(x\) \(-\infty\) \(1\) \(+\infty\)
    Variations de \(h\) \(-\infty\) \(\nearrow\) \(0\) \(\nearrow\) \(+\infty\)

    On note \(H\) la primitive de \(h\) définie sur \(\mathbb{R}\) qui s’annule en 0.

    Elle vérifie la propriété :

    Réponse a Réponse b Réponse c Réponse d
    \(H\) est positive sur \(]-\infty~;~0]\). \(H\) est croissante sur \(]-\infty~;~1]\). \(H\) est négative sur \(]-\infty~;~1]\). \(H\) est croissante sur \(\mathbb{R}\).

    Question 4 :

    Soit deux réels \(a\) et \(b\) avec \(a \lt b\).

    On considère une fonction \(f\) définie, continue, strictement croissante sur l’intervalle \([a~;~b]\) et qui s’annule en un réel \(\alpha\).

    Parmi les propositions suivantes, la fonction en langage Python qui permet de donner une valeur approchée de \(\alpha\) à \(0{,}001\) est :

    a.

    def racine(a, b) :
        while abs(b - a) >= 0.001 :
            m = (a + b)/2
            if f(m) < 0 :
                b = m
            else :
                a = m
        return m

    b.

    def racine(a, b) :
        m = (a + b)/2
        while abs(b - a) >= 0.001 :
            if f(m) < 0 :
                a = m
            else :
                b = m
        return m

    c.

    def racine(a, b) :
        m = (a + b)/2
        while abs(b - a) <= 0.001 :
            if f(m) < 0 :
                a = m
            else :
                b = m
        return m

    d.

    def racine (a, b) :
        while abs (b - a) >= 0.001 :
            m = (a + b)/2
            if f(m) < 0 :
                a = m
            else :
                b = m
        return m

    Question 5 :

    Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher dont 7 sont bleues et les autres vertes.

    On effectue trois tirages successifs avec remise. La probabilité d’obtenir exactement deux boules vertes est :

    Réponse a Réponse b Réponse c Réponse d
    \((\dfrac{7}{10})^2 \times \dfrac{3}{10}\) \((\dfrac{3}{10})^2\) \(\displaystyle\binom\,{10}{2}(\dfrac{7}{10})(\dfrac{3}{10})^2\) \(\displaystyle\binom\,{3}{2}(\dfrac{7}{10})(\dfrac{3}{10})^2\)

    Exercice 2 (6 points)

    Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.

    Dans une grande ville française, des trottinettes électriques sont mises à disposition des usagers. Une entreprise, chargée de l’entretien du parc de trottinettes, contrôle leur état chaque lundi.

    Partie A

    On estime que :

    • lorsqu’une trottinette est en bon état un lundi, la probabilité qu’elle soit encore en bon état le lundi suivant est \(0{,}9\) ;
    • lorsqu’une trottinette est en mauvais état un lundi, la probabilité qu’elle soit en bon état le lundi suivant est \(0{,}4\).

    On s’intéresse à l’état d’une trottinette lors des phases de contrôle.

    Soit \(n\) un entier naturel. On note \(B_n\) l’évènement « la trottinette est en bon état \(n\) semaines après sa mise en service » et \(p_n\) la probabilité de \(B_n\).

    Lors de sa mise en service, la trottinette est en bon état. On a donc \(p_0 = 1\).

    1. Donner \(p_1\) et montrer que \(p_2 = 0{,}85\).

    On pourra s’appuyer sur un arbre pondéré.

    2. Recopier et compléter l’arbre pondéré ci-dessous :

    Arbre pondéré à compléter : première branche vers B indice n de probabilité p indice n, seconde vers B barre indice n de probabilité inconnue, puis de chacun deux branches vers B indice n+1 et B barre indice n+1 dont les probabilités sont à compléter

    3. En déduire que, pour tout entier naturel \(n\), \(p_{n+1} = 0{,}5p_n + 0{,}4\).

    4. a. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel \(n\), \(p_n \geq\, 0{,}8\).

    b. À partir de ce résultat, quelle communication l’entreprise peut-elle envisager pour valoriser la fiabilité du parc ?

    5. a. On considère la suite \((u_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(u_n = p_n – 0{,}8\).

    Montrer que \((u_n)\) est une suite géométrique dont on donnera le premier terme et la raison.

    b. En déduire l’expression de \(u_n\) puis de \(p_n\) en fonction de \(n\).

    c. En déduire la limite de la suite \((p_n)\).

    Partie B

    Dans cette partie, on modélise la situation de la façon suivante :

    • l’état d’une trottinette est indépendant de celui des autres ;
    • la probabilité qu’une trottinette soit en bon état est égale à \(0{,}8\).

    On note \(X\) la variable aléatoire qui, à un lot de 15 trottinettes, associe le nombre de trottinettes en bon état.

    Le nombre de trottinettes du parc étant très important, le prélèvement de 15 trottinettes peut être assimilé à un tirage avec remise.

    1. Justifier que \(X\) suit une loi binomiale et préciser les paramètres de cette loi.

    2. Calculer la probabilité que les 15 trottinettes soient en bon état.

    3. Calculer la probabilité qu’au moins 10 trottinettes soient en bon état dans un lot de 15.

    4. On admet que \(E(X) = 12\). Interpréter le résultat.

    Exercice 3 (6 points)

    On considère le prisme droit ABFEDCGH, de base ABFE, trapèze rectangle en A.

    On associe à ce prisme le repère orthonormé \((\text{A}~;~\vec{\imath},~\vec{\jmath},~\vec{k})\) tel que :

    \[\vec{\imath} = \dfrac14\vec{\text{AB}}, \quad \vec{\jmath} = \dfrac14\vec{\text{AD}}, \quad \vec{k} = \dfrac18\vec{\text{AE}}.\]

    De plus on a \(\vec{\text{BF}} = \dfrac12\vec{\text{AE}}\).

    On note I le milieu du segment [EF].

    On note J le milieu du segment [AE].

    Prisme droit ABFEDCGH en perspective, de base le trapèze ABFE rectangle en A, avec le repère d'origine A, les milieux I de [EF] et J de [AE], et le tétraèdre IGJH tracé

    1. Donner les coordonnées des points I et J.

    2. Soit \(\vec{n}\) le vecteur de coordonnées \(\begin{pmatrix}-1\\1\\1\end{pmatrix}\).

    a. Montrer que le vecteur \(\vec{n}\) est normal au plan (IGJ).

    b. Déterminer une équation cartésienne du plan (IGJ).

    3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \(d\), perpendiculaire au plan (IGJ) et passant par H.

    4. On note L le projeté orthogonal du point H sur le plan (IGJ).

    Montrer que les coordonnées de L sont \((\dfrac83~;~\dfrac43~;~\dfrac{16}{3})\).

    5. Calculer la distance du point H au plan (IGJ).

    6. Montrer que le triangle IGJ est rectangle en I.

    7. En déduire le volume du tétraèdre IGJH.

    On rappelle que le volume \(V\) d’un tétraèdre est donné par la formule :
    \(V = \dfrac13 \times (\text{aire de la base}) \times \text{hauteur}\).

    Exercice 4 (3 points)

    Un biologiste a modélisé l’évolution d’une population de bactéries (en milliers d’entités) par la fonction \(f\) définie sur \([0~;~+\infty[\) par

    \[f(t) = \text{e}^3 – \text{e}^{-0{,}5t^2 + t + 2}\]

    où \(t\) désigne le temps en heures depuis le début de l’expérience.

    À partir de cette modélisation, il propose les trois affirmations ci-dessous.

    Pour chacune d’elles, indiquer, en justifiant, si elle est vraie ou fausse.

    • Affirmation 1 : « La population augmente en permanence ».
    • Affirmation 2 : « À très long terme, la population dépassera 21 000 bactéries ».
    • Affirmation 3 : « La population de bactéries aura un effectif de 10 000 à deux reprises au cours du temps ».

    Corrigé du sujet

    Exercice 1 :

    Aucune justification n’était exigée ; on en donne une pour chaque question afin de comprendre la bonne réponse.

    Question 1 : réponse c. On met en facteur le terme qui l’emporte au numérateur (\(2^n\)) et au dénominateur (\(5^n\)) :

    \[u_n = \dfrac{2^n(1 + (\frac12)^n)}{5^n(1 + 3(\frac15)^n)} = (\dfrac25)^n \times \dfrac{1 + (\frac12)^n}{1 + 3(\frac15)^n}.\]

    Les raisons \(\dfrac25\), \(\dfrac12\) et \(\dfrac15\) sont strictement comprises entre \(-1\) et 1, donc les suites géométriques correspondantes tendent vers 0. La fraction de droite tend vers \(\dfrac{1 + 0}{1 + 0} = 1\) et le facteur \((\dfrac25)^n\) tend vers 0 : par produit, \((u_n)\) converge vers 0.

    Question 2 : réponse b. On dérive le produit \(u \times v\) avec \(u(x) = x^2\) et \(v(x) = \ln x\) : \((uv)^{\prime} = u^{\prime}v + uv^{\prime}\).

    \[f^{\prime}(x) = 2x \times \ln x + x^2 \times \dfrac1x = 2x\ln x + x = x(2\ln x + 1).\]

    Question 3 : réponse a. Comme \(H\) est une primitive de \(h\), on a \(H^{\prime} = h\). D’après le tableau, \(h\) est strictement croissante et s’annule en 1, donc \(h(x) \lt 0\) pour \(x \lt 1\) et \(h(x) \gt 0\) pour \(x \gt 1\). Ainsi \(H\) est décroissante sur \(]-\infty~;~1]\) et croissante sur \([1~;~+\infty[\) : les propositions b et d sont fausses.

    Pour \(x \leq\, 0\), les nombres \(x\) et 0 sont dans \(]-\infty~;~1]\) où \(H\) décroît, donc \(H(x) \geq\, H(0) = 0\). \(H\) est positive sur \(]-\infty~;~0]\). La proposition c est fausse : par exemple \(H(-1) \geq\, 0\), et même \(H(-1) \gt 0\) par stricte décroissance.

    Question 4 : réponse d. Il s’agit de programmer la méthode de dichotomie, qui divise par deux la longueur de l’intervalle \([a~;~b]\) à chaque tour tant que cette longueur reste supérieure ou égale à 0,001.

    • Dans les fonctions b et c, le milieu \(m\) est calculé une seule fois, avant la boucle : il n’est jamais mis à jour, donc l’intervalle ne rétrécit pas correctement. De plus, la condition de c (\(\text{abs}(b-a) \leq\, 0{,}001\)) est l’inverse de celle attendue.
    • Il reste a et d, qui ne diffèrent que par la mise à jour de \(a\) et \(b\). Comme \(f\) est strictement croissante et s’annule en \(\alpha\), on a \(f(x) \lt 0\) pour \(x \lt \alpha\). Si \(f(m) \lt 0\), c’est que \(m \lt \alpha\) : la racine est dans \([m~;~b]\), il faut donc remplacer \(a\) par \(m\). C’est ce que fait la fonction d, alors que la fonction a remplace \(b\) par \(m\) et « perd » la racine.

    Question 5 : réponse d. Chaque tirage est une épreuve de Bernoulli dont le succès « boule verte » a pour probabilité \(\dfrac{3}{10}\) (3 boules vertes sur 10). Les trois tirages avec remise sont identiques et indépendants, donc le nombre \(Y\) de boules vertes suit la loi binomiale \(\mathcal{B}(3~;~\dfrac{3}{10})\) et :

    \[P(Y = 2) = \binom\,{3}{2}(\dfrac{3}{10})^2(\dfrac{7}{10})^1.\]

    Le coefficient \(\binom\,{3}{2} = 3\) compte les positions possibles de la boule bleue parmi les trois tirages ; la proposition c utilise à tort \(\binom\,{10}{2}\).

    Exercice 2 :

    Partie A

    Les données de l’énoncé se traduisent, pour tout entier naturel \(n\), par \(P_{B_n}(B_{n+1}) = 0{,}9\) et \(P_{\overline{B_n}}(B_{n+1}) = 0{,}4\). On en déduit les probabilités des évènements contraires : \(P_{B_n}(\overline{B_{n+1}}) = 0{,}1\) et \(P_{\overline{B_n}}(\overline{B_{n+1}}) = 0{,}6\).

    1. Au départ, la trottinette est en bon état (\(p_0 = 1\)) : une semaine plus tard, elle est en bon état avec probabilité 0,9. Donc \(p_1 = 0{,}9\), et \(P(\overline{B_1}) = 0{,}1\).

    On passe de la semaine 1 à la semaine 2 avec les mêmes probabilités conditionnelles. Comme \(B_1\) et \(\overline{B_1}\) forment une partition de l’univers, la formule des probabilités totales donne :

    \[p_2 = P(B_1) \times P_{B_1}(B_2) + P(\overline{B_1}) \times P_{\overline{B_1}}(B_2) = 0{,}9 \times 0{,}9 + 0{,}1 \times 0{,}4 = 0{,}81 + 0{,}04 = 0{,}85.\]

    On a bien \(p_2 = 0{,}85\).

    2. La branche vers \(\overline{B_n}\) porte la probabilité \(1 – p_n\) ; les branches du second niveau portent les probabilités conditionnelles trouvées ci-dessus.

    Arbre pondéré complété : p indice n vers B indice n puis 0,9 vers B indice n+1 et 0,1 vers son contraire ; 1 moins p indice n vers B barre indice n puis 0,4 vers B indice n+1 et 0,6 vers son contraire

    3. Les évènements \(B_n\) et \(\overline{B_n}\) forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales, en lisant les deux chemins qui mènent à \(B_{n+1}\) :

    \[p_{n+1} = p_n \times 0{,}9 + (1 – p_n) \times 0{,}4 = 0{,}9p_n + 0{,}4 – 0{,}4p_n = 0{,}5p_n + 0{,}4.\]

    On obtient bien \(p_{n+1} = 0{,}5p_n + 0{,}4\) pour tout entier naturel \(n\).

    4. a. Pour tout entier naturel \(n\), on note \(P(n)\) la propriété « \(p_n \geq\, 0{,}8\) ».

    Initialisation. \(p_0 = 1 \geq\, 0{,}8\) : \(P(0)\) est vraie.

    Hérédité. Soit \(n\) un entier naturel tel que \(p_n \geq\, 0{,}8\). En multipliant par \(0{,}5\), qui est positif, on garde le sens de l’inégalité : \(0{,}5p_n \geq\, 0{,}4\). En ajoutant 0,4 : \(0{,}5p_n + 0{,}4 \geq\, 0{,}8\), c’est-à-dire \(p_{n+1} \geq\, 0{,}8\). \(P(n+1)\) est vraie.

    Conclusion. Par le principe de récurrence, \(p_n \geq\, 0{,}8\) pour tout entier naturel \(n\).

    b. Chaque semaine, une trottinette a au moins 80 % de chances d’être en bon état. En interprétant cette probabilité comme une proportion sur l’ensemble du parc, l’entreprise peut annoncer que au moins 80 % de ses trottinettes sont en bon état à chaque contrôle, quelle que soit la semaine.

    5. a. Pour tout entier naturel \(n\) :

    \[u_{n+1} = p_{n+1} – 0{,}8 = 0{,}5p_n + 0{,}4 – 0{,}8 = 0{,}5p_n – 0{,}4 = 0{,}5(p_n – 0{,}8) = 0{,}5\,u_n.\]

    On passe d’un terme au suivant en multipliant toujours par 0,5 : \((u_n)\) est géométrique de raison \(q = 0{,}5\) et de premier terme \(u_0 = p_0 – 0{,}8 = 0{,}2\).

    b. Le terme général d’une suite géométrique est \(u_n = u_0 \times q^n\), donc \(u_n = 0{,}2 \times 0{,}5^n\). Comme \(p_n = u_n + 0{,}8\), on obtient \(p_n = 0{,}2 \times 0{,}5^n + 0{,}8\).

    On retrouve \(p_1 = 0{,}1 + 0{,}8 = 0{,}9\) et \(p_2 = 0{,}05 + 0{,}8 = 0{,}85\).

    c. Comme \(-1 \lt 0{,}5 \lt 1\), \(\lim\limits_{n \to +\infty} 0{,}5^n = 0\), donc \(\lim\limits_{n \to +\infty} 0{,}2 \times 0{,}5^n = 0\) et, par somme, \(\lim\limits_{n \to +\infty} p_n = 0{,}8\). À long terme, la probabilité qu’une trottinette soit en bon état se stabilise à 0,8.

    Partie B

    1. Examiner une trottinette est une épreuve à deux issues : le succès « la trottinette est en bon état », de probabilité \(p = 0{,}8\), ou l’échec. Le lot de 15 trottinettes correspond à 15 répétitions de cette épreuve, identiques et indépendantes (l’état des trottinettes est indépendant et le prélèvement est assimilé à un tirage avec remise). \(X\) compte le nombre de succès, donc \(X\) suit la loi binomiale de paramètres \(n = 15\) et \(p = 0{,}8\).

    2. Les 15 trottinettes en bon état, c’est l’évènement \(\{X = 15\}\) :

    \[P(X = 15) = \binom\,{15}{15} \times 0{,}8^{15} \times 0{,}2^{0} = 0{,}8^{15}.\]

    \(P(X = 15) = 0{,}8^{15} \approx 0{,}0352\).

    3. On cherche \(P(X \geq\, 10) = 1 – P(X \leq\, 9)\). La calculatrice (fonction de répartition de la loi binomiale) donne \(P(X \leq\, 9) \approx 0{,}0611\), d’où \(P(X \geq\, 10) \approx 0{,}9389\).

    4. L’espérance d’une loi binomiale est \(E(X) = np = 15 \times 0{,}8 = 12\). Cela signifie que, sur un grand nombre de lots de 15 trottinettes, on compte en moyenne 12 trottinettes en bon état par lot.

    Exercice 3 :

    1. On lit d’abord les coordonnées des sommets. L’origine est A et \(\vec{\text{AB}} = 4\vec{\imath}\), \(\vec{\text{AD}} = 4\vec{\jmath}\), \(\vec{\text{AE}} = 8\vec{k}\), donc \(\text{B}(4~;~0~;~0)\), \(\text{D}(0~;~4~;~0)\) et \(\text{E}(0~;~0~;~8)\).

    Comme \(\vec{\text{BF}} = \dfrac12\vec{\text{AE}} = 4\vec{k}\), on a \(\text{F}(4~;~0~;~4)\). Le prisme est droit : les sommets C, G et H s’obtiennent en translatant B, F et E du vecteur \(\vec{\text{AD}}\), soit \(\text{C}(4~;~4~;~0)\), \(\text{G}(4~;~4~;~4)\) et \(\text{H}(0~;~4~;~8)\).

    Les coordonnées d’un milieu sont les moyennes des coordonnées des extrémités :

    • I, milieu de [EF] : \((\dfrac{0 + 4}{2}~;~\dfrac{0 + 0}{2}~;~\dfrac{8 + 4}{2})\), soit \(\text{I}(2~;~0~;~6)\) ;
    • J, milieu de [AE] : \(\text{J}(0~;~0~;~4)\).

    2. a. On calcule deux vecteurs du plan : \(\vec{\text{IG}}\begin{pmatrix}2\\4\\-2\end{pmatrix}\) et \(\vec{\text{IJ}}\begin{pmatrix}-2\\0\\-2\end{pmatrix}\). Leurs deuxièmes coordonnées (4 et 0) montrent qu’ils ne sont pas colinéaires (sinon \(\vec{\text{IJ}} = k\,\vec{\text{IG}}\) imposerait \(k = 0\), ce qui est faux).

    Dans le repère orthonormé :

    • \(\vec{n} \cdot \vec{\text{IG}} = (-1) \times 2 + 1 \times 4 + 1 \times (-2) = 0\) ;
    • \(\vec{n} \cdot \vec{\text{IJ}} = (-1) \times (-2) + 1 \times 0 + 1 \times (-2) = 0\).

    \(\vec{n}\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (IGJ) : c’est un vecteur normal au plan (IGJ).

    b. Le plan (IGJ) admet une équation de la forme \(-x + y + z + c = 0\). Le point \(\text{J}(0~;~0~;~4)\) lui appartient : \(0 + 0 + 4 + c = 0\), donc \(c = -4\).

    Une équation cartésienne du plan (IGJ) est \(-x + y + z – 4 = 0\). (Vérification avec I : \(-2 + 0 + 6 – 4 = 0\) ; avec G : \(-4 + 4 + 4 – 4 = 0\).)

    3. La droite \(d\) est perpendiculaire au plan (IGJ), donc dirigée par \(\vec{n}\), et passe par \(\text{H}(0~;~4~;~8)\). Une représentation paramétrique est :

    \[d : \{\begin{array}{l}x = -t\\ y = 4 + t\\ z = 8 + t\end{array}. \quad t \in \mathbb{R}.\]

    4. Le projeté orthogonal L de H sur le plan est le point d’intersection de \(d\) (perpendiculaire au plan passant par H) avec le plan (IGJ). On injecte la représentation paramétrique dans l’équation du plan :

    \[-(-t) + (4 + t) + (8 + t) – 4 = 0 \iff 3t + 8 = 0 \iff t = -\dfrac83.\]

    Pour \(t = -\dfrac83\) : \(x = \dfrac83\), \(y = 4 – \dfrac83 = \dfrac43\), \(z = 8 – \dfrac83 = \dfrac{16}{3}\). On a bien \(\text{L}(\dfrac83~;~\dfrac43~;~\dfrac{16}{3})\).

    5. La distance de H au plan (IGJ) est la longueur HL. On a \(\vec{\text{HL}}\begin{pmatrix}\frac83\\-\frac83\\-\frac83\end{pmatrix}\), donc :

    \[\text{HL} = \sqrt{3 \times (\dfrac83)^2} = \dfrac83\sqrt3 = \dfrac{8\sqrt3}{3}.\]

    La distance de H au plan (IGJ) vaut \(\dfrac{8\sqrt3}{3}\), soit environ 4,62.

    6. On reprend les vecteurs de la question 2 :

    \[\vec{\text{IG}} \cdot \vec{\text{IJ}} = 2 \times (-2) + 4 \times 0 + (-2) \times (-2) = -4 + 0 + 4 = 0.\]

    Les vecteurs \(\vec{\text{IG}}\) et \(\vec{\text{IJ}}\), non nuls, sont orthogonaux : les droites (IG) et (IJ) sont perpendiculaires en I, donc le triangle IGJ est rectangle en I.

    7. On prend pour base le triangle IGJ et pour hauteur la distance HL de H au plan de cette base.

    Les côtés de l’angle droit mesurent \(\text{IG} = \sqrt{4 + 16 + 4} = \sqrt{24} = 2\sqrt6\) et \(\text{IJ} = \sqrt{4 + 0 + 4} = \sqrt8 = 2\sqrt2\). L’aire du triangle rectangle est donc :

    \[\mathcal{A} = \dfrac{\text{IG} \times \text{IJ}}{2} = \dfrac{2\sqrt6 \times 2\sqrt2}{2} = 2\sqrt{12} = 4\sqrt3.\]

    Le volume du tétraèdre est :

    \[V = \dfrac13 \times 4\sqrt3 \times \dfrac{8\sqrt3}{3} = \dfrac{4 \times 8 \times 3}{9} = \dfrac{32}{3}.\]

    Le volume du tétraèdre IGJH vaut \(\dfrac{32}{3}\) (unités de volume), soit environ 10,67.

    Exercice 4 :

    On commence par étudier \(f\). En posant \(g(t) = -0{,}5t^2 + t + 2\), on a \(g^{\prime}(t) = -t + 1\) et, puisque \((\text{e}^{g})^{\prime} = g^{\prime}\text{e}^{g}\) :

    \[f^{\prime}(t) = -(-t + 1)\,\text{e}^{-0{,}5t^2 + t + 2} = (t – 1)\,\text{e}^{-0{,}5t^2 + t + 2}.\]

    L’exponentielle étant strictement positive, \(f^{\prime}(t)\) a le signe de \(t – 1\) : \(f\) est strictement décroissante sur \([0~;~1]\) et strictement croissante sur \([1~;~+\infty[\).

    Affirmation 1 : fausse. D’après l’étude ci-dessus, \(f\) est strictement décroissante sur \([0~;~1]\) : pendant la première heure, la population diminue (de \(f(0) = \text{e}^3 – \text{e}^2 \approx 12{,}70\) milliers à \(f(1) = \text{e}^3 – \text{e}^{2{,}5} \approx 7{,}90\) milliers). La population n’augmente donc pas en permanence.

    Affirmation 2 : fausse. Pour tout \(t \geq\, 0\), \(\text{e}^{-0{,}5t^2 + t + 2} \gt 0\), donc \(f(t) \lt \text{e}^3\). Or \(\text{e}^3 \approx 20{,}09\) : la population reste toujours inférieure à environ 20 086 bactéries.

    Plus précisément, \(\lim\limits_{t \to +\infty} (-0{,}5t^2 + t + 2) = -\infty\) (le terme de plus haut degré l’emporte), donc \(\lim\limits_{t \to +\infty} \text{e}^{-0{,}5t^2 + t + 2} = 0\) et \(\lim\limits_{t \to +\infty} f(t) = \text{e}^3\). À très long terme, la population se rapproche de 20 086 bactéries environ sans jamais dépasser ce seuil, donc elle ne dépassera jamais 21 000 bactéries.

    Affirmation 3 : vraie. Un effectif de 10 000 bactéries correspond à \(f(t) = 10\) (en milliers). On a \(f(0) \approx 12{,}70 \gt 10\), \(f(1) \approx 7{,}90 \lt 10\) et \(\lim\limits_{t \to +\infty} f(t) = \text{e}^3 \approx 20{,}09 \gt 10\).

    • Sur \([0~;~1]\), \(f\) est continue (car dérivable) et strictement décroissante, et 10 est compris entre \(f(1)\) et \(f(0)\) : d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l’équation \(f(t) = 10\) y admet une unique solution.
    • Sur \([1~;~+\infty[\), \(f\) est continue et strictement croissante, de \(f(1) \approx 7{,}90\) jusqu’à la limite \(\text{e}^3 \approx 20{,}09\) : l’équation \(f(t) = 10\) y admet aussi une unique solution.

    L’équation \(f(t) = 10\) a donc exactement deux solutions : la population compte 10 000 bactéries à deux instants. On peut même les calculer : \(f(t) = 10 \iff -0{,}5t^2 + t + 2 = \ln(\text{e}^3 – 10)\), ce qui donne \(t = 1 \pm \sqrt{5 – 2\ln(\text{e}^3 – 10)}\), soit environ 0,39 h et 1,61 h.

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