Voici le corrigé du contrôle de maths de Terminale sur le thème : orthogonalité et distances dans l’espace.
Voici la correction complète, rédigée comme sur une copie de bac. Chaque calcul de produit scalaire est posé coordonnée par coordonnée, et l’équation cartésienne de chaque plan est vérifiée sur un point connu, un réflexe qui évite bien des erreurs.
Pour le projeté orthogonal, on suit toujours la même méthode : droite dirigée par le vecteur normal, point de paramètre inconnu, substitution dans l’équation du plan. Le problème final montre deux façons d’obtenir l’aire du triangle ABC, par le volume et par l’angle, qui se contrôlent l’une l’autre. Le barème suit chaque exercice.
L’énoncé se trouve sur la page contrôle de maths terminale : orthogonalité et distances dans l’espace.
| Exercice | Points |
| Exercice 1 : Produit scalaire et angle | 4 points |
| Exercice 2 : Vecteur normal et équations de plans | 4 points |
| Exercice 3 : Projeté orthogonal sur un plan | 4,5 points |
| Exercice 4 : Un tétraèdre dans un repère | 7,5 points |
| Total | 20 points |
Exercice 1 : Produit scalaire et angle (4 points)
- Dans un repère orthonormé, \(\vec{u} \cdot \vec{v} = xx^{\prime} + yy^{\prime} + zz^{\prime}\).
Ainsi, \(\vec{u} \cdot \vec{v} = 2 \times 1 + (-1) \times 1 + 2 \times 4 = 2 – 1 + 8 = 9\). \(\vec{u} \cdot \vec{v} = 9\). - On calcule d’abord \(\|\vec{u}\| = \sqrt{2^2 + (-1)^2 + 2^2} = \sqrt{9} = 3\) et \(\|\vec{v}\| = \sqrt{1^2 + 1^2 + 4^2} = \sqrt{18} = 3\sqrt{2}\).
\(\|\vec{u}\| = 3\) et \(\|\vec{v}\| = 3\sqrt{2}\). - On sait que \(\vec{u} \cdot \vec{v} = \|\vec{u}\| \times \|\vec{v}\| \times \cos\theta\), où \(\theta\) est l’angle géométrique des deux vecteurs. Donc :
\(\cos\theta = \frac{9}{3 \times 3\sqrt{2}} = \frac{1}{\sqrt{2}} = \frac{\sqrt{2}}{2}\).
Enfin, puisque \(\theta \in [0^\circ\,;180^\circ]\), \(\theta = 45^\circ\). - \(\vec{u} \cdot \vec{w} = 2m – (m + 1) + 2 \times 3 = m + 5\). Or les vecteurs sont orthogonaux si et seulement si \(\vec{u} \cdot \vec{w} = 0\), soit \(m + 5 = 0\). Donc \(m = -5\), et alors \(\vec{w}(-5\,;-4\,;3)\). Vérification : \(-10 + 4 + 6 = 0\).
Barème : a) 1 point ; b) 1 point : 0,5 point par norme ; c) 1 point : 0,5 point pour la formule et le cosinus, 0,5 point pour l’angle ; d) 1 point : 0,5 point pour le produit scalaire en fonction de \(m\), 0,5 point pour la valeur de \(m\).
Exercice 2 : Vecteur normal et équations de plans (4 points)
- Un plan de vecteur normal \(\vec{n}(a\,;b\,;c)\) a une équation de la forme \(ax + by + cz + d = 0\). Ici : \(2x – y + 3z + d = 0\).
Or \(A\) appartient au plan : \(2 \times 1 – 2 + 3 \times (-1) + d = 0\), soit \(-3 + d = 0\), donc \(d = 3\).
\(P\) : \(2x – y + 3z + 3 = 0\). - On a \(2 \times 0 – 3 + 3 \times 0 + 3 = 0\) : donc \(B\) appartient au plan \(P\).
- Un vecteur normal de \(Q\) est \(\vec{n^{\prime}}(1\,;5\,;1)\). \(\vec{n} \cdot \vec{n^{\prime}} = 2 \times 1 + (-1) \times 5 + 3 \times 1 = 2 – 5 + 3 = 0\).
Or deux plans dont les vecteurs normaux sont orthogonaux sont perpendiculaires : ainsi, \(P\) et \(Q\) sont perpendiculaires. - Un plan parallèle à \(P\) admet \(\vec{n}\) comme vecteur normal : son équation est donc \(2x – y + 3z + d = 0\). Ensuite, avec \(C(1\,;0\,;1)\) : \(2 – 0 + 3 + d = 0\), donc \(d = -5\).
\(P^{\prime}\) : \(2x – y + 3z – 5 = 0\). - Un vecteur normal de \(R\) est \((-4\,;2\,;-6)\), égal à \(-2\vec{n}\). Ainsi, les vecteurs normaux sont colinéaires, donc \(P\) et \(R\) sont parallèles. De plus, le point \(A\) de \(P\) donne \(-4 \times 1 + 2 \times 2 – 6 \times (-1) + 7 = 13 \neq 0\). Alors \(A\) n’est pas dans \(R\), donc les plans sont strictement parallèles, pas confondus.
Erreur fréquente : conclure que \(R\) est confondu avec \(P\) parce que ses coefficients sont proportionnels. En effet, il faut aussi comparer les constantes : \(-2 \times 3 = -6\), pas \(7\).
Barème : a) 1 point : 0,5 point pour la forme de l’équation, 0,5 point pour \(d\) ; b) 0,5 point ; c) 1 point : 0,5 point pour le produit scalaire nul, 0,5 point pour la conclusion justifiée ; d) 1 point ; e) 0,5 point : 0,25 point pour le parallélisme, 0,25 point pour le point testé.
Exercice 3 : Projeté orthogonal sur un plan (4,5 points)
- Un vecteur normal de \(P\) est \(\vec{n}(1\,;2\,;2)\). Ainsi, la droite \(\Delta\), orthogonale à \(P\), est dirigée par \(\vec{n}\) et passe par \(M\) :
\(\Delta\) : \(x = 2 + t\), \(y = -2 + 2t\), \(z = 1 + 2t\), avec \(t \in \mathbb{R}\). - \(H\) est le point d’intersection de \(\Delta\) et de \(P\). On remplace donc dans l’équation du plan :
\((2 + t) + 2(-2 + 2t) + 2(1 + 2t) – 9 = 0\)
\(2 + t – 4 + 4t + 2 + 4t – 9 = 0\)
\(9t – 9 = 0\), donc \(t = 1\).
\(H(3\,;0\,;3)\). Vérification : \(3 + 0 + 6 – 9 = 0\). - La distance de \(M\) au plan \(P\) est \(MH\). Or \(\vec{MH}(1\,;2\,;2)\), donc \(MH = \sqrt{1 + 4 + 4} = 3\). La distance de \(M\) au plan \(P\) est égale à 3.
- \(H\) est le milieu de \([MM^{\prime}]\), donc \(\vec{MM^{\prime}} = 2\vec{MH}\), de coordonnées \((2\,;4\,;4)\).
\(M^{\prime}(4\,;2\,;5)\). Vérification : le milieu de \([MM^{\prime}]\) est \((\frac{2 + 4}{2}\,;\frac{-2 + 2}{2}\,;\frac{1 + 5}{2}) = (3\,;0\,;3)\). - La droite \((MH)\) est orthogonale au plan \(P\), donc à la droite \((HN)\) contenue dans ce plan. Ainsi, le triangle \(MHN\) est rectangle en \(H\). D’après le théorème de Pythagore, \(MN^2 = MH^2 + HN^2\). De plus, \(HN > 0\) car \(N \neq H\). Donc \(MN^2 > MH^2\), soit \(MN > MH\) : \(H\) est le point du plan le plus proche de \(M\).
Barème : a) 1 point : 0,5 point pour le vecteur directeur, 0,5 point pour la représentation ; b) 1,5 point : 0,5 point pour la substitution, 0,5 point pour \(t\), 0,5 point pour \(H\) ; c) 0,5 point ; d) 1 point ; e) 0,5 point.
Exercice 4 : Un tétraèdre dans un repère (7,5 points)
- \(\vec{AB}(-3\,;6\,;0)\) et \(\vec{AC}(-3\,;0\,;6)\). Ces vecteurs ne sont pas colinéaires, car la troisième coordonnée de \(\vec{AB}\) est nulle, mais pas celle de \(\vec{AC}\). Ils dirigent donc le plan \((ABC)\).
Ensuite, \(\vec{n} \cdot \vec{AB} = 2 \times (-3) + 1 \times 6 + 1 \times 0 = 0\) et \(\vec{n} \cdot \vec{AC} = 2 \times (-3) + 1 \times 0 + 1 \times 6 = 0\).
Ainsi, le vecteur \(\vec{n}\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan : \(\vec{n}\) est normal au plan \((ABC)\). - L’équation est donc de la forme \(2x + y + z + d = 0\). Puis, avec \(A(3\,;0\,;0)\) : \(6 + d = 0\), donc \(d = -6\).
\((ABC)\) : \(2x + y + z – 6 = 0\). Vérification : \(B\) donne \(6 – 6 = 0\) et \(C\) donne \(6 – 6 = 0\). - La droite \(d\) passe par \(O\) et est dirigée par \(\vec{n}\) : \(x = 2t\), \(y = t\), \(z = t\), avec \(t \in \mathbb{R}\).
Or le projeté orthogonal de \(O\) est l’intersection de \(d\) et du plan : \(2 \times 2t + t + t – 6 = 0\), soit \(6t = 6\), donc \(t = 1\). Le point obtenu a alors pour coordonnées \((2\,;1\,;1)\) : c’est bien \(H\).
Volume du tétraèdre et aire du triangle ABC
- On a \(\vec{OH}(2\,;1\,;1)\), donc \(OH = \sqrt{4 + 1 + 1} = \sqrt{6} \approx 2{,}45\).
- On prend d’abord pour base le triangle \(OAB\), situé dans le plan \((xOy)\) et rectangle en \(O\) : \(S = \frac{OA \times OB}{2} = \frac{3 \times 6}{2} = 9\). La hauteur associée est \(OC = 6\), car l’axe des cotes est orthogonal au plan \((xOy)\).
Donc \(V = \frac{1}{3} \times 9 \times 6 = 18\). Le volume du tétraèdre est 18 unités de volume. - Cependant, avec la base \(ABC\), la hauteur issue de \(O\) est \(OH = \sqrt{6}\). Donc \(18 = \frac{1}{3} \times S_{ABC} \times \sqrt{6}\), d’où :
\(S_{ABC} = \frac{54}{\sqrt{6}} = \frac{54\sqrt{6}}{6} = 9\sqrt{6}\).
L’aire du triangle \(ABC\) vaut \(9\sqrt{6} \approx 22{,}0\) unités d’aire. - D’abord, \(\vec{AB} \cdot \vec{AC} = (-3) \times (-3) + 6 \times 0 + 0 \times 6 = 9\).
Ensuite, \(AB = \sqrt{9 + 36} = \sqrt{45} = 3\sqrt{5}\) et \(AC = \sqrt{9 + 36} = 3\sqrt{5}\).
Alors \(\cos\widehat{BAC} = \frac{9}{3\sqrt{5} \times 3\sqrt{5}} = \frac{9}{45} = \frac{1}{5}\).
\(\vec{AB} \cdot \vec{AC} = 9\) et \(\widehat{BAC} \approx 78{,}5^\circ\).
Contrôle : on a \(\sin\widehat{BAC} = \sqrt{1 – \frac{1}{25}} = \frac{2\sqrt{6}}{5}\) et \(\frac{1}{2} \times AB \times AC \times \sin\widehat{BAC} = \frac{1}{2} \times 45 \times \frac{2\sqrt{6}}{5} = 9\sqrt{6}\) : on retrouve l’aire de la question f.
Erreur fréquente : prendre \(OA\), \(OB\) ou \(OC\) comme hauteur relative à la base \(ABC\). En effet, la hauteur issue de \(O\) est la distance de \(O\) au plan \((ABC)\), c’est-à-dire \(OH\).
Barème : a) 1,5 point : 0,5 point pour les deux vecteurs non colinéaires, 1 point pour les deux produits scalaires nuls ; b) 1 point ; c) 1,5 point : 0,5 point pour la représentation paramétrique, 1 point pour le calcul de \(t\) et la conclusion ; d) 0,5 point ; e) 1 point : 0,5 point pour l’aire de base, 0,5 point pour le volume ; f) 1 point ; g) 1 point : 0,5 point pour le produit scalaire, 0,5 point pour l’angle.
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Après le corrigé du contrôle : orthogonalité et distances dans l’espace
Pour consolider ce que le corrigé t’a appris, relis le cours « Géométrie dans l’espace » en Terminale et « Représentation paramétrique et équation cartésienne » en Terminale et « Le produit scalaire » en Terminale puis entraîne-toi avec les exercices corrigés représentations paramétriques et équations cartésiennes, produit scalaire.
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