Voici le corrigé du contrôle de maths de 2de sur le thème : optimisation et problèmes d’extremums.
Cette correction suit toujours la même méthode : modéliser la situation par une fonction, conjecturer le résultat avec un tableau de valeurs ou une courbe, puis le démontrer. La démonstration repose sur une idée simple : un carré est positif ou nul, donc une expression comme \(50 – 2(x – 5)^2\) ne dépasse jamais 50.
N’oublie pas la seconde moitié de la preuve : il faut trouver la valeur de \(x\) où ce maximum est atteint. Chaque exercice se termine par un barème détaillé et la phrase-réponse attendue.
L’énoncé se trouve sur la page contrôle de maths 2de : optimisation et problèmes d’extremums.
| Exercice | Points |
| Exercice 1 : Lire des extremums sur une courbe | 3 points |
| Exercice 2 : Une forme qui prouve un maximum | 3 points |
| Exercice 3 : L’enclos contre un mur | 6 points |
| Exercice 4 : Un rectangle dans un triangle | 4 points |
| Exercice 5 : Le bénéfice d’un atelier | 4 points |
| Total | 20 points |
Exercice 1 : Lire des extremums sur une courbe (3 points)
- Le point le plus haut de la courbe a pour ordonnée 5, et il y en a deux : les points de coordonnées \((1\,;5)\) et \((4\,;5)\). Le maximum de \(g\) sur \([0\,;4]\) est 5, atteint pour \(x = 1\) et pour \(x = 4\).
- Le point le plus bas de la courbe a pour ordonnée 1 : ce sont les points \((0\,;1)\) et \((3\,;1)\). Le minimum de \(g\) sur \([0\,;4]\) est 1, atteint pour \(x = 0\) et pour \(x = 3\).
- Sur \([0\,;2]\), la courbe monte jusqu’au point \((1\,;5)\) puis redescend jusqu’à \((2\,;3)\) : le maximum de \(g\) sur \([0\,;2]\) est 5, atteint en \(x = 1\).
Sur \([2\,;4]\), la courbe descend jusqu’au point \((3\,;1)\) puis remonte : le minimum de \(g\) sur \([2\,;4]\) est 1, atteint en \(x = 3\).
Erreur fréquente : confondre le maximum (une valeur de \(g(x)\), lue sur l’axe des ordonnées) et la valeur de \(x\) où il est atteint (lue sur l’axe des abscisses).
Barème : a) 0,5 point pour la valeur 5, 0,5 point pour les deux abscisses 1 et 4 ; b) 0,5 point pour la valeur 1, 0,5 point pour les abscisses 0 et 3 ; c) 0,5 point par extremum avec son abscisse.
Exercice 2 : Une forme qui prouve un maximum (3 points)
- On développe le membre de droite avec l’identité remarquable \((a – b)^2 = a^2 – 2ab + b^2\) :
\(4 – (x – 3)^2 = 4 – (x^2 – 6x + 9)\)
\(4 – (x – 3)^2 = 4 – x^2 + 6x – 9\)
\(4 – (x – 3)^2 = -x^2 + 6x – 5\).
Donc, pour tout réel \(x\), \(h(x) = 4 – (x – 3)^2\). - Pour tout réel \(x\), un carré est positif ou nul : \((x – 3)^2 \geq\, 0\), donc \(-(x – 3)^2 \leq\, 0\), puis \(4 – (x – 3)^2 \leq\, 4\). Ainsi \(h(x) \leq\, 4\) pour tout réel \(x\).
De plus, \(h(3) = 4 – 0^2 = 4\) : la valeur 4 est effectivement atteinte.
La fonction \(h\) admet un maximum égal à 4, atteint pour \(x = 3\).
Erreur fréquente : se contenter de montrer que \(h(x) \leq\, 4\). Il faut aussi trouver un \(x\) pour lequel \(h(x) = 4\), sinon 4 n’est qu’un majorant.
Barème : a) 1 point (0,5 point si le développement contient une erreur de signe) ; b) 1 point pour l’inégalité \(h(x) \leq\, 4\) justifiée par le signe d’un carré, 0,5 point pour \(h(3) = 4\), 0,5 point pour la conclusion complète.
Exercice 3 : L’enclos contre un mur (6 points)
- Les 20 m de grillage forment les deux côtés de longueur \(x\) et le côté parallèle au mur. Ce dernier mesure donc \(20 – x – x = 20 – 2x\) mètres.
Une longueur est strictement positive : \(x > 0\) et \(20 – 2x > 0\), c’est-à-dire \(x < 10\). Donc \(x \in \,]0\,;10[\). - L’enclos est un rectangle de dimensions \(x\) et \(20 – 2x\) :
\(A(x) = x(20 – 2x) = 20x – 2x^2\).
L’aire de l’enclos est \(A(x) = 20x – 2x^2\) en \(\text{m}^2\). - Par exemple, \(A(2) = 20 \times 2 – 2 \times 2^2 = 40 – 8 = 32\) et \(A(4) = 80 – 32 = 48\).
\(x\) 2 4 5 6 8 \(A(x)\) 32 48 50 48 32 Conjecture : l’aire semble maximale pour \(x = 5\), et vaut alors \(50\text{ m}^2\).
- On développe :
\(50 – 2(x – 5)^2 = 50 – 2(x^2 – 10x + 25)\)
\(50 – 2(x – 5)^2 = 50 – 2x^2 + 20x – 50\)
\(50 – 2(x – 5)^2 = 20x – 2x^2\).
On retrouve bien \(A(x) = 50 – 2(x – 5)^2\). - Pour tout \(x\) de \(]0\,;10[\), \((x – 5)^2 \geq\, 0\), donc \(-2(x – 5)^2 \leq\, 0\) et \(A(x) \leq\, 50\). De plus \(A(5) = 50 – 2 \times 0 = 50\), et 5 appartient bien à \(]0\,;10[\). La conjecture est démontrée.
Pour \(x = 5\), le côté parallèle au mur mesure \(20 – 2 \times 5 = 10\) m.
L’enclos d’aire maximale mesure 5 m sur 10 m (le côté de 10 m le long du mur) et son aire est \(50\text{ m}^2\).
Erreur fréquente : écrire que le côté parallèle au mur mesure \(20 – 4x\) ou \(10 – x\), en oubliant que le mur remplace un côté et qu’il n’y a que trois côtés en grillage.
Barème : a) 0,5 point pour \(20 – 2x\), 0,5 point pour l’intervalle justifié ; b) 1 point ; c) 0,5 point pour le tableau exact, 0,5 point pour la conjecture ; d) 1 point pour le développement complet ; e) 1 point pour la démonstration (signe du carré et valeur atteinte), 0,5 point pour les dimensions, 0,5 point pour l’aire avec son unité.
Exercice 4 : Un rectangle dans un triangle (4 points)
- \(AMNP\) est un rectangle, donc \((MN) \perp (AB)\). Le triangle \(ABC\) est rectangle en \(A\), donc \((AC) \perp (AB)\). Si deux droites sont perpendiculaires à une même droite, alors elles sont parallèles : \((MN)\) et \((AC)\) sont parallèles.
Dans le triangle \(ABC\), \(M \in [AB]\), \(N \in [BC]\) et les droites \((MN)\) et \((AC)\) sont parallèles. D’après le théorème de Thalès :
\(\dfrac{BM}{BA} = \dfrac{BN}{BC} = \dfrac{MN}{AC}\), avec \(BM = 8 – x\).
Donc \(\dfrac{8 – x}{8} = \dfrac{MN}{6}\), d’où \(MN = \dfrac{6(8 – x)}{8} = 0{,}75(8 – x)\).
On a bien \(MN = 0{,}75(8 – x)\) cm. - L’aire du rectangle est \(AM \times MN = x \times 0{,}75(8 – x) = 6x – 0{,}75x^2\).
\(S(x) = 6x – 0{,}75x^2\). - \(12 – 0{,}75(x – 4)^2 = 12 – 0{,}75(x^2 – 8x + 16)\)
\(12 – 0{,}75(x – 4)^2 = 12 – 0{,}75x^2 + 6x – 12\)
\(12 – 0{,}75(x – 4)^2 = 6x – 0{,}75x^2\).
Donc \(S(x) = 12 – 0{,}75(x – 4)^2\) pour tout \(x\) de \([0\,;8]\). - Comme \((x – 4)^2 \geq\, 0\), on a \(S(x) \leq\, 12\), et \(S(4) = 12\). L’aire est maximale pour \(x = 4\), c’est-à-dire \(AM = 4\) cm : \(M\) est le milieu de \([AB]\).
L’aire du triangle est \(\dfrac{AB \times AC}{2} = \dfrac{8 \times 6}{2} = 24\text{ cm}^2\).
Il faut placer \(M\) au milieu de \([AB]\) ; l’aire maximale du rectangle est \(12\text{ cm}^2\), soit la moitié de l’aire du triangle.
Barème : a) 0,5 point pour le parallélisme justifié par la propriété, 1 point pour Thalès correctement appliqué ; b) 0,5 point ; c) 1 point ; d) 0,5 point pour la position de \(M\) justifiée, 0,5 point pour l’aire maximale et la comparaison.
Exercice 5 : Le bénéfice d’un atelier (4 points)
- \(B(0) = -0 + 0 – 700 = -700\). Si l’atelier ne fabrique aucune lampe, il perd 700 € dans la journée : ce sont ses frais fixes (loyer, salaires, machines).
- \(900 – (q – 40)^2 = 900 – (q^2 – 80q + 1600)\)
\(900 – (q – 40)^2 = 900 – q^2 + 80q – 1600\)
\(900 – (q – 40)^2 = -q^2 + 80q – 700\).
Donc \(B(q) = 900 – (q – 40)^2\). - Comme \((q – 40)^2 \geq\, 0\), on a \(B(q) \leq\, 900\), et \(B(40) = 900\), avec 40 compris entre 0 et 60.
Le bénéfice est maximal pour 40 lampes fabriquées et vendues ; il vaut alors 900 €. - \((q – 10)(70 – q) = 70q – q^2 – 700 + 10q = -q^2 + 80q – 700 = B(q)\).
Pour \(q\) compris entre 0 et 60, \(70 – q \geq\, 10\), donc \(70 – q > 0\). Le signe de \(B(q)\) est donc celui de \(q – 10\) : \(B(q) > 0\) si et seulement si \(q > 10\).
L’atelier réalise un bénéfice strictement positif lorsqu’il fabrique et vend entre 11 et 60 lampes. Pour 10 lampes, le bénéfice est nul.
Barème : a) 0,25 point pour le calcul, 0,25 point pour l’interprétation ; b) 1 point ; c) 0,5 point pour la justification, 0,5 point pour la réponse (40 lampes, 900 €) ; d) 0,5 point pour le développement, 0,5 point pour l’étude du signe, 0,5 point pour la conclusion en nombre entier de lampes.
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Après le corrigé du contrôle : optimisation et problèmes d’extremums
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