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Corrigé du bac de maths 2023 en Amérique du Sud (jour 1)

    Bac de maths 2023 en Amérique du Sud (jour 1) : sujet et corrigé
    Voici le corrigé détaillé du bac de maths 2023 en Amérique du Sud (jour 1), rédigé question par question : chaque résultat est justifié, les calculs sont posés et les figures utiles sont reprises. L’énoncé complet se trouve sur la page Bac de maths 2023 en Amérique du Sud (jour 1) : sujet et corrigé : cherchez d’abord chaque exercice, puis comparez votre copie avec cette correction.

    Corrigé du sujet

    Exercice 1 :

    Partie A

    1. Limite en 0. Par croissances comparées, \(\displaystyle\lim_{x\to 0}x^2\ln(x)=0\) ; de plus \(\displaystyle\lim_{x\to0}x^2=0\). Par somme, \(\displaystyle\lim_{x\to 0}f(x)=1+0-2\times 0=1\).

    Limite en \(+\infty\). Avec l’écriture \(f(x)=1+x^2[1-2\ln(x)]\) : comme \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\ln(x)=+\infty\), on a \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}[1-2\ln(x)]=-\infty\) ; et \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}x^2=+\infty\). Par produit, \(x^2[1-2\ln(x)]\) tend vers \(-\infty\), puis en ajoutant 1, \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=-\infty\).

    2. Le terme \(2x^2\ln(x)\) est un produit : \((x^2\ln x)^{\prime}=2x\ln(x)+x^2\times \dfrac{1}{x}=2x\ln(x)+x\). Donc, pour tout \(x\gt 0\) :

    \[f^{\prime}(x)=2x-2(2x\ln(x)+x)=2x-4x\ln(x)-2x=-4x\ln(x).\]

    3. Sur \(]0\,;\,+\infty[\), \(-4x\lt 0\), donc \(f^{\prime}(x)\) est du signe contraire de \(\ln(x)\). Or \(\ln(x)\lt 0\) sur \(]0\,;\,1[\), \(\ln(1)=0\) et \(\ln(x)\gt 0\) sur \(]1\,;\,+\infty[\). Ainsi \(f^{\prime}(x)\gt 0\) sur \(]0\,;\,1[\), \(f^{\prime}(1)=0\) et \(f^{\prime}(x)\lt 0\) sur \(]1\,;\,+\infty[\). Avec \(f(1)=1+1-2\times 1\times 0=2\) :

    \(x\) \(0\) \(1\) \(+\infty\)
    \(f^{\prime}(x)\) || \(+\) \(0\) \(-\)
    \(f\) || (limite 1) croissante ↗ \(2\) décroissante ↘ \(-\infty\)

    \(f\) est strictement croissante sur \(]0\,;\,1]\), strictement décroissante sur \([1\,;\,+\infty[\), et atteint son maximum 2 en \(x=1\).

    4. Sur \([1\,;\,+\infty[\), la fonction \(f\) est continue (car dérivable) et strictement décroissante, avec \(f(1)=2\gt 0\) et \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=-\infty\). Le réel 0 est compris entre ces valeurs, donc d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas strictement monotone), l’équation \(f(x)=0\) admet une unique solution \(\alpha\) dans \([1\,;\,+\infty[\).

    Pour situer \(\alpha\), on calcule \(f(\text{e})=1+\text{e}^2-2\text{e}^2\ln(\text{e})=1-\text{e}^2\approx-6{,}39\lt 0\). Comme \(f(1)\gt 0\gt f(\text{e})\) et que \(f\) est strictement décroissante, le zéro se trouve entre 1 et e : \(\alpha\in[1\,;\,\text{e}]\).

    5. La fonction dichotomie part de l’intervalle \([1\,;\,2{,}7]\), qui contient \(\alpha\) (car \(2{,}7\lt\text{e}\) et \(f(2{,}7)\lt 0\)). À chaque tour, elle coupe l’intervalle en deux et garde la moitié où \(f\) change de signe, donc la moitié qui contient \(\alpha\). Elle s’arrête dès que la largeur \(b-a\) est inférieure ou égale à \(10^{-p}\), ici \(10^{-1}=0{,}1\). On procède par élimination :

    • propositions C et D : l’intervalle renvoyé est toujours inclus dans \([1\,;\,2{,}7]\), donc une borne \(b\approx 2{,}903\) est impossible ; elles sont éliminées ;
    • proposition A : la largeur vaut \(1{,}903125-1{,}75=0{,}153125\gt 0{,}1\), la boucle ne se serait pas arrêtée ; elle est éliminée ;
    • proposition B : la largeur vaut \(1{,}903125-1{,}85=0{,}053125\leq\, 0{,}1\), ce qui est compatible.

    L’affichage est donc la proposition B : (1.85, 1.9031250000000002). On peut le confirmer en déroulant l’algorithme : les intervalles successifs sont \([1\,;\,2{,}7]\), \([1{,}85\,;\,2{,}7]\), \([1{,}85\,;\,2{,}275]\), \([1{,}85\,;\,2{,}0625]\), \([1{,}85\,;\,1{,}95625]\), \([1{,}85\,;\,1{,}903125]\). On en déduit \(1{,}85\leq\,\alpha\leq\, 1{,}90\) (en fait \(\alpha\approx 1{,}895\)).

    Partie B

    1. \(g=\dfrac{u}{v}\) avec \(u(x)=\ln(x)\), \(u^{\prime}(x)=\dfrac{1}{x}\), et \(v(x)=1+x^2\), \(v^{\prime}(x)=2x\), où \(v\) ne s’annule pas. Avec \((\dfrac{u}{v})^{\prime}=\dfrac{u^{\prime}v-uv^{\prime}}{v^2}\) :

    \[g^{\prime}(x)=\dfrac{\dfrac{1}{x}(1+x^2)-2x\ln(x)}{(1+x^2)^2}.\]

    On multiplie numérateur et dénominateur par \(x\gt 0\) :

    \[g^{\prime}(x)=\dfrac{1+x^2-2x^2\ln(x)}{x(1+x^2)^2}=\dfrac{f(x)}{x(1+x^2)^2}.\]

    2. Pour \(x\gt 0\), le dénominateur \(x(1+x^2)^2\) est strictement positif, donc \(g^{\prime}(x)\) a le signe de \(f(x)\). D’après la partie A : sur \(]0\,;\,1]\), \(f\) est croissante à partir de la limite 1, donc \(f(x)\gt 1\gt 0\) ; sur \([1\,;\,\alpha[\), \(f\) décroît de 2 à 0, donc \(f(x)\gt 0\) ; sur \(]\alpha\,;\,+\infty[\), \(f(x)\lt f(\alpha)=0\). Ainsi \(g^{\prime}\) est positive sur \(]0\,;\,\alpha]\) et négative sur \([\alpha\,;\,+\infty[\) : \(g\) croît puis décroît, elle admet donc un maximum en \(x=\alpha\), égal à \(g(\alpha)\).

    3. Tangente \(T_1\). \(g(1)=\dfrac{\ln 1}{2}=0\) et \(g^{\prime}(1)=\dfrac{f(1)}{1\times (1+1)^2}=\dfrac{2}{4}=\dfrac{1}{2}\). Donc \(T_1\ :\ y=\dfrac{1}{2}(x-1)\).

    Tangente \(T_\alpha\). \(g^{\prime}(\alpha)=\dfrac{f(\alpha)}{\alpha(1+\alpha^2)^2}=0\) car \(f(\alpha)=0\) : la tangente au sommet est horizontale, d’équation \(y=g(\alpha)=\dfrac{1}{2\alpha^2}\).

    Intersection. Le point commun vérifie \(\dfrac{1}{2}(x-1)=\dfrac{1}{2\alpha^2}\), soit \(x-1=\dfrac{1}{\alpha^2}\), c’est-à-dire \(x=1+\dfrac{1}{\alpha^2}\). Les droites \(T_1\) et \(T_\alpha\) se coupent au point de coordonnées \((1+\dfrac{1}{\alpha^2}\,;\,\dfrac{1}{2\alpha^2})\) (environ \((1{,}28\,;\,0{,}14)\)).

    Exercice 2 :

    1. a. La proportion d’accouchements de jumeaux est \(\dfrac{293\,898}{18\,221\,965}\approx 0{,}01613\), soit environ 1,6 %.

    b. Pour les accouchements d’au moins trois enfants : \(\dfrac{4\,921}{18\,221\,965}\approx 0{,}00027\), soit environ 0,027 %, ce qui est bien inférieur à 0,1 %.

    2. a. Chaque accouchement est une épreuve de Bernoulli dont le succès « accouchement double » a pour probabilité \(p=0{,}016\). On répète 20 fois cette épreuve de façon indépendante, et \(X\) compte les succès : \(X\) suit la loi binomiale \(\mathcal{B}(20\,;\,0{,}016)\). Alors :

    \[P(X=1)=\binom\,{20}{1}\times 0{,}016^1\times 0{,}984^{19}=20\times 0{,}016\times 0{,}984^{19}\approx 0{,}236.\]

    La probabilité qu’on réalise exactement un accouchement double ce jour-là est environ 0,236.

    b. Pour \(n\) accouchements, \(X\) suit la loi \(\mathcal{B}(n\,;\,0{,}016)\) et \(P(X\geq\,1)=1-P(X=0)=1-0{,}984^n\). On résout :

    \[1-0{,}984^n\geq\, 0{,}99\iff 0{,}984^n\leq\, 0{,}01\iff n\ln(0{,}984)\leq\,\ln(0{,}01)\iff n\geq\,\dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}984)}.\]

    Le sens de l’inégalité change à la dernière étape car \(\ln(0{,}984)\lt 0\). Or \(\dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}984)}\approx 285{,}5\). Contrôle : \(1-0{,}984^{285}\approx 0{,}98992\lt 0{,}99\) et \(1-0{,}984^{286}\approx 0{,}99008\geq\, 0{,}99\). La plus petite valeur est \(n=286\).

    Interprétation : il faut qu’une maternité réalise au moins 286 accouchements dans la journée pour que la probabilité d’avoir au moins un accouchement double ce jour-là dépasse 99 %.

    3. a. On complète l’arbre avec les données de l’énoncé : \(P(M)=0{,}3\) et \(P(\overline{M})=0{,}7\) ; la probabilité d’avoir une fille en premier est 0,49 dans les deux cas. Pour des vrais jumeaux, le second enfant est forcément du même sexe que le premier, d’où des probabilités 1 ; pour des faux jumeaux, le sexe du second est indépendant du premier, d’où 0,49 et 0,51.

    Branche Poids
    racine → \(M\) ; racine → \(\overline{M}\) \(0{,}3\) ; \(0{,}7\)
    \(M\) → \(F_1\) ; \(M\) → \(\overline{F_1}\) \(0{,}49\) ; \(0{,}51\)
    \(M\cap F_1\) → \(F_2\) ; \(M\cap\overline{F_1}\) → \(\overline{F_2}\) \(1\) ; \(1\)
    \(\overline{M}\) → \(F_1\) ; \(\overline{M}\) → \(\overline{F_1}\) \(0{,}49\) ; \(0{,}51\)
    \(\overline{M}\cap F_1\) → \(F_2\) ; → \(\overline{F_2}\) \(0{,}49\) ; \(0{,}51\)
    \(\overline{M}\cap\overline{F_1}\) → \(F_2\) ; → \(\overline{F_2}\) \(0{,}49\) ; \(0{,}51\)

    b. Deux chemins de l’arbre mènent à deux filles : \(M\to F_1\to F_2\) et \(\overline{M}\to F_1\to F_2\). D’après la formule des probabilités totales :

    \[P(F_1\cap F_2)=0{,}3\times 0{,}49\times 1+0{,}7\times 0{,}49\times 0{,}49=0{,}147+0{,}16807=0{,}31507.\]

    On obtient bien \(P(F_1\cap F_2)=0{,}31507\).

    c. On cherche une probabilité conditionnelle :

    \[P_{F_1\cap F_2}(M)=\dfrac{P(M\cap F_1\cap F_2)}{P(F_1\cap F_2)}=\dfrac{0{,}147}{0{,}31507}\approx 0{,}467.\]

    Sachant que les jumeaux sont deux filles, la probabilité qu’elles soient de vraies jumelles est environ 0,467 (nettement plus que les 30 % de départ, puisque les vrais jumeaux sont toujours de même sexe).

    Exercice 3 :

    1. a. \(\text{KC}^2=(4-0)^2+(-8-4)^2+(0-3)^2=16+144+9=169\), donc \(\text{KC}=\sqrt{169}=13\). Le point C est à la distance 13 du centre K : il appartient à la sphère \(S\).

    b. On calcule \(\vec{\text{CA}}\begin{pmatrix}-4\\12\\16\end{pmatrix}\) et \(\vec{\text{CB}}\begin{pmatrix}-4\\12\\-10\end{pmatrix}\), puis leur produit scalaire :

    \[\vec{\text{CA}}\cdot\vec{\text{CB}}=(-4)\times (-4)+12\times 12+16\times (-10)=16+144-160=0.\]

    Les vecteurs sont orthogonaux, donc le triangle ABC est rectangle en C. (On pouvait aussi remarquer que K, milieu de [AB], est le centre d’une sphère de rayon 13 = AB/2 contenant C.)

    2. a. \(\vec{\text{CA}}\) et \(\vec{\text{CB}}\) ne sont pas colinéaires (leurs deux premières coordonnées sont égales mais pas la troisième) ; ce sont deux vecteurs directeurs du plan (ABC). Or :

    \[\vec{n}\cdot\vec{\text{CA}}=3\times (-4)+1\times 12+0\times 16=0\qquad\text{et}\qquad\vec{n}\cdot\vec{\text{CB}}=3\times (-4)+1\times 12+0\times (-10)=0.\]

    \(\vec{n}\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : c’est un vecteur normal à ce plan.

    b. Le plan (ABC) a une équation de la forme \(3x+y+d=0\). Il contient A\((0\,;\,4\,;\,16)\), donc \(0+4+d=0\), soit \(d=-4\). Une équation cartésienne de (ABC) est \(3x+y-4=0\). (Contrôle : B donne \(0+4-4=0\) et C donne \(12-8-4=0\).)

    3. a. Un point de l’axe des abscisses a des coordonnées de la forme \((x\,;\,0\,;\,0)\). Il est sur \(S\) si et seulement si \(\text{KD}^2=169\) :

    \[(x-0)^2+(0-4)^2+(0-3)^2=169\iff x^2+25=169\iff x^2=144\iff x=12\ \text{ou}\ x=-12.\]

    Le point d’abscisse positive est donc D\((12\,;\,0\,;\,0)\).

    b. La droite \(\Delta\) est perpendiculaire au plan (ABC), elle est donc dirigée par le vecteur normal \(\vec{n}\), et elle passe par D :

    \[\Delta\ :\ \{\begin{array}{l}x=12+3t\\y=t\\z=0\end{array}.\qquad t\in\mathbb{R}.\]

    c. La distance de D au plan est la distance DI, où I est le projeté orthogonal de D sur (ABC), c’est-à-dire l’intersection de \(\Delta\) et du plan. On remplace dans l’équation du plan :

    \[3(12+3t)+t-4=0\iff 10t+32=0\iff t=-\dfrac{16}{5}.\]

    D’où I\((12-\dfrac{48}{5}\,;\,-\dfrac{16}{5}\,;\,0)=(\dfrac{12}{5}\,;\,-\dfrac{16}{5}\,;\,0)\). Comme \(\vec{\text{DI}}=-\dfrac{16}{5}\vec{n}\) et \(\|\vec{n}\|=\sqrt{9+1+0}=\sqrt{10}\) :

    \[\text{DI}=\dfrac{16}{5}\sqrt{10}\approx 10{,}12.\]

    La distance du point D au plan (ABC) est \(\dfrac{16\sqrt{10}}{5}\), soit environ 10,12 unités de longueur.

    4. Prenons pour base le triangle ABC, rectangle en C, et pour hauteur associée \(h=\text{DI}\). Les côtés de l’angle droit mesurent :

    \[\text{CA}=\sqrt{16+144+256}=\sqrt{416}=4\sqrt{26}\qquad\text{et}\qquad\text{CB}=\sqrt{16+144+100}=\sqrt{260}=2\sqrt{65}.\]

    L’aire de la base est \(\mathcal{B}=\dfrac{\text{CA}\times \text{CB}}{2}=\dfrac{4\sqrt{26}\times 2\sqrt{65}}{2}=4\sqrt{1\,690}=4\times 13\sqrt{10}=52\sqrt{10}\). Le volume vaut alors :

    \[V=\dfrac{1}{3}\times 52\sqrt{10}\times \dfrac{16\sqrt{10}}{5}=\dfrac{52\times 16\times 10}{15}=\dfrac{1\,664}{3}\approx 554{,}7.\]

    Le volume du tétraèdre ABCD vaut environ 555 unités de volume.

    Exercice 4 :

    Partie A

    1. \(f(x)=2x-2x^2\) est un polynôme, dérivable sur \(\mathbb{R}\), de dérivée \(f^{\prime}(x)=2-4x=2(1-2x)\). Pour \(0\leq\, x\lt\dfrac{1}{2}\), \(1-2x\gt 0\) donc \(f^{\prime}(x)\gt 0\), et \(f^{\prime}\) ne s’annule qu’en \(\dfrac{1}{2}\). \(f\) est donc strictement croissante sur \([0\,;\,\dfrac{1}{2}]\).

    2. \(u_1=2\times 0{,}3\times (1-0{,}3)=0{,}6\times 0{,}7=\) \(0{,}42\).

    Pour tout entier naturel \(n\), notons \(\mathcal{P}(n)\) : « \(u_n\leq\, u_{n+1}\) ».

    Initialisation. \(u_0=0{,}3\leq\, 0{,}42=u_1\) : \(\mathcal{P}(0)\) est vraie.

    Hérédité. Soit \(n\) tel que \(u_n\leq\, u_{n+1}\). D’après ce qu’on admet, \(u_n\) et \(u_{n+1}\) appartiennent à \([0\,;\,\dfrac{1}{2}]\), intervalle sur lequel \(f\) est croissante (question 1). Elle conserve donc l’ordre : \(f(u_n)\leq\, f(u_{n+1})\), c’est-à-dire \(u_{n+1}\leq\, u_{n+2}\). \(\mathcal{P}(n+1)\) est vraie.

    Conclusion. Par le principe de récurrence, pour tout entier naturel \(n\), \(u_n\leq\, u_{n+1}\) : la suite \((u_n)\) est croissante.

    3. La suite \((u_n)\) est croissante (question 2) et majorée par \(\dfrac{1}{2}\) (résultat admis). D’après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \(\ell\) qui vérifie \(0{,}3\leq\,\ell\leq\,\dfrac{1}{2}\) (car \(u_n\geq\, u_0=0{,}3\) pour tout \(n\)).

    4. La fonction \(f\) est continue sur \(\mathbb{R}\) et \(u_{n+1}=f(u_n)\) ; en passant à la limite, \(\ell\) vérifie \(\ell=f(\ell)\) :

    \[\ell=2\ell-2\ell^2\iff 2\ell^2-\ell=0\iff \ell(2\ell-1)=0\iff \ell=0\ \text{ou}\ \ell=\dfrac{1}{2}.\]

    Comme \(\ell\geq\, 0{,}3\), la valeur 0 est exclue : \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=\dfrac{1}{2}\).

    Partie B

    1. a. Avec \(b=0\), la relation devient \(P_{n+1}-P_n=P_n\), soit \(P_{n+1}=2P_n\). La suite \((P_n)\) est géométrique de raison 2 et de premier terme \(P_0=3\).

    b. Ainsi \(P_n=3\times 2^n\). Comme \(2\gt 1\), \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}2^n=+\infty\), donc \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}P_n=+\infty\) : sans freinage, la population croîtrait sans limite, ce qui n’est pas réaliste.

    2. a. \(v_0=0{,}1\times 3=\) \(0{,}3\). Avec \(b=0{,}2\), la relation s’écrit \(P_{n+1}=2P_n-0{,}2P_n^2\). En remplaçant \(P_n=10v_n\) :

    \[v_{n+1}=0{,}1\,P_{n+1}=0{,}1(2\times 10v_n-0{,}2\times 100v_n^2)=0{,}1(20v_n-20v_n^2)=2v_n-2v_n^2=2v_n(1-v_n).\]

    b. La suite \((v_n)\) a le même premier terme (0,3) et la même relation de récurrence que la suite \((u_n)\) de la partie A : ces deux suites sont donc égales, et \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}v_n=\dfrac{1}{2}\). Comme \(P_n=10v_n\), on obtient \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}P_n=5\). L’effectif étant exprimé en milliers, la population se stabilisera autour de 5 000 individus.

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