Voici le corrigé complet du bac S de mathématiques 2019 aux centres étrangers (sujet Afrique), épreuve de quatre heures composée de quatre exercices pour les candidats n’ayant pas suivi la spécialité. Le premier exercice est un QCM de probabilités autour d’un hôtel de surf : loi binomiale, symétrie de la loi normale, loi exponentielle et taille d’échantillon pour un intervalle de confiance. Le deuxième relie une suite définie par récurrence, \(u_{n+1}=(n+1)u_n-1\), à la famille d’intégrales \(I_n\) : primitive, encadrement, théorème des gendarmes et raisonnement par récurrence expliquent pourquoi la suite diverge vers \(-\infty\) ou \(+\infty\) selon \(u_1\). Le troisième étudie l’alignement de trois points d’affixes \(1\), \(z^2\) et \(\frac{1}{z}\) dans le plan complexe. Le dernier, en géométrie dans l’espace, porte sur un cube : vecteur normal, équation cartésienne de plan, représentation paramétrique, distance d’un point à un plan et section du cube par un plan. Chaque réponse est justifiée pas à pas.
L’énoncé de cette épreuve est sur la page Bac S 2019 aux centres étrangers : sujet et corrigé à télécharger en PDF : cherchez d’abord chaque exercice, puis comparez avec la correction.
Corrigé du sujet
Exercice 1 :
Probabilités, questionnaire à choix multiples, 4 points
Un hôtel propose des séjours de surf. Pour chaque question, une seule réponse est exacte ; on justifie ici chacune d’elles.
1. On sait que 25 % des clients font du surf. On interroge 80 clients au hasard ; on cherche la probabilité qu’exactement 20 d’entre eux fassent du surf.
Interroger un client est une épreuve de Bernoulli dont le succès « le client fait du surf » a pour probabilité \(p=0{,}25\). Les 80 clients étant choisis au hasard, on assimile les interrogations à 80 répétitions indépendantes de cette épreuve. La variable \(X\) comptant les surfeurs suit donc la loi binomiale \(\mathcal{B}(80\,;\,0{,}25)\) et
\[P(X=20)=\binom\,{80}{20}\times 0{,}25^{20}\times 0{,}75^{60}\approx 0{,}103.\]
La bonne réponse est la réponse d).
2. Une variable aléatoire \(X\) suit une loi normale d’espérance \(\mu=150\) et l’on sait que \(P(X\geq\, 200)=0{,}025\). On cherche \(P(X\geq\, 100)\).
La courbe de densité d’une loi normale est symétrique par rapport à la droite d’équation \(x=\mu\). Comme \(100=150-50\) et \(200=150+50\), on a \(P(X\leq\, 100)=P(X\geq\, 200)=0{,}025\). La loi étant continue, \(P(X=100)=0\), d’où
\[P(X\geq\, 100)=1-P(X\lt 100)=1-P(X\leq\, 100)=1-0{,}025=0{,}975.\]
La bonne réponse est la réponse d).
3. La durée \(T\) (en années) suit une loi exponentielle d’espérance 5 ; on cherche \(P(T\geq\, 5)\).
Pour une loi exponentielle de paramètre \(\lambda\), on a \(E(T)=\frac{1}{\lambda}\), donc \(\lambda=\frac{1}{5}=0{,}2\). Alors
\[P(T\geq\, 5)=\mathrm{e}^{-5\lambda}=\mathrm{e}^{-1}\approx 0{,}368.\]
La bonne réponse est la réponse c).
4. On veut estimer la proportion de clients satisfaits par un intervalle de confiance au niveau 95 % d’amplitude \(0{,}04\) : quelle taille \(n\) d’échantillon faut-il ?
Si \(f\) est la fréquence observée sur un échantillon de taille \(n\), l’intervalle de confiance au niveau 95 % est \([f-\frac{1}{\sqrt{n}}\,;\,f+\frac{1}{\sqrt{n}}]\), dont l’amplitude vaut \(\frac{2}{\sqrt{n}}\). On résout :
\[\frac{2}{\sqrt{n}}=0{,}04\iff \sqrt{n}=\frac{2}{0{,}04}=50\iff n=2500.\]
La bonne réponse est la réponse b) : il faut interroger 2 500 clients.
Exercice 2 :
Suites, intégrales et récurrence, 6 points
On étudie la suite \((u_n)\) définie par son premier terme \(u_1\) et, pour tout entier \(n\geq\, 1\), \(u_{n+1}=(n+1)u_n-1\).
Partie A
1. On calcule \(u_2\), \(u_3\) et \(u_4\) lorsque \(u_1=0\) :
- \(u_2=(1+1)u_1-1=2\times 0-1=-1\) ;
- \(u_3=(2+1)u_2-1=3\times (-1)-1=-4\) ;
- \(u_4=(3+1)u_3-1=4\times (-4)-1=-17\).
2. Il faut compléter l’algorithme pour qu’en sortie la variable \(U\) contienne \(u_{13}\). Au début du tour de boucle où \(N\) vaut \(n\), \(U\) contient \(u_n\) ; il faut donc la remplacer par \(u_{n+1}=(n+1)u_n-1\). La boucle s’écrit :
Pour N allant de 1 à 12
U ← (N + 1) × U − 1
Fin Pour
3. D’après les valeurs fournies par l’algorithme : si \(u_1=0{,}7\), la suite semble tendre vers \(-\infty\) (on trouve \(u_{13}\approx -1{,}1\times 10^{8}\)) ; si \(u_1=0{,}8\), elle semble tendre vers \(+\infty\) (\(u_{13}\approx 5{,}1\times 10^{8}\)).
Partie B
Pour tout entier \(n\geq\, 1\), on pose \(I_n=\displaystyle\int_0^1 x^n\,\mathrm{e}^{1-x}\,\mathrm{d}x\), et on note \(f\) la fonction définie sur \([0\,;1]\) par \(f(x)=x\,\mathrm{e}^{1-x}\).
1. On vérifie que \(F:x\mapsto (-1-x)\,\mathrm{e}^{1-x}\) est une primitive de \(f\) sur \([0\,;1]\).
\(F\) est un produit de fonctions dérivables. Avec \(u(x)=-1-x\), \(u^{\prime}(x)=-1\), et \(v(x)=\mathrm{e}^{1-x}\), \(v^{\prime}(x)=-\mathrm{e}^{1-x}\) :
\[F^{\prime}(x)=-\mathrm{e}^{1-x}+(-1-x)\times (-\mathrm{e}^{1-x})=(-1+1+x)\,\mathrm{e}^{1-x}=x\,\mathrm{e}^{1-x}=f(x).\]
\(F\) est bien une primitive de \(f\) sur \([0\,;1]\).
2. On en déduit la valeur de \(I_1\) :
\[I_1=\int_0^1 f(x)\,\mathrm{d}x=F(1)-F(0)=(-2)\,\mathrm{e}^{0}-(-1)\,\mathrm{e}^{1}=\mathrm{e}-2.\]
\(I_1=\mathrm{e}-2\approx 0{,}718\).
3. On admet que, pour tout \(n\geq\, 1\), \(I_{n+1}=(n+1)I_n-1\) (relation qui s’obtient par une intégration par parties). Avec \(n=1\) :
\[I_2=2I_1-1=2(\mathrm{e}-2)-1=2\mathrm{e}-5.\]
\(I_2=2\mathrm{e}-5\approx 0{,}437\).
4. a. On montre que pour tout \(x\in[0\,;1]\) et tout \(n\geq\, 1\), \(0\leq\, x^n\,\mathrm{e}^{1-x}\leq\, x^n\,\mathrm{e}\).
Pour \(x\in[0\,;1]\), on a \(0\leq\, 1-x\leq\, 1\). La fonction exponentielle étant croissante sur \(\mathbb{R}\), \(\mathrm{e}^{0}\leq\, \mathrm{e}^{1-x}\leq\, \mathrm{e}^{1}\), soit \(1\leq\, \mathrm{e}^{1-x}\leq\, \mathrm{e}\). Comme \(x^n\geq\, 0\), multiplier par \(x^n\) conserve le sens des inégalités : \(x^n\leq\, x^n\,\mathrm{e}^{1-x}\leq\, x^n\,\mathrm{e}\), et puisque \(x^n\geq\, 0\) :
\[0\leq\, x^n\,\mathrm{e}^{1-x}\leq\, x^n\,\mathrm{e}.\]
b. On calcule \(\displaystyle\int_0^1 x^n\,\mathrm{e}\,\mathrm{d}x\). Par linéarité :
\[\int_0^1 x^n\,\mathrm{e}\,\mathrm{d}x=\mathrm{e}[\frac{x^{n+1}}{n+1}]_0^1=\frac{\mathrm{e}}{n+1}.\]
c. Les bornes étant dans le bon ordre (\(0\leq\, 1\)), on intègre l’encadrement du 4.a sur \([0\,;1]\) (positivité et croissance de l’intégrale) :
\[0\leq\, I_n\leq\, \frac{\mathrm{e}}{n+1}\quad\text{pour tout } n\geq\, 1.\]
d. Comme \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}\frac{\mathrm{e}}{n+1}=0\), le théorème des gendarmes donne \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}I_n=0\).
Partie C
1. On démontre par récurrence que, pour tout \(n\geq\, 1\), \(u_n=n!\,(u_1-\mathrm{e}+2)+I_n\).
- Initialisation : pour \(n=1\), \(1!\,(u_1-\mathrm{e}+2)+I_1=u_1-\mathrm{e}+2+\mathrm{e}-2=u_1\). La propriété est vraie au rang 1.
- Hérédité : supposons \(u_n=n!\,(u_1-\mathrm{e}+2)+I_n\) pour un entier \(n\geq\, 1\). Alors
\[u_{n+1}=(n+1)u_n-1=(n+1)\times n!\,(u_1-\mathrm{e}+2)+(n+1)I_n-1=(n+1)!\,(u_1-\mathrm{e}+2)+I_{n+1},\]
en utilisant \((n+1)\times n!=(n+1)!\) et la relation admise \(I_{n+1}=(n+1)I_n-1\). La propriété est vraie au rang \(n+1\).
Par récurrence, pour tout \(n\geq\, 1\), \(u_n=n!\,(u_1-\mathrm{e}+2)+I_n\).
2. a. Cas \(u_1=0{,}7\). On a \(u_1-\mathrm{e}+2=2{,}7-\mathrm{e}\approx -0{,}018\lt 0\). On admet que \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}n!=+\infty\) ; donc \(n!\,(u_1-\mathrm{e}+2)\) tend vers \(-\infty\). Comme \(I_n\) tend vers 0 (partie B), par somme :
si \(u_1=0{,}7\), \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=-\infty\), ce qui confirme la conjecture de la partie A.
b. Cas \(u_1=0{,}8\). Cette fois \(u_1-\mathrm{e}+2=2{,}8-\mathrm{e}\approx 0{,}082\gt 0\), donc \(n!\,(u_1-\mathrm{e}+2)\) tend vers \(+\infty\) et, par le même raisonnement, \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=+\infty\).
Remarque : le comportement de la suite dépend du signe de \(u_1-(\mathrm{e}-2)\) ; pour \(u_1=\mathrm{e}-2\), on aurait \(u_n=I_n\), qui tend vers 0.
Exercice 3 :
Nombres complexes, 5 points
Le plan est muni d’un repère orthonormé direct \((O\,;\vec{u},\vec{v})\). À tout nombre complexe \(z\) non nul, on associe les points \(A\), \(N\) et \(P\) d’affixes respectives \(1\), \(z^2\) et \(\frac{1}{z}\). On cherche pour quels \(z\) ces trois points sont alignés.
Partie A : étude d’exemples
1. a. Pour \(z=\mathrm{i}\) : \(z^2=\mathrm{i}^2=-1\) et \(\frac{1}{z}=\frac{1}{\mathrm{i}}=\frac{-\mathrm{i}}{-\mathrm{i}\times \mathrm{i}}=-\mathrm{i}\).
b. On a donc \(A(1\,;0)\), \(N(-1\,;0)\) et \(P(0\,;-1)\). \(A\) et \(N\) sont sur l’axe des abscisses, mais pas \(P\) : les points \(A\), \(N\) et \(P\) ne sont pas alignés.
2. On résout dans \(\mathbb{C}\) l’équation \(z^2+z+1=0\). Son discriminant est \(\Delta=1^2-4\times 1\times 1=-3\lt 0\) ; elle admet deux solutions complexes conjuguées :
\[z_1=\frac{-1-\mathrm{i}\sqrt{3}}{2}\qquad\text{et}\qquad z_2=\frac{-1+\mathrm{i}\sqrt{3}}{2}.\]
3. a. Pour \(z=-\frac{1}{2}+\mathrm{i}\frac{\sqrt{3}}{2}\) : comme \(\cos\frac{2\pi}{3}=-\frac{1}{2}\) et \(\sin\frac{2\pi}{3}=\frac{\sqrt{3}}{2}\), on a \(z=\mathrm{e}^{\mathrm{i}\frac{2\pi}{3}}\). Alors
\[z^2=\mathrm{e}^{\mathrm{i}\frac{4\pi}{3}}\qquad\text{et}\qquad \frac{1}{z}=\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\frac{2\pi}{3}}=\mathrm{e}^{\mathrm{i}\frac{4\pi}{3}}=z^2,\]
soit \(z^2=\frac{1}{z}=-\frac{1}{2}-\mathrm{i}\frac{\sqrt{3}}{2}\).
b. Les points \(N\) et \(P\) sont confondus ; trois points dont deux sont confondus sont toujours alignés : \(A\), \(N\) et \(P\) sont alignés.
Partie B : étude du cas général
1. Pour \(z\neq 0\), on développe :
\[(z^2+z+1)(1-\frac{1}{z})=z^2-z+z-1+1-\frac{1}{z}=z^2-\frac{1}{z}.\]
2. On en déduit que les vecteurs \(\vec{PN}\) et \(\vec{PA}\) sont colinéaires si et seulement si \(z^2+z+1\) est réel.
Les affixes de ces vecteurs sont \(z_{\vec{PN}}=z^2-\frac{1}{z}\) et \(z_{\vec{PA}}=1-\frac{1}{z}\). D’après la question 1 :
\[z_{\vec{PN}}=(z^2+z+1)\times z_{\vec{PA}}.\]
- Si \(z=1\), alors \(\vec{PA}=\vec{0}\) : les vecteurs sont colinéaires, et \(z^2+z+1=3\) est bien réel.
- Si \(z\neq 1\), \(\vec{PA}\neq\vec{0}\). Si \(z^2+z+1=k\) est réel, alors \(\vec{PN}=k\,\vec{PA}\) et les vecteurs sont colinéaires. Réciproquement, s’ils sont colinéaires, il existe un réel \(k\) tel que \(z_{\vec{PN}}=k\,z_{\vec{PA}}\) ; en comparant avec l’égalité ci-dessus et en divisant par \(z_{\vec{PA}}\neq 0\), on obtient \(z^2+z+1=k\in\mathbb{R}\).
Les vecteurs \(\vec{PN}\) et \(\vec{PA}\) sont colinéaires si et seulement si \(z^2+z+1\) est un réel.
3. On écrit \(z=x+\mathrm{i}y\) avec \(x\), \(y\) réels :
\[z^2+z+1=x^2-y^2+2\mathrm{i}xy+x+\mathrm{i}y+1=(x^2-y^2+x+1)+\mathrm{i}\,(2xy+y).\]
La partie imaginaire de \(z^2+z+1\) est donc \(2xy+y=y(2x+1)\).
4. a. Les points \(A\), \(N\), \(P\) sont alignés si et seulement si \(\vec{PN}\) et \(\vec{PA}\) sont colinéaires, c’est-à-dire (question 2) si et seulement si \(z^2+z+1\) est réel, c’est-à-dire (question 3) :
\[y(2x+1)=0\iff y=0\ \text{ ou }\ x=-\frac{1}{2}.\]
Comme \(z\) doit être non nul, l’ensemble cherché est la réunion de la droite d’équation \(x=-\frac{1}{2}\) et de l’axe des abscisses privé du point \(O\). On retrouve les exemples de la partie A : \(z=\mathrm{i}\) n’en fait pas partie, alors que \(z=-\frac{1}{2}+\mathrm{i}\frac{\sqrt{3}}{2}\) est sur la droite \(x=-\frac{1}{2}\).
b. Représentation de cet ensemble (en rouge ; le point \(O\) est exclu) :
Exercice 4 :
Géométrie dans l’espace, candidats n’ayant pas suivi l’enseignement de spécialité, 5 points
\(ABCDEFGH\) est un cube d’arête 6. On se place dans le repère \((A\,;\vec{i},\vec{j},\vec{k})\) avec \(\vec{i}=\frac{1}{6}\vec{AB}\), \(\vec{j}=\frac{1}{6}\vec{AD}\), \(\vec{k}=\frac{1}{6}\vec{AE}\). Les points \(P\), \(Q\), \(R\) sont définis par \(\vec{AP}=\frac{1}{3}\vec{AB}\), \(\vec{AQ}=\frac{1}{3}\vec{AE}\), \(\vec{HR}=\frac{1}{3}\vec{HE}\), et \(\Omega\) est le centre du cube.
1. a. Coordonnées des points.
- \(\vec{AP}=\frac{1}{3}\vec{AB}=\frac{1}{3}\times 6\vec{i}=2\vec{i}\), donc \(P(2\,;0\,;0)\).
- \(\vec{AQ}=\frac{1}{3}\vec{AE}=2\vec{k}\), donc \(Q(0\,;0\,;2)\).
- \(\vec{AR}=\vec{AH}+\vec{HR}=\vec{AE}+\vec{AD}-\frac{1}{3}\vec{AD}=\vec{AE}+\frac{2}{3}\vec{AD}=6\vec{k}+4\vec{j}\) (car \(\vec{HE}=-\vec{AD}\)), donc \(R(0\,;4\,;6)\).
- \(\Omega\) est le milieu de la grande diagonale \([AG]\) avec \(G(6\,;6\,;6)\), donc \(\Omega(3\,;3\,;3)\).
b. On cherche \(b\) et \(c\) pour que \(\vec{n}(1\,;b\,;c)\) soit normal au plan \((PQR)\).
On a \(\vec{PQ}(-2\,;0\,;2)\) et \(\vec{QR}(0\,;4\,;4)\), non colinéaires (la première coordonnée de l’un est nulle, pas celle de l’autre) : ce sont deux vecteurs directeurs du plan. \(\vec{n}\) est normal à \((PQR)\) si et seulement s’il est orthogonal à ces deux vecteurs :
\[\begin{cases}\vec{PQ}\cdot\vec{n}=-2+2c=0\\ \vec{QR}\cdot\vec{n}=4b+4c=0\end{cases}\iff\begin{cases}c=1\\ b=-1.\end{cases}\]
Le vecteur \(\vec{n}(1\,;-1\,;1)\) est normal au plan \((PQR)\).
c. Une équation cartésienne de \((PQR)\) est donc de la forme \(x-y+z+d=0\). Le point \(P(2\,;0\,;0)\) appartient au plan : \(2+d=0\), d’où \(d=-2\).
Une équation de \((PQR)\) est \(x-y+z-2=0\). (Vérification : \(Q\) donne \(0-0+2-2=0\) et \(R\) donne \(0-4+6-2=0\).)
2. a. La droite \(\Delta\) passe par \(\Omega\) et est orthogonale au plan \((PQR)\) : \(\vec{n}(1\,;-1\,;1)\) en est un vecteur directeur. Une représentation paramétrique de \(\Delta\) est
\[\begin{cases}x=3+t\\ y=3-t\\ z=3+t\end{cases}\qquad t\in\mathbb{R}.\]
b. On vérifie que \(\Delta\) coupe \((PQR)\) au point \(I(\frac{8}{3}\,;\frac{10}{3}\,;\frac{8}{3})\). Un point de \(\Delta\) de paramètre \(t\) est dans le plan si et seulement si
\[(3+t)-(3-t)+(3+t)-2=0\iff 3t+1=0\iff t=-\frac{1}{3}.\]
Pour \(t=-\frac{1}{3}\), on obtient \(x=\frac{8}{3}\), \(y=\frac{10}{3}\), \(z=\frac{8}{3}\) : le point d’intersection est bien \(I(\frac{8}{3}\,;\frac{10}{3}\,;\frac{8}{3})\).
c. La distance du point \(\Omega\) au plan \((PQR)\) est la distance \(\Omega I\), puisque \(I\) est le projeté orthogonal de \(\Omega\) sur ce plan :
\[\Omega I=\sqrt{(\frac{8}{3}-3)^2+(\frac{10}{3}-3)^2+(\frac{8}{3}-3)^2}=\sqrt{\frac{1}{9}+\frac{1}{9}+\frac{1}{9}}=\sqrt{\frac{1}{3}}=\frac{\sqrt{3}}{3}.\]
La distance de \(\Omega\) au plan \((PQR)\) vaut \(\frac{\sqrt{3}}{3}\approx 0{,}577\).
3. On considère les points \(J(6\,;4\,;0)\) et \(K(6\,;6\,;2)\).
a. \(6-4+0-2=0\) : les coordonnées de \(J\) vérifient l’équation de \((PQR)\), donc \(J\in(PQR)\). (De même \(6-6+2-2=0\), donc \(K\in(PQR)\).)
b. \(\vec{JK}(0\,;2\,;2)\) et \(\vec{QR}(0\,;4\,;4)\) : on a \(\vec{QR}=2\,\vec{JK}\), donc ces vecteurs sont colinéaires et les droites \((JK)\) et \((QR)\) sont parallèles.
c. Construction de la section du cube par le plan \((PQR)\).
- Face \(ABCD\) (\(z=0\)) : le plan la coupe selon le segment \([PJ]\), \(J\) étant sur l’arête \([BC]\).
- Face \(BCGF\) (\(x=6\)) : segment \([JK]\), \(K\) étant sur \([CG]\) ; il est parallèle à \([QR]\), trace du plan sur la face opposée \(ADHE\), conformément au théorème : un plan coupe deux faces parallèles selon deux droites parallèles.
- Face \(EFGH\) (\(z=6\)) : la trace est parallèle à \((PJ)\) et passe par \(R\) ; elle coupe \([GH]\) en \(L(2\,;6\,;6)\) (on vérifie \(2-6+6-2=0\)).
- Face \(DCGH\) (\(y=6\)) : segment \([KL]\), parallèle à \([PQ]\) situé dans la face opposée \(ABFE\).
- Faces \(ADHE\) et \(ABFE\) : segments \([RQ]\) et \([QP]\).
La section est l’hexagone \(PJKLRQ\), dont les côtés opposés sont parallèles deux à deux.







