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Corrigé du bac de maths 2026 en Amérique du Nord (jour 1)

    Bac de maths 2026 en Amérique du Nord (jour 1) : sujet et corrigé
    Voici le corrigé détaillé du bac de maths 2026 en Amérique du Nord (jour 1), rédigé question par question : chaque résultat est justifié, les calculs sont posés et les figures utiles sont reprises. L’énoncé complet se trouve sur la page Bac de maths 2026 en Amérique du Nord (jour 1) : sujet et corrigé : cherchez d’abord chaque exercice, puis comparez votre copie avec cette correction.

    Corrigé du sujet

    Exercice 1 :

    Partie A

    1. Les trois abonnements s’excluent et couvrent tous les abonnés, donc les probabilités du premier niveau ont pour somme 1. On lit \(P(E) = 0{,}25\) et \(P(F) = 0{,}15\), d’où :

    \[P(C) = 1 – 0{,}25 – 0{,}15 = 0{,}6.\]

    Au second niveau, « 45 % des abonnés Étudiant » décrit une probabilité conditionnelle : \(P_E(H) = 0{,}45\), donc \(P_E(\overline{H}) = 1 – 0{,}45 = 0{,}55\). De même \(P_C(H) = 0{,}3\) et \(P_C(\overline{H}) = 0{,}7\).

    Attention au piège de la dernière donnée : « 12 % des abonnés ont choisi Famille et activé l’option » est une probabilité d’intersection, \(P(F \cap H) = 0{,}12\), et non une probabilité conditionnelle. C’est pour cela que les branches issues de \(F\) n’ont pas de pointillés.

    L’arbre complété porte donc : 0,25 vers \(E\), 0,6 vers \(C\), 0,15 vers \(F\) ; 0,45 et 0,55 sur les branches \(E \to H\) et \(E \to \overline{H}\) ; 0,3 et 0,7 sur les branches \(C \to H\) et \(C \to \overline{H}\).

    2. On suit le chemin \(E\) puis \(H\) et on multiplie les probabilités rencontrées :

    \[P(E \cap H) = P(E) \times P_E(H) = 0{,}25 \times 0{,}45 = 0{,}1125.\]

    Donc \(P(E \cap H) = 0{,}1125\).

    3. Les évènements \(E\), \(C\) et \(F\) forment une partition de l’univers. La formule des probabilités totales donne :

    \[P(H) = P(E \cap H) + P(C \cap H) + P(F \cap H).\]

    On a déjà \(P(E \cap H) = 0{,}1125\) et \(P(F \cap H) = 0{,}12\) (donnée de l’énoncé). Il reste \(P(C \cap H) = P(C) \times P_C(H) = 0{,}6 \times 0{,}3 = 0{,}18\).

    \[P(H) = 0{,}1125 + 0{,}18 + 0{,}12 = 0{,}4125.\]

    La probabilité qu’un abonné ait activé l’option « Écoute hors-ligne » est bien \(P(H) = 0{,}4125\).

    4. On sait que l’abonné a activé l’option : on cherche donc la probabilité conditionnelle \(P_H(E)\).

    \[P_H(E) = \dfrac{P(E \cap H)}{P(H)} = \dfrac{0{,}1125}{0{,}4125} = \dfrac{1125}{4125} = \dfrac{3}{11} \approx 0{,}273.\]

    Parmi les abonnés qui utilisent l’écoute hors-ligne, la proportion d’étudiants est d’environ 0,273 (au millième).

    Partie B

    1. On répète 8 fois, de façon identique et indépendante (tirage assimilé à un tirage avec remise), une épreuve à deux issues dont le succès « l’abonné a activé l’option » a pour probabilité 0,4125. \(X\) compte les succès : \(X\) suit la loi binomiale de paramètres \(n = 8\) et \(p = 0{,}4125\).

    2. « Aucun abonné n’a activé l’option » correspond à \(X = 0\). La probabilité d’un échec est \(1 – 0{,}4125 = 0{,}5875\), et il faut 8 échecs :

    \[P(X = 0) = \binom\,{8}{0} \times 0{,}4125^0 \times 0{,}5875^8 = 0{,}5875^8 \approx 0{,}014.\]

    La probabilité qu’aucun des huit abonnés n’ait activé l’option est d’environ 0,014.

    3. a. Pour un échantillon de \(n\) abonnés, notons \(X_n\) le nombre d’abonnés ayant activé l’option ; pour les mêmes raisons qu’au 1, \(X_n\) suit la loi binomiale de paramètres \(n\) et 0,4125. L’évènement « au moins un abonné a activé l’option » est le contraire de « aucun abonné ne l’a activée », donc :

    \[q_n = P(X_n \geq\, 1) = 1 – P(X_n = 0) = 1 – 0{,}5875^n.\]

    On a bien, pour tout entier naturel \(n\) non nul, \(q_n = 1 – 0{,}5875^n\).

    b. On cherche le plus petit entier \(n\) tel que \(q_n \geq\, 0{,}999\).

    \[q_n \geq\, 0{,}999 \iff 1 – 0{,}5875^n \geq\, 0{,}999 \iff 0{,}5875^n \leq\, 0{,}001.\]

    Les deux membres sont strictement positifs et la fonction \(\ln\) est strictement croissante sur \(]0\,;+\infty[\), on peut donc appliquer \(\ln\) sans changer le sens :

    \[n \ln(0{,}5875) \leq\, \ln(0{,}001).\]

    Comme \(0{,}5875 \lt 1\), on a \(\ln(0{,}5875) \lt 0\) : en divisant par ce nombre négatif, le sens de l’inégalité change.

    \[n \geq\, \dfrac{\ln(0{,}001)}{\ln(0{,}5875)} \approx 12{,}99.\]

    Le plus petit entier qui convient est \(n = 13\) : il faut interroger au moins 13 abonnés pour être sûr à 99,9 % qu’au moins l’un d’eux utilise l’écoute hors-ligne. (Contrôle : \(q_{12} \approx 0{,}9983 \lt 0{,}999\) et \(q_{13} \approx 0{,}99901 \geq\, 0{,}999\).)

    Partie C

    1. Chaque abonnement peut être pris avec ou sans l’option à 2 €. Les six valeurs possibles de \(Y\) sont : 5 € et 7 € (Étudiant sans ou avec option), 10 € et 12 € (Classique), 16 € et 18 € (Famille).

    2. Chaque valeur correspond à une feuille de l’arbre. On connaît déjà \(P(E \cap H) = 0{,}1125\), \(P(C \cap H) = 0{,}18\) et \(P(F \cap H) = 0{,}12\). Les autres s’obtiennent par différence :

    • \(P(E \cap \overline{H}) = 0{,}25 \times 0{,}55 = 0{,}1375\) ;
    • \(P(C \cap \overline{H}) = 0{,}6 \times 0{,}7 = 0{,}42\) ;
    • \(P(F \cap \overline{H}) = P(F) – P(F \cap H) = 0{,}15 – 0{,}12 = 0{,}03\).
    \(y_i\) 5 7 10 12 16 18
    Évènement \(E \cap \overline{H}\) \(E \cap H\) \(C \cap \overline{H}\) \(C \cap H\) \(F \cap \overline{H}\) \(F \cap H\)
    \(P(Y = y_i)\) 0,1375 0,1125 0,42 0,18 0,03 0,12

    Vérification : \(0{,}1375 + 0{,}1125 + 0{,}42 + 0{,}18 + 0{,}03 + 0{,}12 = 1\).

    3. L’espérance est la moyenne des valeurs pondérées par leurs probabilités :

    \[E(Y) = 5 \times 0{,}1375 + 7 \times 0{,}1125 + 10 \times 0{,}42 + 12 \times 0{,}18 + 16 \times 0{,}03 + 18 \times 0{,}12\]

    \[E(Y) = 0{,}6875 + 0{,}7875 + 4{,}2 + 2{,}16 + 0{,}48 + 2{,}16 = 10{,}475.\]

    On trouve bien \(E(Y) = 10{,}475\). Interprétation : sur un grand nombre d’abonnés, la plateforme encaisse en moyenne environ 10,48 € par abonné et par mois.

    4. La calculatrice (listes des valeurs et des probabilités) donne \(V(Y) \approx 13{,}70\). On peut le retrouver avec la formule de König-Huygens : \(E(Y^2) = 25 \times 0{,}1375 + 49 \times 0{,}1125 + 100 \times 0{,}42 + 144 \times 0{,}18 + 256 \times 0{,}03 + 324 \times 0{,}12 = 123{,}43\), puis

    \[V(Y) = E(Y^2) – E(Y)^2 = 123{,}43 – 10{,}475^2 = 13{,}704375.\]

    Donc \(V(Y) \approx 13{,}70\).

    5. a. La variance est le carré de l’écart-type : \(V(Z) = \sigma(Z)^2 = 2^2\), donc \(V(Z) = 4\).

    b. L’intervalle \(]6\,;12[\) est centré sur l’espérance \(E(Z) = 9\), avec un rayon de 3. Ainsi :

    \[6 \lt Z \lt 12 \iff -3 \lt Z – 9 \lt 3 \iff |Z – 9| \lt 3.\]

    L’évènement contraire est \(|Z – 9| \geq\, 3\). L’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, appliquée avec \(t = 3\), donne :

    \[P(|Z – E(Z)| \geq\, 3) \leq\, \dfrac{V(Z)}{3^2} = \dfrac{4}{9}.\]

    Par passage au contraire :

    \[P(6 \lt Z \lt 12) = 1 – P(|Z – 9| \geq\, 3) \geq\, 1 – \dfrac{4}{9} = \dfrac{5}{9} \approx 0{,}556.\]

    Comme \(\dfrac{5}{9} \gt 0{,}5\), il y a bien au moins 50 % de chances (et même au moins 55,5 %) que le prix payé soit strictement compris entre 6 et 12 euros : le responsable a raison.

    Exercice 2 :

    Partie A : étude d’un modèle discret

    1. Le 1er janvier 2026 correspond à \(n = 1\) :

    \[u_1 = 4 – \dfrac{4}{u_0} = 4 – \dfrac{4}{4} = 3.\]

    Comme \(u_n\) est exprimé en milliers, le modèle prévoit 3 000 perches-soleil au 1er janvier 2026.

    2. a. La fonction \(x \mapsto \dfrac{1}{x}\) est dérivable sur \(]0\,;+\infty[\), donc \(h\) aussi, et pour tout \(x \gt 0\) :

    \[h^{\prime}(x) = -4 \times (-\dfrac{1}{x^2}) = \dfrac{4}{x^2}.\]

    Un carré non nul est strictement positif, donc \(h^{\prime}(x) \gt 0\) sur \(]0\,;+\infty[\) : \(h\) est strictement croissante sur \(]0\,;+\infty[\).

    b. On remarque que \(u_{n+1} = h(u_n)\) pour tout \(n\). On raisonne par récurrence sur la propriété \(\mathcal{P}_n\) : « \(2 \leq\, u_{n+1} \leq\, u_n \leq\, 4\) ».

    Initialisation. \(u_0 = 4\) et \(u_1 = 3\), donc \(2 \leq\, u_1 \leq\, u_0 \leq\, 4\) : \(\mathcal{P}_0\) est vraie.

    Hérédité. Soit \(n\) un entier naturel tel que \(\mathcal{P}_n\) est vraie : \(2 \leq\, u_{n+1} \leq\, u_n \leq\, 4\). Tous ces nombres sont dans \(]0\,;+\infty[\), où \(h\) est croissante ; appliquer \(h\) conserve donc l’ordre :

    \[h(2) \leq\, h(u_{n+1}) \leq\, h(u_n) \leq\, h(4).\]

    Or \(h(2) = 4 – 2 = 2\), \(h(u_{n+1}) = u_{n+2}\), \(h(u_n) = u_{n+1}\) et \(h(4) = 4 – 1 = 3\). On obtient \(2 \leq\, u_{n+2} \leq\, u_{n+1} \leq\, 3 \leq\, 4\) : \(\mathcal{P}_{n+1}\) est vraie.

    Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc pour tout entier naturel \(n\), \(2 \leq\, u_{n+1} \leq\, u_n \leq\, 4\).

    c. D’après la question précédente, pour tout \(n\) : \(u_{n+1} \leq\, u_n\), donc la suite \((u_n)\) est décroissante ; et \(u_n \geq\, 2\), donc elle est minorée par 2. Une suite décroissante et minorée converge : \((u_n)\) est convergente, et sa limite vérifie \(\ell \geq\, 2\) (par passage à la limite dans \(u_n \geq\, 2\)).

    d. La fonction \(h\) est continue sur \(]0\,;+\infty[\) (elle y est dérivable) et \(\ell \geq\, 2\) appartient à cet intervalle. En passant à la limite dans \(u_{n+1} = h(u_n)\), on obtient \(\ell = h(\ell)\), c’est-à-dire :

    \[\ell = 4 – \dfrac{4}{\ell}.\]

    En multipliant par \(\ell \neq 0\) : \(\ell^2 = 4\ell – 4\), soit \(\ell^2 – 4\ell + 4 = 0\), c’est-à-dire \((\ell – 2)^2 = 0\). La seule solution est \(\ell = 2\).

    e. La population tend vers 2 milliers de poissons : elle se stabilise autour de 2 000 perches-soleil. Ce modèle ne prévoit pas l’élimination de l’espèce, seulement une division par deux de la population.

    3. a. La variable u contient le terme courant et n son indice. On doit s’arrêter dès que \(u_n \lt s\) : la boucle tourne donc tant que \(u \geq\, s\). À chaque tour, on calcule le terme suivant avec la relation de récurrence et on augmente l’indice de 1.

    def population(s) :
        u=4
        n=0
        while u >= s :
            u=4-4/u
            n=n+1
        return n

    b. On calcule les termes successifs (on peut montrer que \(u_n = 2 + \dfrac{2}{n+1}\)) :

    \(n\) 0 1 2 3 4 … 8 9 10
    \(u_n\) 4 3 ≈ 2,667 2,5 2,4 … ≈ 2,222 2,2 ≈ 2,182

    \(u_9 = 2{,}2\) n’est pas strictement inférieur à 2,2, donc la boucle continue ; \(u_{10} \approx 2{,}182 \lt 2{,}2\) l’arrête. La commande population(2.2) renvoie 10.

    Interprétation : selon ce modèle, la population passe pour la première fois sous les 2 200 perches-soleil en \(2025 + 10\), c’est-à-dire au 1er janvier 2035.

    Partie B : étude d’un modèle continu

    1. L’équation \((E)\) s’écrit \(y^{\prime} = -y + 2\), de la forme \(y^{\prime} = ay + b\) avec \(a = -1\) et \(b = 2\). Ses solutions sont les fonctions \(t \mapsto k\text{e}^{at} – \dfrac{b}{a}\), soit :

    \[y(t) = k\text{e}^{-t} + 2, \quad k \in \mathbb{R}.\]

    On peut vérifier : la fonction constante égale à 2 est une solution particulière, et \(y^{\prime} + y = 0\) a pour solutions les \(t \mapsto k\text{e}^{-t}\).

    2. Puisque \(p\) est solution de \((E)\), il existe un réel \(k\) tel que \(p(t) = k\text{e}^{-t} + 2\). La condition initiale donne \(p(0) = k + 2 = 4\), donc \(k = 2\). Ainsi \(p(t) = 2\text{e}^{-t} + 2\) sur \([0\,;+\infty[\).

    3. Comme \(\lim\limits_{t \to +\infty} \text{e}^{-t} = 0\), on obtient \(\lim\limits_{t \to +\infty} p(t) = 2\). La population tend vers 2 milliers : ce modèle ne prévoit pas non plus l’élimination de l’espèce, mais une stabilisation vers 2 000 perches-soleil, comme le modèle discret.

    Exercice 3 :

    Partie A

    1. Le point O est le centre du carré ABCD. A est à l’opposé de C par rapport à O, et D à l’opposé de B. On obtient \(\text{A}(-1\,;-1\,;0)\) et \(\text{D}(1\,;-1\,;0)\) (on vérifie que \(\text{I}(1\,;0\,;0)\) est bien le milieu de [CD]).

    2. On calcule les coordonnées des deux vecteurs :

    \[\vec{\text{SC}} \begin{pmatrix} 1 – 0 \\ 1 – 0 \\ 0 – 2 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ -2 \end{pmatrix} \qquad \vec{\text{SB}} \begin{pmatrix} -1 – 0 \\ 1 – 0 \\ 0 – 2 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} -1 \\ 1 \\ -2 \end{pmatrix}\]

    Le repère est orthonormé, donc :

    \[\vec{\text{SC}} \cdot \vec{\text{SB}} = 1 \times (-1) + 1 \times 1 + (-2) \times (-2) = -1 + 1 + 4 = 4.\]

    Donc \(\vec{\text{SC}} \cdot \vec{\text{SB}} = 4\).

    3. Les longueurs valent \(\text{SC} = \sqrt{1 + 1 + 4} = \sqrt{6}\) et \(\text{SB} = \sqrt{1 + 1 + 4} = \sqrt{6}\). Avec l’autre expression du produit scalaire :

    \[\vec{\text{SC}} \cdot \vec{\text{SB}} = \text{SC} \times \text{SB} \times \cos\widehat{\text{BSC}}, \quad \text{donc} \quad 4 = 6\cos\widehat{\text{BSC}}.\]

    D’où \(\cos\widehat{\text{BSC}} = \dfrac{2}{3}\) et, à la calculatrice, \(\widehat{\text{BSC}} \approx 48{,}2^\circ\).

    Partie B

    1. a. Les vecteurs \(\vec{\text{SB}}\) et \(\vec{\text{SC}}\) ne sont pas colinéaires : leurs deuxièmes et troisièmes coordonnées sont égales mais leurs premières sont opposées et non nulles. Ce sont donc deux vecteurs directeurs du plan (SBC). Or :

    \[\vec{n} \cdot \vec{\text{SB}} = 0 \times (-1) + 2 \times 1 + 1 \times (-2) = 0 \qquad \vec{n} \cdot \vec{\text{SC}} = 0 \times 1 + 2 \times 1 + 1 \times (-2) = 0\]

    Le vecteur \(\vec{n}\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (SBC) : il est normal au plan (SBC).

    b. Un plan de vecteur normal \(\vec{n}(0\,;2\,;1)\) a une équation de la forme \(2y + z + d = 0\). Le point \(\text{S}(0\,;0\,;2)\) est dans le plan, donc \(0 + 2 + d = 0\), soit \(d = -2\). Une équation cartésienne de (SBC) est \(2y + z – 2 = 0\) (on vérifie avec B : \(2 + 0 – 2 = 0\), et avec C : \(2 + 0 – 2 = 0\)).

    2. a. H est le projeté orthogonal de O sur (SBC), donc la droite (OH) est perpendiculaire au plan (SBC) : elle a pour vecteur directeur le vecteur normal \(\vec{n}(0\,;2\,;1)\). Elle passe par \(\text{O}(0\,;0\,;0)\). Un point \(M(x\,;y\,;z)\) est sur (OH) si et seulement s’il existe un réel \(t\) tel que \(\vec{\text{O}M} = t\,\vec{n}\), ce qui donne exactement la représentation annoncée :

    \[\{\begin{array}{l} x = 0 \\ y = 2t \\ z = t \end{array}. \quad t \in \mathbb{R}.\]

    b. H est à la fois sur (OH) et sur (SBC). On remplace les coordonnées paramétriques dans l’équation du plan :

    \[2 \times 2t + t – 2 = 0 \iff 5t = 2 \iff t = \dfrac{2}{5}.\]

    On obtient \(\text{H}(0\,;\dfrac{4}{5}\,;\dfrac{2}{5})\).

    c. La distance de O au plan (SBC) est la distance OH :

    \[\text{OH} = \sqrt{0^2 + (\dfrac{4}{5})^2 + (\dfrac{2}{5})^2} = \sqrt{\dfrac{16 + 4}{25}} = \dfrac{\sqrt{20}}{5} = \dfrac{2\sqrt{5}}{5}.\]

    La distance du point O au plan (SBC) est bien \(\dfrac{2\sqrt{5}}{5}\) cm (environ 0,89 cm).

    Partie C

    1. a. La base est le carré ABCD d’aire \(2^2 = 4\ \text{cm}^2\). La hauteur est [SO], perpendiculaire à la base (S est sur l’axe des cotes, la base dans le plan \(z = 0\)), de longueur 2 cm.

    \[V_{\text{SABCD}} = \dfrac{1}{3} \times 4 \times 2 = \dfrac{8}{3}.\]

    Le volume de la pyramide SABCD est \(\dfrac{8}{3}\ \text{cm}^3\).

    b. La pyramide OCBS a pour base le triangle OBC et pour hauteur la même longueur SO = 2 cm. Les diagonales du carré se coupent en O et découpent le carré en quatre triangles superposables, donc l’aire de OBC est le quart de celle du carré, soit \(1\ \text{cm}^2\). Ainsi :

    \[V_{\text{OCBS}} = \dfrac{1}{3} \times 1 \times 2 = \dfrac{2}{3} = \dfrac{1}{4} \times \dfrac{8}{3}.\]

    Le volume de la pyramide OCBS est bien \(\dfrac{2}{3}\ \text{cm}^3\).

    2. On a vu que \(\text{SB} = \text{SC} = \sqrt{6}\) : le triangle SBC est isocèle en S. Dans un triangle isocèle, la médiane issue du sommet principal est aussi la hauteur ; J étant le milieu de [BC], [SJ] est la hauteur relative à [BC]. Le triangle SJB est rectangle en J avec \(\text{BJ} = 1\), donc par le théorème de Pythagore :

    \[\text{SJ}^2 = \text{SB}^2 – \text{BJ}^2 = 6 – 1 = 5, \quad \text{donc} \quad \text{SJ} = \sqrt{5}.\]

    (On peut aussi calculer directement avec \(\text{J}(0\,;1\,;0)\) : \(\text{SJ} = \sqrt{0 + 1 + 4} = \sqrt{5}\).)

    \[\mathcal{A}_{\text{SBC}} = \dfrac{\text{BC} \times \text{SJ}}{2} = \dfrac{2 \times \sqrt{5}}{2} = \sqrt{5}.\]

    L’aire du triangle SBC est \(\sqrt{5}\ \text{cm}^2\).

    3. On calcule le volume de la même pyramide OCBS en prenant cette fois le triangle SBC pour base. La hauteur associée est la distance de O au plan (SBC), c’est-à-dire OH, puisque H est le projeté orthogonal de O sur ce plan :

    \[V_{\text{OCBS}} = \dfrac{1}{3} \times \sqrt{5} \times \text{OH}.\]

    Avec le résultat du 1. b :

    \[\dfrac{\sqrt{5}}{3}\,\text{OH} = \dfrac{2}{3} \iff \text{OH} = \dfrac{2}{\sqrt{5}} = \dfrac{2\sqrt{5}}{5}.\]

    On retrouve bien une distance de \(\dfrac{2\sqrt{5}}{5}\) cm entre O et le plan (SBC), en accord avec la partie B.

    Exercice 4 :

    1. Sur le graphique, la courbe « tourne vers le haut » (elle est au-dessus de ses tangentes) jusqu’au point A, puis « tourne vers le bas » après A ; la tangente en A semble d’ailleurs traverser la courbe. On conjecture que \(f\) est convexe sur \(]-\infty\,;1]\) et concave sur \([1\,;+\infty[\), avec un point d’inflexion en A.

    2. Quand \(x \to -\infty\), \(x^2 + 1 \to +\infty\) et \(\lim\limits_{X \to +\infty} \ln X = +\infty\), donc par composition \(\ln(x^2+1) \to +\infty\). Par ailleurs \(-3x \to +\infty\). Par produit et somme de deux limites égales à \(+\infty\) :

    \[\lim\limits_{x \to -\infty} f(x) = +\infty.\]

    3. a. Pour \(x \gt 0\), on factorise \(x^2\) dans le logarithme :

    \[x^2 + 1 = x^2(1 + \dfrac{1}{x^2}), \quad \text{donc} \quad \ln(x^2+1) = \ln(x^2) + \ln(1 + \dfrac{1}{x^2}) = 2\ln x + \ln(1 + \dfrac{1}{x^2}),\]

    la dernière égalité utilisant \(x \gt 0\). Par conséquent :

    \[f(x) = 10\ln x – 3x + 5\ln(1 + \dfrac{1}{x^2}) = x(10\dfrac{\ln x}{x} – 3) + 5\ln(1 + \dfrac{1}{x^2}).\]

    b. En \(+\infty\), l’expression de départ donne une forme indéterminée « \(+\infty – \infty\) » ; on utilise donc la forme du a.

    • Par croissances comparées, \(\lim\limits_{x \to +\infty} \dfrac{\ln x}{x} = 0\), donc \(10\dfrac{\ln x}{x} – 3 \to -3\) ; en multipliant par \(x \to +\infty\), on obtient \(x(10\dfrac{\ln x}{x} – 3) \to -\infty\).
    • \(1 + \dfrac{1}{x^2} \to 1\) et \(\ln\) est continue en 1 avec \(\ln 1 = 0\), donc \(5\ln(1 + \dfrac{1}{x^2}) \to 0\).

    Par somme, \(\lim\limits_{x \to +\infty} f(x) = -\infty\).

    4. a. On pose \(u(x) = x^2 + 1\), strictement positive, avec \(u^{\prime}(x) = 2x\). La dérivée de \(\ln u\) est \(\dfrac{u^{\prime}}{u}\), donc pour tout réel \(x\) :

    \[f^{\prime}(x) = 5 \times \dfrac{2x}{x^2+1} – 3 = \dfrac{10x – 3(x^2+1)}{x^2+1} = \dfrac{-3x^2 + 10x – 3}{x^2+1}.\]

    b. Le dénominateur \(x^2 + 1\) est strictement positif, donc \(f^{\prime}(x)\) a le signe du trinôme \(-3x^2 + 10x – 3\). Son discriminant vaut \(\Delta = 10^2 – 4 \times (-3) \times (-3) = 100 – 36 = 64\), d’où deux racines :

    \[x_1 = \dfrac{-10 + 8}{-6} = \dfrac{1}{3} \qquad x_2 = \dfrac{-10 – 8}{-6} = 3.\]

    Le coefficient de \(x^2\) est négatif : le trinôme est négatif à l’extérieur des racines et positif entre elles. On calcule les extremums : \(f(\dfrac{1}{3}) = 5\ln(\dfrac{10}{9}) – 1 \approx -0{,}47\) et \(f(3) = 5\ln 10 – 9 \approx 2{,}51\).

    \(x\) \(-\infty\) \(\dfrac{1}{3}\) 3 \(+\infty\)
    Signe de \(f^{\prime}(x)\) \(-\) 0 \(+\) 0 \(-\)
    Variations de \(f\) \(+\infty\) décroissante \(5\ln\dfrac{10}{9} – 1\) croissante \(5\ln 10 – 9\) décroissante \(-\infty\)

    \(f\) est strictement décroissante sur \(]-\infty\,;\dfrac{1}{3}]\), strictement croissante sur \([\dfrac{1}{3}\,;3]\) et strictement décroissante sur \([3\,;+\infty[\), ce qui correspond à la courbe.

    5. a. Le dénominateur \((x^2+1)^2\) est strictement positif, donc \(f^{\prime\prime}(x)\) a le signe de \(-10x^2 + 10 = 10(1 – x)(1 + x)\), qui s’annule en \(-1\) et en 1 et qui est positif entre ces racines (coefficient de \(x^2\) négatif).

    \(x\) \(-\infty\) \(-1\) 1 \(+\infty\)
    Signe de \(f^{\prime\prime}(x)\) \(-\) 0 \(+\) 0 \(-\)
    Convexité de \(f\) concave convexe concave

    \(f\) est donc concave sur \(]-\infty\,;-1]\), convexe sur \([-1\,;1]\) et concave sur \([1\,;+\infty[\), avec deux points d’inflexion d’abscisses \(-1\) et 1. La partie « concave sur \([1\,;+\infty[\) » est confirmée, mais la conjecture est rejetée : \(f\) n’est pas convexe sur tout \(]-\infty\,;1]\), elle est concave sur \(]-\infty\,;-1]\). Le graphique ne le laissait pas voir car la courbe sort de la fenêtre dès \(x \approx -1\) ; avec une échelle verticale plus grande, on verrait la courbe s’infléchir vers la gauche.

    b. On a \(f(1) = 5\ln 2 – 3\) et \(f^{\prime}(1) = \dfrac{-3 + 10 – 3}{2} = 2\). La tangente en A a pour équation \(y = f^{\prime}(1)(x – 1) + f(1)\), soit \(y = 2(x – 1) + 5\ln 2 – 3\) :

    \[y = 2x + 5\ln 2 – 5.\]

    L’équation réduite de la tangente en A est \(y = 2x + 5\ln 2 – 5\) (ordonnée à l’origine \(\approx -1{,}53\), ce que montre la figure).

    c. D’après le a, \(f\) est concave sur \([1\,;+\infty[\) ; sur cet intervalle, sa courbe est donc située en dessous de chacune de ses tangentes, en particulier de la tangente en A. Pour tout \(x \geq\, 1\) :

    \[5\ln(x^2+1) – 3x \leq\, 2x + 5\ln 2 – 5.\]

    En ajoutant \(3x\) aux deux membres : \(5\ln(x^2+1) \leq\, 5x + 5\ln 2 – 5\), puis en divisant par \(5 \gt 0\) :

    \[\ln(x^2+1) \leq\, x + \ln(2) – 1.\]

    L’inégalité est démontrée pour tout \(x \geq\, 1\).

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