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Corrigé du bac de maths 2023 en Amérique du Sud (jour 2)

    Bac de maths 2023 en Amérique du Sud (jour 2) : sujet et corrigé
    Voici le corrigé détaillé du bac de maths 2023 en Amérique du Sud (jour 2), rédigé question par question : chaque résultat est justifié, les calculs sont posés et les figures utiles sont reprises. L’énoncé complet se trouve sur la page Bac de maths 2023 en Amérique du Sud (jour 2) : sujet et corrigé : cherchez d’abord chaque exercice, puis comparez votre copie avec cette correction.

    Corrigé du sujet

    Exercice 1 :

    Partie A

    1. Les deux constats de l’énoncé sont des probabilités conditionnelles qui valent pour le passage du 1er au 2e tir comme pour le passage du 2e au 3e. Pour \(k = 1\) ou \(k = 2\) : après un tir réussi, le tir suivant est manqué avec la probabilité 0,65, donc réussi avec la probabilité \(1 – 0{,}65 = 0{,}35\) ; après un tir manqué, le tir suivant est réussi avec la probabilité 0,5, donc manqué avec la probabilité 0,5. Enfin \(p(\overline{A_1}) = 1 – 0{,}6 = 0{,}4\). On obtient l’arbre suivant.

    Arbre pondéré complété : A1 (0,6) et A1 barre (0,4) ; après un succès, succès 0,35 et échec 0,65 ; après un échec, succès 0,5 et échec 0,5, aux deuxième et troisième tirs

    2. L’évènement \(\{X = 2\}\) est réalisé par trois chemins de l’arbre, deux succès et un échec : \(A_1 \cap A_2 \cap \overline{A_3}\), \(A_1 \cap \overline{A_2} \cap A_3\) et \(\overline{A_1} \cap A_2 \cap A_3\). Ces chemins sont incompatibles, on additionne leurs probabilités, chacune obtenue en multipliant les poids des branches :

    \[p(X = 2) = 0{,}6 \times 0{,}35 \times 0{,}65 + 0{,}6 \times 0{,}65 \times 0{,}5 + 0{,}4 \times 0{,}5 \times 0{,}35 = 0{,}1365 + 0{,}195 + 0{,}07 = 0{,}4015.\]

    On retrouve bien \(p(X = 2) = 0{,}4015\).

    3. a. Les valeurs 0, 1, 2 et 3 sont les seules possibles, donc la somme des probabilités vaut 1 :

    \[p(X = 1) = 1 – (0{,}1 + 0{,}4015 + 0{,}0735) = 1 – 0{,}575 = 0{,}425.\]

    On peut le vérifier sur l’arbre : les chemins avec un seul succès donnent \(0{,}6 \times 0{,}65 \times 0{,}5 + 0{,}4 \times 0{,}5 \times 0{,}65 + 0{,}4 \times 0{,}5 \times 0{,}5 = 0{,}195 + 0{,}13 + 0{,}1 = 0{,}425\).

    \(X = x_i\) 0 1 2 3
    \(p(X = x_i)\) 0,1 0,425 0,4015 0,0735

    b. Par définition de l’espérance :

    \[E(X) = 0 \times 0{,}1 + 1 \times 0{,}425 + 2 \times 0{,}4015 + 3 \times 0{,}0735 = 0{,}425 + 0{,}803 + 0{,}2205 = 1{,}4485.\]

    Donc \(E(X) = 1{,}4485\).

    c. Sur un très grand nombre de parties, un joueur atteint la cible en moyenne environ 1,45 fois sur ses trois tirs.

    Partie B

    1. a. Un joueur est gagnant lorsqu’il réussit ses trois tirs, ce qui arrive avec la probabilité \(p = p(X = 3) = 0{,}6 \times 0{,}35 \times 0{,}35 = 0{,}0735\). Pour chacune des 15 personnes, on observe donc une épreuve de Bernoulli (succès : « le joueur est gagnant », de probabilité 0,0735). Ces 15 épreuves sont identiques et indépendantes, et \(Y\) compte le nombre de succès : \(Y\) suit la loi binomiale de paramètres \(n = 15\) et \(p = 0{,}0735\).

    b. Avec la formule de la loi binomiale :

    \[p(Y = 5) = \dbinom{15}{5} \times 0{,}0735^5 \times 0{,}9265^{10} = 3003 \times 0{,}0735^5 \times 0{,}9265^{10} \approx 0{,}003.\]

    La probabilité qu’exactement 5 joueurs gagnent est environ 0,003.

    2. Avec \(N\) joueurs, \(Y\) suit la loi binomiale de paramètres \(N\) et 0,0735. L’évènement « au moins un gagnant » est le contraire de « aucun gagnant », donc \(p(Y \geq\, 1) = 1 – p(Y = 0) = 1 – 0{,}9265^N\). On résout l’inéquation :

    \[1 – 0{,}9265^N \geq\, 0{,}98 \iff 0{,}9265^N \leq\, 0{,}02 \iff N \ln(0{,}9265) \leq\, \ln(0{,}02) \iff N \geq\, \dfrac{\ln(0{,}02)}{\ln(0{,}9265)}.\]

    La fonction \(\ln\) est strictement croissante, ce qui justifie le passage au logarithme ; on change ensuite le sens de l’inégalité car \(\ln(0{,}9265) \lt 0\). Or \(\dfrac{\ln(0{,}02)}{\ln(0{,}9265)} \approx 51{,}24\). Vérification : \(0{,}9265^{51} \approx 0{,}0204 \gt 0{,}02\) et \(0{,}9265^{52} \approx 0{,}0189 \leq\, 0{,}02\).

    Il faut donc au minimum 52 personnes.

    Exercice 2 :

    1. On calcule \(\vec{\text{AB}}\begin{pmatrix}1\\-2\\1\end{pmatrix}\) et \(\vec{\text{AC}}\begin{pmatrix}-1\\-2\\3\end{pmatrix}\). Si ces vecteurs étaient colinéaires, il existerait un réel \(k\) avec \(\vec{\text{AC}} = k\,\vec{\text{AB}}\) ; la première coordonnée donne \(k = -1\) et la deuxième \(k = 1\), ce qui est impossible. Les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc A, B et C ne sont pas alignés et définissent un plan.

    2. a. On calcule les produits scalaires : \(\vec{n} \cdot \vec{\text{AB}} = 1 – 2 + 1 = 0\) et \(\vec{n} \cdot \vec{\text{AC}} = -1 – 2 + 3 = 0\). Le vecteur \(\vec{n}\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC), donc \(\vec{n}\) est normal au plan (ABC).

    b. Comme \(\vec{n}\begin{pmatrix}1\\1\\1\end{pmatrix}\) est normal au plan, celui-ci a une équation de la forme \(x + y + z + d = 0\). Le point A est dans le plan : \(1 + 1 – 4 + d = 0\), d’où \(d = 2\). Une équation de (ABC) est donc \(x + y + z + 2 = 0\). (On peut contrôler avec B : \(2 – 1 – 3 + 2 = 0\), et avec C : \(0 – 1 – 1 + 2 = 0\).)

    3. a. On remplace les coordonnées de \(\Omega\) dans l’équation : \(1 + 1 + 2 + 2 = 6 \neq 0\). Donc \(\Omega\) n’appartient pas au plan (ABC).

    b. H est le point d’intersection du plan (ABC) avec la droite passant par \(\Omega\) et dirigée par le vecteur normal \(\vec{n}\). Cette droite a pour représentation paramétrique \(\{\begin{array}{l}x = 1 + t\\ y = 1 + t\\ z = 2 + t\end{array}.\), \(t \in \mathbb{R}\). On injecte dans l’équation du plan :

    \[(1 + t) + (1 + t) + (2 + t) + 2 = 0 \iff 3t + 6 = 0 \iff t = -2.\]

    On obtient \(\text{H}(-1~;~-1~;~0)\). On retrouve au passage \(\Omega\text{H} = \sqrt{(-2)^2 + (-2)^2 + (-2)^2} = \sqrt{12} = 2\sqrt{3}\).

    4. Soit N un point du plan (ABC) distinct de H. La droite \((\Omega\text{H})\) est orthogonale au plan, donc à la droite (HN) qui y est contenue : le triangle \(\Omega\text{HN}\) est rectangle en H. Son hypoténuse \([\Omega\text{N}]\) est strictement plus longue que le côté \([\Omega\text{H}]\) (Pythagore : \(\Omega\text{N}^2 = \Omega\text{H}^2 + \text{HN}^2 \gt \Omega\text{H}^2\) car \(\text{HN} \gt 0\)). Donc \(\Omega\text{N} \gt 2\sqrt{3}\) et N n’est pas sur la sphère \(S\) : le plan (ABC) ne touche la sphère qu’au point H.

    5. On vérifie les deux conditions de la définition.

    • K est dans \(\mathcal{P}\) car \(3 + 3 – 0 – 6 = 0\). K est sur \(S\) car \(\Omega\text{K}^2 = (3 – 1)^2 + (3 – 1)^2 + (0 – 2)^2 = 12\), soit \(\Omega\text{K} = \sqrt{12} = 2\sqrt{3}\). Donc \(\text{K} \in \mathcal{P} \cap S\).
    • Un vecteur normal à \(\mathcal{P}\) est \(\vec{n^{\prime}}\begin{pmatrix}1\\1\\-1\end{pmatrix}\) (coefficients de l’équation). Or \(\vec{\Omega\text{K}}\begin{pmatrix}2\\2\\-2\end{pmatrix} = 2\,\vec{n^{\prime}}\) : ce vecteur est normal à \(\mathcal{P}\), donc \((\Omega\text{K}) \perp \mathcal{P}\).

    Les deux conditions sont remplies : le plan \(\mathcal{P}\) est tangent à la sphère \(S\) au point K.

    6. Un point \(M(x~;~y~;~z)\) appartient à \((\Delta)\) si et seulement si ses coordonnées vérifient les deux équations \(x + y + z + 2 = 0\) et \(x + y – z – 6 = 0\). En soustrayant la seconde de la première, on obtient \(2z + 8 = 0\), donc \(z = -4\). En reportant, \(x + y – 4 + 2 = 0\), soit \(x = 2 – y\). En prenant \(y = t\) comme paramètre :

    \[(\Delta) : \{\begin{array}{l}x = 2 – t\\ y = t\\ z = -4\end{array}., \quad t \in \mathbb{R}.\]

    C’est une représentation paramétrique de \((\Delta)\) : elle passe par le point \((2~;~0~;~-4)\) et est dirigée par \(\begin{pmatrix}-1\\1\\0\end{pmatrix}\), vecteur qui est bien orthogonal à \(\vec{n}\) et à \(\vec{n^{\prime}}\).

    Exercice 3 :

    1. Avec \(n = 0\) : \(u_1 = 5 \times 0 – 8 \times 0 + 6\), donc \(u_1 = 6\). Avec \(n = 1\) : \(u_2 = 5 \times 6 – 8 \times 1 + 6 = 30 – 8 + 6\), donc \(u_2 = 28\).

    2. On part de \(u_0 = 0\). À l’itération d’indice \(i\) (de 1 à \(n\)), la variable u contient \(u_{i-1}\) et doit recevoir \(u_i\) ; la relation de récurrence écrite au rang \(i – 1\) donne \(u_i = 5u_{i-1} – 8(i – 1) + 6\). Attention donc à écrire i-1 et non i :

    def suite_u(n) :
        u = 0
        for i in range(1,n+1) :
            u = 5*u - 8*(i-1) + 6
        return u

    Par exemple, suite_u(2) calcule 6 puis 28, en accord avec la question 1.

    3. a. Pour tout entier naturel \(n\), on note \(\mathcal{P}_n\) la propriété « \(u_n \geq\, 2n\) ».

    Initialisation. \(u_0 = 0\) et \(2 \times 0 = 0\), donc \(u_0 \geq\, 0\) : \(\mathcal{P}_0\) est vraie.

    Hérédité. Soit \(n\) un entier naturel tel que \(u_n \geq\, 2n\). En multipliant par 5, qui est positif, \(5u_n \geq\, 10n\), puis en ajoutant \(-8n + 6\) :

    \[u_{n+1} = 5u_n – 8n + 6 \geq\, 10n – 8n + 6 = 2n + 6 = 2(n + 1) + 4 \geq\, 2(n + 1).\]

    Donc \(\mathcal{P}_{n+1}\) est vraie.

    Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc par récurrence \(u_n \geq\, 2n\) pour tout entier naturel \(n\).

    b. On a \(\lim\limits_{n \to +\infty} 2n = +\infty\) et \(u_n \geq\, 2n\) pour tout \(n\). Par le théorème de comparaison, \(\lim\limits_{n \to +\infty} u_n = +\infty\).

    c. Dire qu’une suite tend vers \(+\infty\), c’est dire que tout intervalle de la forme \([A~;~+\infty[\) contient tous les termes de la suite à partir d’un certain rang. En prenant \(A = 10^p\), on obtient un rang \(n_0\) tel que, pour tout \(n \geq\, n_0\), \(u_n \geq\, 10^p\). C’est donc une conséquence directe de la définition de la limite infinie et du résultat de la question b.

    4. Pour tout entier naturel \(n\) :

    \[u_{n+1} – u_n = 5u_n – 8n + 6 – u_n = 4u_n – 8n + 6 = 4(u_n – 2n) + 6.\]

    D’après la question 3.a, \(u_n – 2n \geq\, 0\), donc \(u_{n+1} – u_n \geq\, 6 \gt 0\). La suite \((u_n)\) est croissante (et même strictement).

    5. a. La liste affichée contient \(v_0, v_1, \ldots, v_5\) : 1, 5, 25, 125, 625, 3125. Chaque terme est le quintuple du précédent, d’où la conjecture : \(v_{n+1} = 5v_n\) pour tout entier naturel \(n\).

    Démonstration : pour tout \(n\),

    \[v_{n+1} = u_{n+1} – 2(n + 1) + 1 = 5u_n – 8n + 6 – 2n – 2 + 1 = 5u_n – 10n + 5 = 5(u_n – 2n + 1) = 5v_n.\]

    La conjecture est démontrée : \((v_n)\) est géométrique de raison 5.

    b. Le premier terme est \(v_0 = u_0 – 0 + 1 = 1\), donc \(v_n = 1 \times 5^n = 5^n\) pour tout \(n\). Comme \(u_n = v_n + 2n – 1\), on obtient pour tout entier naturel \(n\) :

    \[u_n = 5^n + 2n – 1.\]

    Soit \(u_n = 5^n + 2n – 1\). Contrôle : \(u_1 = 5 + 2 – 1 = 6\) et \(u_2 = 25 + 4 – 1 = 28\).

    Exercice 4 :

    Partie A

    1. Quand \(x \to +\infty\), \(-x \to -\infty\) donc \(\text{e}^{-x} \to 0\), puis \(1 + \text{e}^{-x} \to 1\) et, la fonction \(\ln\) étant continue en 1, \(\ln(1 + \text{e}^{-x}) \to \ln 1 = 0\). Par ailleurs \(\dfrac{1}{4}x \to +\infty\). Par somme, \(\lim\limits_{x \to +\infty} f(x) = +\infty\).

    2. a. La dérivée de \(\ln(u)\) est \(\dfrac{u^{\prime}}{u}\) ; ici \(u(x) = 1 + \text{e}^{-x}\) et \(u^{\prime}(x) = -\text{e}^{-x}\). Donc

    \[f^{\prime}(x) = \dfrac{-\text{e}^{-x}}{1 + \text{e}^{-x}} + \dfrac{1}{4}.\]

    En multipliant numérateur et dénominateur de la fraction par \(\text{e}^x\), on obtient \(\dfrac{-1}{\text{e}^x + 1}\), puis en réduisant au même dénominateur :

    \[f^{\prime}(x) = \dfrac{-4}{4(\text{e}^x + 1)} + \dfrac{\text{e}^x + 1}{4(\text{e}^x + 1)} = \dfrac{\text{e}^x – 3}{4(\text{e}^x + 1)}.\]

    C’est l’expression attendue.

    b. Le dénominateur \(4(\text{e}^x + 1)\) est strictement positif, donc \(f^{\prime}(x)\) a le signe de \(\text{e}^x – 3\). Or \(\text{e}^x – 3 \gt 0 \iff \text{e}^x \gt 3 \iff x \gt \ln 3\), par stricte croissance de \(\ln\). Ainsi \(f\) est strictement décroissante sur \(]-\infty~;~\ln 3]\) et strictement croissante sur \([\ln 3~;~+\infty[\), avec un minimum en \(\ln 3\).

    \(x\) \(-\infty\) \(\ln 3\) \(+\infty\)
    signe de \(f^{\prime}(x)\) \(-\) 0 \(+\)
    variations de \(f\) décroissante \(f(\ln 3)\) croissante \(+\infty\)

    c. Comme \(\ln 3 \approx 1{,}1 \lt 2\), la fonction \(f\) est continue (car dérivable) et strictement croissante sur \([2~;~5]\). De plus \(f(2) = \ln(1 + \text{e}^{-2}) + 0{,}5 \approx 0{,}63 \lt 1\) et \(f(5) = \ln(1 + \text{e}^{-5}) + 1{,}25 \approx 1{,}26 \gt 1\). D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l’équation \(f(x) = 1\) admet une unique solution \(\alpha\) dans \([2~;~5]\). Une calculatrice donne \(\alpha \approx 3{,}92\).

    Partie B

    1. a. Pour tout réel \(x\), \(\text{e}^x \gt 0\) et \((\text{e}^x + 1)^2 \gt 0\) (carré d’un nombre strictement positif). Le quotient est donc strictement positif : \(f^{\prime\prime}(x) \gt 0\) pour tout réel \(x\).

    b. Puisque \(f^{\prime\prime} \gt 0\) sur \(\mathbb{R}\), la fonction \(f\) est convexe sur \(\mathbb{R}\). Deux conséquences de la convexité :

    • la courbe \(\mathcal{C}_f\) est au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de \(\Delta\), donc au-dessus du côté [PQ] ;
    • entre deux de ses points, la courbe est au-dessous de la corde qui les joint : sur \([-\alpha~;~\alpha]\), elle est au-dessous du segment [NM].

    Sur \([-\alpha~;~\alpha]\), la courbe est donc comprise entre [PQ] et [NM], et limitée à gauche et à droite par les segments verticaux [NP] et [MQ] d’abscisses \(-\alpha\) et \(\alpha\) : cette portion de \(\mathcal{C}_f\) est inscrite dans le quadrilatère MNPQ.

    2. a. On a \(f(-\alpha) = \ln(1 + \text{e}^{\alpha}) – \dfrac{1}{4}\alpha\). On met \(\text{e}^{\alpha}\) en facteur dans le logarithme : \(1 + \text{e}^{\alpha} = \text{e}^{\alpha}(\text{e}^{-\alpha} + 1)\). Avec la propriété \(\ln(ab) = \ln a + \ln b\) :

    \[f(-\alpha) = \ln(\text{e}^{\alpha}) + \ln(\text{e}^{-\alpha} + 1) – \dfrac{1}{4}\alpha = \alpha – \dfrac{1}{4}\alpha + \ln(\text{e}^{-\alpha} + 1) = \ln(\text{e}^{-\alpha} + 1) + \dfrac{3}{4}\alpha.\]

    C’est l’égalité demandée.

    b. On calcule les coordonnées des quatre sommets.

    • Par définition de \(\alpha\), \(f(\alpha) = 1\), donc \(\text{M}(\alpha~;~1)\). De plus \(\ln(1 + \text{e}^{-\alpha}) = 1 – \dfrac{1}{4}\alpha\), et avec la question a, \(f(-\alpha) = 1 – \dfrac{1}{4}\alpha + \dfrac{3}{4}\alpha = 1 + \dfrac{1}{2}\alpha\), donc \(\text{N}(-\alpha~;~1 + \dfrac{1}{2}\alpha)\).
    • La tangente \(\Delta\) a pour équation \(y = f^{\prime}(0)x + f(0)\) avec \(f^{\prime}(0) = \dfrac{1 – 3}{4 \times 2} = -\dfrac{1}{4}\) et \(f(0) = \ln 2\) : \(y = -\dfrac{1}{4}x + \ln 2\). Donc \(\text{Q}(\alpha~;~\ln 2 – \dfrac{1}{4}\alpha)\) et \(\text{P}(-\alpha~;~\ln 2 + \dfrac{1}{4}\alpha)\).

    On compare alors les vecteurs \(\vec{\text{MN}}\) et \(\vec{\text{QP}}\) :

    \[\vec{\text{MN}}\begin{pmatrix}-2\alpha\\ \dfrac{1}{2}\alpha\end{pmatrix} \quad \text{et} \quad \vec{\text{QP}}\begin{pmatrix}-2\alpha\\ \dfrac{1}{2}\alpha\end{pmatrix}.\]

    Ces deux vecteurs sont égaux (autrement dit, la corde (MN) a la même pente \(-\dfrac{1}{4}\) que \(\Delta\), et les côtés [MQ] et [NP] sont tous deux verticaux et de même longueur \(1 – \ln 2 + \dfrac{1}{4}\alpha\)). Comme \(\vec{\text{MN}} = \vec{\text{QP}}\), le quadrilatère MNPQ est un parallélogramme.

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