Voici le corrigé complet du bac de maths 2024 en France métropolitaine, sujet du jour 2 (épreuve de spécialité du 20 juin 2024). Le sujet comporte quatre exercices. Le premier mêle un arbre pondéré, la formule des probabilités totales, la loi binomiale, l’espérance et la variance d’une somme de variables aléatoires puis l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Le deuxième modélise le taux de chlore d’une piscine, d’abord par une suite arithmético-géométrique étudiée par récurrence et programmée en Python, puis par une équation différentielle du type \( y^{\prime}=ay+b \). Le troisième étudie la fonction \( f(x)=x^2+2x-1+\ln(x+2) \) : limites, variations, théorème des valeurs intermédiaires, convexité et distance minimale d’un point à une courbe. Le dernier est un vrai ou faux de géométrie dans l’espace : plans, coplanarité, droites sécantes et projeté orthogonal. Chaque réponse est justifiée pas à pas.
L’énoncé de cette épreuve est sur la page Bac de maths 2024 en France : sujet n° 2 et corrigé pour l’enseignement de spécialité. : cherchez d’abord chaque exercice, puis comparez avec la correction.
Corrigé du sujet
Exercice 1 :
Probabilités : arbre pondéré, loi binomiale, somme de variables aléatoires, inégalité de Bienaymé-Tchebychev
1. On lit dans l’énoncé les deux probabilités données :
\[ P(Q)=0{,}917 \qquad \text{et} \qquad P_{\overline{R}}(\overline{Q})=0{,}65. \]
2. a) On note \( x=P(R) \). On complète l’arbre pondéré : sur chaque nœud, la somme des probabilités des branches vaut 1, donc \( P_R(\overline{Q})=1-0{,}98=0{,}02 \) et \( P_{\overline{R}}(Q)=1-0{,}65=0{,}35 \).
2. b) On veut montrer que \( x=0{,}9 \). Les événements \( R \) et \( \overline{R} \) forment une partition de l’univers ; d’après la formule des probabilités totales :
\[ P(Q)=P(R\cap Q)+P(\overline{R}\cap Q)=0{,}98x+0{,}35(1-x). \]
On obtient \( 0{,}917=0{,}63x+0{,}35 \), soit \( 0{,}63x=0{,}567 \) et donc \( x=\dfrac{0{,}567}{0{,}63}=0{,}9 \). On a bien \( P(R)=0{,}9 \).
3. On cherche la probabilité conditionnelle \( P_Q(R) \) :
\[ P_Q(R)=\frac{P(R\cap Q)}{P(Q)}=\frac{0{,}9\times 0{,}98}{0{,}917}=\frac{0{,}882}{0{,}917}\approx 0{,}962. \]
\( P_Q(R)\approx 0{,}962 \).
4. La note \( N \) d’un étudiant suit la loi binomiale \( \mathcal{B}(20\,;\,0{,}615) \). On cherche la note minimale \( k \) à partir de laquelle un étudiant est récompensé, sachant que \( 65\,\% \) des étudiants doivent l’être : on cherche donc le plus grand entier \( k \) tel que \( P(N\geq\, k)\geq\, 0{,}65 \).
Or \( P(N\geq\, k)=1-P(N\leq\, k-1) \), donc la condition équivaut à \( P(N\leq\, k-1)\leq\, 0{,}35 \).
À la calculatrice : \( P(N\leq\, 10)\approx 0{,}203 \) et \( P(N\leq\, 11)\approx 0{,}351 \). Le plus grand entier \( m \) tel que \( P(N\leq\, m)\leq\, 0{,}35 \) est donc \( m=10 \), d’où \( k-1=10 \) et \( k=11 \).
Vérification : \( P(N\geq\, 11)\approx 0{,}797\geq\, 0{,}65 \) mais \( P(N\geq\, 12)\approx 0{,}649\lt 0{,}65 \).
Les étudiants sont récompensés à partir de la note 11.
5. On considère \( S=N_1+N_2+\dots+N_{10} \), où les \( N_i \) sont indépendantes et suivent toutes la même loi que \( N \).
Pour la loi binomiale \( \mathcal{B}(20\,;\,0{,}615) \) :
\[ E(N)=20\times 0{,}615=12{,}3 \qquad V(N)=20\times 0{,}615\times 0{,}385=4{,}7355. \]
Par linéarité de l’espérance : \( E(S)=10\,E(N)=123 \).
Comme les variables \( N_i \) sont indépendantes, la variance de la somme est la somme des variances : \( V(S)=10\,V(N)=47{,}355 \).
\( E(S)=123 \) et \( V(S)=47{,}355 \).
6. a) \( M=\dfrac{S}{10} \) est la moyenne des notes obtenues par les 10 étudiants choisis.
6. b) On a :
\[ E(M)=\frac{1}{10}E(S)=12{,}3 \qquad V(M)=\frac{1}{10^2}V(S)=\frac{47{,}355}{100}=0{,}47355. \]
6. c) On cherche une minoration de \( P(10{,}3\lt M\lt 14{,}3) \). Comme \( 10{,}3=12{,}3-2 \) et \( 14{,}3=12{,}3+2 \) :
\[ P(10{,}3\lt M\lt 14{,}3)=P(|M-12{,}3|\lt 2)=P(|M-E(M)|\lt 2). \]
D’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev :
\[ P(|M-E(M)|\geq\, 2)\leq\, \frac{V(M)}{2^2}=\frac{0{,}47355}{4}\approx 0{,}118. \]
En passant à l’événement contraire :
\[ P(|M-E(M)|\lt 2)\geq\, 1-\frac{0{,}47355}{4}\approx 0{,}882. \]
La probabilité que la moyenne des notes de 10 étudiants pris au hasard soit strictement comprise entre 10,3 et 14,3 est d’au moins 0,88 (donc en particulier supérieure à 0,8).
Exercice 2 :
Taux de chlore d’une piscine : suite arithmético-géométrique, récurrence, Python, équation différentielle
Partie A
1. On ajoute \( 15 \) g de chlore, soit \( 15\,000 \) mg, dans une piscine de \( 50\ \text{m}^3 \), soit \( 50\,000 \) L d’eau. Le taux de chlore augmente donc de :
\[ \frac{15\,000}{50\,000}=0{,}3\ \text{mg.L}^{-1}. \]
C’est ce qui justifie le terme \( +0{,}3 \) dans la relation \( v_{n+1}=0{,}92\,v_n+0{,}3 \), avec \( v_0=0{,}7 \).
2. a) Montrons par récurrence que, pour tout entier naturel \( n \), la propriété \( \mathcal{P}_n \) : « \( v_n\leq\, v_{n+1}\leq\, 4 \) » est vraie.
Initialisation. \( v_0=0{,}7 \) et \( v_1=0{,}92\times 0{,}7+0{,}3=0{,}944 \). On a bien \( 0{,}7\leq\, 0{,}944\leq\, 4 \) : \( \mathcal{P}_0 \) est vraie.
Hérédité. Soit \( k \) un entier naturel tel que \( \mathcal{P}_k \) est vraie : \( v_k\leq\, v_{k+1}\leq\, 4 \). En multipliant par \( 0{,}92 \), qui est positif, l’ordre est conservé :
\[ 0{,}92\,v_k\leq\, 0{,}92\,v_{k+1}\leq\, 3{,}68 \]
puis, en ajoutant \( 0{,}3 \) :
\[ 0{,}92\,v_k+0{,}3\leq\, 0{,}92\,v_{k+1}+0{,}3\leq\, 3{,}98, \]
c’est-à-dire \( v_{k+1}\leq\, v_{k+2}\leq\, 3{,}98\leq\, 4 \). Donc \( \mathcal{P}_{k+1} \) est vraie.
Conclusion. La propriété est initialisée et héréditaire ; par le principe de récurrence, pour tout \( n\in\mathbb{N} \), \( v_n\leq\, v_{n+1}\leq\, 4 \).
2. b) D’après la question précédente, la suite \( (v_n) \) est croissante et majorée par 4. D’après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \( \ell \).
La fonction \( x\mapsto 0{,}92x+0{,}3 \) étant continue, en passant à la limite dans \( v_{n+1}=0{,}92\,v_n+0{,}3 \), la limite vérifie :
\[ \ell=0{,}92\,\ell+0{,}3 \iff 0{,}08\,\ell=0{,}3 \iff \ell=3{,}75. \]
La suite \( (v_n) \) converge vers 3,75.
3. Le taux de chlore doit rester compris entre 1 et 3 mg.L−1. Or la suite croissante \( (v_n) \) tend vers \( 3{,}75\gt 3 \) : à partir d’un certain rang, le taux dépasse 3 mg.L−1. Le protocole ne convient donc pas sur le long terme.
4. La fonction alerte_chlore(s) doit renvoyer le premier rang \( n \) pour lequel \( v_n \) dépasse le seuil \( s \). Une version complète :
def alerte_chlore(s):
n = 0
v = 0.7
while v <= s:
n = n + 1
v = 0.92 * v + 0.3
return n
5. À la calculatrice (ou en exécutant le programme), on trouve \( v_{16}\approx 2{,}99 \) et \( v_{17}\approx 3{,}01 \). alerte_chlore(3) renvoie 17 : au bout de 17 jours, le taux de chlore dépasse 3 mg.L−1.
Partie B
1. L’équation différentielle est \( (E) : y^{\prime}=-0{,}08\,y+\dfrac{q}{50} \), de la forme \( y^{\prime}=ay+b \) avec \( a=-0{,}08 \) et \( b=\dfrac{q}{50} \). Ses solutions sont les fonctions \( x\mapsto Ce^{ax}-\dfrac{b}{a} \), \( C\in\mathbb{R} \). Ici :
\[ -\frac{b}{a}=-\frac{q/50}{-0{,}08}=\frac{q}{4}, \]
donc \( f(x)=Ce^{-0{,}08x}+\dfrac{q}{4} \), avec \( C\in\mathbb{R} \).
2. a) On a \( \lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}08x)=-\infty \) et \( \lim\limits_{X\to-\infty}e^{X}=0 \), donc par composition \( \lim\limits_{x\to+\infty}e^{-0{,}08x}=0 \). Par produit et somme :
\[ \lim_{x\to+\infty}f(x)=\frac{q}{4}. \]
2. b) Le taux doit se stabiliser autour de 2 mg.L−1, c’est-à-dire \( \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=2 \) : \( \dfrac{q}{4}=2 \), donc \( q=8 \).
De plus \( f(0)=0{,}7 \) donne \( C+\dfrac{q}{4}=0{,}7 \), soit \( C=0{,}7-2=-1{,}3 \).
\( q=8 \) et \( C=-1{,}3 \), d’où \( f(x)=-1{,}3\,e^{-0{,}08x}+2 \).
Exercice 3 :
Fonction logarithme : lecture graphique, variations, valeurs intermédiaires, convexité, distance minimale
On étudie sur \( ]-2\,;+\infty[ \) la fonction \( f(x)=x^2+2x-1+\ln(x+2) \), dont la courbe est représentée ci-dessous avec sa tangente au point d’abscisse \( -1 \).
Partie A (lectures graphiques)
1. Le point de la courbe d’abscisse \( -1 \) a pour ordonnée \( -2 \), et la tangente en ce point a pour coefficient directeur 1 : \( f(-1)=-2 \) et \( f^{\prime}(-1)=1 \). On le confirme par le calcul : \( f(-1)=1-2-1+\ln 1=-2 \).
2. Non, \( f \) n’est pas convexe sur tout son ensemble de définition : près de \( -2 \), la courbe est située sous ses tangentes (fonction concave), puis au-dessus (fonction convexe). La courbe semble présenter un point d’inflexion d’abscisse environ \( -1{,}3 \).
3. La courbe ne coupe l’axe des abscisses qu’une seule fois : l’équation \( f(x)=0 \) semble avoir une unique solution, environ 0,1 à 0,1 près.
Partie B
1. Limite en \( -2 \) : \( \lim\limits_{x\to-2}(x^2+2x-1)=4-4-1=-1 \). Par ailleurs \( \lim\limits_{x\to-2,\ x\gt -2}(x+2)=0^{+} \) et \( \lim\limits_{X\to 0^{+}}\ln X=-\infty \), donc par composition \( \lim\limits_{x\to-2,\ x\gt -2}\ln(x+2)=-\infty \). Par somme :
\[ \lim_{x\to-2,\ x\gt -2}f(x)=-\infty. \]
La courbe admet une asymptote verticale d’équation \( x=-2 \).
2. \( f \) est dérivable sur \( ]-2\,;+\infty[ \) et :
\[ f^{\prime}(x)=2x+2+\frac{1}{x+2}=\frac{(2x+2)(x+2)+1}{x+2}=\frac{2x^2+6x+5}{x+2}. \]
3. Sur \( ]-2\,;+\infty[ \), \( x+2\gt 0 \), donc \( f^{\prime}(x) \) a le signe du trinôme \( 2x^2+6x+5 \). Son discriminant vaut \( \Delta=36-40=-4\lt 0 \) : le trinôme est toujours du signe de \( a=2 \), donc strictement positif. Ainsi \( f \) est strictement croissante sur \( ]-2\,;+\infty[ \).
En \( +\infty \) : \( \lim\limits_{x\to+\infty}(x^2+2x-1)=+\infty \) et \( \lim\limits_{x\to+\infty}\ln(x+2)=+\infty \), donc \( \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty \).
| \( x \) | \( -2 \) | \( +\infty \) | |
|---|---|---|---|
| signe de \( f^{\prime}(x) \) | || | \( + \) | |
| variations de \( f \) | \( -\infty \) | ↗ | \( +\infty \) |
4. Sur \( ]-2\,;+\infty[ \), \( f \) est continue (car dérivable) et strictement croissante, avec \( \lim\limits_{x\to-2}f(x)=-\infty \) et \( \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty \). Comme \( 0\in\,]-\infty\,;+\infty[ \), d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l’équation \( f(x)=0 \) admet une unique solution \( \alpha \) sur \( ]-2\,;+\infty[ \).
Par balayage à la calculatrice : \( f(0{,}11)\lt 0\lt f(0{,}12) \), puis \( f(0{,}117)\lt 0\lt f(0{,}118) \). Donc \( \alpha\approx 0{,}12 \) à \( 10^{-2} \) près.
5. Comme \( f \) est strictement croissante et \( f(\alpha)=0 \) :
- \( f(x)\lt 0 \) pour \( x\in\,]-2\,;\alpha[ \) ;
- \( f(\alpha)=0 \) ;
- \( f(x)\gt 0 \) pour \( x\in\,]\alpha\,;+\infty[ \).
6. Pour étudier la convexité, on calcule la dérivée seconde :
\[ f^{\prime\prime}(x)=2-\frac{1}{(x+2)^2}=\frac{2(x+2)^2-1}{(x+2)^2}=\frac{2x^2+8x+7}{(x+2)^2}. \]
Le dénominateur est strictement positif, donc \( f^{\prime\prime}(x) \) a le signe de \( 2x^2+8x+7 \). Son discriminant vaut \( \Delta=64-56=8 \) ; ses racines sont :
\[ x_1=\frac{-8-2\sqrt{2}}{4}=-2-\frac{\sqrt{2}}{2} \qquad x_2=\frac{-8+2\sqrt{2}}{4}=-2+\frac{\sqrt{2}}{2}\approx -1{,}29. \]
\( x_1\lt -2 \) n’appartient pas à l’intervalle d’étude. Le trinôme est négatif entre ses racines et positif à l’extérieur :
| \( x \) | \( -2 \) | \( x_2 \) | \( +\infty \) | ||
|---|---|---|---|---|---|
| signe de \( f^{\prime\prime}(x) \) | || | \( – \) | 0 | \( + \) | |
| convexité de \( f \) | || | concave | convexe |
\( f^{\prime\prime} \) s’annule en changeant de signe en \( x_2 \) : la courbe admet un unique point d’inflexion, d’abscisse \( -2+\dfrac{\sqrt{2}}{2} \), ce qui confirme la lecture graphique de la partie A.
Partie C
On note \( g(x)=\ln(x+2) \), \( \mathcal{C}_g \) sa courbe, \( J(0\,;1) \) et \( M \) le point de \( \mathcal{C}_g \) d’abscisse \( x \).
1. Par la formule de la distance, \( M(x\,;g(x)) \) et \( J(0\,;1) \) donnent :
\[ h(x)=JM^2=(x-0)^2+(g(x)-1)^2=x^2+(\ln(x+2)-1)^2. \]
2. a) On dérive (la dérivée de \( u^2 \) est \( 2uu^{\prime} \)) :
\[ h^{\prime}(x)=2x+2(\ln(x+2)-1)\times \frac{1}{x+2}=\frac{2x(x+2)+2\ln(x+2)-2}{x+2}=\frac{2(x^2+2x-1+\ln(x+2))}{x+2}=\frac{2f(x)}{x+2}. \]
Comme \( x+2\gt 0 \), \( h^{\prime}(x) \) a le signe de \( f(x) \), étudié en B5 :
| \( x \) | \( -2 \) | \( \alpha \) | \( +\infty \) | ||
|---|---|---|---|---|---|
| signe de \( h^{\prime}(x) \) | || | \( – \) | 0 | \( + \) | |
| variations de \( h \) | || | ↘ | \( h(\alpha) \) | ↗ |
2. b) \( h \) admet donc un minimum en \( \alpha \). Comme \( JM=\sqrt{h(x)} \) et que la fonction racine carrée est croissante sur \( [0\,;+\infty[ \), la distance \( JM \) est minimale lorsque \( x=\alpha \), c’est-à-dire au point \( M_\alpha \).
3. a) D’après la partie B, \( f(\alpha)=0 \), soit \( \alpha^2+2\alpha-1+\ln(\alpha+2)=0 \), d’où :
\[ \ln(\alpha+2)=1-2\alpha-\alpha^2. \]
3. b) Le coefficient directeur de la tangente à \( \mathcal{C}_g \) en \( M_\alpha \) est \( g^{\prime}(\alpha)=\dfrac{1}{\alpha+2} \).
Le coefficient directeur de la droite \( (JM_\alpha) \) (qui n’est pas verticale car \( \alpha\neq 0 \)) est :
\[ m=\frac{g(\alpha)-1}{\alpha-0}=\frac{\ln(\alpha+2)-1}{\alpha}=\frac{-2\alpha-\alpha^2}{\alpha}=-(\alpha+2). \]
Le produit des coefficients directeurs vaut \( \dfrac{1}{\alpha+2}\times (-(\alpha+2))=-1 \). La droite \( (JM_\alpha) \) est donc perpendiculaire à la tangente à \( \mathcal{C}_g \) en \( M_\alpha \).
Exercice 4 :
Vrai ou faux, géométrie dans l’espace
Points de l’énoncé : \( A(2\,;0\,;0) \), \( B(0\,;4\,;3) \), \( C(4\,;4\,;1) \), \( D(0\,;0\,;4) \) et \( H(-1\,;1\,;2) \). On utilise :
\[ \vec{AB}\begin{pmatrix}-2\\4\\3\end{pmatrix} \qquad \vec{AC}\begin{pmatrix}2\\4\\1\end{pmatrix} \qquad \vec{AD}\begin{pmatrix}-2\\0\\4\end{pmatrix} \qquad \vec{BH}\begin{pmatrix}-1\\-3\\-1\end{pmatrix} \qquad \vec{DH}\begin{pmatrix}-1\\1\\-2\end{pmatrix} \]
Affirmation 1 : le plan \( P \) d’équation \( 8x-5y+4z-16=0 \) est le plan \( (ACD) \). VRAI.
On vérifie que les trois points appartiennent à \( P \) :
- \( A \) : \( 8\times 2-0+0-16=0 \) ;
- \( C \) : \( 32-20+4-16=0 \) ;
- \( D \) : \( 0-0+16-16=0 \).
Les vecteurs \( \vec{AC} \) et \( \vec{AD} \) ne sont pas colinéaires (la deuxième coordonnée de \( \vec{AD} \) est nulle, pas celle de \( \vec{AC} \)) : \( A \), \( C \), \( D \) ne sont pas alignés et définissent un plan, qui est donc \( P \).
Affirmation 2 : les points \( A \), \( B \), \( C \), \( D \) sont coplanaires. FAUX.
Ils seraient coplanaires si et seulement s’il existait des réels \( a \) et \( b \) tels que \( \vec{AB}=a\vec{AC}+b\vec{AD} \), c’est-à-dire :
\[ \begin{cases} -2=2a-2b\\ 4=4a\\ 3=a+4b \end{cases} \iff \begin{cases} a=1\\ b=2\\ b=\frac{1}{2} \end{cases} \]
Le système est incompatible. Autre justification : \( B \) n’appartient pas au plan \( (ACD)=P \) car \( 0-20+12-16=-24\neq 0 \). Les quatre points ne sont pas coplanaires.
Affirmation 3 : les droites \( (AC) \) et \( (BH) \) sont sécantes. VRAI.
\( \vec{AC} \) et \( \vec{BH} \) ne sont pas colinéaires, donc les droites ne sont pas parallèles. Représentations paramétriques :
\[ (AC) : \begin{cases} x=2+2t\\ y=4t\\ z=t \end{cases} \ (t\in\mathbb{R}) \qquad (BH) : \begin{cases} x=-t^{\prime}\\ y=4-3t^{\prime}\\ z=3-t^{\prime} \end{cases} \ (t^{\prime}\in\mathbb{R}) \]
On résout \( 2+2t=-t^{\prime} \), \( 4t=4-3t^{\prime} \), \( t=3-t^{\prime} \). La troisième équation donne \( t^{\prime}=3-t \) ; en reportant dans la première : \( 2+2t=t-3 \), soit \( t=-5 \) et \( t^{\prime}=8 \). La deuxième équation est vérifiée : \( 4\times (-5)=-20=4-24 \).
Le système a une solution : les droites se coupent au point \( (-8\,;-20\,;-5) \).
Affirmation 4 : \( H \) est le projeté orthogonal de \( D \) sur le plan \( (ABC) \). VRAI.
On calcule les produits scalaires :
\[ \vec{DH}\cdot\vec{AB}=2+4-6=0 \qquad \vec{DH}\cdot\vec{AC}=-2+4-2=0. \]
\( \vec{DH} \) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan \( (ABC) \) : la droite \( (DH) \) est orthogonale au plan \( (ABC) \), et \( \vec{DH}\begin{pmatrix}-1\\1\\-2\end{pmatrix} \) en est un vecteur normal. Une équation de \( (ABC) \) est donc \( -x+y-2z+d=0 \), et \( A \) donne \( d=2 \), soit \( x-y+2z-2=0 \).
Enfin \( H \) appartient à ce plan : \( -1-1+4-2=0 \). \( H \) est bien le projeté orthogonal de \( D \) sur \( (ABC) \).






