Mathovore, tout pour reussir en maths : cours et exercices corriges
Aller au contenu
Vous êtes ici : Accueil » Corrigés du bac de maths » Corrigé du bac de maths 2024 aux centres étrangers (jour 2)

Corrigé du bac de maths 2024 aux centres étrangers (jour 2)

    bac maths 2024

    Voici le corrigé du bac de maths 2024 aux centres étrangers, pour le sujet n° 2 (deuxième jour) de l’épreuve de spécialité mathématiques. Le sujet comporte quatre exercices. Le premier porte sur une urne de huit boules numérotées : dénombrement de tirages avec remise, loi uniforme, espérance et linéarité, puis comptage des tirages dont la somme dépasse 22. Le deuxième étudie la fonction \(x \mapsto \dfrac{\mathrm{e}^x}{x-1}\) : limites et asymptote, dérivée, convexité, tangente et inégalité qui en découle, puis théorème des valeurs intermédiaires. Le troisième se déroule dans un cube : vecteur normal, équation cartésienne d’un plan, représentation paramétrique, projeté orthogonal et volume d’un tétraèdre. Le dernier associe la fonction racine carrée à une suite récurrente : raisonnement par récurrence, convergence vers le nombre d’or et programme Python de seuil.

    L’énoncé de cette épreuve est sur la page Bac maths 2024 aux centres étrangers : sujet n°2 corrigé : cherchez d’abord chaque exercice, puis comparez avec la correction.

    Corrigé du sujet

    Exercice 1 :

    Dénombrement, loi uniforme et espérance

    Une urne contient huit boules numérotées de 1 à 8. Un joueur tire successivement trois boules avec remise et note les numéros obtenus. On note \(X_1\), \(X_2\), \(X_3\) les numéros des trois tirages et \(S = X_1 + X_2 + X_3\).

    1. Nombre de tirages possibles.

    Un tirage est une liste ordonnée de 3 numéros choisis parmi 8, les répétitions étant permises (tirage avec remise) : c’est une 3-liste d’un ensemble à 8 éléments. Il y en a

    \[8^3 = 512.\]

    Il y a 512 tirages possibles.

    2. a. Nombre de tirages sans répétition de numéro.

    On compte les arrangements de 3 éléments parmi 8 : 8 choix pour le premier numéro, 7 pour le deuxième (différent du premier), 6 pour le troisième.

    \[8 \times 7 \times 6 = 336.\]

    Il y a 336 tirages sans répétition.

    b. Nombre de tirages contenant au moins une répétition.

    C’est le complémentaire de l’événement précédent parmi tous les tirages :

    \[512 – 336 = 176.\]

    176 tirages comportent au moins deux numéros identiques.

    3. Loi de \(X_1\).

    Les boules sont indiscernables au toucher, on est en situation d’équiprobabilité : chacun des 8 numéros a la même probabilité de sortir au premier tirage. Pour tout entier \(k\) compris entre 1 et 8 :

    \[P(X_1 = k) = \dfrac{1}{8}.\]

    \(X_1\) suit la loi uniforme sur \(\{1 ; 2 ; \dots ; 8\}\).

    4. Espérance de \(X_1\).

    \[E(X_1) = \dfrac{1}{8}\times 1 + \dfrac{1}{8}\times 2 + \dots + \dfrac{1}{8}\times 8 = \dfrac{1}{8}(1 + 2 + \dots + 8) = \dfrac{1}{8}\times \dfrac{8 \times 9}{2} = \dfrac{9}{2}.\]

    Donc \(E(X_1) = \dfrac{9}{2} = 4{,}5\).

    5. Espérance de \(S\).

    Le tirage se fait avec remise : \(X_1\), \(X_2\) et \(X_3\) suivent la même loi uniforme, donc ont la même espérance \(\dfrac{9}{2}\). Par linéarité de l’espérance :

    \[E(S) = E(X_1) + E(X_2) + E(X_3) = 3 \times \dfrac{9}{2} = \dfrac{27}{2}.\]

    \(E(S) = \dfrac{27}{2} = 13{,}5\) : en moyenne, la somme des trois numéros vaut 13,5.

    6. Probabilité que \(S = 24\).

    La somme maximale est \(8 + 8 + 8 = 24\) : la seule façon d’obtenir 24 est de tirer le 8 aux trois tirages. Un seul tirage sur 512 convient :

    \[P(S = 24) = \dfrac{1}{512}.\]

    7. Le joueur gagne un lot lorsque la somme \(S\) est supérieure ou égale à 22.

    a. Nombre de tirages gagnants.

    Si l’un des numéros vaut au plus 5, alors \(S \leq\, 5 + 8 + 8 = 21\) : c’est perdu. Chaque numéro vaut donc 6, 7 ou 8. Si un numéro vaut 6, les deux autres doivent faire au moins 16, donc valoir 8 tous les deux. On liste ainsi les tirages selon la somme :

    • \(S = 24\) : 8-8-8, soit 1 tirage ;
    • \(S = 23\) : deux 8 et un 7 : 8-8-7, 8-7-8, 7-8-8, soit 3 tirages ;
    • \(S = 22\) : deux 8 et un 6 (8-8-6, 8-6-8, 6-8-8) ou un 8 et deux 7 (8-7-7, 7-8-7, 7-7-8), soit 6 tirages.

    Il y a au total \(1 + 3 + 6 = 10\) : 10 tirages permettent de gagner un lot.

    b. Probabilité de gagner un lot.

    Les 512 tirages étant équiprobables :

    \[P(S \geq\, 22) = \dfrac{10}{512} = \dfrac{5}{256} \approx 0{,}020.\]

    La probabilité de gagner un lot est \(\dfrac{5}{256}\), soit environ 2 %.

    Exercice 2 :

    Fonction exponentielle, convexité et valeurs intermédiaires

    On étudie la fonction \(f\) définie sur \(]-\infty ; 1[\) par \(f(x) = \dfrac{\mathrm{e}^x}{x-1}\), de courbe représentative \(\mathcal{C}\).

    1. a. Limite de \(f\) en \(1\) (à gauche).

    On a \(\displaystyle\lim_{x \to 1^-} \mathrm{e}^x = \mathrm{e}\), avec \(\mathrm{e} \gt 0\), et \(\displaystyle\lim_{x \to 1^-} (x – 1) = 0^-\) car \(x – 1 \lt 0\) sur l’intervalle. Par quotient :

    \[\lim_{x \to 1^-} f(x) = -\infty.\]

    b. Interprétation graphique : la droite d’équation \(x = 1\) est asymptote verticale à la courbe \(\mathcal{C}\).

    2. Limite de \(f\) en \(-\infty\).

    On a \(\displaystyle\lim_{x \to -\infty} \mathrm{e}^x = 0\) et \(\displaystyle\lim_{x \to -\infty} (x – 1) = -\infty\). Par quotient :

    \[\lim_{x \to -\infty} f(x) = 0.\]

    La courbe \(\mathcal{C}\) admet donc l’axe des abscisses (droite \(y = 0\)) comme asymptote horizontale en \(-\infty\).

    3. a. Calcul de la dérivée.

    \(f\) est dérivable sur \(]-\infty ; 1[\) comme quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s’annule pas. Avec \(u(x) = \mathrm{e}^x\) et \(v(x) = x – 1\), on a \(u^{\prime}(x) = \mathrm{e}^x\) et \(v^{\prime}(x) = 1\), donc pour tout \(x \lt 1\) :

    \[f^{\prime}(x) = \dfrac{\mathrm{e}^x (x-1) – \mathrm{e}^x \times 1}{(x-1)^2} = \dfrac{\mathrm{e}^x (x – 1 – 1)}{(x-1)^2} = \dfrac{\mathrm{e}^x (x-2)}{(x-1)^2}.\]

    b. Variations de \(f\).

    Pour tout réel \(x \lt 1\) :

    • \(\mathrm{e}^x \gt 0\) ;
    • \((x-1)^2 \gt 0\) ;
    • \(x – 2 \lt 1 – 2 = -1\), donc \(x – 2 \lt 0\).

    Ainsi \(f^{\prime}(x) \lt 0\) pour tout \(x \lt 1\) : \(f\) est strictement décroissante sur \(]-\infty ; 1[\). Avec les limites des questions 1 et 2 :

    \(x\) \(-\infty\) \(1\)
    \(f^{\prime}(x)\) \(-\) ||
    \(f\) \(0\) décroissante (↘) \(-\infty\) ||

    4. a. Convexité. On admet que, pour tout \(x \lt 1\), \(f^{\prime\prime}(x) = \dfrac{\mathrm{e}^x (x^2 – 4x + 5)}{(x-1)^3}\).

    Pour tout \(x \lt 1\) : \(\mathrm{e}^x \gt 0\) et \(x – 1 \lt 0\), donc \((x-1)^3 \lt 0\).

    Le trinôme \(x^2 – 4x + 5\) a pour discriminant \(\Delta = (-4)^2 – 4 \times 1 \times 5 = -4 \lt 0\) : il ne s’annule jamais et garde le signe de son coefficient dominant \(1\), il est donc strictement positif sur \(\mathbb{R}\). (On peut aussi écrire \(x^2 – 4x + 5 = (x-2)^2 + 1 \gt 0\).)

    Par conséquent \(f^{\prime\prime}(x) \lt 0\) sur \(]-\infty ; 1[\) : \(f\) est concave sur \(]-\infty ; 1[\).

    b. Équation de la tangente \(T\) à \(\mathcal{C}\) au point d’abscisse 0.

    \(f(0) = \dfrac{\mathrm{e}^0}{0 – 1} = -1\) et \(f^{\prime}(0) = \dfrac{\mathrm{e}^0 \times (0 – 2)}{(0-1)^2} = -2\). La tangente a pour équation \(y = f^{\prime}(0)(x – 0) + f(0)\), soit :

    \[T : y = -2x – 1.\]

    c. Montrer que, pour tout \(x \lt 1\), \(\mathrm{e}^x \geq\, (-2x – 1)(x – 1)\).

    La fonction \(f\) étant concave sur \(]-\infty ; 1[\), sa courbe est située en dessous de chacune de ses tangentes, en particulier de \(T\). Pour tout \(x \lt 1\) :

    \[\dfrac{\mathrm{e}^x}{x – 1} \leq\, -2x – 1.\]

    On multiplie les deux membres par \(x – 1\), qui est strictement négatif : le sens de l’inégalité change.

    \[\mathrm{e}^x \geq\, (-2x – 1)(x – 1).\]

    5. a. Montrer que l’équation \(f(x) = -2\) admet une unique solution \(\alpha\) sur \(]-\infty ; 1[\).

    Sur \(]-\infty ; 1[\), la fonction \(f\) est :

    • continue, car dérivable ;
    • strictement décroissante (question 3.b) ;
    • de limite \(0\) en \(-\infty\) et \(-\infty\) en \(1\) : elle prend donc toutes les valeurs de \(]-\infty ; 0[\).

    Comme \(-2 \in \,]-\infty ; 0[\), d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l’équation \(f(x) = -2\) admet une unique solution \(\alpha\) sur \(]-\infty ; 1[\).

    b. Encadrement de \(\alpha\) d’amplitude \(10^{-2}\).

    À la calculatrice : \(f(0{,}31) \approx -1{,}976\), donc \(f(0{,}31) \gt -2\) ; et \(f(0{,}32) \approx -2{,}025\), donc \(f(0{,}32) \lt -2\).

    Ainsi \(f(0{,}31) \gt f(\alpha) \gt f(0{,}32)\) et, \(f\) étant strictement décroissante :

    \[0{,}31 \lt \alpha \lt 0{,}32.\]

    (Plus précisément, \(\alpha \approx 0{,}315\).)

    Exercice 3 :

    Géométrie dans l’espace : plan, droite orthogonale et volume

    On considère un cube \(ABCDEFGH\) d’arête 1, muni du repère orthonormé \((A ; \vec{AB}, \vec{AD}, \vec{AE})\). \(I\) est le milieu de \([AB]\) et \(J\) le milieu de \([CG]\).

    ABCDEFGHIJK
    Le cube ABCDEFGH, le triangle FHI (en bleu) et la droite (EJ), qui perce le plan (FHI) en K.

    1. Coordonnées de \(I\) et \(J\).

    \(A(0 ; 0 ; 0)\), \(B(1 ; 0 ; 0)\), \(C(1 ; 1 ; 0)\) et \(G(1 ; 1 ; 1)\). En prenant les milieux :

    \[I(0{,}5 ; 0 ; 0) \qquad J(1 ; 1 ; 0{,}5).\]

    2. Montrer que \(\vec{EJ}\) est normal au plan \((FHI)\).

    On a \(E(0 ; 0 ; 1)\), \(F(1 ; 0 ; 1)\) et \(H(0 ; 1 ; 1)\). D’où :

    \[\vec{EJ}\begin{pmatrix}1\\1\\-0{,}5\end{pmatrix} \qquad \vec{FH}\begin{pmatrix}-1\\1\\0\end{pmatrix} \qquad \vec{FI}\begin{pmatrix}-0{,}5\\0\\-1\end{pmatrix}.\]

    Les vecteurs \(\vec{FH}\) et \(\vec{FI}\) ne sont pas colinéaires : la troisième coordonnée de \(\vec{FH}\) est nulle alors que celle de \(\vec{FI}\) ne l’est pas. Ils dirigent donc le plan \((FHI)\). Calculons les produits scalaires :

    \[\vec{EJ}\cdot\vec{FH} = 1 \times (-1) + 1 \times 1 + (-0{,}5) \times 0 = 0,\]
    \[\vec{EJ}\cdot\vec{FI} = 1 \times (-0{,}5) + 1 \times 0 + (-0{,}5) \times (-1) = 0.\]

    \(\vec{EJ}\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan \((FHI)\) : c’est un vecteur normal au plan \((FHI)\).

    3. Équation cartésienne du plan \((FHI)\).

    Un vecteur normal étant \(\vec{EJ}(1 ; 1 ; -0{,}5)\), le plan a une équation de la forme \(x + y – 0{,}5z + d = 0\). Le point \(F(1 ; 0 ; 1)\) appartient au plan :

    \[1 + 0 – 0{,}5 + d = 0 \iff d = -0{,}5.\]

    D’où \(x + y – 0{,}5z – 0{,}5 = 0\) et, en multipliant par \(-2\) :

    \[(FHI) : -2x – 2y + z + 1 = 0.\]

    Vérification avec \(H(0 ; 1 ; 1)\) : \(0 – 2 + 1 + 1 = 0\) ; avec \(I(0{,}5 ; 0 ; 0)\) : \(-1 – 0 + 0 + 1 = 0\).

    4. Représentation paramétrique de la droite \((EJ)\).

    La droite passe par \(E(0 ; 0 ; 1)\) et est dirigée par \(\vec{EJ}(1 ; 1 ; -0{,}5)\) :

    \[(EJ) : \begin{cases} x = t \\ y = t \\ z = 1 – 0{,}5t \end{cases} \qquad t \in \mathbb{R}.\]

    5. a. Coordonnées du point \(K\), projeté orthogonal de \(E\) sur le plan \((FHI)\).

    La droite \((EJ)\) passe par \(E\) et est orthogonale au plan \((FHI)\) : \(K\) est donc le point d’intersection de \((EJ)\) et de \((FHI)\). On remplace \(x\), \(y\), \(z\) dans l’équation du plan :

    \[-2t – 2t + (1 – 0{,}5t) + 1 = 0 \iff -4{,}5t + 2 = 0 \iff t = \dfrac{2}{4{,}5} = \dfrac{4}{9}.\]

    Alors \(x = y = \dfrac{4}{9}\) et \(z = 1 – 0{,}5 \times \dfrac{4}{9} = 1 – \dfrac{2}{9} = \dfrac{7}{9}\).

    \(K(\dfrac{4}{9} ; \dfrac{4}{9} ; \dfrac{7}{9})\).

    b. Volume du tétraèdre \(EFHI\).

    On prend pour base le triangle \(EFI\), situé dans la face \(ABFE\) (tous ses points ont une deuxième coordonnée nulle). Sa base \([EF]\) mesure 1 et la hauteur issue de \(I\) est la distance de \(I\) à la droite \((EF)\), égale à l’arête \(AE = 1\). Son aire est donc :

    \[\mathcal{A}_{EFI} = \dfrac{EF \times AE}{2} = \dfrac{1 \times 1}{2} = \dfrac{1}{2}.\]

    La hauteur du tétraèdre issue de \(H\) est la distance de \(H\) au plan \((ABF)\) : comme \((HE)\) est perpendiculaire à la face \(ABFE\), c’est \(HE = 1\). Donc :

    \[V = \dfrac{\mathcal{A}_{EFI} \times HE}{3} = \dfrac{\frac{1}{2} \times 1}{3} = \dfrac{1}{6}.\]

    Le volume du tétraèdre \(EFHI\) est \(\dfrac{1}{6}\) unité de volume.

    c. En déduire l’aire du triangle \(FHI\).

    On calcule d’abord \(EK\) : \(\vec{EK}(\dfrac{4}{9} ; \dfrac{4}{9} ; -\dfrac{2}{9})\), donc

    \[EK = \sqrt{(\dfrac{4}{9})^2 + (\dfrac{4}{9})^2 + (-\dfrac{2}{9})^2} = \sqrt{\dfrac{16 + 16 + 4}{81}} = \sqrt{\dfrac{36}{81}} = \dfrac{6}{9} = \dfrac{2}{3}.\]

    Puisque \(K\) est le projeté orthogonal de \(E\) sur \((FHI)\), \(EK\) est la hauteur du tétraèdre \(EFHI\) issue de \(E\), relative à la base \(FHI\). En notant \(\mathcal{B}\) l’aire du triangle \(FHI\) :

    \[V = \dfrac{\mathcal{B} \times EK}{3} \iff \dfrac{1}{6} = \dfrac{\mathcal{B} \times \frac{2}{3}}{3} \iff \mathcal{B} \times \dfrac{2}{3} = \dfrac{1}{2} \iff \mathcal{B} = \dfrac{3}{4}.\]

    L’aire du triangle \(FHI\) est \(\dfrac{3}{4}\) unité d’aire.

    Exercice 4 :

    Fonction racine carrée, suite récurrente et nombre d’or

    Partie A

    On considère la fonction \(f\) définie sur \([0 ; +\infty[\) par \(f(x) = \sqrt{x + 1}\).

    1. Sens de variation de \(f\).

    \(f\) est dérivable sur \([0 ; +\infty[\) (car \(x + 1 \gt 0\)) et, pour tout \(x \geq\, 0\), avec la formule \((\sqrt{u})^{\prime} = \dfrac{u^{\prime}}{2\sqrt{u}}\) :

    \[f^{\prime}(x) = \dfrac{1}{2\sqrt{x+1}} \gt 0.\]

    \(f\) est strictement croissante sur \([0 ; +\infty[\).

    2. Montrer que, pour tout \(x \geq\, 0\), \(f(x) – x = \dfrac{-x^2 + x + 1}{\sqrt{x+1} + x}\).

    Pour \(x \geq\, 0\), on a \(\sqrt{x+1} + x \gt 0\) ; on multiplie par la quantité conjuguée :

    \[f(x) – x = (\sqrt{x+1} – x)\times \dfrac{\sqrt{x+1} + x}{\sqrt{x+1} + x} = \dfrac{(\sqrt{x+1})^2 – x^2}{\sqrt{x+1} + x} = \dfrac{-x^2 + x + 1}{\sqrt{x+1} + x}.\]

    3. Résoudre \(f(x) = x\) sur \([0 ; +\infty[\).

    D’après la question précédente, et puisque le dénominateur \(\sqrt{x+1} + x\) est strictement positif :

    \[f(x) = x \iff f(x) – x = 0 \iff -x^2 + x + 1 = 0.\]

    Le discriminant vaut \(\Delta = 1^2 – 4 \times (-1) \times 1 = 5 \gt 0\). Les deux racines sont :

    \[x_1 = \dfrac{-1 – \sqrt{5}}{-2} = \dfrac{1 + \sqrt{5}}{2} \gt 0 \qquad x_2 = \dfrac{-1 + \sqrt{5}}{-2} = \dfrac{1 – \sqrt{5}}{2} \lt 0.\]

    Seule \(x_1\) appartient à \([0 ; +\infty[\). L’équation \(f(x) = x\) admet donc une unique solution \(\ell = \dfrac{1 + \sqrt{5}}{2}\) sur \([0 ; +\infty[\) : c’est le nombre d’or, \(\ell \approx 1{,}618\).

    Partie B

    On considère la suite \((u_n)\) définie par \(u_0 = 5\) et, pour tout entier naturel \(n\), \(u_{n+1} = f(u_n) = \sqrt{u_n + 1}\).

    1. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel \(n\), \(1 \leq\, u_{n+1} \leq\, u_n\).

    Pour tout entier naturel \(n\), on note \(P(n)\) la propriété : « \(1 \leq\, u_{n+1} \leq\, u_n\) ».

    Initialisation : \(u_0 = 5\) et \(u_1 = \sqrt{5 + 1} = \sqrt{6} \approx 2{,}45\). On a bien \(1 \leq\, \sqrt{6} \leq\, 5\), donc \(P(0)\) est vraie.

    Hérédité : soit \(n\) un entier naturel tel que \(P(n)\) est vraie, c’est-à-dire \(1 \leq\, u_{n+1} \leq\, u_n\). Ces trois nombres sont dans \([0 ; +\infty[\), où \(f\) est croissante (partie A), donc elle conserve l’ordre :

    \[f(1) \leq\, f(u_{n+1}) \leq\, f(u_n), \quad \text{soit} \quad \sqrt{2} \leq\, u_{n+2} \leq\, u_{n+1}.\]

    Comme \(1 \leq\, \sqrt{2}\), on obtient \(1 \leq\, u_{n+2} \leq\, u_{n+1}\) : \(P(n+1)\) est vraie.

    Conclusion : \(P(0)\) est vraie et la propriété est héréditaire ; par récurrence, pour tout entier naturel \(n\), \(1 \leq\, u_{n+1} \leq\, u_n\).

    2. Convergence de la suite.

    D’après la question 1, la suite \((u_n)\) est décroissante (\(u_{n+1} \leq\, u_n\)) et minorée par 1. D’après le théorème de convergence monotone, \((u_n)\) converge.

    3. Limite de la suite.

    Notons \(L\) la limite de \((u_n)\). Pour tout \(n\), \(u_n \geq\, 1\), donc \(L \geq\, 1\) et \(L\) appartient à \([0 ; +\infty[\). La fonction \(f\) est continue sur \([0 ; +\infty[\) (car dérivable) et \(u_{n+1} = f(u_n)\) : par passage à la limite, \(L = f(L)\).

    D’après la partie A, l’unique solution de \(f(x) = x\) sur \([0 ; +\infty[\) est \(\ell\). Donc \((u_n)\) converge vers \(\ell = \dfrac{1 + \sqrt{5}}{2}\).

    4. On considère la fonction Python suivante :

    from math import sqrt
    
    def seuil(n):
        u = 5
        i = 0
        l = (1 + sqrt(5)) / 2
        while abs(u - l) >= 10**(-n):
            u = sqrt(u + 1)
            i = i + 1
        return i

    a. Valeur renvoyée par seuil(2).

    La fonction calcule les termes successifs de la suite tant que l’écart \(|u_i – \ell|\) est supérieur ou égal à \(10^{-2}\). Les valeurs approchées donnent :

    \(i\) 0 1 2 3 4 5
    \(u_i\) 5 2,449 1,857 1,690 1,640 1,625
    \(u_i – \ell\) 3,382 0,831 0,239 0,072 0,022 0,0068

    Le premier écart strictement inférieur à \(0{,}01\) est obtenu pour \(i = 5\) : seuil(2) renvoie 5.

    b. Interprétation du résultat 9 renvoyé par seuil(4).

    9 est le plus petit indice \(n\) pour lequel \(|u_n – \ell| \lt 10^{-4}\). Autrement dit, \(u_9\) est le premier terme de la suite qui soit une valeur approchée du nombre d’or \(\ell\) à \(10^{-4}\) près (on a \(u_9 \approx 1{,}61810\) et \(\ell \approx 1{,}61803\)) ; comme la suite est décroissante vers \(\ell\), tous les termes suivants le sont aussi.

    Voter... post

    Télécharger et imprimer ce document en PDF gratuitement :

    Vous avez la possibilité de télécharger puis d'imprimer gratuitement ce document «corrigé du bac de maths 2024 aux centres étrangers (jour 2)» au format PDF.


    Pour réviser en terminale

    Les ressources du même chapitre, à faire juste après cette page.

    Application Mathovore

    Application Mathovore gratuite

    Tous les cours, exercices et QCM de maths dans votre poche.

    Installer

    Inscription gratuite à Mathovore.  Mathovore c'est 14 122 542 cours et exercices de maths téléchargés en PDF.

    Télécharger les manuels scolaires de maths Mathovore en PDF, du CP à la Terminale