Mathovore, tout pour reussir en maths : cours et exercices corriges
Aller au contenu
Vous êtes ici : Accueil » Corrigés du bac de maths » Corrigé du bac de maths 2022 en France (septembre, jour 1)

Corrigé du bac de maths 2022 en France (septembre, jour 1)

    Bac de maths 2022 en France (septembre, jour 1) : sujet et corrigé
    Voici le corrigé détaillé du bac de maths 2022 en France (septembre, jour 1), rédigé question par question : chaque résultat est justifié, les calculs sont posés et les figures utiles sont reprises. L’énoncé complet se trouve sur la page Bac de maths 2022 en France (septembre, jour 1) : sujet et corrigé : cherchez d’abord chaque exercice, puis comparez votre copie avec cette correction.

    Corrigé du sujet

    Exercice 1 :

    1. Réponse b. Pour étudier la limite en \(+\infty\), on divise numérateur et dénominateur par \(\text{e}^x\), qui n’est jamais nul : \(g(x) = \dfrac{2}{1 + \text{e}^{-x}}\). Comme \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} \text{e}^{-x} = 0\), le dénominateur tend vers 1 et \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} g(x) = 2\). La courbe admet donc en \(+\infty\) l’asymptote horizontale d’équation \(y = 2\). Les réponses a et d sont des droites verticales, qui ne peuvent pas être asymptotes « en \(+\infty\) ».

    2. Réponse c. Une fonction deux fois dérivable est convexe là où sa dérivée seconde est positive. Le graphique montre que \(f^{\prime\prime}(x) \geq\, 0\) sur \(]-\infty\ ;\ -1]\) et sur \([2\ ;\ +\infty[\), et \(f^{\prime\prime}(x) \leq\, 0\) sur \([-1\ ;\ 2]\). Donc \(f\) est convexe sur \(]-\infty\ ;\ -1]\) et sur \([2\ ;\ +\infty[\). Elle est concave sur \([-1\ ;\ 2]\) (b et d fausses) et \(f^{\prime\prime}\) change de signe deux fois, en \(-1\) et en 2 : la courbe \(\mathcal{C}\) a deux points d’inflexion (a fausse).

    3. Réponse d. Pour tout entier naturel \(n\) :

    \[v_{n+1} = u_{n+1} – 2 = \dfrac{1}{2}u_n + 1 – 2 = \dfrac{1}{2}u_n – 1 = \dfrac{1}{2}(u_n – 2) = \dfrac{1}{2}v_n.\]

    La suite \((v_n)\) est donc géométrique de raison \(\dfrac{1}{2}\) (de premier terme \(v_0 = -2\)).

    4. Réponse b. On cherche les limites des deux suites qui encadrent \((u_n)\). Comme \(0 \lt \dfrac{1}{4} \lt 1\), \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty} (\dfrac{1}{4})^n = 0\), donc la suite minorante tend vers 1. D’autre part \(\dfrac{n}{n+1} = \dfrac{1}{1 + \frac{1}{n}}\) pour \(n \geq\, 1\) tend vers 1, donc la suite majorante \(2 – \dfrac{n}{n+1}\) tend aussi vers \(2 – 1 = 1\). D’après le théorème des gendarmes, la suite \((u_n)\) converge vers 1.

    5. Réponse a. Il suffit de dériver chaque proposition et de retrouver \(f\). Pour \(F(x) = \dfrac{1}{3}x^3(\ln x – \dfrac{1}{3})\), on dérive un produit :

    \[F^{\prime}(x) = x^2(\ln x – \dfrac{1}{3}) + \dfrac{1}{3}x^3 \times \dfrac{1}{x} = x^2 \ln x – \dfrac{1}{3}x^2 + \dfrac{1}{3}x^2 = x^2 \ln x = f(x).\]

    C’est donc bien une primitive de \(f\). Avec b, on obtiendrait \(x^2 \ln x – x^2 + \dfrac{1}{3}x^2 = x^2\ln x – \dfrac{2}{3}x^2\), et c ne contient même pas de logarithme.

    6. Réponse a. On réduit au même dénominateur :

    \[2 + \dfrac{3\text{e}^{-x} – 5}{\text{e}^{-x} + 1} = \dfrac{2\text{e}^{-x} + 2 + 3\text{e}^{-x} – 5}{\text{e}^{-x} + 1} = \dfrac{5\text{e}^{-x} – 3}{\text{e}^{-x} + 1}.\]

    On multiplie ensuite numérateur et dénominateur par \(\text{e}^x\), en utilisant \(\text{e}^x \times \text{e}^{-x} = 1\) : l’expression vaut \(\dfrac{5 – 3\text{e}^x}{1 + \text{e}^x}\).

    Exercice 2 :

    1. a. D’après l’énoncé, \(p(M) = 0{,}7\), donc \(p(\overline{M}) = 1 – 0{,}7 = 0{,}3\). Par définition d’une probabilité conditionnelle :

    \[p_{\overline{M}}(\overline{G}) = \dfrac{p(\overline{M} \cap \overline{G})}{p(\overline{M})} = \dfrac{0{,}06}{0{,}3} = 0{,}2.\]

    On a bien \(p_{\overline{M}}(\overline{G}) = 0{,}2\).

    b. Sur les branches du premier niveau : \(p(M) = 0{,}7\) et \(p(\overline{M}) = 0{,}3\). Après \(M\) : \(p_M(G) = 0{,}6\) (60 % des visiteurs du musée vont à la grotte) et \(p_M(\overline{G}) = 0{,}4\). Après \(\overline{M}\) : \(p_{\overline{M}}(\overline{G}) = 0{,}2\) (question a) et donc \(p_{\overline{M}}(G) = 0{,}8\). Les probabilités portées par les branches issues d’un même nœud ont bien pour somme 1.

    c. L’évènement cherché est \(G \cap \overline{M}\). On suit le chemin \(\overline{M}\) puis \(G\) :

    \[p(\overline{M} \cap G) = p(\overline{M}) \times p_{\overline{M}}(G) = 0{,}3 \times 0{,}8 = 0{,}24.\]

    La probabilité que le client visite la grotte sans visiter le musée est \(0{,}24\).

    d. Les évènements \(M\) et \(\overline{M}\) forment une partition de l’univers ; d’après la formule des probabilités totales :

    \[p(G) = p(M \cap G) + p(\overline{M} \cap G) = 0{,}7 \times 0{,}6 + 0{,}24 = 0{,}42 + 0{,}24 = 0{,}66.\]

    On obtient bien \(p(G) = 0{,}66\).

    2. Il s’agit de calculer la proportion de visiteurs du musée parmi les visiteurs de la grotte, c’est-à-dire \(p_G(M)\) :

    \[p_G(M) = \dfrac{p(M \cap G)}{p(G)} = \dfrac{0{,}42}{0{,}66} = \dfrac{7}{11} \approx 0{,}636.\]

    Comme \(0{,}636 \gt 0{,}5\), environ 64 % des clients qui visitent la grotte visitent aussi le musée : l’affirmation du responsable est exacte.

    3. a. Un client peut ne rien visiter (0 €), visiter seulement la grotte (5 €), seulement le musée (12 €) ou les deux (12 + 5 = 17 €). Les probabilités correspondantes se lisent sur l’arbre :

    • \(p(T = 0) = p(\overline{M} \cap \overline{G}) = 0{,}06\) ;
    • \(p(T = 5) = p(\overline{M} \cap G) = 0{,}24\) ;
    • \(p(T = 12) = p(M \cap \overline{G}) = 0{,}7 \times 0{,}4 = 0{,}28\) ;
    • \(p(T = 17) = p(M \cap G) = 0{,}42\).
    \(t_i\) (en euros) 0 5 12 17
    \(p(T = t_i)\) 0,06 0,24 0,28 0,42

    On vérifie que \(0{,}06 + 0{,}24 + 0{,}28 + 0{,}42 = 1\).

    b. L’espérance est la somme des valeurs pondérées par leurs probabilités :

    \[E(T) = 0 \times 0{,}06 + 5 \times 0{,}24 + 12 \times 0{,}28 + 17 \times 0{,}42 = 0 + 1{,}2 + 3{,}36 + 7{,}14 = 11{,}7.\]

    Un client dépense en moyenne 11,70 euros pour les visites.

    c. Si l’hôtel accueille en moyenne \(n\) clients par jour, la recette moyenne des visites est \(11{,}7\,n\) euros. On veut \(11{,}7\,n \gt 700\), soit \(n \gt \dfrac{700}{11{,}7} \approx 59{,}83\). Le nombre de clients étant entier, il faut au moins 60 clients par jour en moyenne (avec 59 clients, la recette moyenne ne serait que de \(690{,}30\) euros).

    4. Notons \(x\) le nouveau prix de la visite de la grotte, en euros. Chaque client paie 12 € s’il visite le musée et \(x\) € s’il visite la grotte ; la fréquentation étant inchangée, l’espérance de la somme dépensée devient, par linéarité :

    \[12 \times p(M) + x \times p(G) = 12 \times 0{,}7 + 0{,}66\,x = 8{,}4 + 0{,}66\,x.\]

    (On retrouve d’ailleurs \(8{,}4 + 0{,}66 \times 5 = 11{,}7\) avec l’ancien tarif.) On résout \(8{,}4 + 0{,}66\,x = 15 \iff 0{,}66\,x = 6{,}6 \iff x = 10\). Il faut fixer le prix de la visite de la grotte à 10 euros.

    5. Pour chacun des 100 clients, on considère l’épreuve de Bernoulli dont le succès est « le client a visité la grotte », de probabilité \(p(G) = 0{,}66\). Le choix étant assimilé à un tirage avec remise, les 100 épreuves sont identiques et indépendantes. La variable aléatoire \(Y\) qui compte les clients ayant visité la grotte suit donc la loi binomiale de paramètres \(n = 100\) et \(p = 0{,}66\).

    Les trois quarts de 100 font 75 : on cherche \(p(Y \geq\, 75)\). À la calculatrice :

    \[p(Y \geq\, 75) = 1 – p(Y \leq\, 74) \approx 1 – 0{,}9660 \approx 0{,}034.\]

    La probabilité qu’au moins les trois quarts de ces clients aient visité la grotte est environ \(0{,}034\) à \(10^{-3}\) près.

    Exercice 3 :

    Partie A

    1. D’après le résultat de croissances comparées, \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} \dfrac{\ln x}{x} = 0\). Donc \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) = 0\) : l’axe des abscisses est asymptote à la courbe en \(+\infty\).

    2. a. On dérive le quotient \(\dfrac{u}{v}\) avec \(u(x) = \ln x\), \(u^{\prime}(x) = \dfrac{1}{x}\), \(v(x) = x\), \(v^{\prime}(x) = 1\) :

    \[f^{\prime}(x) = \dfrac{\dfrac{1}{x} \times x – \ln x \times 1}{x^2} = \dfrac{1 – \ln x}{x^2}.\]

    b. Pour \(x \geq\, 1\), \(x^2 \gt 0\), donc \(f^{\prime}(x)\) a le signe de \(1 – \ln x\). La fonction \(\ln\) étant strictement croissante, \(1 – \ln x \gt 0 \iff \ln x \lt 1 \iff x \lt \text{e}\), et \(1 – \ln x = 0 \iff x = \text{e}\). Ainsi \(f^{\prime}(x) \gt 0\) sur \([1\ ;\ \text{e}[\), \(f^{\prime}(\text{e}) = 0\) et \(f^{\prime}(x) \lt 0\) sur \(]\text{e}\ ;\ +\infty[\), ce qui justifie le tableau donné.

    c. On calcule les valeurs utiles : \(f(1) = \dfrac{\ln 1}{1} = 0\) et \(f(\text{e}) = \dfrac{\ln \text{e}}{\text{e}} = \dfrac{1}{\text{e}}\) ; la limite en \(+\infty\) vaut 0 (question 1).

    \(x\) \(1\) \(\text{e}\) \(+\infty\)
    signe de \(f^{\prime}(x)\) \(+\) \(0\) \(-\)
    variations de \(f\) \(0\) \(\nearrow\) \(\dfrac{1}{\text{e}}\) \(\searrow\) \(0\)

    3. a. Sur l’intervalle \([1\ ;\ \text{e}]\), la fonction \(f\) est continue (car dérivable) et strictement croissante, de \(f(1) = 0\) à \(f(\text{e}) = \dfrac{1}{\text{e}}\). Si \(0 \leq\, k \leq\, \dfrac{1}{\text{e}}\), le nombre \(k\) appartient à l’intervalle image \([0\ ;\ \dfrac{1}{\text{e}}]\). D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l’équation \(f(x) = k\) admet une unique solution sur \([1\ ;\ \text{e}]\).

    b. D’après le tableau de variations, \(f\) admet sur \([1\ ;\ +\infty[\) un maximum égal à \(\dfrac{1}{\text{e}}\), atteint en \(\text{e}\). Pour tout \(x \geq\, 1\), on a donc \(f(x) \leq\, \dfrac{1}{\text{e}} \lt k\), et l’égalité \(f(x) = k\) est impossible. Si \(k \gt \dfrac{1}{\text{e}}\), l’équation \(f(x) = k\) n’a aucune solution sur \([1\ ;\ +\infty[\).

    Partie B

    1. La fonction \(g\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\) et, avec la dérivée de \(\text{e}^{u}\) où \(u(x) = \dfrac{x}{4}\) : \(g^{\prime}(x) = \dfrac{1}{4}\text{e}^{\frac{x}{4}}\). Une exponentielle étant strictement positive, \(g^{\prime}(x) \gt 0\) pour tout réel \(x\) : \(g\) est (strictement) croissante sur \(\mathbb{R}\).

    2. Pour tout entier naturel \(n\), notons \(\mathcal{P}(n)\) la propriété : « \(u_n \leq\, u_{n+1} \leq\, \text{e}\) ».

    Initialisation. On a \(u_0 = 1\) et \(u_1 = \text{e}^{\frac{1}{4}} \approx 1{,}284\). Donc \(u_0 \leq\, u_1 \leq\, \text{e}\) : \(\mathcal{P}(0)\) est vraie.

    Hérédité. Supposons \(\mathcal{P}(n)\) vraie pour un entier \(n\) donné, c’est-à-dire \(u_n \leq\, u_{n+1} \leq\, \text{e}\). La fonction \(g\) étant croissante sur \(\mathbb{R}\), elle conserve l’ordre : \(g(u_n) \leq\, g(u_{n+1}) \leq\, g(\text{e})\), soit \(u_{n+1} \leq\, u_{n+2} \leq\, \text{e}^{\frac{\text{e}}{4}}\). Or \(\dfrac{\text{e}}{4} \lt 1\), donc \(\text{e}^{\frac{\text{e}}{4}} \lt \text{e}^1 = \text{e}\) (on a \(\text{e}^{\frac{\text{e}}{4}} \approx 1{,}97\)). Ainsi \(u_{n+1} \leq\, u_{n+2} \leq\, \text{e}\) : \(\mathcal{P}(n+1)\) est vraie.

    Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire : pour tout entier naturel \(n\), \(u_n \leq\, u_{n+1} \leq\, \text{e}\).

    3. D’après la question 2, la suite \((u_n)\) est croissante (\(u_n \leq\, u_{n+1}\)) et majorée par \(\text{e}\). D’après le théorème de convergence monotone, la suite \((u_n)\) est convergente.

    4. Remarque : dans la phrase qui précède la question 4, l’énoncé écrit « on admet que \(f\) est solution » ; il faut lire « on admet que \(\ell\) est solution » de l’équation \(\text{e}^{\frac{x}{4}} = x\). C’est en effet ce que donne le passage à la limite dans \(u_{n+1} = g(u_n)\), la fonction \(g\) étant continue.

    On a donc \(\text{e}^{\frac{\ell}{4}} = \ell\). De plus, pour tout \(n\), \(1 = u_0 \leq\, u_n \leq\, \text{e}\), donc par passage à la limite \(1 \leq\, \ell \leq\, \text{e}\) : en particulier \(\ell \gt 0\) et \(\ell\) appartient à l’intervalle \([1\ ;\ +\infty[\) où \(f\) est définie. En appliquant la fonction \(\ln\) aux deux membres (strictement positifs) :

    \[\text{e}^{\frac{\ell}{4}} = \ell \iff \dfrac{\ell}{4} = \ln \ell \iff \dfrac{\ln \ell}{\ell} = \dfrac{1}{4} \quad (\text{car } \ell \neq 0).\]

    Ainsi \(f(\ell) = \dfrac{1}{4}\) : \(\ell\) est solution de l’équation \(f(x) = \dfrac{1}{4}\).

    5. Comme \(\dfrac{1}{\text{e}} \approx 0{,}368\), on a \(0 \leq\, \dfrac{1}{4} \leq\, \dfrac{1}{\text{e}}\) : d’après la partie A (question 3.a), l’équation \(f(x) = \dfrac{1}{4}\) a une unique solution dans \([1\ ;\ \text{e}]\), et c’est \(\ell\) puisque \(1 \leq\, \ell \leq\, \text{e}\). On la localise par balayage à la calculatrice :

    \[f(1{,}42) \approx 0{,}2469 \lt 0{,}25 \quad \text{et} \quad f(1{,}43) \approx 0{,}2501 \gt 0{,}25.\]

    Donc \(1{,}42 \lt \ell \lt 1{,}43\), et un encadrement plus fin (\(\ell \approx 1{,}4296\), qu’on obtient aussi en calculant les termes de la suite) donne \(\ell \approx 1{,}43\) à \(10^{-2}\) près.

    Exercice 4 :

    1. a. Le vecteur \(\vec{\text{DE}}\) a pour coordonnées \((11 – (-1)\ ;\ -9 – 6\ ;\ 2 – 8) = (12\ ;\ -15\ ;\ -6)\), soit \(\vec{\text{DE}} = 3\vec{u}\) avec \(\vec{u}(4\ ;\ -5\ ;\ -2)\). La représentation proposée est celle de la droite passant par le point de paramètre \(t = 0\), qui est \((-1\ ;\ 6\ ;\ 8)\), c’est-à-dire D, et dirigée par \(\vec{u}\), colinéaire à \(\vec{\text{DE}}\). C’est donc bien une représentation paramétrique de la droite \(\Delta = (\text{DE})\). (Avec \(t = 3\) on retrouve d’ailleurs \((11\ ;\ -9\ ;\ 2)\), c’est-à-dire E.)

    b. La droite \(\Delta^{\prime}\) est parallèle à \(\Delta\) : elle a le même vecteur directeur \(\vec{u}(4\ ;\ -5\ ;\ -2)\). Elle passe par O(0 ; 0 ; 0). Une représentation paramétrique est donc :

    \[\Delta^{\prime} : \{\begin{array}{l} x = 4k \\ y = -5k \\ z = -2k \end{array}. \quad k \in \mathbb{R}.\]

    c. On cherche s’il existe un réel \(k\) tel que \(4k = 1{,}36\), \(-5k = -1{,}7\) et \(-2k = -0{,}7\). La première équation donne \(k = 0{,}34\), la deuxième aussi (\(-5 \times 0{,}34 = -1{,}7\)), mais la troisième donnerait \(-2 \times 0{,}34 = -0{,}68 \neq -0{,}7\). Aucun paramètre ne convient : le point F n’appartient pas à la droite \(\Delta^{\prime}\).

    2. a. On calcule \(\vec{\text{AB}}(2\ ;\ 2\ ;\ -1)\) et \(\vec{\text{AC}}(2\ ;\ 0\ ;\ 4)\). La deuxième coordonnée de \(\vec{\text{AC}}\) est nulle alors que celle de \(\vec{\text{AB}}\) ne l’est pas : ces vecteurs ne sont pas colinéaires. Les points A, B, C ne sont donc pas alignés et définissent un plan.

    b. Le vecteur directeur \(\vec{u}(4\ ;\ -5\ ;\ -2)\) de \(\Delta\) vérifie :

    \[\vec{u} \cdot \vec{\text{AB}} = 4 \times 2 + (-5) \times 2 + (-2) \times (-1) = 8 – 10 + 2 = 0,\]

    \[\vec{u} \cdot \vec{\text{AC}} = 4 \times 2 + (-5) \times 0 + (-2) \times 4 = 8 – 8 = 0.\]

    Il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : c’est un vecteur normal à ce plan, et la droite \(\Delta\) est perpendiculaire au plan (ABC).

    c. Puisque \(\vec{u}(4\ ;\ -5\ ;\ -2)\) est normal au plan (ABC), celui-ci a une équation de la forme \(4x – 5y – 2z + d = 0\). Le point A(−1 ; −1 ; 3) est dans le plan : \(-4 + 5 – 6 + d = 0\), d’où \(d = 5\). Une équation cartésienne du plan (ABC) est donc \(4x – 5y – 2z + 5 = 0\). (Contrôle avec B : \(4 – 5 – 4 + 5 = 0\) ; avec C : \(4 + 5 – 14 + 5 = 0\).)

    3. a. On cherche \(t\) tel que \(-1 + 4t = 7\) : on trouve \(t = 2\). Pour \(t = 2\), \(y = 6 – 10 = -4\) et \(z = 8 – 4 = 4\). Les trois coordonnées coïncident, donc G appartient à la droite \(\Delta\) (paramètre \(t = 2\)).

    b. La droite \(\Delta\) passe par G et est perpendiculaire au plan (ABC) : le projeté orthogonal H de G sur ce plan est le point d’intersection de \(\Delta\) et de (ABC). On injecte la représentation paramétrique de \(\Delta\) dans l’équation du plan :

    \[4(-1 + 4t) – 5(6 – 5t) – 2(8 – 2t) + 5 = 0 \iff -4 + 16t – 30 + 25t – 16 + 4t + 5 = 0 \iff 45t – 45 = 0 \iff t = 1.\]

    Pour \(t = 1\) : \(x = 3\), \(y = 1\), \(z = 6\). Donc \(\text{H}(3\ ;\ 1\ ;\ 6)\).

    c. La distance du point G au plan (ABC) est la longueur GH. On a \(\vec{\text{GH}}(3 – 7\ ;\ 1 + 4\ ;\ 6 – 4) = (-4\ ;\ 5\ ;\ 2)\), et le repère est orthonormé :

    \[\text{GH} = \sqrt{(-4)^2 + 5^2 + 2^2} = \sqrt{16 + 25 + 4} = \sqrt{45} = \sqrt{9 \times 5} = 3\sqrt{5}.\]

    La distance de G au plan (ABC) est bien \(3\sqrt{5}\).

    4. a. \(\vec{\text{AB}} \cdot \vec{\text{AC}} = 2 \times 2 + 2 \times 0 + (-1) \times 4 = 4 – 4 = 0\). Les vecteurs \(\vec{\text{AB}}\) et \(\vec{\text{AC}}\) sont orthogonaux, donc le triangle ABC est rectangle en A.

    b. Calculons les longueurs des côtés de l’angle droit :

    \[\text{AB} = \sqrt{2^2 + 2^2 + (-1)^2} = \sqrt{9} = 3 \quad \text{et} \quad \text{AC} = \sqrt{2^2 + 0^2 + 4^2} = \sqrt{20} = 2\sqrt{5}.\]

    L’aire du triangle ABC, rectangle en A, est \(B = \dfrac{\text{AB} \times \text{AC}}{2} = \dfrac{3 \times 2\sqrt{5}}{2} = 3\sqrt{5}\). En prenant ABC pour base, la hauteur associée est la distance de G au plan (ABC), soit \(h = \text{GH} = 3\sqrt{5}\). Donc :

    \[V = \dfrac{1}{3} \times 3\sqrt{5} \times 3\sqrt{5} = \dfrac{1}{3} \times 9 \times 5 = 15.\]

    Le volume du tétraèdre ABCG est \(V = 15\) unités de volume.

    Retour à l’énoncé : Bac de maths 2022 en France (septembre, jour 1) : sujet et corrigé.

    Voter... post

    Télécharger et imprimer ce document en PDF gratuitement :

    Vous avez la possibilité de télécharger puis d'imprimer gratuitement ce document «corrigé du bac de maths 2022 en France (septembre, jour 1)» au format PDF.


    Pour réviser en terminale

    Les ressources du même chapitre, à faire juste après cette page.

    Application Mathovore

    Application Mathovore gratuite

    Tous les cours, exercices et QCM de maths dans votre poche.

    Installer

    Inscription gratuite à Mathovore.  Mathovore c'est 14 122 542 cours et exercices de maths téléchargés en PDF.

    Télécharger les manuels scolaires de maths Mathovore en PDF, du CP à la Terminale