Mathovore, tout pour reussir en maths : cours et exercices corriges
Aller au contenu
Vous êtes ici : Accueil » Corrigés du bac de maths » Corrigé du bac de maths 2026 en France (jour 2)

Corrigé du bac de maths 2026 en France (jour 2)

    Bac de maths 2026 en France (jour 2) : sujet et corrigé
    Voici le corrigé détaillé du bac de maths 2026 en France (jour 2), rédigé question par question : chaque résultat est justifié, les calculs sont posés et les figures utiles sont reprises. L’énoncé complet se trouve sur la page Bac de maths 2026 en France (jour 2) : sujet et corrigé : cherchez d’abord chaque exercice, puis comparez votre copie avec cette correction.

    Corrigé du sujet

    Exercice 1 :

    1. Calculons deux vecteurs issus de A : \(\vec{AB}\begin{pmatrix} 1 \\ -3 \\ -1 \end{pmatrix}\) et \(\vec{AC}\begin{pmatrix} -2 \\ -2 \\ 0 \end{pmatrix}\).

    Si ces vecteurs étaient colinéaires, il existerait un réel \(\lambda\) tel que \(\vec{AC}=\lambda\vec{AB}\). La troisième coordonnée donnerait \(0=-\lambda\), donc \(\lambda=0\), ce qui contredit la première : \(-2 \neq 0\). Les vecteurs ne sont donc pas colinéaires, les points A, B et C ne sont pas alignés : ils définissent bien un plan.

    2. a. Le repère étant orthonormé, on calcule les produits scalaires avec la formule des coordonnées :

    \[\vec{n}\cdot\vec{AB}=1\times 1+(-1)\times (-3)+4\times (-1)=1+3-4=0\]

    \[\vec{n}\cdot\vec{AC}=1\times (-2)+(-1)\times (-2)+4\times 0=-2+2+0=0\]

    Le vecteur \(\vec{n}\) (non nul) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : c’est un vecteur normal au plan (ABC).

    b. Un plan de vecteur normal \(\vec{n}\begin{pmatrix} 1 \\ -1 \\ 4 \end{pmatrix}\) a une équation de la forme \(x-y+4z+d=0\). Le point A appartient au plan, donc \(2-1+4\times 1+d=0\), soit \(d=-5\).

    Une équation cartésienne du plan (ABC) est donc \(x-y+4z-5=0\).

    3. La droite \(\Delta\) est orthogonale au plan (ABC) : elle est donc dirigée par le vecteur normal \(\vec{n}\begin{pmatrix} 1 \\ -1 \\ 4 \end{pmatrix}\). Elle passe par D\((0 ; 0 ; 2)\), d’où la représentation paramétrique \(x=0+1\times t\), \(y=0+(-1)\times t\), \(z=2+4t\), avec \(t \in \mathbb{R}\).

    On retrouve bien \(x=t\), \(y=-t\), \(z=2+4t\). On peut aussi contrôler : pour \(t=0\) on obtient D, et le vecteur des coefficients de \(t\) est \(\vec{n}\).

    4. Le projeté orthogonal H de D sur (ABC) est le point d’intersection de la droite \(\Delta\) (qui passe par D et est orthogonale au plan) avec le plan (ABC). On remplace \(x\), \(y\), \(z\) par la représentation paramétrique dans l’équation du plan :

    \[t-(-t)+4(2+4t)-5=0 \iff 18t+3=0 \iff t=-\dfrac{1}{6}.\]

    Avec \(t=-\dfrac{1}{6}\) : \(x=-\dfrac{1}{6}\), \(y=\dfrac{1}{6}\) et \(z=2-\dfrac{4}{6}=\dfrac{4}{3}\). Le projeté orthogonal de D sur (ABC) est donc bien H\((-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; \dfrac{4}{3})\).

    5. a. On a \(\vec{BA}\begin{pmatrix} -1 \\ 3 \\ 1 \end{pmatrix}\) et \(\vec{BC}\begin{pmatrix} -3 \\ 1 \\ 1 \end{pmatrix}\), donc dans le repère orthonormé :

    \[\text{BA}=\sqrt{(-1)^2+3^2+1^2}=\sqrt{11} \quad \text{et} \quad \text{BC}=\sqrt{(-3)^2+1^2+1^2}=\sqrt{11}.\]

    Comme BA = BC, le triangle ABC est isocèle en B.

    b. Dans un triangle isocèle en B, la médiane issue de B est aussi la hauteur relative à la base [AC]. Soit I le milieu de [AC] : I\((\dfrac{2+0}{2} ; \dfrac{1+(-1)}{2} ; \dfrac{1+1}{2})\), c’est-à-dire I\((1 ; 0 ; 1)\).

    On calcule \(\vec{BI}\begin{pmatrix} -2 \\ 2 \\ 1 \end{pmatrix}\), d’où \(\text{BI}=\sqrt{4+4+1}=3\), et \(\text{AC}=\sqrt{(-2)^2+(-2)^2+0^2}=\sqrt{8}=2\sqrt{2}\).

    \[\mathcal{A}_{\text{ABC}}=\dfrac{\text{AC}\times \text{BI}}{2}=\dfrac{2\sqrt{2}\times 3}{2}=3\sqrt{2}.\]

    L’aire du triangle ABC vaut bien \(3\sqrt{2}\) unités d’aire.

    6. a. On prend ABC comme base du tétraèdre. La hauteur associée est la distance de D au plan (ABC), c’est-à-dire la longueur DH puisque H est le projeté orthogonal de D sur ce plan.

    \[\vec{DH}\begin{pmatrix} -\frac{1}{6} \\ \frac{1}{6} \\ -\frac{2}{3} \end{pmatrix} \quad \text{donc} \quad \text{DH}=\sqrt{\dfrac{1}{36}+\dfrac{1}{36}+\dfrac{16}{36}}=\sqrt{\dfrac{18}{36}}=\sqrt{\dfrac{1}{2}}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}.\]

    \[V_{\text{ABCD}}=\dfrac{1}{3}\times 3\sqrt{2}\times \dfrac{\sqrt{2}}{2}=\dfrac{1}{3}\times \dfrac{3\times 2}{2}=1.\]

    Le volume du tétraèdre ABCD est bien égal à 1 unité de volume.

    b. On calcule maintenant ce même volume en prenant BCD comme base : la hauteur associée est la distance de A au plan (BCD), égale à \(\sqrt{2}\). Ainsi :

    \[1=\dfrac{1}{3}\times \mathcal{A}_{\text{BCD}}\times \sqrt{2} \iff \mathcal{A}_{\text{BCD}}=\dfrac{3}{\sqrt{2}}=\dfrac{3\sqrt{2}}{2}.\]

    L’aire du triangle BCD est \(\dfrac{3\sqrt{2}}{2}\) unités d’aire (environ 2,12).

    7. a. Les points A, B, C définissent le plan (ABC) ; les quatre points sont coplanaires si et seulement si \(\text{D}_k\) appartient à ce plan, c’est-à-dire si ses coordonnées vérifient l’équation du plan :

    \[0-0+4k-5=0 \iff k=\dfrac{5}{4}.\]

    Pour \(k=\dfrac{5}{4}\), les points sont coplanaires. Le point \(\text{D}_k\) est alors lui-même dans le plan (ABC), donc son projeté orthogonal sur (ABC) est le point \(\text{D}_k\) lui-même, de coordonnées \((0 ; 0 ; \dfrac{5}{4})\).

    b. A est déjà dans le plan (ABC). Pour que A soit le projeté orthogonal de \(\text{D}_k\), il faut que \(\vec{A\text{D}_k}\) soit nul ou colinéaire au vecteur normal \(\vec{n}\). Or \(\vec{A\text{D}_k}\begin{pmatrix} -2 \\ -1 \\ k-1 \end{pmatrix}\) n’est jamais nul (abscisse \(-2\)). S’il existait \(\lambda\) tel que \(\vec{A\text{D}_k}=\lambda\vec{n}\), les abscisses donneraient \(\lambda=-2\) et les ordonnées \(-1=-\lambda\), soit \(\lambda=1\) : c’est contradictoire.

    Il n’existe donc aucune valeur de \(k\) pour laquelle A est le projeté orthogonal de \(\text{D}_k\) sur (ABC). Autrement dit, la droite passant par A et orthogonale au plan ne rencontre jamais l’axe des cotes.

    Exercice 2 :

    Partie A : modèle discret

    1. On applique la relation de récurrence :

    \[V_1=0{,}995\times 0+6=6 \quad \text{et} \quad V_2=0{,}995\times 6+6=5{,}97+6=11{,}97.\]

    Donc \(V_1=6\) L et \(V_2=11{,}97\) L.

    2. La variable v doit partir de \(V_0=0\) ; à chaque passage dans la boucle (qui tourne \(n\) fois), on passe du terme d’indice \(k\) au terme suivant en appliquant la relation de récurrence. Le programme complété est :

    def volume(n):
        v = 0
        for k in range(n):
            v = 0.995 * v + 6
        return v

    3. Pour tout entier naturel \(n\), notons \(\mathcal{P}(n)\) la propriété : « \(V_n \leq\, V_{n+1} \leq\, 1200\) ».

    Initialisation. \(V_0=0\) et \(V_1=6\), et on a bien \(0 \leq\, 6 \leq\, 1200\) : \(\mathcal{P}(0)\) est vraie.

    Hérédité. Supposons \(\mathcal{P}(n)\) vraie pour un entier naturel \(n\) donné : \(V_n \leq\, V_{n+1} \leq\, 1200\). On multiplie par \(0{,}995\), nombre positif, ce qui conserve l’ordre : \(0{,}995V_n \leq\, 0{,}995V_{n+1} \leq\, 0{,}995\times 1200\). On ajoute 6 : \(0{,}995V_n+6 \leq\, 0{,}995V_{n+1}+6 \leq\, 1194+6\), c’est-à-dire \(V_{n+1} \leq\, V_{n+2} \leq\, 1200\). La propriété \(\mathcal{P}(n+1)\) est donc vraie.

    Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire ; par le principe de récurrence, pour tout entier naturel \(n\), \(V_n \leq\, V_{n+1} \leq\, 1200\).

    4. D’après la question précédente, la suite \((V_n)\) est croissante et majorée par 1200. D’après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \(\ell\).

    La fonction \(g : x \mapsto 0{,}995x+6\) est affine donc continue sur \(\mathbb{R}\) ; en passant à la limite dans \(V_{n+1}=g(V_n)\), la limite \(\ell\) vérifie \(\ell=0{,}995\ell+6\), soit \(0{,}005\ell=6\), donc \(\ell=\dfrac{6}{0{,}005}=1200\).

    La suite \((V_n)\) converge vers 1200 : sur le long terme, le volume de polluant se rapproche de 1 200 litres.

    Partie B : modèle continu

    1. a. L’équation \((E)\) est de la forme \(y^{\prime}=ay+b\) avec \(a=-0{,}005\) et \(b=6\). Ses solutions sont les fonctions \(t \mapsto C\text{e}^{at}-\dfrac{b}{a}\), où \(C\) est un réel quelconque. Ici \(-\dfrac{b}{a}=-\dfrac{6}{-0{,}005}=1200\).

    Les solutions de \((E)\) sont donc les fonctions \(t \mapsto C\text{e}^{-0{,}005t}+1200\), avec \(C \in \mathbb{R}\).

    b. La fonction \(v\) est l’une de ces solutions : \(v(t)=C\text{e}^{-0{,}005t}+1200\). La condition \(v(0)=0\) donne \(C\times 1+1200=0\), donc \(C=-1200\). Ainsi \(v(t)=-1200\text{e}^{-0{,}005t}+1200\), c’est-à-dire \(v(t)=1200(1-\text{e}^{-0{,}005t})\).

    c. Comme \(\lim\limits_{t \to +\infty} -0{,}005t=-\infty\) et \(\lim\limits_{X \to -\infty}\text{e}^{X}=0\), par composition \(\lim\limits_{t \to +\infty}\text{e}^{-0{,}005t}=0\). Donc \(\lim\limits_{t \to +\infty} v(t)=1200\).

    d. On dérive : \(v^{\prime}(t)=1200\times (-(-0{,}005)\text{e}^{-0{,}005t})=6\text{e}^{-0{,}005t}\). Une exponentielle est strictement positive, donc \(v^{\prime}(t) \gt 0\) sur \([0 ; +\infty[\) : la fonction \(v\) est strictement croissante sur \([0 ; +\infty[\).

    2. Le seuil de nettoyage correspond à 5 % de 30 000 litres, soit \(0{,}05\times 30\,000=1\,500\) litres.

    La fonction \(v\) est croissante de limite 1200 : pour tout \(t \geq\, 0\), \(v(t) \lt 1200\) (on le voit aussi directement car \(\text{e}^{-0{,}005t} \gt 0\)). Le volume de polluant reste donc toujours inférieur à 1 200 L, donc à 1 500 L : selon ce modèle, le propriétaire n’aura pas à procéder au nettoyage complet.

    3. On résout \(v(t) \gt 50\) sur \([0 ; +\infty[\) :

    \[1200(1-\text{e}^{-0{,}005t}) \gt 50 \iff 1-\text{e}^{-0{,}005t} \gt \dfrac{1}{24} \iff \text{e}^{-0{,}005t} \lt \dfrac{23}{24}.\]

    La fonction \(\ln\) étant strictement croissante sur \(]0 ; +\infty[\) :

    \[-0{,}005t \lt \ln(\dfrac{23}{24}) \iff t \gt -200\ln(\dfrac{23}{24}) \iff t \gt 200\ln(\dfrac{24}{23}).\]

    (On a divisé par \(-0{,}005\), négatif, ce qui change le sens de l’inégalité.)

    L’instant cherché vaut exactement \(t_0=200\ln(\dfrac{24}{23})\) heures. On obtient \(t_0 \approx 8{,}512\) h ; or \(0{,}512\times 60 \approx 30{,}7\) min. Le volume dépasse 50 litres au bout d’environ 8 h 31 min.

    Exercice 3 :

    Affirmation 1 : vraie.

    L’énoncé donne \(P(O)=0{,}52\), \(P_O(F)=0{,}32\) et \(P(F)=0{,}2\). On cherche \(P_F(O)\).

    \[P(O \cap F)=P(O)\times P_O(F)=0{,}52\times 0{,}32=0{,}1664\]

    \[P_F(O)=\dfrac{P(O \cap F)}{P(F)}=\dfrac{0{,}1664}{0{,}2}=0{,}832.\]

    La probabilité qu’une femme choisie joue de la Pop est bien 0,832.

    Affirmation 2 : fausse.

    On répète 5 000 fois, de façon indépendante (tirage assimilé à un tirage avec remise), une épreuve de Bernoulli dont le succès « la personne est un musicien professionnel » a pour probabilité 0,062. Le nombre de succès \(X\) suit donc la loi binomiale \(\mathcal{B}(5000 ; 0{,}062)\).

    Son espérance vaut \(\text{E}(X)=5000\times 0{,}062=310\). La valeur 340 est au-dessus de la moyenne, on s’attend donc à une probabilité plutôt grande. La calculatrice (fonction de répartition binomiale) donne \(P(X \leq\, 340) \approx 0{,}96\), soit 1,0 au dixième, et non 0,4.

    Affirmation 3 : vraie.

    On a \(\text{E}(X)=310\) et \(V(X)=5000\times 0{,}062\times 0{,}938=290{,}78\).

    L’évènement « \(230 \lt X \lt 390\) » s’écrit \(-80 \lt X-310 \lt 80\), c’est-à-dire \(|X-310| \lt 80\) : c’est l’évènement contraire de \(|X-310| \geq\, 80\).

    L’inégalité de Bienaymé-Tchebychev avec \(\delta=80\) donne :

    \[P(|X-310| \geq\, 80) \leq\, \dfrac{V(X)}{80^2}=\dfrac{290{,}78}{6400} \approx 0{,}0454.\]

    Donc \(P(230 \lt X \lt 390) \geq\, 1-0{,}0454 \approx 0{,}9546\), qui dépasse 0,95. On peut bien affirmer qu’il y a plus de 95 % de chance que le nombre de musiciens professionnels soit strictement compris entre 230 et 390.

    Affirmation 4 : vraie.

    Dans une équipe, l’ordre des joueurs ne compte pas : choisir une équipe revient à choisir une partie à 2 éléments parmi les 4 musiciens professionnels, puis une partie à 3 éléments parmi les 6 autres personnes.

    Il y a \(\dbinom{4}{2}=6\) façons de choisir les deux musiciens et \(\dbinom{6}{3}=20\) façons de choisir les trois autres joueurs. Par le principe multiplicatif, on obtient \(6\times 20=120\) équipes différentes.

    Remarque : chaque équipe détermine son adversaire (les 5 personnes restantes, qui comptent aussi 2 musiciens et 3 non-musiciens), donc il n’y a que 60 matchs possibles, mais la question porte bien sur le nombre d’équipes.

    Exercice 4 :

    Partie A

    1. a. \(f^{\prime}(1)\) est le coefficient directeur de la tangente à \(\mathcal{C}_f\) au point d’abscisse 1, c’est-à-dire en C. Cette tangente est parallèle à l’axe des abscisses, son coefficient directeur est nul : \(f^{\prime}(1)=0\).

    b. Sur \([0 ; 3]\), la courbe ne coupe l’axe des abscisses qu’au point A d’abscisse \(\dfrac{1}{2}\). La solution de \(f(x)=0\) sur cet intervalle est donc \(x=\dfrac{1}{2}\).

    2. \(f^{\prime}(\dfrac{1}{2})\) est le coefficient directeur de la tangente \(T_{\text{A}}\), qui passe par A\((\dfrac{1}{2} ; 0)\) et B\((1 ; \text{e}^2)\) :

    \[f^{\prime}(\dfrac{1}{2})=\dfrac{y_{\text{B}}-y_{\text{A}}}{x_{\text{B}}-x_{\text{A}}}=\dfrac{\text{e}^2-0}{1-\dfrac{1}{2}}=2\text{e}^2.\]

    Donc \(f^{\prime}(\dfrac{1}{2})=2\text{e}^2\) (environ 14,8).

    3. Si \(F\) est une primitive de \(f\), alors \(F^{\prime}=f\), donc les variations de \(F\) sont données par le signe de \(f\). D’après le graphique, \(f(x) \lt 0\) sur \([0 ; \dfrac{1}{2}[\) et \(f(x) \gt 0\) sur \(]\dfrac{1}{2} ; +\infty[\). Une primitive de \(f\) est donc décroissante sur \([0 ; \dfrac{1}{2}]\), croissante sur \([\dfrac{1}{2} ; +\infty[\), et admet un minimum en \(x=\dfrac{1}{2}\).

    • \(\mathcal{C}_1\) et \(\mathcal{C}_2\) sont décroissantes puis croissantes, avec leur minimum en \(x=0{,}5\) : elles conviennent (on constate d’ailleurs qu’elles se déduisent l’une de l’autre par une translation verticale, comme deux primitives d’une même fonction qui diffèrent d’une constante).
    • \(\mathcal{C}_3\) est encore décroissante entre 0,5 et environ 0,9, alors que \(f\) y est strictement positive : elle ne peut pas représenter une primitive de \(f\).

    Les courbes \(\mathcal{C}_1\) et \(\mathcal{C}_2\) représentent des primitives de \(f\).

    Partie B

    1. a. Pour tout \(x \geq\, 0\), avec la propriété \(\text{e}^a\times \text{e}^{-b}=\text{e}^{a-b}\) :

    \[\text{e}^2\times \dfrac{2x-1}{\text{e}^{2x-1}}=(2x-1)\,\text{e}^{2-(2x-1)}=(2x-1)\,\text{e}^{-2x+3}=f(x).\]

    L’égalité \(f(x)=\text{e}^2\times \dfrac{2x-1}{\text{e}^{2x-1}}\) est vérifiée.

    b. Posons \(X=2x-1\). Quand \(x\) tend vers \(+\infty\), \(X\) tend vers \(+\infty\). Par croissances comparées, \(\lim\limits_{X \to +\infty}\dfrac{X}{\text{e}^X}=0\). Par composition, \(\lim\limits_{x \to +\infty}\dfrac{2x-1}{\text{e}^{2x-1}}=0\), puis en multipliant par la constante \(\text{e}^2\) :

    \[\lim\limits_{x \to +\infty} f(x)=0.\]

    La limite de \(f\) en \(+\infty\) est 0 : l’axe des abscisses est asymptote horizontale à \(\mathcal{C}_f\) en \(+\infty\).

    2. a. On écrit \(f=uv\) avec \(u(x)=2x-1\), \(u^{\prime}(x)=2\), \(v(x)=\text{e}^{-2x+3}\), \(v^{\prime}(x)=-2\text{e}^{-2x+3}\). Alors :

    \[f^{\prime}(x)=2\text{e}^{-2x+3}+(2x-1)\times (-2\text{e}^{-2x+3})=(2-4x+2)\,\text{e}^{-2x+3}=(-4x+4)\,\text{e}^{-2x+3}.\]

    On obtient bien \(f^{\prime}(x)=(-4x+4)\text{e}^{-2x+3}\).

    b. Comme \(\text{e}^{-2x+3} \gt 0\), \(f^{\prime}(x)\) a le signe de \(-4x+4\), qui est positif pour \(x \lt 1\), nul en 1 et négatif pour \(x \gt 1\). On calcule \(f(0)=(0-1)\text{e}^{3}=-\text{e}^3\) et \(f(1)=(2-1)\text{e}^{1}=\text{e}\), et on a vu que \(f\) tend vers 0 en \(+\infty\).

    \(x\) 0 1 \(+\infty\)
    signe de \(f^{\prime}(x)\) \(+\) 0 \(-\)
    variations de \(f\) \(-\text{e}^3\) \(\nearrow\) \(\text{e}\) \(\searrow\) 0

    \(f\) est strictement croissante sur \([0 ; 1]\) et strictement décroissante sur \([1 ; +\infty[\), avec un maximum égal à \(\text{e}\) en \(x=1\).

    3. Le repère est orthonormé d’unité 1 cm. À l’abscisse \(\alpha\), le contour du logo passe par le point \((\alpha ; f(\alpha))\) de \(\mathcal{C}_f\) et par son symétrique \((\alpha ; -f(\alpha))\) par rapport à l’axe des abscisses. Comme \(f(\alpha) \gt 0\) (car \(\alpha \gt 1\)), le segment vertical qui les joint mesure \(f(\alpha)-(-f(\alpha))=2f(\alpha)\) cm. La contrainte du client s’écrit donc \(2f(\alpha)=0{,}3\), c’est-à-dire \(f(\alpha)=0{,}15\).

    Sur \([1 ; +\infty[\), la fonction \(f\) est continue (elle est dérivable) et strictement décroissante ; elle part de \(f(1)=\text{e} \approx 2{,}72\) et tend vers 0 en \(+\infty\). Le nombre 0,15 est compris strictement entre 0 et \(\text{e}\). D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas d’une fonction strictement monotone), l’équation \(f(x)=0{,}15\) admet une unique solution \(\alpha\) dans \([1 ; +\infty[\).

    Par balayage à la calculatrice : \(f(3{,}25) \approx 0{,}166 \gt 0{,}15\) et \(f(3{,}35) \approx 0{,}141 \lt 0{,}15\), donc \(3{,}25 \lt \alpha \lt 3{,}35\), d’où \(\alpha \approx 3{,}3\) au dixième (plus précisément \(\alpha \approx 3{,}31\)).

    Partie C

    1. On intègre par parties en posant \(u(x)=2x-1\) et \(v^{\prime}(x)=\text{e}^{-2x+3}\). Alors \(u^{\prime}(x)=2\) et on peut prendre \(v(x)=-\dfrac{1}{2}\text{e}^{-2x+3}\). Les fonctions \(u\) et \(v\) sont dérivables à dérivées continues sur \([0{,}5 ; 3{,}3]\), donc :

    \[I=[-\dfrac{1}{2}(2x-1)\text{e}^{-2x+3}]_{0{,}5}^{3{,}3}-\int_{0{,}5}^{3{,}3} 2\times (-\dfrac{1}{2}\text{e}^{-2x+3})\mathrm{d}x=[-\dfrac{1}{2}(2x-1)\text{e}^{-2x+3}]_{0{,}5}^{3{,}3}+\int_{0{,}5}^{3{,}3}\text{e}^{-2x+3}\,\mathrm{d}x.\]

    Une primitive de \(x \mapsto \text{e}^{-2x+3}\) est \(x \mapsto -\dfrac{1}{2}\text{e}^{-2x+3}\). En regroupant :

    \[I=[-\dfrac{1}{2}(2x-1)\text{e}^{-2x+3}-\dfrac{1}{2}\text{e}^{-2x+3}]_{0{,}5}^{3{,}3}=[-x\,\text{e}^{-2x+3}]_{0{,}5}^{3{,}3}.\]

    \[I=-3{,}3\,\text{e}^{-3{,}6}+0{,}5\,\text{e}^{2}\approx-0{,}090+3{,}695 \approx 3{,}604.\]

    Arrondie au dixième, \(I \approx 3{,}6\).

    2. Sur \([0{,}5 ; 3{,}3]\), \(f\) est continue et positive, donc \(I\) est l’aire (en cm², l’unité étant 1 cm) du domaine compris entre \(\mathcal{C}_f\), l’axe des abscisses et les droites d’équations \(x=0{,}5\) et \(x=3{,}3\). Par symétrie par rapport à l’axe des abscisses, la partie située sous l’axe a la même aire. En prenant \(\alpha \approx 3{,}3\), l’aire du logo vaut donc environ \(2I\).

    \[V \approx 2I\times 0{,}2 \approx 2\times 3{,}604\times 0{,}2 \approx 1{,}44.\]

    Le volume du porte-clé est d’environ 1,4 cm³.

    Retour à l’énoncé : Bac de maths 2026 en France (jour 2) : sujet et corrigé.

    Voter... post

    Télécharger et imprimer ce document en PDF gratuitement :

    Vous avez la possibilité de télécharger puis d'imprimer gratuitement ce document «corrigé du bac de maths 2026 en France (jour 2)» au format PDF.


    Pour réviser en terminale

    Les ressources du même chapitre, à faire juste après cette page.

    Application Mathovore

    Application Mathovore gratuite

    Tous les cours, exercices et QCM de maths dans votre poche.

    Installer

    Inscription gratuite à Mathovore.  Mathovore c'est 14 122 542 cours et exercices de maths téléchargés en PDF.

    Télécharger les manuels scolaires de maths Mathovore en PDF, du CP à la Terminale