Mathovore, tout pour reussir en maths : cours et exercices corriges
Aller au contenu
Vous êtes ici : Accueil » Corrigés du bac de maths » Corrigé du bac de maths 2024 en France (septembre, jour 1)

Corrigé du bac de maths 2024 en France (septembre, jour 1)

    Bac de maths 2024 en France (septembre, jour 1) : sujet et corrigé
    Voici le corrigé détaillé du bac de maths 2024 en France (septembre, jour 1), rédigé question par question : chaque résultat est justifié, les calculs sont posés et les figures utiles sont reprises. L’énoncé complet se trouve sur la page Bac de maths 2024 en France (septembre, jour 1) : sujet et corrigé : cherchez d’abord chaque exercice, puis comparez votre copie avec cette correction.

    Corrigé du sujet

    Exercice 1 :

    1. a. Dans le repère \((\text{A}\,;\,\vec{\text{AB}},\,\vec{\text{AD}},\,\vec{\text{AE}})\), on lit directement sur le cube :

    D(0 ; 1 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), G(1 ; 1 ; 1), et I étant le milieu de [BD], ses coordonnées sont les moyennes de celles de B et D : \(\text{I}(\dfrac{1}{2}\,;\,\dfrac{1}{2}\,;\,0)\).

    b. On calcule d’abord \(\vec{\text{IG}}(1 – \dfrac{1}{2}\,;\,1 – \dfrac{1}{2}\,;\,1 – 0)\), c’est-à-dire \(\vec{\text{IG}}(\dfrac{1}{2}\,;\,\dfrac{1}{2}\,;\,1)\). Donc \(\dfrac{3}{4}\vec{\text{IG}}\) a pour coordonnées \((\dfrac{3}{8}\,;\,\dfrac{3}{8}\,;\,\dfrac{3}{4})\).

    La relation \(\vec{\text{IL}} = \dfrac{3}{4}\vec{\text{IG}}\) donne \(x_{\text{L}} = \dfrac{1}{2} + \dfrac{3}{8} = \dfrac{7}{8}\), \(y_{\text{L}} = \dfrac{1}{2} + \dfrac{3}{8} = \dfrac{7}{8}\) et \(z_{\text{L}} = 0 + \dfrac{3}{4} = \dfrac{3}{4}\).

    Le point L a bien pour coordonnées \((\dfrac{7}{8}\,;\,\dfrac{7}{8}\,;\,\dfrac{3}{4})\).

    2. Les points B, D et G ne sont pas alignés (ce sont trois sommets distincts d’un triangle du cube), ils définissent donc un plan. Il suffit de vérifier que leurs coordonnées satisfont l’équation \(x + y – z – 1 = 0\) :

    • pour B : \(1 + 0 – 0 – 1 = 0\) ;
    • pour D : \(0 + 1 – 0 – 1 = 0\) ;
    • pour G : \(1 + 1 – 1 – 1 = 0\).

    Les trois points appartiennent au plan d’équation \(x + y – z – 1 = 0\), qui est donc le plan (BDG) : \(x + y – z – 1 = 0\) est une équation cartésienne de (BDG).

    3. a. D’après l’équation obtenue, le vecteur \(\vec{n}(1\,;\,1\,;\,-1)\) est normal au plan (BDG). La droite \(\Delta\) étant perpendiculaire à ce plan, \(\vec{n}\) est un vecteur directeur de \(\Delta\). Comme \(\Delta\) passe par \(\text{L}(\dfrac{7}{8}\,;\,\dfrac{7}{8}\,;\,\dfrac{3}{4})\), un point \(M(x\,;\,y\,;\,z)\) appartient à \(\Delta\) si et seulement s’il existe un réel \(t\) tel que \(\vec{\text{L}M} = t\,\vec{n}\), ce qui s’écrit :

    \[\{\begin{array}{l} x = \dfrac{7}{8} + t \\ y = \dfrac{7}{8} + t \\ z = \dfrac{3}{4} – t \end{array}. \quad t \in \mathbb{R}.\]

    C’est bien la représentation paramétrique annoncée.

    b. On cherche s’il existe \(t\) tel que le point de paramètre \(t\) soit K. La première équation \(0 = \dfrac{7}{8} + t\) impose \(t = -\dfrac{7}{8}\) ; la deuxième donne la même valeur ; la troisième donne alors \(z = \dfrac{3}{4} + \dfrac{7}{8} = \dfrac{6}{8} + \dfrac{7}{8} = \dfrac{13}{8}\). Donc \(\text{K} \in \Delta\).

    Par ailleurs la droite (AE) est l’axe des cotes : elle contient tous les points de coordonnées \((0\,;\,0\,;\,z)\), donc K appartient à (AE).

    Les droites \(\Delta\) et (AE) ne sont pas confondues (L n’est pas sur (AE) puisque \(x_{\text{L}} \neq 0\)) et ont le point K en commun : elles sont sécantes en \(\text{K}(0\,;\,0\,;\,\dfrac{13}{8})\).

    c. Le point L vérifie \(\vec{\text{IL}} = \dfrac{3}{4}\vec{\text{IG}}\), il est donc sur le segment [IG], lui-même contenu dans le plan (BDG) car I est le milieu de [BD]. On peut aussi vérifier : \(\dfrac{7}{8} + \dfrac{7}{8} – \dfrac{3}{4} – 1 = \dfrac{14}{8} – \dfrac{6}{8} – \dfrac{8}{8} = 0\).

    Ainsi L est à la fois dans le plan (BDG) et sur la droite \(\Delta\), qui passe par K et est perpendiculaire à ce plan. L est le projeté orthogonal de K sur le plan (BDG).

    4. a. On a \(\vec{\text{KL}}(\dfrac{7}{8}\,;\,\dfrac{7}{8}\,;\,\dfrac{3}{4} – \dfrac{13}{8}) = (\dfrac{7}{8}\,;\,\dfrac{7}{8}\,;\,-\dfrac{7}{8})\) (on retrouve \(-\dfrac{7}{8}\,\vec{n}\), cohérent avec le paramètre \(t = -\dfrac{7}{8}\)). Dans un repère orthonormé :

    \[\text{KL}^2 = (\dfrac{7}{8})^2 + (\dfrac{7}{8})^2 + (-\dfrac{7}{8})^2 = 3 \times \dfrac{49}{64} = \dfrac{147}{64}.\]

    Donc \(\text{KL} = \dfrac{\sqrt{147}}{8} = \dfrac{7\sqrt{3}}{8}\).

    b. Les côtés du triangle DBG sont des diagonales de faces carrées de côté 1, donc chacun mesure \(\sqrt{1^2 + 1^2} = \sqrt{2}\).

    Dans le triangle équilatéral DBG, la médiane [GI] est aussi hauteur. Dans le triangle GIB rectangle en I, avec \(\text{IB} = \dfrac{\sqrt{2}}{2}\), le théorème de Pythagore donne \(\text{GI}^2 = \text{GB}^2 – \text{IB}^2 = 2 – \dfrac{2}{4} = \dfrac{3}{2}\), soit \(\text{GI} = \sqrt{\dfrac{3}{2}} = \dfrac{\sqrt{6}}{2}\).

    L’aire du triangle vaut alors \(\dfrac{\text{BD} \times \text{GI}}{2} = \dfrac{\sqrt{2} \times \dfrac{\sqrt{6}}{2}}{2} = \dfrac{\sqrt{12}}{4} = \dfrac{2\sqrt{3}}{4}\), c’est-à-dire \(\mathcal{A}_{\text{DBG}} = \dfrac{\sqrt{3}}{2}\).

    c. On prend pour base du tétraèdre KDBG le triangle DBG. La hauteur relative à cette base est la distance de K au plan (BDG), c’est-à-dire KL puisque L est le projeté orthogonal de K sur ce plan. Donc :

    \[\mathcal{V}_{\text{KDBG}} = \dfrac{1}{3} \times \dfrac{\sqrt{3}}{2} \times \dfrac{7\sqrt{3}}{8} = \dfrac{7 \times 3}{48} = \dfrac{7}{16}.\]

    Le volume du tétraèdre KDBG est \(\dfrac{7}{16}\) unité de volume.

    5. a. La pyramide ABCD\(K_a\) a pour base le carré ABCD, d’aire \(1 \times 1 = 1\). Le sommet \(K_a(0\,;\,0\,;\,a)\) est sur la droite (AE), perpendiculaire au plan (ABC) en A, et \(a \gt 0\) : la hauteur est donc \(\text{A}K_a = a\). Ainsi \(\mathcal{V}_a = \dfrac{1}{3} \times 1 \times a = \dfrac{a}{3}\).

    b. Un point de \(\Delta_a\) a pour coordonnées \((t^{\prime}\,;\,t^{\prime}\,;\,-t^{\prime} + a)\). Il appartient au plan (BDG) si et seulement si :

    \[t^{\prime} + t^{\prime} – (-t^{\prime} + a) – 1 = 0 \iff 3t^{\prime} – a – 1 = 0 \iff t^{\prime} = \dfrac{a+1}{3}.\]

    On remplace : \(x = y = \dfrac{a+1}{3}\) et \(z = a – \dfrac{a+1}{3} = \dfrac{3a – a – 1}{3} = \dfrac{2a-1}{3}\). Donc \(L_a(\dfrac{a+1}{3}\,;\,\dfrac{a+1}{3}\,;\,\dfrac{2a-1}{3})\).

    c. La droite \(\Delta_a\) a pour vecteur directeur \((1\,;\,1\,;\,-1)\), c’est-à-dire \(\vec{n}\) : elle est perpendiculaire au plan (BDG). Pour \(t^{\prime} = 0\), on obtient le point \((0\,;\,0\,;\,a)\), donc \(\Delta_a\) passe par \(K_a\). Par conséquent \(L_a\) est le projeté orthogonal de \(K_a\) sur (BDG), et la hauteur du tétraèdre GDB\(K_a\) relative à la base DBG est \(K_aL_a\).

    On calcule \(\vec{K_aL_a}(\dfrac{a+1}{3}\,;\,\dfrac{a+1}{3}\,;\,\dfrac{2a-1}{3} – a) = (\dfrac{a+1}{3}\,;\,\dfrac{a+1}{3}\,;\,-\dfrac{a+1}{3})\), d’où :

    \[K_aL_a^2 = 3 \times \dfrac{(a+1)^2}{9} = \dfrac{(a+1)^2}{3}, \quad \text{donc} \quad K_aL_a = \dfrac{a+1}{\sqrt{3}} \ \text{ car } a + 1 \gt 0.\]

    Le volume du tétraèdre vaut donc \(\dfrac{1}{3} \times \dfrac{\sqrt{3}}{2} \times \dfrac{a+1}{\sqrt{3}} = \dfrac{a+1}{6}\). (Pour \(a = \dfrac{13}{8}\), on retrouve bien \(\dfrac{21}{48} = \dfrac{7}{16}\).)

    Les deux solides ont le même volume si et seulement si \(\dfrac{a+1}{6} = \dfrac{a}{3}\), soit \(a + 1 = 2a\), c’est-à-dire \(a = 1\), qui est bien strictement positif.

    Il existe une unique valeur : \(a = 1\) ; le point \(K_1\) est alors le sommet E du cube, et les deux volumes valent \(\dfrac{1}{3}\).

    Exercice 2 :

    Partie A

    1. a. Pour tout réel \(x\), \(\text{e}^{x} \gt 0\). Si \(-1 \leq\, x \leq\, 1\), alors \(x^2 \leq\, 1\), donc \(1 – x^2 \geq\, 0\). Le produit d’un nombre positif ou nul par un nombre strictement positif est positif ou nul : \(f(x) \geq\, 0\) sur \([-1\,;\,1]\).

    b. On pose \(u(x) = 1 – x^2\) et \(v^{\prime}(x) = \text{e}^{x}\), d’où \(u^{\prime}(x) = -2x\) et \(v(x) = \text{e}^{x}\). Les fonctions \(u\) et \(v\) sont dérivables à dérivées continues sur \([-1\,;\,1]\), donc par intégration par parties :

    \[\int_{-1}^{1} (1 – x^2)\text{e}^{x}\,\text{d}x = \Big[(1 – x^2)\text{e}^{x}\Big]_{-1}^{1} – \int_{-1}^{1} (-2x)\,\text{e}^{x}\,\text{d}x.\]

    Le crochet est nul, car \(1 – x^2\) s’annule en 1 et en \(-1\). Il reste :

    \[\int_{-1}^{1} f(x)\,\text{d}x = 2\int_{-1}^{1} x\,\text{e}^{x}\,\text{d}x.\]

    C’est l’égalité demandée.

    2. On calcule \(J = \displaystyle\int_{-1}^{1} x\,\text{e}^{x}\,\text{d}x\) par une seconde intégration par parties, avec \(u(x) = x\), \(v^{\prime}(x) = \text{e}^{x}\), \(u^{\prime}(x) = 1\), \(v(x) = \text{e}^{x}\) :

    \[J = \Big[x\,\text{e}^{x}\Big]_{-1}^{1} – \int_{-1}^{1} \text{e}^{x}\,\text{d}x = (\text{e} + \text{e}^{-1}) – (\text{e} – \text{e}^{-1}) = 2\,\text{e}^{-1}.\]

    Comme \(f\) est continue et positive sur \([-1\,;\,1]\), l’aire de la surface grisée, en unités d’aire, est l’intégrale de \(f\) ; l’unité étant 1 cm, une unité d’aire vaut 1 cm². Donc \(S = 2J = 4\,\text{e}^{-1}\) cm² (environ 1,47 cm²).

    Alors \(\mathcal{V} = 3 \times 4\,\text{e}^{-1} = 12\,\text{e}^{-1} \approx 4{,}41\). Le volume de chocolat d’un bonbon est d’environ 4,4 cm³.

    Partie B

    1. a. Quand \(q \to +\infty\), \(\ln(q) \to +\infty\), donc \(2 – 3\ln(q) \to -\infty\) ; par ailleurs \(8q^2 \to +\infty\). Par produit, \(8q^2[2 – 3\ln(q)] \to -\infty\), et en retranchant 3 : \(\displaystyle\lim_{q \to +\infty} B(q) = -\infty\).

    b. \(B\) est de la forme \(8\,u \times v – 3\) avec \(u(q) = q^2\) et \(v(q) = 2 – 3\ln(q)\), donc \(u^{\prime}(q) = 2q\) et \(v^{\prime}(q) = -\dfrac{3}{q}\). Ainsi :

    \[B^{\prime}(q) = 8[2q(2 – 3\ln(q)) + q^2 \times (-\dfrac{3}{q})] = 8[4q – 6q\ln(q) – 3q] = 8[q – 6q\ln(q)].\]

    En factorisant par \(q\) : \(B^{\prime}(q) = 8q(1 – 6\ln(q))\).

    c. Sur \([0{,}01\,;\,+\infty[\), \(8q \gt 0\), donc \(B^{\prime}(q)\) a le signe de \(1 – 6\ln(q)\). Or :

    \[1 – 6\ln(q) \gt 0 \iff \ln(q) \lt \dfrac{1}{6} \iff q \lt \text{e}^{1/6}\]

    par stricte croissance de la fonction exponentielle. Avec \(\text{e}^{1/6} \approx 1{,}18\) :

    • \(B^{\prime}(q) \gt 0\) sur \([0{,}01\,;\,\text{e}^{1/6}[\) : \(B\) est strictement croissante sur \([0{,}01\,;\,\text{e}^{1/6}]\) ;
    • \(B^{\prime}(q) \lt 0\) sur \(]\text{e}^{1/6}\,;\,+\infty[\) : \(B\) est strictement décroissante sur \([\text{e}^{1/6}\,;\,+\infty[\).

    Valeurs utiles : \(B(0{,}01) = 0{,}0008(2 + 6\ln(10)) – 3 \approx -2{,}99\) et, comme \(\ln(\text{e}^{1/6}) = \dfrac{1}{6}\), \(B(\text{e}^{1/6}) = 8\,\text{e}^{1/3}(2 – \dfrac{1}{2}) – 3 = 12\,\text{e}^{1/3} – 3 \approx 13{,}75\).

    \(q\) \(0{,}01\) \(\text{e}^{1/6} \approx 1{,}18\) \(+\infty\)
    signe de \(B^{\prime}(q)\) \(+\) 0 \(-\)
    variations de \(B\) \(\approx -2{,}99\) \(\nearrow\) \(12\,\text{e}^{1/3} – 3 \approx 13{,}75\) \(\searrow\) \(-\infty\)

    d. Le maximum de \(B\) est \(12\,\text{e}^{1/3} – 3 \approx 13{,}747\) dizaines d’euros, atteint pour \(q = \text{e}^{1/6}\), soit environ 118 bonbons. Le bénéfice maximal est d’environ 137 euros.

    2. a. Sur \([1{,}2\,;\,+\infty[\), on a \(1{,}2 \gt \text{e}^{1/6}\), donc \(B\) y est continue (car dérivable) et strictement décroissante. De plus \(B(1{,}2) = 11{,}52(2 – 3\ln(1{,}2)) – 3 \approx 13{,}74 \gt 10\) et \(\displaystyle\lim_{q \to +\infty} B(q) = -\infty\). La valeur 10 est comprise entre \(-\infty\) et \(B(1{,}2)\) : d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas strictement monotone), l’équation \(B(q) = 10\) admet une unique solution \(\beta\) sur \([1{,}2\,;\,+\infty[\).

    Encadrement par balayage à la calculatrice : \(B(1{,}558) \approx 10{,}007 \gt 10\) et \(B(1{,}559) \approx 9{,}986 \lt 10\), donc \(1{,}558 \lt \beta \lt 1{,}559\). À \(10^{-3}\) près, \(\beta \approx 1{,}558\).

    b. Grâce aux variations de \(B\) : sur \([0{,}01\,;\,\alpha[\), \(B(q) \lt 10\) ; sur \(]\alpha\,;\,\beta[\), \(B(q) \gt 10\) ; sur \(]\beta\,;\,+\infty[\), \(B(q) \lt 10\). Un bénéfice supérieur à 100 euros (10 dizaines d’euros) correspond donc à \(\alpha \lt q \lt \beta\), soit un nombre de bonbons strictement compris entre environ 75,7 et 155,8.

    Le nombre de bonbons est un entier :

    • 75 bonbons (\(q = 0{,}75\)) donnent \(B(0{,}75) \approx 9{,}88 \lt 10\), alors que 76 bonbons donnent \(B(0{,}76) \approx 10{,}05 \gt 10\) ;
    • 155 bonbons donnent \(B(1{,}55) \approx 10{,}17 \gt 10\), alors que 156 bonbons donnent \(B(1{,}56) \approx 9{,}97 \lt 10\).

    L’artisan doit vendre au minimum 76 bonbons et au maximum 155 bonbons pour que son bénéfice dépasse 100 euros.

    Exercice 3 :

    1. Affirmation 1 : vraie.

    Pour tout entier naturel \(n\) :

    \[w_{n+1} = t_{n+1} – 10 = -0{,}8\,t_n + 18 – 10 = -0{,}8\,t_n + 8 = -0{,}8(t_n – 10) = -0{,}8\,w_n.\]

    La suite \((w_n)\) est géométrique de raison \(-0{,}8\) (le nombre 10 est le point fixe : \(10 = -0{,}8 \times 10 + 18\)).

    2. Affirmation 2 : vraie.

    Pour \(n \geq\, 1\), on divise l’encadrement par \(n \gt 0\) sans changer le sens des inégalités :

    \[3 – \dfrac{4}{n} \leq\, u_n \leq\, 3 + \dfrac{4}{n}.\]

    Comme \(\dfrac{4}{n} \to 0\), les deux suites qui encadrent \(u_n\) tendent vers 3. D’après le théorème des gendarmes, \((u_n)\) converge, et sa limite est 3.

    3. Affirmation 3 : vraie.

    On démontre par récurrence la propriété \(P(n)\) : « \(v_n = \dfrac{n+1}{n}\) » pour \(n \geq\, 1\).

    Initialisation : \(v_1 = 2\) et \(\dfrac{1+1}{1} = 2\), donc \(P(1)\) est vraie.

    Hérédité : soit \(n \geq\, 1\) tel que \(v_n = \dfrac{n+1}{n}\). Alors \(\dfrac{1}{v_n} = \dfrac{n}{n+1}\) et :

    \[v_{n+1} = 2 – \dfrac{n}{n+1} = \dfrac{2n + 2 – n}{n+1} = \dfrac{n+2}{n+1} = \dfrac{(n+1)+1}{n+1},\]

    ce qui est \(P(n+1)\).

    Conclusion : \(P(1)\) est vraie et la propriété est héréditaire, donc \(v_n = \dfrac{n+1}{n}\) pour tout \(n \geq\, 1\).

    4. Affirmation 4 : fausse.

    Pour \(n \geq\, 1\), on factorise : \(u_n = n(\dfrac{\text{e}^{n}}{n} – 1)\). Par croissance comparée, \(\dfrac{\text{e}^{n}}{n} \to +\infty\), donc \(\dfrac{\text{e}^{n}}{n} – 1 \to +\infty\), et comme \(n \to +\infty\), le produit tend vers \(+\infty\). La suite \((u_n)\) diverge vers \(+\infty\) : elle ne converge pas.

    5. Affirmation 5 : vraie.

    Le script part de la valeur 2 et applique \(n\) fois la transformation \(x \mapsto 0{,}5(x + \dfrac{2}{x})\). La suite est donc définie par \(u_0 = 2\) et \(u_{n+1} = 0{,}5(u_n + \dfrac{2}{u_n})\) pour tout \(n\).

    Elle est décroissante et minorée par \(\sqrt{2}\) : d’après le théorème de convergence monotone, elle converge vers un réel \(\ell\), avec \(\sqrt{2} \leq\, \ell \leq\, 2\) (les inégalités larges passent à la limite).

    La fonction \(g : x \mapsto 0{,}5(x + \dfrac{2}{x})\) est continue sur \([\sqrt{2}\,;\,2]\), donc la limite vérifie \(\ell = g(\ell)\) :

    \[\ell = 0{,}5(\ell + \dfrac{2}{\ell}) \iff 2\ell = \ell + \dfrac{2}{\ell} \iff \ell = \dfrac{2}{\ell} \iff \ell^2 = 2.\]

    Comme \(\ell \geq\, \sqrt{2} \gt 0\), on obtient \(\ell = \sqrt{2}\). La suite converge bien vers \(\sqrt{2}\) (c’est la méthode de Héron pour approcher \(\sqrt{2}\)).

    Exercice 4 :

    Partie A

    1. Pour chaque cachet de la boîte, on a une épreuve de Bernoulli dont le « succès » est « le cachet est non conforme », de probabilité \(p = 0{,}02\). La boîte contient 100 cachets choisis au hasard, et les conformités sont indépendantes : on répète donc 100 fois, de façon identique et indépendante, cette épreuve. \(N\) compte le nombre de succès, donc \(N\) suit la loi binomiale \(\mathcal{B}(100\,;\,0{,}02)\).

    2. \(E(N) = np = 100 \times 0{,}02 = 2\). En moyenne, sur un grand nombre de boîtes, une boîte contient 2 cachets non conformes.

    3. a. \(P(N = 3) = \dbinom{100}{3} \times 0{,}02^3 \times 0{,}98^{97} \approx 0{,}182\). La probabilité cherchée vaut environ 0,182.

    b. Contenir au moins 95 cachets conformes sur 100, c’est contenir au plus 5 cachets non conformes. À la calculatrice (fonction de répartition de la loi binomiale), \(P(N \leq\, 5) \approx 0{,}985\). La probabilité cherchée vaut environ 0,985.

    4. Avec \(n\) cachets par boîte, le nombre de cachets non conformes suit la loi \(\mathcal{B}(n\,;\,0{,}02)\) et la probabilité que tous soient conformes vaut \(0{,}98^n\). On veut :

    \[0{,}98^n \gt 0{,}5 \iff n\ln(0{,}98) \gt \ln(0{,}5) \iff n \lt \dfrac{\ln(0{,}5)}{\ln(0{,}98)},\]

    en utilisant la croissance stricte de \(\ln\), puis la division par \(\ln(0{,}98) \lt 0\) qui change le sens de l’inégalité. Or \(\dfrac{\ln(0{,}5)}{\ln(0{,}98)} \approx 34{,}3\). Vérification : \(0{,}98^{34} \approx 0{,}503 \gt 0{,}5\) et \(0{,}98^{35} \approx 0{,}493 \lt 0{,}5\).

    Une boîte doit contenir au maximum 34 cachets.

    Partie B

    1. Par linéarité de l’espérance : \(E(S) = E(M_1) + E(M_2) + \ldots + E(M_{100}) = 100 \times 2 = 200\). \(E(S) = 200\) : en moyenne, 100 cachets pèsent 200 grammes.

    2. Les variables \(M_i\) sont indépendantes, donc la variance de leur somme est la somme de leurs variances, chacune égale à \(\sigma^2\) :

    \[V(S) = V(M_1) + \ldots + V(M_{100}) = 100\,\sigma^2.\]

    Donc \(s = \sqrt{V(S)} = \sqrt{100\,\sigma^2} = 10\,\sigma\) car \(\sigma \geq\, 0\). On a bien \(s = 10\sigma\).

    3. a. La condition s’écrit \(P(199 \lt S \lt 201) \geq\, 0{,}9\). Or :

    \[199 \lt S \lt 201 \iff -1 \lt S – 200 \lt 1 \iff |S – 200| \lt 1.\]

    Donc la condition équivaut à \(P(|S – 200| \lt 1) \geq\, 0{,}9\). L’événement contraire de \(|S – 200| \lt 1\) est \(|S – 200| \geq\, 1\), d’où \(P(|S – 200| \geq\, 1) = 1 – P(|S – 200| \lt 1)\), et la condition devient \(P(|S – 200| \geq\, 1) \leq\, 0{,}1\).

    b. L’inégalité de Bienaymé-Tchebychev appliquée à \(S\), d’espérance 200 et de variance \(100\sigma^2\), avec l’écart \(\delta = 1\), donne :

    \[P(|S – 200| \geq\, 1) \leq\, \dfrac{V(S)}{1^2} = 100\,\sigma^2.\]

    Pour garantir la condition avec cette inégalité, il suffit que \(100\,\sigma^2 \leq\, 0{,}1\), c’est-à-dire \(\sigma^2 \leq\, 0{,}001\), soit \(\sigma \leq\, \sqrt{0{,}001} \approx 0{,}0316\).

    La valeur maximale de \(\sigma\) est \(\sqrt{0{,}001} = \dfrac{\sqrt{10}}{100} \approx 0{,}032\) gramme.

    Retour à l’énoncé : Bac de maths 2024 en France (septembre, jour 1) : sujet et corrigé.

    Voter... post

    Télécharger et imprimer ce document en PDF gratuitement :

    Vous avez la possibilité de télécharger puis d'imprimer gratuitement ce document «corrigé du bac de maths 2024 en France (septembre, jour 1)» au format PDF.


    Pour réviser en terminale

    Les ressources du même chapitre, à faire juste après cette page.

    Application Mathovore

    Application Mathovore gratuite

    Tous les cours, exercices et QCM de maths dans votre poche.

    Installer

    Inscription gratuite à Mathovore.  Mathovore c'est 14 122 542 cours et exercices de maths téléchargés en PDF.

    Télécharger les manuels scolaires de maths Mathovore en PDF, du CP à la Terminale