Mathovore, tout pour reussir en maths : cours et exercices corriges
Aller au contenu
Vous êtes ici : Accueil » Corrigés du bac de maths » Corrigé du bac de maths 2023 en Amérique du Nord (jour 2)

Corrigé du bac de maths 2023 en Amérique du Nord (jour 2)

    Bac de maths 2023 en Amérique du Nord (jour 2) : sujet et corrigé
    Voici le corrigé détaillé du bac de maths 2023 en Amérique du Nord (jour 2), rédigé question par question : chaque résultat est justifié, les calculs sont posés et les figures utiles sont reprises. L’énoncé complet se trouve sur la page Bac de maths 2023 en Amérique du Nord (jour 2) : sujet et corrigé : cherchez d’abord chaque exercice, puis comparez votre copie avec cette correction.

    Corrigé du sujet

    Exercice 1 :

    Partie A

    1. Les variations de \(f\) se lisent sur le signe de \(f^{\prime}\), c’est-à-dire sur la position de la courbe par rapport à l’axe des abscisses. La courbe est au-dessus de l’axe jusqu’à environ \(x\approx 0{,}4\), en dessous entre \(0{,}4\) et environ \(2{,}6\), puis de nouveau au-dessus. Donc \(f\) est croissante sur \(]-\infty\,;\,0{,}4]\), décroissante sur \([0{,}4\,;\,2{,}6]\) et croissante sur \([2{,}6\,;\,+\infty[\) (valeurs approchées).

    2. Une fonction dérivable est convexe là où sa dérivée est croissante. Sur le graphique, \(f^{\prime}\) monte jusqu’à son maximum en \(x=-1\), descend jusqu’à son minimum en \(x=2\), puis remonte. Donc \(f\) semble convexe sur \(]-\infty\,;\,-1]\) et sur \([2\,;\,+\infty[\) (et concave entre \(-1\) et 2).

    Partie B

    1. a. Quand \(x\) tend vers \(+\infty\), le trinôme \(x^2-5x+6\) se comporte comme son terme de plus haut degré \(x^2\), donc tend vers \(+\infty\) ; de plus \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\text{e}^x=+\infty\). Par produit, \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty\).

    b. En \(-\infty\), on a une forme indéterminée « \(+\infty\times 0\) ». On développe : \(f(x)=x^2\text{e}^x-5x\text{e}^x+6\text{e}^x\). Par croissances comparées, \(\displaystyle\lim_{x\to-\infty}x^2\text{e}^x=0\) et \(\displaystyle\lim_{x\to-\infty}x\text{e}^x=0\), et bien sûr \(\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\text{e}^x=0\). Par somme, \(\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=0\) : l’axe des abscisses est asymptote horizontale à \(\mathcal{C}\) en \(-\infty\).

    2. \(f\) est le produit \(u\times v\) avec \(u(x)=x^2-5x+6\), \(u^{\prime}(x)=2x-5\), et \(v(x)=\text{e}^x=v^{\prime}(x)\). Avec \((uv)^{\prime}=u^{\prime}v+uv^{\prime}\) :

    \[f^{\prime}(x)=(2x-5)\text{e}^x+(x^2-5x+6)\text{e}^x=(x^2-5x+6+2x-5)\text{e}^x=(x^2-3x+1)\text{e}^x.\]

    On retrouve bien \(f^{\prime}(x)=(x^2-3x+1)\text{e}^x\).

    3. Comme \(\text{e}^x\gt 0\) pour tout réel \(x\), \(f^{\prime}(x)\) a le signe du trinôme \(x^2-3x+1\). Son discriminant vaut \(\Delta=(-3)^2-4\times 1\times 1=5\gt 0\), il a donc deux racines :

    \[x_1=\dfrac{3-\sqrt{5}}{2}\approx 0{,}38\qquad\text{et}\qquad x_2=\dfrac{3+\sqrt{5}}{2}\approx 2{,}62.\]

    Le coefficient de \(x^2\) est positif, donc le trinôme est positif à l’extérieur des racines et négatif entre elles :

    \(x\) \(-\infty\) … \(\frac{3-\sqrt{5}}{2}\) \(\frac{3-\sqrt{5}}{2}\) … \(\frac{3+\sqrt{5}}{2}\) \(\frac{3+\sqrt{5}}{2}\) … \(+\infty\)
    signe de \(f^{\prime}(x)\) \(+\) \(-\) \(+\)
    variations de \(f\) croissante décroissante croissante

    Conclusion : \(f\) est croissante sur \(]-\infty\,;\,\dfrac{3-\sqrt{5}}{2}]\), décroissante sur \([\dfrac{3-\sqrt{5}}{2}\,;\,\dfrac{3+\sqrt{5}}{2}]\) et croissante sur \([\dfrac{3+\sqrt{5}}{2}\,;\,+\infty[\), ce qui confirme les valeurs approchées 0,4 et 2,6 lues dans la partie A.

    4. L’équation de la tangente au point d’abscisse 0 est \(y=f^{\prime}(0)(x-0)+f(0)\). Or \(f(0)=(0-0+6)\text{e}^0=6\) et \(f^{\prime}(0)=(0-0+1)\text{e}^0=1\). Donc \((\mathcal{T})\ :\ y=x+6\).

    5. a. La convexité est donnée par le signe de \(f^{\prime\prime}(x)=(x+1)(x-2)\text{e}^x\). L’exponentielle est strictement positive ; le produit \((x+1)(x-2)\) est un trinôme de coefficient dominant positif, de racines \(-1\) et 2, donc positif à l’extérieur des racines et négatif entre elles.

    \(x\) \(-\infty\) … \(-1\) \(-1\) … \(2\) \(2\) … \(+\infty\)
    signe de \(f^{\prime\prime}(x)\) \(+\) \(-\) \(+\)
    \(f\) convexe concave convexe

    \(f\) est convexe sur \(]-\infty\,;\,-1]\) et sur \([2\,;\,+\infty[\), concave sur \([-1\,;\,2]\) ; la courbe \(\mathcal{C}\) admet deux points d’inflexion, d’abscisses \(-1\) et 2 (où \(f^{\prime\prime}\) s’annule en changeant de signe). C’est cohérent avec la lecture graphique de la partie A.

    b. Sur l’intervalle \([-1\,;\,2]\), \(f\) est concave : sa courbe est donc située en dessous de chacune de ses tangentes en un point de cet intervalle. Le point d’abscisse 0 appartient à \([-1\,;\,2]\), et la tangente en ce point est la droite \((\mathcal{T})\) d’équation \(y=x+6\). Ainsi, pour tout \(x\in[-1\,;\,2]\), le point de \(\mathcal{C}\) d’abscisse \(x\) est sous \((\mathcal{T})\), c’est-à-dire \(f(x)\leq\, x+6\).

    Exercice 2 :

    1. Entre 2023 et 2024, le club A perd 15 % de ses 1 700 membres, soit \(0{,}15\times 1\,700=255\) sportifs, et reçoit 10 % des 1 300 membres du club B, soit \(0{,}10\times 1\,300=130\) sportifs. Donc \(a_1=1\,700-255+130=1\,575\). De même \(b_1=1\,300-130+255=1\,425\). En 2024, le club A compte 1 575 membres et le club B 1 425 membres.

    2. Aucun sportif ne quitte le groupe et chacun est dans l’un des deux clubs : l’effectif total reste égal à 3 000. Donc, pour tout entier naturel \(n\), \(a_n+b_n=3\,000\).

    3. Chaque année, le club A garde 85 % de ses membres et récupère 10 % de ceux du club B : \(a_{n+1}=0{,}85\,a_n+0{,}1\,b_n\). D’après la question 2, \(b_n=3\,000-a_n\), d’où :

    \[a_{n+1}=0{,}85\,a_n+0{,}1(3\,000-a_n)=0{,}85\,a_n-0{,}1\,a_n+300=0{,}75\,a_n+300.\]

    4. a. Pour tout entier naturel \(n\), notons \(P(n)\) la propriété : « \(1\,200\leq\, a_{n+1}\leq\, a_n\leq\, 1\,700\) ».

    Initialisation. \(a_0=1\,700\) et \(a_1=1\,575\) : on a bien \(1\,200\leq\, 1\,575\leq\, 1\,700\leq\, 1\,700\), donc \(P(0)\) est vraie.

    Hérédité. Soit \(n\) un entier naturel tel que \(P(n)\) est vraie : \(1\,200\leq\, a_{n+1}\leq\, a_n\leq\, 1\,700\). La fonction \(g : x\mapsto 0{,}75x+300\) est croissante (coefficient directeur positif), donc elle conserve l’ordre :

    \[g(1\,200)\leq\, g(a_{n+1})\leq\, g(a_n)\leq\, g(1\,700),\quad\text{soit}\quad 1\,200\leq\, a_{n+2}\leq\, a_{n+1}\leq\, 1\,575.\]

    Comme \(1\,575\leq\, 1\,700\), on obtient \(1\,200\leq\, a_{n+2}\leq\, a_{n+1}\leq\, 1\,700\) : \(P(n+1)\) est vraie.

    Conclusion. \(P(0)\) est vraie et la propriété est héréditaire ; par le principe de récurrence, pour tout entier naturel \(n\), \(1\,200\leq\, a_{n+1}\leq\, a_n\leq\, 1\,700\).

    b. L’inégalité \(a_{n+1}\leq\, a_n\) pour tout \(n\) montre que \((a_n)\) est décroissante, et \(a_n\geq\, 1\,200\) montre qu’elle est minorée par 1 200. D’après le théorème de convergence monotone, une suite décroissante et minorée converge : la suite \((a_n)\) est convergente.

    5. a. Pour tout entier naturel \(n\) :

    \[v_{n+1}=a_{n+1}-1\,200=0{,}75\,a_n+300-1\,200=0{,}75\,a_n-900=0{,}75(a_n-1\,200)=0{,}75\,v_n.\]

    De plus \(v_0=a_0-1\,200=500\). La suite \((v_n)\) est géométrique de raison \(0{,}75\) et de premier terme \(v_0=500\).

    b. Par la formule du terme général d’une suite géométrique : \(v_n=500\times 0{,}75^n\) pour tout entier naturel \(n\).

    c. Puisque \(v_n=a_n-1\,200\), on a \(a_n=v_n+1\,200\), donc \(a_n=500\times 0{,}75^n+1\,200\).

    6. a. Comme \(0\lt 0{,}75\lt 1\), \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}75^n=0\), donc \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}500\times 0{,}75^n=0\) et, par somme, \(\displaystyle\lim_{n\to+\infty}a_n=1\,200\).

    b. Sur le long terme, le nombre de membres du club A va se stabiliser autour de 1 200, et comme l’effectif total reste de 3 000, le club B va se stabiliser autour de 1 800 membres.

    7. a. La boucle doit continuer tant que le nombre de membres du club A n’est pas strictement inférieur à 1 280, c’est-à-dire tant que \(A\geq\, 1\,280\). À chaque tour, on passe à l’année suivante et on applique la relation de récurrence ; à la sortie, on renvoie le rang \(n\) :

    def seuil() :
        n = 0
        A = 1700
        while A >= 1280 :
            n=n+1
            A = 0.75*A + 300
        return n

    b. On cherche le plus petit entier \(n\) tel que \(a_n\lt 1\,280\) :

    \[500\times 0{,}75^n+1\,200\lt 1\,280\iff 0{,}75^n\lt \dfrac{80}{500}=0{,}16\iff n\ln(0{,}75)\lt \ln(0{,}16)\iff n\gt \dfrac{\ln(0{,}16)}{\ln(0{,}75)}.\]

    On a changé le sens de l’inégalité car \(\ln(0{,}75)\lt 0\). Or \(\dfrac{\ln(0{,}16)}{\ln(0{,}75)}\approx 6{,}37\). Vérification : \(a_6\approx 1\,289\) et \(a_7\approx 1\,267\). La fonction seuil renvoie 7 : c’est en 2030 que le club A passe pour la première fois sous les 1 280 membres.

    Exercice 3 :

    1. a. On soustrait les coordonnées de l’origine à celles de l’extrémité :

    \[\vec{\text{EF}}\begin{pmatrix}-1-3\\2-(-2)\\1-(-1)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-4\\4\\2\end{pmatrix}\qquad\text{et}\qquad\vec{\text{FG}}\begin{pmatrix}3-(-1)\\2-2\\-3-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}4\\0\\-4\end{pmatrix}.\]

    b. Si les vecteurs étaient colinéaires, il existerait un réel \(k\) tel que \(\vec{\text{EF}}=k\,\vec{\text{FG}}\). La deuxième coordonnée donnerait \(4=k\times 0=0\), ce qui est impossible. Les vecteurs \(\vec{\text{EF}}\) et \(\vec{\text{FG}}\) ne sont donc pas colinéaires : les points E, F et G ne sont pas alignés (ils définissent donc un plan).

    2. a. La droite (FG) passe par F\((-1\,;\,2\,;\,1)\) et est dirigée par \(\vec{\text{FG}}\begin{pmatrix}4\\0\\-4\end{pmatrix}\). Une représentation paramétrique est :

    \[(\text{FG})\ :\ \{\begin{array}{l}x=-1+4t\\y=2\\z=1-4t\end{array}.\qquad t\in\mathbb{R}.\]

    b. Deux conditions sont à vérifier : H appartient à (FG), et \(\vec{\text{EH}}\) est orthogonal à \(\vec{\text{FG}}\).

    Appartenance : avec \(t=\dfrac{3}{4}\), on obtient \(x=-1+3=2\), \(y=2\) et \(z=1-3=-2\) : ce sont les coordonnées de H, donc H \(\in\) (FG).

    Orthogonalité : \(\vec{\text{EH}}\begin{pmatrix}2-3\\2+2\\-2+1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-1\\4\\-1\end{pmatrix}\) et \(\vec{\text{EH}}\cdot\vec{\text{FG}}=(-1)\times 4+4\times 0+(-1)\times (-4)=0\).

    Donc H est bien le projeté orthogonal de E sur la droite (FG).

    c. D’après b., le segment [EH] est la hauteur du triangle EFG issue de E, relative à la base [FG]. On calcule les longueurs :

    \[\text{EH}=\sqrt{(-1)^2+4^2+(-1)^2}=\sqrt{18}=3\sqrt{2}\qquad\text{et}\qquad\text{FG}=\sqrt{4^2+0^2+(-4)^2}=\sqrt{32}=4\sqrt{2}.\]

    L’aire vaut alors \(\dfrac{\text{FG}\times \text{EH}}{2}=\dfrac{4\sqrt{2}\times 3\sqrt{2}}{2}=\dfrac{12\times 2}{2}=12\). L’aire du triangle EFG est bien de \(12\ \text{cm}^2\).

    3. a. Un vecteur est normal à un plan s’il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de ce plan. On utilise \(\vec{\text{EF}}\) et \(\vec{\text{FG}}\), non colinéaires d’après la question 1.b :

    \[\vec{n}\cdot\vec{\text{EF}}=2\times (-4)+1\times 4+2\times 2=0\qquad\text{et}\qquad\vec{n}\cdot\vec{\text{FG}}=2\times 4+1\times 0+2\times (-4)=0.\]

    \(\vec{n}\) est donc un vecteur normal au plan (EFG).

    b. Le plan (EFG) admet une équation de la forme \(2x+y+2z+d=0\). Il contient E\((3\,;\,-2\,;\,-1)\), donc \(6-2-2+d=0\), soit \(d=-2\). Une équation cartésienne de (EFG) est \(2x+y+2z-2=0\). (Contrôle avec F : \(-2+2+2-2=0\) ; avec G : \(6+2-6-2=0\).)

    c. La droite \((d)\), orthogonale au plan (EFG), a pour vecteur directeur le vecteur normal \(\vec{n}\), et elle passe par D\((3\,;\,1\,;\,5)\) :

    \[(d)\ :\ \{\begin{array}{l}x=3+2t\\y=1+t\\z=5+2t\end{array}.\qquad t\in\mathbb{R}.\]

    d. Le point K est le point d’intersection de la droite \((d)\) avec le plan (EFG). On remplace \(x\), \(y\) et \(z\) de la représentation de \((d)\) dans l’équation du plan :

    \[2(3+2t)+(1+t)+2(5+2t)-2=0\iff 9t+15=0\iff t=-\dfrac{5}{3}.\]

    On en déduit \(x_K=3-\dfrac{10}{3}=-\dfrac{1}{3}\), \(y_K=1-\dfrac{5}{3}=-\dfrac{2}{3}\) et \(z_K=5-\dfrac{10}{3}=\dfrac{5}{3}\). K a pour coordonnées \((-\dfrac{1}{3}\,;\,-\dfrac{2}{3}\,;\,\dfrac{5}{3})\).

    4. a. \(\vec{\text{DK}}\) a pour coordonnées \((-\dfrac{10}{3}\,;\,-\dfrac{5}{3}\,;\,-\dfrac{10}{3})\), c’est-à-dire \(-\dfrac{5}{3}\vec{n}\). Donc :

    \[\text{DK}=\sqrt{\dfrac{100}{9}+\dfrac{25}{9}+\dfrac{100}{9}}=\sqrt{\dfrac{225}{9}}=\sqrt{25}=5.\]

    La distance DK est bien égale à 5 cm.

    b. Dans le tétraèdre DEFG, prenons pour base le triangle EFG, d’aire 12 cm². Comme K est le projeté orthogonal de D sur le plan (EFG), la hauteur associée est DK = 5 cm. Le volume d’une pyramide est \(\dfrac{1}{3}\times \text{aire de la base}\times \text{hauteur}\) :

    \[V=\dfrac{1}{3}\times 12\times 5=20.\]

    Le volume du tétraèdre DEFG est de \(20\ \text{cm}^3\).

    Exercice 4 :

    1. Réponse b. Pour \(x\gt 1\), on écrit \(\dfrac{\ln x}{x-1}=\dfrac{\ln x}{x}\times \dfrac{x}{x-1}\). Par croissances comparées, \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{\ln x}{x}=0\), et \(\dfrac{x}{x-1}=\dfrac{1}{1-\frac{1}{x}}\) tend vers 1. Le quotient tend donc vers 0 et \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=0{,}05\).

    2. Réponse c. \(h\) est continue sur \([1\,;\,3]\), avec \(h(3)=-1\) et \(h(1)=4\) ; le réel 1 est compris entre \(-1\) et 4, donc d’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe au moins un réel \(a\in[1\,;\,3]\) tel que \(h(a)=1\). Les autres affirmations ne sont pas garanties : trois valeurs ne disent rien des variations ni du signe entre ces points (a et b), et on sait seulement qu’il y a au moins une solution sur \([-1\,;\,1]\) et au moins une sur \([1\,;\,3]\), rien n’empêche d’en avoir davantage (d).

    3. Réponse b. \((v_n)\) tend vers 0 et \((u_n)\) tend vers \(+\infty\), donc par quotient \(\dfrac{v_n}{u_n}\) tend vers 0 : la suite converge. La a est fausse car \(\dfrac{1}{v_n}\) tend vers \(+\infty\) (les \(v_n\) sont positifs). La c est fausse : une suite peut tendre vers \(+\infty\) sans être croissante, par exemple \(u_n=n+(-1)^n\). La d est fausse : \((-u_n)^n\) change de signe selon la parité de \(n\), elle n’a pas de limite.

    4. Réponse d. Notons \(G\) le gain algébrique du joueur (gain moins mise). Avec un dé équilibré : obtenir 1 a une probabilité \(\dfrac{1}{6}\) et donne \(G=12-4=8\) ; obtenir 2, 4 ou 6 a une probabilité \(\dfrac{3}{6}\) et donne \(G=3-4=-1\) ; obtenir 3 ou 5 a une probabilité \(\dfrac{2}{6}\) et donne \(G=-4\).

    \[E(G)=8\times \dfrac{1}{6}+(-1)\times \dfrac{3}{6}+(-4)\times \dfrac{2}{6}=\dfrac{8-3-8}{6}=-\dfrac{1}{2}.\]

    En moyenne, le joueur perd 0,50 € par partie.

    5. Réponse c. Pour la loi \(\mathcal{B}(3\,;\,p)\), \(P(X=0)=(1-p)^3\). Donc \((1-p)^3=\dfrac{1}{125}=(\dfrac{1}{5})^3\), d’où \(1-p=\dfrac{1}{5}\) (la fonction cube est strictement croissante) et \(p=\dfrac{4}{5}\). On peut vérifier que b et d sont fausses : \(P(X=1)=3\times \dfrac{4}{5}\times (\dfrac{1}{5})^2=\dfrac{12}{125}\).

    Retour à l’énoncé : Bac de maths 2023 en Amérique du Nord (jour 2) : sujet et corrigé.

    Voter... post

    Télécharger et imprimer ce document en PDF gratuitement :

    Vous avez la possibilité de télécharger puis d'imprimer gratuitement ce document «corrigé du bac de maths 2023 en Amérique du Nord (jour 2)» au format PDF.


    Pour réviser en terminale

    Les ressources du même chapitre, à faire juste après cette page.

    Application Mathovore

    Application Mathovore gratuite

    Tous les cours, exercices et QCM de maths dans votre poche.

    Installer

    Inscription gratuite à Mathovore.  Mathovore c'est 14 122 542 cours et exercices de maths téléchargés en PDF.

    Télécharger les manuels scolaires de maths Mathovore en PDF, du CP à la Terminale