Voici le corrigé du contrôle de maths de L2 sur le thème : intégrales dépendant d’un paramètre.
Cette correction reprend le partiel sur les intégrales à paramètre avec la rédaction attendue en L2. Pour chaque application, la fonction dominante est écrite explicitement sur un segment, et son intégrabilité est justifiée par comparaison à une intégrale de Riemann.
Deux figures accompagnent le corrigé : la courbe de la fonction Gamma, avec son minimum entre 1 et 2, et les deux fonctions auxiliaires du problème, dont la somme reste constante. Vous y trouverez aussi le calcul complet de l’intégrale de Gauss. Le barème détaillé termine chaque exercice.
L’énoncé se trouve sur la page contrôle de maths l2 : intégrales dépendant d’un paramètre.
| Exercice | Points |
| Exercice 1 : Question de cours : continuité et dérivation sous l’intégrale | 3 points |
| Exercice 2 : Une intégrale calculée par dérivation | 4 points |
| Exercice 3 : La fonction Gamma d’Euler | 5 points |
| Exercice 4 : Problème : l’intégrale de Gauss | 8 points |
| Total | 20 points |
Exercice 1 : Question de cours : continuité et dérivation sous l’intégrale (3 points)
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Théorème de continuité. On suppose que :
(i) pour tout \(t \in I\), la fonction \(x \mapsto k(x, t)\) est continue sur \(A\) ;
(ii) pour tout \(x \in A\), la fonction \(t \mapsto k(x, t)\) est continue par morceaux sur \(I\) ;
(iii) il existe \(\varphi\) continue par morceaux, positive et intégrable sur \(I\) telle que \(|k(x, t)| \leq\, \varphi(t)\) pour tout \((x, t) \in A \times I\) (domination).
Alors \(x \mapsto \int_I k(x, t)\, dt\) est définie et continue sur \(A\). Il suffit d’ailleurs que la domination ait lieu sur chaque segment de \(A\), car la continuité est une propriété locale.
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Théorème de dérivation. On suppose que :
(i) pour tout \(x \in A\), la fonction \(t \mapsto k(x, t)\) est continue par morceaux et intégrable sur \(I\) ;
(ii) la dérivée partielle \(\dfrac{\partial k}{\partial x}\) existe sur \(A \times I\), elle est continue par rapport à \(x\) et continue par morceaux par rapport à \(t\) ;
(iii) pour tout segment \(J \subset A\), il existe \(\varphi_J\) positive et intégrable sur \(I\) telle que \(|\dfrac{\partial k}{\partial x}(x, t)| \leq\, \varphi_J(t)\) pour tout \((x, t) \in J \times I\).
Alors \(K : x \mapsto \int_I k(x, t)\, dt\) est de classe \(\mathcal{C}^1\) sur \(A\), et \(K^{\prime}(x) = \int_I \dfrac{\partial k}{\partial x}(x, t)\, dt\).
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Posons \(k(x, t) = \dfrac{e^{-xt}}{1+t^2}\) sur \([0, +\infty[ \times [0, +\infty[\). Cette fonction est continue en chaque variable. Pour tous \(x \geq\, 0\) et \(t \geq\, 0\), on a \(0 < k(x, t) \leq\, \dfrac{1}{1+t^2}\), et cette dernière fonction est intégrable sur \([0, +\infty[\) (son intégrale vaut \(\frac{\pi}{2}\)). Le théorème de continuité montre que \(F\) est définie et continue sur \([0, +\infty[\).
Ensuite, \(\dfrac{\partial k}{\partial x}(x, t) = \dfrac{-t\, e^{-xt}}{1+t^2}\) est continue. Soit \([a, b]\) avec \(0 < a < b\). Pour \(x \in [a, b]\) et \(t \geq\, 0\), comme \(\dfrac{t}{1+t^2} \leq\, \dfrac{1}{2}\),
\[|\frac{\partial k}{\partial x}(x, t)| \leq\, \frac{t\, e^{-at}}{1+t^2} \leq\, \frac{1}{2} e^{-at},\]
qui est intégrable sur \([0, +\infty[\) car \(a > 0\). Donc \(F\) est de classe \(\mathcal{C}^1\) sur \(]0, +\infty[\).
Barème : a) 1 point (hypothèses de continuité 0,5, domination 0,5) ; b) 1 point (hypothèses 0,5, domination locale et formule 0,5) ; c) 1 point : 0,5 pour la continuité, 0,5 pour la domination sur \([a, b]\).
Exercice 2 : Une intégrale calculée par dérivation (4 points)
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Soit \(x > -1\). La fonction \(u_x : t \mapsto \dfrac{t^x – 1}{\ln t}\) est continue sur \(]0, 1[\).
En \(1\) : on a \(t^x – 1 = e^{x \ln t} – 1 \sim x \ln t\) quand \(t \to 1\), car \(x \ln t \to 0\). Donc \(u_x(t) \to x\) : la fonction se prolonge par continuité en \(1\) et elle est intégrable au voisinage de \(1\).
En \(0\) : pour \(t \in ]0, e^{-1}]\), on a \(|\ln t| \geq\, 1\), donc
\[|u_x(t)| \leq\, t^x + 1.\]
Or \(t \mapsto t^x\) est intégrable sur \(]0, e^{-1}]\), car c’est une fonction de Riemann d’exposant \(-x < 1\). Par comparaison, \(u_x\) est intégrable au voisinage de \(0\).Ainsi \(u_x\) est intégrable sur \(]0, 1[\) et \(F\) est définie sur \(]-1, +\infty[\).
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Posons \(k(x, t) = \dfrac{t^x – 1}{\ln t}\) sur \(]-1, +\infty[ \times ]0, 1[\). Pour \(t\) fixé, \(x \mapsto t^x = e^{x \ln t}\) est dérivable et
\[\frac{\partial k}{\partial x}(x, t) = \frac{t^x \ln t}{\ln t} = t^x,\]
fonction continue en \((x, t)\). D’après a), \(t \mapsto k(x, t)\) est intégrable pour tout \(x > -1\).Domination : soit \([a, b] \subset ]-1, +\infty[\). Pour \(x \in [a, b]\) et \(t \in ]0, 1[\), on a \(\ln t < 0\) et \(x \geq\, a\), donc \(0 < t^x = e^{x \ln t} \leq\, e^{a \ln t} = t^a\). La fonction \(t \mapsto t^a\) est intégrable sur \(]0, 1[\) car \(a > -1\), et elle ne dépend pas de \(x\).
Le théorème de dérivation sous le signe intégrale s’applique sur chaque segment, donc sur \(]-1, +\infty[\) : \(F\) est de classe \(\mathcal{C}^1\) et \(F^{\prime}(x) = \displaystyle \int_0^1 t^x\, dt = \frac{1}{x+1}\).
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On a \(F(0) = \int_0^1 0\, dt = 0\). Comme \(F^{\prime}(x) = \dfrac{1}{x+1}\) sur l’intervalle \(]-1, +\infty[\), il vient \(F(x) = \ln(1+x) + C\) avec \(C = F(0) – \ln 1 = 0\). Donc \(F(x) = \ln(1+x)\) pour tout \(x > -1\), et en particulier
\[\int_0^1 \frac{t-1}{\ln t}\, dt = F(1) = \ln 2.\]
Barème : a) 1,5 point : 0,5 pour le prolongement en 1, 1 pour la comparaison en 0 ; b) 1,5 point : 0,5 pour la dérivée partielle, 0,5 pour la domination sur \([a, b]\), 0,5 pour \(F^{\prime}\) ; c) 1 point : 0,5 pour la constante, 0,5 pour \(\ln 2\).
Erreur fréquente : dominer par \(t^{-1}\) « pour tout \(x > -1\) » : une domination uniforme sur tout l’intervalle n’existe pas ici, d’où la nécessité de travailler sur un segment \([a, b]\).
Exercice 3 : La fonction Gamma d’Euler (5 points)
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La fonction \(t \mapsto t^{x-1} e^{-t}\) est continue et positive sur \(]0, +\infty[\).
En \(0\) : \(t^{x-1} e^{-t} \sim t^{x-1}\), intégrable au voisinage de \(0\) si et seulement si \(1 – x < 1\), c’est-à-dire \(x > 0\) (critère de Riemann et comparaison des fonctions positives équivalentes).
En \(+\infty\) : \(t^2 \times t^{x-1} e^{-t} = t^{x+1} e^{-t} \to 0\) par croissances comparées, donc \(t^{x-1} e^{-t} = o(\frac{1}{t^2})\), intégrable pour tout \(x\).
Donc \(\Gamma(x)\) est défini si et seulement si \(x > 0\).
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Soit \(x > 0\) et \(0 < \varepsilon < A\). Par intégration par parties sur le segment \([\varepsilon, A]\), avec \(u(t) = t^x\) et \(v(t) = -e^{-t}\) de classe \(\mathcal{C}^1\) :
\[\int_\varepsilon^A t^x e^{-t}\, dt = [-t^x e^{-t}]_\varepsilon^A + x \int_\varepsilon^A t^{x-1} e^{-t}\, dt.\]
Quand \(\varepsilon \to 0\), \(\varepsilon^x e^{-\varepsilon} \to 0\) car \(x > 0\) ; quand \(A \to +\infty\), \(A^x e^{-A} \to 0\). Les deux intégrales convergent d’après a). À la limite : \(\Gamma(x+1) = x\, \Gamma(x)\).Comme \(\Gamma(1) = \int_0^{+\infty} e^{-t}\, dt = 1\), une récurrence donne \(\Gamma(n+1) = n\, \Gamma(n) = \ldots = n!\, \Gamma(1)\). Donc \(\Gamma(n+1) = n!\) pour tout \(n \in \mathbb{N}\).
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Posons \(k(x, t) = t^{x-1} e^{-t} = e^{(x-1)\ln t} e^{-t}\). Pour \(j \in \{1, 2\}\), on a \(\dfrac{\partial^j k}{\partial x^j}(x, t) = (\ln t)^j t^{x-1} e^{-t}\), continue en \((x, t)\) sur \(]0, +\infty[^2\).
Domination : soit \([a, b] \subset ]0, +\infty[\). Pour \(x \in [a, b]\), on a \(t^{x-1} \leq\, t^{a-1}\) si \(0 < t \leq\, 1\) et \(t^{x-1} \leq\, t^{b-1}\) si \(t \geq\, 1\). Donc, pour \(j \in \{0, 1, 2\}\),
\[|\frac{\partial^j k}{\partial x^j}(x, t)| \leq\, \varphi_j(t) = |\ln t|^j (t^{a-1} + t^{b-1}) e^{-t}.\]
La fonction \(\varphi_j\) est intégrable : en \(0\), \(|\ln t|^j t^{a-1} = o(t^{\frac{a}{2} – 1})\) car \(t^{a/2} |\ln t|^j \to 0\), et \(\frac{a}{2} – 1 > -1\) ; en \(+\infty\), \(\varphi_j(t) = o(\frac{1}{t^2})\).Le théorème de dérivation sous le signe intégrale, appliqué deux fois sur chaque segment, donne : \(\Gamma\) est de classe \(\mathcal{C}^2\) sur \(]0, +\infty[\) et \(\Gamma^{\prime\prime}(x) = \displaystyle \int_0^{+\infty} (\ln t)^2 t^{x-1} e^{-t}\, dt\).
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L’intégrande de \(\Gamma^{\prime\prime}(x)\) est continue, positive et non identiquement nulle sur \(]0, +\infty[\) ; donc \(\Gamma^{\prime\prime}(x) > 0\) et \(\Gamma\) est strictement convexe.
D’après b), \(\Gamma(1) = 0! = 1\) et \(\Gamma(2) = 1! = 1\). La fonction \(\Gamma\) est dérivable sur \([1, 2]\) ; le théorème de Rolle fournit \(c \in ]1, 2[\) tel que \(\Gamma^{\prime}(c) = 0\). Comme \(\Gamma^{\prime\prime} > 0\), la fonction \(\Gamma^{\prime}\) est strictement croissante : elle est strictement négative sur \(]0, c[\) et strictement positive sur \(]c, +\infty[\), et \(c\) est son unique zéro.
Donc \(\Gamma\) est strictement décroissante puis strictement croissante, et atteint son minimum global en l’unique point \(c \in ]1, 2[\). Numériquement, \(c \approx 1{,}46\) et \(\Gamma(c) \approx 0{,}886\).
Barème : a) 1 point (0,5 par borne) ; b) 1 point : 0,5 pour l’intégration par parties avec passage à la limite, 0,5 pour \(n!\) ; c) 1,5 point : 1 pour la domination complète sur \([a, b]\), 0,5 pour la conclusion ; d) 1,5 point : 0,5 pour la convexité, 0,5 pour Rolle, 0,5 pour le minimum unique.
Exercice 4 : Problème : l’intégrale de Gauss (8 points)
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Posons \(k(x, t) = \dfrac{e^{-x^2 (1+t^2)}}{1+t^2}\) sur \(\mathbb{R} \times [0, 1]\). Cette fonction est continue, et sa dérivée partielle
\[\frac{\partial k}{\partial x}(x, t) = -2x\, e^{-x^2 (1+t^2)}\]
est continue sur \(\mathbb{R} \times [0, 1]\).Domination : soit \(A > 0\). Pour \(x \in [-A, A]\) et \(t \in [0, 1]\), on a \(|\dfrac{\partial k}{\partial x}(x, t)| \leq\, 2A\), fonction constante intégrable sur le segment \([0, 1]\).
Le théorème de dérivation sous le signe intégrale s’applique sur chaque segment \([-A, A]\). Donc \(g\) est de classe \(\mathcal{C}^1\) sur \(\mathbb{R}\) et \(g^{\prime}(x) = \displaystyle -2x \int_0^1 e^{-x^2(1+t^2)}\, dt\).
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La fonction \(G : x \mapsto \int_0^x e^{-t^2}\, dt\) est la primitive de la fonction continue \(t \mapsto e^{-t^2}\) nulle en \(0\). Elle est donc de classe \(\mathcal{C}^1\), et \(f = G^2\) aussi, avec
\[f^{\prime}(x) = 2 G^{\prime}(x) G(x) = 2 e^{-x^2} \int_0^x e^{-u^2}\, du.\]
Pour \(x \neq 0\), on effectue dans \(g^{\prime}(x)\) le changement de variable affine \(u = xt\), avec \(du = x\, dt\) :
\[g^{\prime}(x) = -2 e^{-x^2} \int_0^1 e^{-x^2 t^2}\, x\, dt = -2 e^{-x^2} \int_0^x e^{-u^2}\, du = -f^{\prime}(x).\]
Pour \(x = 0\), on a \(f^{\prime}(0) = 0 = g^{\prime}(0)\). Donc \(f^{\prime} + g^{\prime} = 0\) sur \(\mathbb{R}\).La fonction \(f + g\) est donc constante sur l’intervalle \(\mathbb{R}\), égale à
\[f(0) + g(0) = 0 + \int_0^1 \frac{dt}{1+t^2} = \arctan 1 = \frac{\pi}{4}.\]
Ainsi \(f(x) + g(x) = \dfrac{\pi}{4}\) pour tout réel \(x\). -
Pour tout \(t \in [0, 1]\), on a \(e^{-x^2(1+t^2)} = e^{-x^2} e^{-x^2 t^2} \leq\, e^{-x^2}\). Par croissance de l’intégrale,
\[0 \leq\, g(x) \leq\, e^{-x^2} \int_0^1 \frac{dt}{1+t^2} = \frac{\pi}{4} e^{-x^2}.\]
Comme \(e^{-x^2} \to 0\), le théorème des gendarmes donne \(\displaystyle \lim_{x \to +\infty} g(x) = 0\). -
La fonction \(t \mapsto e^{-t^2}\) est continue et positive sur \([0, +\infty[\), et \(t^2 e^{-t^2} \to 0\) en \(+\infty\), donc \(e^{-t^2} = o(\frac{1}{t^2})\) : l’intégrale \(I = \int_0^{+\infty} e^{-t^2}\, dt\) converge. Ainsi \(G(x) \to I\) quand \(x \to +\infty\), et \(f(x) \to I^2\).
Par b) et c), \(f(x) = \dfrac{\pi}{4} – g(x) \to \dfrac{\pi}{4}\). Par unicité de la limite, \(I^2 = \dfrac{\pi}{4}\). Comme \(I \geq\, 0\) (intégrale d’une fonction positive), \(\displaystyle \int_0^{+\infty} e^{-t^2}\, dt = \frac{\sqrt{\pi}}{2}\).
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Dans \(\Gamma(\frac{1}{2}) = \int_0^{+\infty} t^{-1/2} e^{-t}\, dt\), on effectue le changement de variable \(t = u^2\), où \(u \mapsto u^2\) est une bijection de classe \(\mathcal{C}^1\) strictement croissante de \(]0, +\infty[\) sur lui-même, avec \(dt = 2u\, du\) :
\[\Gamma(\frac{1}{2}) = \int_0^{+\infty} \frac{1}{u} e^{-u^2}\, 2u\, du = 2 \int_0^{+\infty} e^{-u^2}\, du = 2 \times \frac{\sqrt{\pi}}{2}.\]
Donc \(\Gamma(\frac{1}{2}) = \sqrt{\pi}\).
Barème : a) 2 points : 0,5 pour la continuité de la dérivée partielle, 1 pour la domination sur \([-A, A]\), 0,5 pour la formule ; b) 2 points : 0,5 pour \(f^{\prime}\), 1 pour le changement de variable, 0,5 pour la constante \(\frac{\pi}{4}\) ; c) 1,5 point : 1 pour la majoration, 0,5 pour la limite ; d) 1,5 point : 0,5 pour la convergence, 0,5 pour le passage à la limite, 0,5 pour le signe de \(I\) ; e) 1 point : 0,5 pour le changement de variable justifié, 0,5 pour le résultat.
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