L’arithmétique à travers un cours de maths en terminale spécialité sur la divisibilité et les congruences.Dans cette leçon, nous aborderons la divisibilité dans et la division euclidienne dans et ainsi que les entiers congrus modulo n et les propriétés des congruences.
I. Divisibilité et division euclidienne.
1.Divisibilité dans Z.
Définition :
a et b sont deux entiers relatifs ().
Dire que b divise a signifie qu’il existe un entier k tel que a=kb.
Vocabulaire : on dit alors que b est un diviseur de a ou que a est divisible par b.
On traduit aussi cette définition en disant que a est un multiple de b.
Exemple :
donc – 5, 5,9 et – 9 divisent -45.
Les diviseurs dans du chiffre 6 sont -6;-3;-2;-1;1;2;3;6.
Remarque :
1 et -1 tout entier relatif n car .
2.Propriétés de la divisibilité.
Comparaison :
a et b sont deux entiers relatifs (), il résulte de la définition que :
Si b divise a alors – b divise a.
Si b divise a et si , alors .
Théorème :
a et b sont deux entiers relatifs non nuls.
Si a divise b et b divise a, alors a=b ou a=- b.
Théorème (transitivité):
Soient a,b et c sont trois entiers relatifs (, ).
Si a divise b et b divise c alors a divise c.
Théorème : divisibilité d’une combinaison linéaire.
Soient sont trois entiers relatifs ().
Si d divise a et b, alors d divise tout entier .
En particulier, d divise leur somme et leur différence .
Preuve :
Par hypothèses, on peut écrire et avec k et k’ entiers.
avec entiers, donc d divise .
3.La division euclidienne dans N.
Théorème :
a et b sont deux entiers naturels et b est non nul.Il existe un couple unique (q;r) d’entiers naturels tel que et .
Définition :
a et b sont deux entiers naturels, .Effectuer la division euclidienne dans de a par b, c’est déterminer le couple d’entiers naturels (q;r) tel que et .
Vocabulaire :
a est le dividende, b est le diviseur, q est le quotient et r est le reste.
Conséquence :
b divise a, si et seulement si, dans la division de a par b, le reste est nul.
4.La division euclidienne dans Z
Théorème : (admis)
a et b sont deux entiers relatifs avec b non nul.
Alors il existe un unique couple tel que q entier relatif et r entier naturel tel que et .
Exemple :
.
Pour obtenir un reste positif, on écrit .
Ainsi et .
II. Congruences.
1.Entiers congrus modulo m.
Définition :
m est un entier naturel non nul.
Dire que deux entiers relatifs a et b sont congrus modulo m signifie qu’ils ont le même reste
dans la division euclidienne par m.
Notation :
On écrit .On lit a est congru à b modulo m.
Exemple :
et .
Théorème :
m est un entier naturel non nul.
Pour tous entiers relatifs a et b, .
Remarques :
Si r est le reste de la division euclidienne de a par m, alors .
si et seulement si m divise a.
2.Propriétés des congruences.
Théorème : (transitivité)
m est un entier naturel non nul.Pour tous entier relatif a,b et c,
si et , alors .
Théorème : (congruences et opérations)
m est un entier naturel non nul et a,b,a’,b’ sont des entiers relatifs.si et , alors :
La notion de dérivée et dérivation d’une fonction numérique à travers un cours de maths en terminale. I. La notion de dérivée d’une fonction 1.Dérivabilité et fonction dérivée Définition : le nombre dérivé On considère une fonction f définie sur un intervalle I de ainsi que deux nombres réels et tel que et appartiennent à … Lire la suite
Les calculs d’intégrales à travers un cours de maths en terminale. Nous considèrerons une fonction positive et continue et la dérivabilité d’une fonction définie par une intégrale puis la primitive d’une fonction continue.Une synthèse des primitives des fonctions usuelles et la linéarité de l’intégrale ainsi que la relation de Chasles et l’aire entre deux courbes.
Connaissances nécessaires à ce chapitre
Calculer l’aire des polygones usuels;
Effectuer des conversions d’unités d’aire;
Dériver les fonctions usuelles;
Représenter et décrire un domaine du plan.
Définition
Soit (O; , ) un repère orthogonal du plan.
On note I et J les points tels que et .
L’unité d’aire, que l’on note u.a., est l’aire du rectangle dont O, I et J forment trois sommets.
I. Intégrale d’une fonction continue et positive.
Définition : notion d’intégrale.
Soit f une fonction continue et positive sur un intervalle [a ; b] de courbe représentative dans un repère orthogonal (O; , ).
L’intégrale de a à b de f est l’aire, exprimée en unités d’aire, du domaine situé entre la courbe , l’axe des abscisses et les droites d’équation x = a et x = b.
Cette aire se note et on prononce « intégrale (ou somme) de a à b de f (x) dx ».
Remarques :
a et b s’appellent respectivement « borne inférieure » et « borne supérieure » de l’intégrale.
La valeur de l’intégrale ne dépend que de a, b et f ; la variable x n’intervenant pas dans le
résultat, on dit qu’elle est muette et l’on peut donc noter indifféremment :
Pour toute fonction f continue et positive en un réel a, puisqu’il s’agit de
l’aire d’un segment de hauteur f (a).
Le symbole est dû à Leibniz, (1646-1716). Il ressemble à un « s » allongé, rappelant
que l’aire peut être calculée comme la somme de petites aires élémentaires.
Théorème : dérivabilité d’une fonction définie par une intégrale.
Soit f une fonction continue et positive sur un intervalle [a ; b].
La fonction est définie et dérivable sur [a ; b] et on a F′ = f .
II. Primitives d’une fonction continue.
Définition
Soit f une fonction définie et continue sur un intervalle I.
Une primitive de f sur I est une fonction F définie et dérivable sur I telle que F′ = f .
Remarques :
On dit que F est une primitive de f et non pas la primitive de f car une fonction
admettant une primitive n’en admet pas une seule, comme le montre l’exemple ci-dessous.
Exemple :
Soit définie sur . Alors est une primitive de f sur .
De même, est aussi une primitive de f sur . On a .
Théorème : existence de primitives.
Toute fonction continue sur un intervalle I admet des primitives sur I.
Théorème : Lien entre les primitives.
Soit f une fonction définie et continue sur un intervalle I et F une primitive de f sur I.
Alors f admet une infinité de primitives sur I qui sont toutes de la forme .
Propriété : condition d’unicité de la primitive.
Soient et deux réels donnés. Parmi toutes les primitives d’une fonction f définie et
continue sur I, il en existe une seule qui vérifie la condition .
Remarque :
Pour tout et est donc la primitive de f sur I s’annulant
en .
En effet, F est bien une primitive de f sur I et c’est la seule vérifiant la condition .
Propriété : calcul pratique d’une intégrale.
Soit f une fonction continue et positive sur [a ; b] et F une primitive de f sur [a ; b]. Alors : .
Exemple :
On souhaite calculer . Pour cela, posons , définie sur [0 ; 1].
En remarquant que est une primitive de f sur [0 ; 1], on obtient :
Propriété : primitives des fonctions usuelles.
Propriété : primitives et opérations sur les fonctions.
Soient u et v deux fonctions dérivables sur un intervalle I.
III. Intégrale d’une fonction continue de signe quelconque.
On a vu au paragraphe précédent que, pour une fonction continue et positive sur [a ; b] : où F est une primitive de f sur [a ; b].
On étend cette propriété aux fonctions de signe quelconque, continues sur un intervalle [a ; b] avec la définition ci-dessous.
Définition :
Soit f une fonction continue sur un intervalle [a ; b] et de signe quelconque et F une primitive
de f sur [a ; b]. On pose : .
Exemple :
On souhaite calculer . Pour cela, on pose définie sur
I = [−1 ; 2].
Une primitive de f sur I est et on obtient alors :
.
Propriété : linéarité de l’intégrale.
Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle [a ; b] et l un réel.Alors :
.
Propriété : fonction négative et aire.
Soit f une fonction continue et négative sur un intervalle [a ; b]. Alors, l’aire du domaine situé
entre et l’axe des abscisses, sur l’intervalle [a ; b] est .
Preuve :
On note D le domaine situé entre Cf et l’axe des abscisses, sur [a ; b].
Par symétrie par rapport à l’axe des abscisses, l’aire de D est égale à l’aire du domaine E , compris entre la courbe de −f et l’axe des abscisses, sur l’intervalle [a; b].
Ainsi :
.
Propriété : relation de Chasles
Soient f une fonction continue sur un intervalle I et a, b, c, trois réels appartenant à I. Alors : .
Preuve :
f étant une fonction continue sur I, elle admet une primitive sur cet intervalle.
Notons F une primitive de f sur I.
Pour démontrer l’égalité annoncée, calculons séparément chaque membre de l’égalité : par définition.
toujours par définition
puis en réduisant l’expression obtenue.
L’égalité annoncée est donc vraie.
Propriété
Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle [a ; b] telles que f > g. Alors, l’aire
du domaine compris entre les courbes Cf et Cg sur [a ; b] est donnée par .
Propriété : intégrales et inégalités.
Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle [a ; b]. Alors :
Si f est positive sur [a ; b], alors .
Si pour tout , , alors .
Définition : valeur moyenne.
Soit f une fonction continue sur un intervalle [a ; b].La valeur moyenne de f sur [a ; b] est le nombre défini par :
Remarque :
Dans le cas où f est positive et continue sur [a ; b], la valeur moyenne de f entre a et b représente la hauteur du rectangle construit sur l’intervalle [a ; b].
L’aire du rectangle ABCD est égale, en u.a., à l’aire du domaine coloré car d’après la définition :
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