Voici le corrigé du contrôle de maths sup sur le thème : polynômes, racines et fractions rationnelles.
Ce corrigé détaillé suit l’ordre du devoir. Les restes de division sont obtenus en évaluant aux racines du diviseur, la multiplicité est justifiée par les dérivées successives et chaque décomposition est contrôlée par une valeur particulière.
Le problème de Tchebychev est rédigé avec des récurrences complètes, et une figure montre les premiers polynômes sur le segment \([-1, 1]\). Le barème à la fin de chaque exercice vous aide à évaluer votre copie. Relisez surtout les passages où une hypothèse de degré ou de parité intervient : ce sont eux qui font la différence en concours.
L’énoncé se trouve sur la page contrôle de maths sup : polynômes, racines et fractions rationnelles.
| Exercice | Points |
| Exercice 1 : Questions de cours | 2,5 points |
| Exercice 2 : Restes de divisions et racine multiple | 3,5 points |
| Exercice 3 : Relations entre coefficients et racines | 2,5 points |
| Exercice 4 : Interpolation de Lagrange | 2 points |
| Exercice 5 : Factorisation et éléments simples | 4,5 points |
| Exercice 6 : Problème : polynômes de Tchebychev | 5 points |
| Total | 20 points |
Exercice 1 : Questions de cours (2,5 points)
- Formule de Taylor : si \(P \in \mathbb{K}[X]\) est de degré \(d\) et \(a \in \mathbb{K}\), alors
\[P = \sum_{k=0}^{d} \frac{P^{(k)}(a)}{k!} (X – a)^k.\]
Supposons \(P(a) = \cdots = P^{(m-1)}(a) = 0\). Les termes d’indice \(k \leq\, m – 1\) disparaissent, donc \(P = (X – a)^m \sum_{k \geq\, m} \frac{P^{(k)}(a)}{k!} (X – a)^{k – m}\) : \(a\) est racine d’ordre au moins \(m\). Réciproquement, supposons \(P = (X – a)^m Q\). Pour \(j \leq\, m – 1\), la formule de Leibniz donne \(P^{(j)} = \sum_{i=0}^{j} \binom\,{j}{i} [(X – a)^m]^{(i)} Q^{(j-i)}\). Chaque dérivée \([(X – a)^m]^{(i)}\) avec \(i \leq\, j < m\) est un multiple de \((X – a)^{m – i}\), qui s’annule en \(a\). Donc \(P^{(j)}(a) = 0\) pour tout \(j \leq\, m – 1\), ce qui prouve l’équivalence. - D’après le théorème de d’Alembert-Gauss, \(P\) est scindé sur \(\mathbb{C}\). Comme il est unitaire, \(P = (X – a)(X – b)(X – c)\). En développant, \(P = X^3 – (a + b + c) X^2 + (ab + bc + ca) X – abc\). Par identification des coefficients : \(a + b + c = -p\), \(ab + bc + ca = q\) et \(abc = -r\).
Barème : a) 1,5 point : 0,5 pour la formule de Taylor, 0,5 par sens de l’équivalence ; b) 1 point : 0,5 pour la factorisation justifiée, 0,5 pour les trois relations.
Exercice 2 : Restes de divisions et racine multiple (3,5 points)
- Le diviseur est de degré 2, donc le reste est de la forme \(R = \alpha X + \beta\) et \(X^n = (X – 1)(X – 2) Q + \alpha X + \beta\). En évaluant en 1 puis en 2 : \(\alpha + \beta = 1\) et \(2\alpha + \beta = 2^n\). Par différence, \(\alpha = 2^n – 1\), puis \(\beta = 2 – 2^n\). Le reste est \(R = (2^n – 1) X + 2 – 2^n\).
- On écrit \(X^n = (X – 1)^2 Q + \alpha X + \beta\). En évaluant en 1 : \(\alpha + \beta = 1\). En dérivant, \(n X^{n-1} = 2(X – 1) Q + (X – 1)^2 Q^{\prime} + \alpha\), puis en évaluant en 1 : \(\alpha = n\). Ainsi \(\beta = 1 – n\). Le reste est \(R = nX + 1 – n\).
- \(P(1) = 1 – n + n – 1 = 0\), donc 1 est racine. On dérive :
\[P^{\prime} = 2n X^{2n-1} – n(n+1) X^n + n(n-1) X^{n-2},\]
\[P^{\prime\prime} = 2n(2n-1) X^{2n-2} – n^2(n+1) X^{n-1} + n(n-1)(n-2) X^{n-3}.\]
D’abord \(P^{\prime}(1) = 2n – n^2 – n + n^2 – n = 0\). Ensuite \(P^{\prime\prime}(1) = 4n^2 – 2n – n^3 – n^2 + n^3 – 3n^2 + 2n = 0\). Enfin, le dernier terme de \(P^{\prime\prime\prime}\) étant nul si \(n = 3\) :
\[P^{\prime\prime\prime}(1) = 2n(2n-1)(2n-2) – n^2(n+1)(n-1) + n(n-1)(n-2)(n-3).\]
En factorisant par \(n(n-1)\) : \(P^{\prime\prime\prime}(1) = n(n-1)[8n – 4 – n^2 – n + n^2 – 5n + 6] = 2n(n-1)(n+1)\), qui est non nul. D’après la caractérisation de l’exercice 1, 1 est racine de multiplicité exactement 3.
Barème : a) 1 point : 0,5 pour la forme du reste et l’évaluation, 0,5 pour le résultat ; b) 1 point : 0,5 pour la dérivation, 0,5 pour le résultat ; c) 1,5 point : 0,5 pour \(P(1) = P^{\prime}(1) = 0\), 0,5 pour \(P^{\prime\prime}(1) = 0\), 0,5 pour \(P^{\prime\prime\prime}(1) \neq 0\) et la conclusion.
Exercice 3 : Relations entre coefficients et racines (2,5 points)
Avec les relations de l’exercice 1 (\(p = -2\), \(q = 3\), \(r = -5\)) : \(\sigma_1 = a + b + c = 2\), \(\sigma_2 = ab + bc + ca = 3\) et \(\sigma_3 = abc = 5\).
- \(a^2 + b^2 + c^2 = \sigma_1^2 – 2\sigma_2 = 4 – 6\), donc \(a^2 + b^2 + c^2 = -2\). Si les trois racines étaient réelles, cette somme de carrés serait positive. Par conséquent, au moins une racine de \(P\) n’est pas réelle.
- \(P(0) = -5 \neq 0\). Alors \(\frac{1}{a} + \frac{1}{b} + \frac{1}{c} = \frac{bc + ca + ab}{abc} = \frac{\sigma_2}{\sigma_3}\), soit \(\frac{3}{5}\).
- Chaque racine \(x\) vérifie \(x^3 = 2x^2 – 3x + 5\). En sommant ces trois égalités : \(a^3 + b^3 + c^3 = 2(a^2 + b^2 + c^2) – 3(a + b + c) + 15 = -4 – 6 + 15\). Donc \(a^3 + b^3 + c^3 = 5\).
Barème : a) 1 point : 0,5 pour le calcul, 0,5 pour la conclusion sur les racines ; b) 0,5 point ; c) 1 point : 0,5 pour l’usage de \(P(x) = 0\), 0,5 pour le résultat.
Exercice 4 : Interpolation de Lagrange (2 points)
- Avec \(x_0 = -1\), \(x_1 = 0\) et \(x_2 = 2\), on pose \(L_i = \prod_{j \neq i} \frac{X – x_j}{x_i – x_j}\) :
\[L_0 = \frac{X(X – 2)}{3}, \;\; L_1 = -\frac{(X + 1)(X – 2)}{2}, \;\; L_2 = \frac{X(X + 1)}{6}.\]
Chaque \(L_i\) est de degré 2, vaut 1 en \(x_i\) et 0 aux deux autres points : \(L_i(x_j) = \delta_{ij}\). - L’unique polynôme de degré au plus 2 qui convient est \(P = 4L_0 + L_1 + L_2\). Le coefficient de \(X^2\) vaut \(\frac{4}{3} – \frac{1}{2} + \frac{1}{6} = 1\), celui de \(X\) vaut \(-\frac{8}{3} + \frac{1}{2} + \frac{1}{6} = -2\) et la constante vaut \(1\). Donc \(P = X^2 – 2X + 1 = (X – 1)^2\). Contrôle : \(P(-1) = 4\), \(P(0) = 1\) et \(P(2) = 1\).
- \(Q\) convient si et seulement si \(Q – P\) s’annule en \(-1\), \(0\) et \(2\). Ces racines étant distinctes, cela équivaut à : \(X(X + 1)(X – 2)\) divise \(Q – P\). Les solutions sont les \(Q = (X – 1)^2 + X(X + 1)(X – 2) R\), avec \(R \in \mathbb{R}[X]\).
Barème : a) 0,5 point ; b) 1 point : 0,5 pour la combinaison, 0,5 pour le résultat ; c) 0,5 point.
Exercice 5 : Factorisation et éléments simples (4,5 points)
- Les racines de \(X^6 – 1\) sont les six racines sixièmes de l’unité \(e^{ik\pi/3}\), \(0 \leq\, k \leq\, 5\), toutes simples. Dans \(\mathbb{C}[X]\), \(X^6 – 1 = \prod_{k=0}^{5} (X – e^{ik\pi/3})\). Les racines réelles sont \(1\) et \(-1\). On regroupe les racines conjuguées : \(e^{i\pi/3}\) et \(e^{-i\pi/3}\) donnent \(X^2 – 2\cos\frac{\pi}{3} X + 1 = X^2 – X + 1\) ; \(e^{2i\pi/3}\) et \(e^{-2i\pi/3}\) donnent \(X^2 + X + 1\). Ces deux trinômes ont un discriminant égal à \(-3\), donc ils sont irréductibles sur \(\mathbb{R}\). Dans \(\mathbb{R}[X]\), \(X^6 – 1 = (X – 1)(X + 1)(X^2 – X + 1)(X^2 + X + 1)\).
- \(F\) a trois pôles simples \(0\), \(-1\), \(-2\) et une partie entière nulle. Le coefficient associé à un pôle s’obtient en multipliant par le facteur correspondant puis en évaluant : \(\frac{1}{1 \times 2} = \frac{1}{2}\) en 0, \(\frac{1}{(-1) \times 1} = -1\) en \(-1\), et \(\frac{1}{(-2)(-1)} = \frac{1}{2}\) en \(-2\).
\[F = \frac{1}{2X} – \frac{1}{X + 1} + \frac{1}{2(X + 2)}.\]
On regroupe : \(F(k) = \frac{1}{2}(\frac{1}{k} – \frac{1}{k+1}) – \frac{1}{2}(\frac{1}{k+1} – \frac{1}{k+2})\). Les deux sommes sont télescopiques :
\[S_N = \frac{1}{2}(1 – \frac{1}{N+1}) – \frac{1}{2}(\frac{1}{2} – \frac{1}{N+2}) = \frac{1}{4} – \frac{1}{2(N+1)(N+2)}.\]
Contrôle pour \(N = 1\) : \(\frac{1}{4} – \frac{1}{12} = \frac{1}{6}\). Ainsi \(S_N = \frac{1}{4} – \frac{1}{2(N+1)(N+2)}\) et \(S_N\) tend vers \(\frac{1}{4}\). - \(X^3 + 1 = (X + 1)(X^2 – X + 1)\), avec \(X^2 – X + 1\) irréductible sur \(\mathbb{R}\). On cherche \(G = \frac{a}{X + 1} + \frac{bX + c}{X^2 – X + 1}\). En évaluant \((X + 1) G\) en \(-1\), \(a = \frac{1}{3}\). Ensuite \(1 = \frac{1}{3}(X^2 – X + 1) + (bX + c)(X + 1)\). Le coefficient de \(X^2\) donne \(b = -\frac{1}{3}\), la constante donne \(c = \frac{2}{3}\). Ainsi
\[G = \frac{1}{3(X + 1)} – \frac{X – 2}{3(X^2 – X + 1)}.\]
On écrit \(x – 2 = \frac{1}{2}(2x – 1) – \frac{3}{2}\) et \(x^2 – x + 1 = (x – \frac{1}{2})^2 + \frac{3}{4}\). Une primitive sur \(]-1, +\infty[\) est donc
\[\Phi(x) = \frac{1}{3} \ln(x + 1) – \frac{1}{6} \ln(x^2 – x + 1) + \frac{\sqrt{3}}{3} \arctan(\frac{2x – 1}{\sqrt{3}}).\]
On vérifie que \(\Phi^{\prime}(x) = \frac{1}{x^3 + 1}\) : la dérivée du dernier terme vaut \(\frac{1}{2(x^2 – x + 1)}\). - Les racines de \(X^n – 1\) sont les \(\omega_k\), toutes simples. La partie entière est nulle, et le coefficient associé au pôle simple \(\omega_k\) vaut \(\frac{1}{P^{\prime}(\omega_k)}\) avec \(P = X^n – 1\). Or \(\frac{1}{n\omega_k^{n-1}} = \frac{\omega_k}{n \omega_k^n} = \frac{\omega_k}{n}\). Donc \(\dfrac{1}{X^n – 1} = \dfrac{1}{n} \sum_{k=0}^{n-1} \dfrac{\omega_k}{X – \omega_k}\).
Erreur fréquente : oublier de vérifier que la partie entière est nulle, c’est-à-dire que le degré du numérateur est strictement inférieur à celui du dénominateur.
Barème : a) 1 point : 0,5 par corps ; b) 1,5 point : 0,5 pour la décomposition, 0,5 pour le télescopage, 0,5 pour la limite ; c) 1 point : 0,5 pour la décomposition, 0,5 pour la primitive ; d) 1 point : 0,5 pour la formule \(1/P^{\prime}(\omega_k)\), 0,5 pour la simplification.
Exercice 6 : Problème : polynômes de Tchebychev (5 points)
- \(T_2 = 2X \cdot X – 1\), \(T_3 = 2X(2X^2 – 1) – X\) et \(T_4 = 2X(4X^3 – 3X) – (2X^2 – 1)\). Donc \(T_2 = 2X^2 – 1\), \(T_3 = 4X^3 – 3X\) et \(T_4 = 8X^4 – 8X^2 + 1\).
- On raisonne par récurrence double. La propriété sur le degré est vraie pour \(n = 1\) et \(n = 2\). Supposons-la vraie aux rangs \(n\) et \(n + 1\), avec \(n \geq\, 1\). Alors \(2X T_{n+1}\) est de degré \(n + 2\) et de coefficient dominant \(2 \times 2^n = 2^{n+1}\). Or \(T_n\) est de degré \(n < n + 2\), donc il ne modifie pas le terme dominant. \(T_{n+2}\) est de degré \(n + 2\) et de coefficient dominant \(2^{n+1}\). Pour la parité, \(T_0\) est pair et \(T_1\) impair. Si la relation est vraie aux rangs \(n\) et \(n + 1\), alors
\[T_{n+2}(-X) = -2X (-1)^{n+1} T_{n+1}(X) – (-1)^n T_n(X) = (-1)^{n+2} T_{n+2}(X).\]
Ainsi \(T_n(-X) = (-1)^n T_n(X)\) pour tout \(n\). - Récurrence double sur \(n\). C’est vrai pour \(n = 0\) et \(n = 1\). Supposons le résultat vrai aux rangs \(n\) et \(n + 1\). La formule \(\cos p + \cos q = 2 \cos\frac{p + q}{2} \cos\frac{p – q}{2}\) donne \(\cos((n+2)\theta) + \cos(n\theta) = 2 \cos\theta \cos((n+1)\theta)\). Donc
\[T_{n+2}(\cos\theta) = 2\cos\theta\, T_{n+1}(\cos\theta) – T_n(\cos\theta) = 2\cos\theta \cos((n+1)\theta) – \cos(n\theta) = \cos((n+2)\theta).\]
Donc \(T_n(\cos\theta) = \cos(n\theta)\) pour tous \(n\) et \(\theta\). - Posons \(\theta_k = \frac{(2k+1)\pi}{2n}\) pour \(0 \leq\, k \leq\, n – 1\). Alors \(\cos(n\theta_k) = \cos(\frac{\pi}{2} + k\pi) = 0\), donc \(x_k = \cos\theta_k\) est racine de \(T_n\). Les \(\theta_k\) sont distincts et appartiennent à \(]0, \pi[\), où le cosinus est strictement décroissant. Les \(x_k\) sont donc \(n\) réels distincts de \(]-1, 1[\). Un polynôme de degré \(n\) a au plus \(n\) racines comptées avec multiplicité. Les \(x_k\) sont donc toutes les racines de \(T_n\), elles sont simples, et \(T_n = 2^{n-1} \prod_{k=0}^{n-1} (X – x_k)\).
- Soit \(x \in [-1, 1]\) et \(\theta = \arccos x \in [0, \pi]\). Alors \(|T_n(x)| = |\cos(n\theta)| \leq\, 1\). L’égalité a lieu si et seulement si \(n\theta \in \pi\mathbb{Z}\), c’est-à-dire \(\theta = \frac{k\pi}{n}\) avec \(0 \leq\, k \leq\, n\). \(|T_n(x)| = 1\) exactement aux \(n + 1\) points \(x = \cos\frac{k\pi}{n}\), \(0 \leq\, k \leq\, n\). La figure illustre ces extremums égaux à \(\pm 1\).
- Avec \(\theta = \frac{\pi}{2}\), c) donne \(T_n(0) = \cos(m\pi) = (-1)^m\). La factorisation donne aussi \(T_n(0) = 2^{n-1} \prod_{k=0}^{n-1}(-x_k) = 2^{n-1} \prod_{k=0}^{n-1} x_k\), car \(n\) est pair. Donc \(\prod_{k=0}^{n-1} \cos(\frac{(2k+1)\pi}{2n}) = \frac{(-1)^m}{2^{2m-1}}\). Contrôle pour \(m = 1\) : \(\cos\frac{\pi}{4} \cos\frac{3\pi}{4} = -\frac{1}{2}\).
Barème : a) 0,5 point ; b) 1 point : 0,5 pour le degré, 0,5 pour la parité ; c) 1 point : 0,5 pour la formule trigonométrique, 0,5 pour la récurrence ; d) 1 point : 0,5 pour les racines, 0,5 pour la simplicité et la factorisation ; e) 1 point : 0,5 pour la majoration, 0,5 pour les points d’égalité ; f) 0,5 point.
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Après le corrigé du contrôle : polynômes, racines et fractions rationnelles
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![Courbes des polynômes de Tchebychev T1 à T4 sur [-1, 1], oscillant entre -1 et 1, avec les quatre racines de T4 marquées](https://mathovore.fr/wp-content/uploads/controles-maths/controle-maths-sup-polynomes-fractions-rationnelles-corr-tchebychev.png)
























