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Corrigé du contrôle de maths sup : logique, ensembles et applications

    Corrigé du contrôle de maths sup : logique, ensembles et applications

    Voici le corrigé du contrôle de maths sup sur le thème : logique, ensembles et applications.

    Ce corrigé détaille la rédaction attendue d’un étudiant de MPSI sur la logique et les applications. Chaque démonstration annonce son mode de raisonnement, introduit ses variables et conclut clairement.

    Vous y trouverez la négation d’une proposition quantifiée, la décomposition d’une fonction en partie paire et impaire par analyse-synthèse, une récurrence forte complète, puis des contre-exemples sur les images directes. Le dernier exercice décrit les classes d’équivalence à l’aide d’une étude de fonction illustrée par une figure. Un barème détaillé termine chaque exercice : servez-vous-en pour noter honnêtement votre copie et repérer les points de rédaction perdus.

    L’énoncé se trouve sur la page contrôle de maths sup : logique, ensembles et applications.

    Barème du contrôle
    Exercice Points
    Exercice 1 : Question de cours sur les applications 4 points
    Exercice 2 : Trois modes de raisonnement 5 points
    Exercice 3 : Une récurrence forte 3 points
    Exercice 4 : Images directes et réciproques 4 points
    Exercice 5 : Relation d’équivalence et relation d’ordre 4 points
    Total 20 points

    Exercice 1 : Question de cours sur les applications (4 points)

    1. L’application \(f\) est injective si \(\forall (x,x^{\prime}) \in E^2,\ f(x) = f(x^{\prime}) \Rightarrow x = x^{\prime}\). Elle est surjective si \(\forall y \in F,\ \exists x \in E,\ y = f(x)\).
    2. Supposons \(g \circ f\) injective. Soit \((x,x^{\prime}) \in E^2\) tel que \(f(x) = f(x^{\prime})\). En appliquant \(g\), on obtient \(g(f(x)) = g(f(x^{\prime}))\), c’est-à-dire \((g \circ f)(x) = (g \circ f)(x^{\prime})\). Par injectivité de \(g \circ f\), on a donc \(x = x^{\prime}\). Ainsi, \(f\) est injective.
    3. Supposons \(g \circ f\) surjective. Soit \(z \in G\). Il existe alors \(x \in E\) tel que \(z = g(f(x))\). Posons \(y = f(x)\) : c’est un élément de \(F\) et \(g(y) = z\). Tout élément de \(G\) possède donc un antécédent par \(g\). Ainsi, \(g\) est surjective.
    4. On échange les quantificateurs et on nie l’implication \(P \Rightarrow Q\) en « \(P\) et non \(Q\) » :
      \[\exists \varepsilon > 0,\ \forall \eta > 0,\ \exists (x,y) \in I^2,\ |x-y| \leq\, \eta \text{ et } |h(x)-h(y)| > \varepsilon.\]
      C’est la négation cherchée (elle exprime que \(h\) n’est pas uniformément continue sur \(I\)).

    Erreur fréquente : nier l’implication en « \(|x-y| > \eta \Rightarrow \ldots\) ». La négation d’une implication n’est jamais une implication.

    Barème : a) 0,5 point par définition correctement quantifiée ; b) 1 point : 0,5 pour l’introduction de \(x\) et \(x^{\prime}\), 0,5 pour la conclusion justifiée ; c) 1 point : 0,5 pour le choix de \(y = f(x)\), 0,5 pour la conclusion ; d) 1 point : 0,5 pour les quantificateurs, 0,5 pour la négation de l’implication.

    Exercice 2 : Trois modes de raisonnement (5 points)

    1. Raisonnons par contraposition : montrons que si \(n\) est impair, alors \(8\) divise \(n^2 – 1\). Supposons \(n\) impair et écrivons \(n = 2p + 1\) avec \(p \in \mathbb{N}\). Alors
      \[n^2 – 1 = 4p^2 + 4p = 4p(p+1).\]
      Or \(p\) et \(p + 1\) sont deux entiers consécutifs, donc l’un d’eux est pair et \(p(p+1) = 2q\) avec \(q \in \mathbb{N}\). Ainsi \(n^2 – 1 = 8q\). La contraposée est vraie, donc si \(n^2 – 1\) n’est pas divisible par \(8\), alors \(n\) est pair.
    2. Raisonnons par l’absurde et supposons \(\dfrac{\ln 2}{\ln 3} = \dfrac{p}{q}\) avec \(p \in \mathbb{Z}\) et \(q \in \mathbb{N}^{*}\). Comme \(\ln 2 > 0\) et \(\ln 3 > 0\), le quotient est strictement positif, donc \(p \geq\, 1\). On obtient \(q \ln 2 = p \ln 3\), soit \(\ln(2^q) = \ln(3^p)\). La fonction \(\ln\) est injective, donc \(2^q = 3^p\). Or \(2^q\) est pair car \(q \geq\, 1\), tandis que \(3^p\) est impair comme produit de nombres impairs. C’est absurde. Donc \(\dfrac{\ln 2}{\ln 3}\) est irrationnel.
    3. Raisonnons par analyse-synthèse.

      Analyse. Supposons \(f = p + i\) avec \(p\) paire et \(i\) impaire. Pour tout réel \(x\), on a \(f(x) = p(x) + i(x)\) et \(f(-x) = p(x) – i(x)\). En additionnant puis en soustrayant, on obtient
      \[p(x) = \dfrac{f(x) + f(-x)}{2}, \qquad i(x) = \dfrac{f(x) – f(-x)}{2}.\]
      Les fonctions \(p\) et \(i\) sont donc entièrement déterminées par \(f\) : cela prouve l’unicité.

      Synthèse. Définissons \(p\) et \(i\) par les formules ci-dessus. Alors \(p(-x) = \dfrac{f(-x) + f(x)}{2} = p(x)\), donc \(p\) est paire ; de même \(i(-x) = \dfrac{f(-x) – f(x)}{2} = -i(x)\), donc \(i\) est impaire. Enfin \(p(x) + i(x) = f(x)\) pour tout \(x\). La décomposition existe et elle est unique.

    Barème : a) 1,5 point : 0,5 pour l’énoncé de la contraposée, 0,5 pour la factorisation \(4p(p+1)\), 0,5 pour la parité de \(p(p+1)\) ; b) 1,5 point : 0,5 pour l’hypothèse avec \(p \geq\, 1\), 0,5 pour \(2^q = 3^p\), 0,5 pour la contradiction de parité ; c) 2 points : 1 pour l’analyse (unicité), 1 pour la synthèse (parité vérifiée et somme).

    Exercice 3 : Une récurrence forte (3 points)

    1. On calcule successivement \(u_1 = u_0 = 1\), \(u_2 = u_0 + u_1 = 2\), \(u_3 = 1 + 1 + 2 = 4\) et \(u_4 = 1 + 1 + 2 + 4 = 8\). On conjecture que \(u_n = 2^{n-1}\) pour tout \(n \geq\, 1\).
    2. Pour \(n \geq\, 1\), notons \(\mathcal{P}(n)\) : « \(u_n = 2^{n-1}\) ».

      Initialisation : \(u_1 = 1 = 2^0\), donc \(\mathcal{P}(1)\) est vraie.

      Hérédité : soit \(n \geq\, 1\) ; supposons \(\mathcal{P}(k)\) vraie pour tout entier \(k\) tel que \(1 \leq\, k \leq\, n\). Alors, par somme géométrique,
      \[u_{n+1} = u_0 + \sum_{k=1}^{n} u_k = 1 + \sum_{k=1}^{n} 2^{k-1} = 1 + (2^n – 1) = 2^n.\]
      Donc \(\mathcal{P}(n+1)\) est vraie.

      Conclusion : par le principe de récurrence forte, \(u_n = 2^{n-1}\) pour tout entier \(n \geq\, 1\).

      La récurrence simple ne suffit pas directement, car \(u_{n+1}\) s’exprime à l’aide de tous les termes \(u_0, \ldots, u_n\) : l’hypothèse sur le seul terme \(u_n\) ne permet pas de calculer la somme.

    Barème : a) 1 point : 0,5 pour les quatre valeurs, 0,5 pour la conjecture ; b) 2 points : 0,5 pour l’énoncé de \(\mathcal{P}(n)\) et l’initialisation, 1 pour l’hérédité forte correctement formulée et calculée, 0,5 pour la conclusion et l’explication.

    Exercice 4 : Images directes et réciproques (4 points)

    1. Sur \([-1,0]\), la fonction \(f\) est continue et décroissante, d’image \([0,1]\) ; sur \([0,2]\), elle est continue et croissante, d’image \([0,4]\). Donc \(f([-1,2]) = [0,4]\).

      Ensuite, \(x^2 \in [1,4] \iff 1 \leq\, |x| \leq\, 2\), donc \(f^{-1}([1,4]) = [-2,-1] \cup [1,2]\).

      Enfin, un carré n’est jamais strictement négatif, donc \(f^{-1}(]-\infty,0[) = \varnothing\).
    2. Soit \(y \in \varphi(\varphi^{-1}(B))\) : il existe \(x \in \varphi^{-1}(B)\) tel que \(y = \varphi(x)\). Par définition de l’image réciproque, \(\varphi(x) \in B\), donc \(y \in B\). Ainsi \(\varphi(\varphi^{-1}(B)) \subset B\).

      Soit \(x \in A\). Alors \(\varphi(x) \in \varphi(A)\), donc \(x \in \varphi^{-1}(\varphi(A))\). Ainsi \(A \subset \varphi^{-1}(\varphi(A))\).

      Supposons \(\varphi\) injective et soit \(x \in \varphi^{-1}(\varphi(A))\). Alors \(\varphi(x) \in \varphi(A)\) : il existe \(a \in A\) tel que \(\varphi(x) = \varphi(a)\). Par injectivité, \(x = a \in A\). Avec l’inclusion précédente, \(\varphi^{-1}(\varphi(A)) = A\).
    3. Prenons \(A = [-1,0]\) et \(A^{\prime} = [0,1]\). Alors \(A \cap A^{\prime} = \{0\}\), donc \(f(A \cap A^{\prime}) = \{0\}\). En revanche, \(f(A) = f(A^{\prime}) = [0,1]\), donc \(f(A) \cap f(A^{\prime}) = [0,1]\). Comme \([0,1] \not\subset \{0\}\), l’inclusion réciproque est fausse.

    Erreur fréquente : écrire \(f^{-1}([1,4]) = [1,2]\) en oubliant les antécédents négatifs ; ici \(f^{-1}\) désigne une image réciproque, pas une application réciproque.

    Barème : a) 1,5 point : 0,5 par ensemble ; b) 1,5 point : 0,5 par inclusion ou égalité démontrée ; c) 1 point : 0,5 pour le choix de \(A\) et \(A^{\prime}\), 0,5 pour les calculs et la conclusion.

    Exercice 5 : Relation d’équivalence et relation d’ordre (4 points)

    1. Pour tout réel \(x\), \(g(x) = g(x)\), donc \(x \mathcal{R} x\) : la relation est réflexive. Si \(g(x) = g(y)\), alors \(g(y) = g(x)\) : elle est symétrique. Enfin, si \(g(x) = g(y)\) et \(g(y) = g(z)\), alors \(g(x) = g(z)\) : elle est transitive. Donc \(\mathcal{R}\) est une relation d’équivalence.
    2. La fonction \(g\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\) et \(g^{\prime}(x) = (1-x)e^{-x}\), du signe de \(1 – x\). Donc \(g\) est strictement croissante sur \(]-\infty,1]\) et strictement décroissante sur \([1,+\infty[\), avec \(g(1) = \dfrac{1}{e}\). De plus \(\lim_{x \to -\infty} g(x) = -\infty\) et, par croissances comparées, \(\lim_{x \to +\infty} g(x) = 0\). Enfin \(g(x)\) a le signe de \(x\).

      Courbe de g(x) = x e^{-x} avec son maximum en (1, 1/e) et une droite horizontale coupant la courbe en deux points x et x prime

      • Si \(x \leq\, 0\), alors \(g(x) \leq\, 0\). Un réel \(y\) équivalent à \(x\) vérifie \(g(y) \leq\, 0\), donc \(y \leq\, 0\). Or \(g\) est strictement monotone, donc injective, sur \(]-\infty,0]\). Ainsi \(y = x\) : la classe de \(x\) a un seul élément.
      • Si \(x = 1\), le maximum \(\dfrac{1}{e}\) n’est atteint qu’en \(1\) par stricte monotonie de chaque côté : la classe de \(1\) est \(\{1\}\).
      • Si \(x \in ]0,1[ \cup ]1,+\infty[\), posons \(c = g(x)\), qui appartient à \(]0,\frac{1}{e}[\). La fonction \(g\) est continue et strictement croissante sur \(]0,1]\), donc réalise une bijection de \(]0,1]\) sur \(]0,\frac{1}{e}]\) par le théorème de la bijection. De même, elle réalise une bijection de \([1,+\infty[\) sur \(]0,\frac{1}{e}]\). Le réel \(c\) a donc exactement un antécédent dans \(]0,1[\) et un dans \(]1,+\infty[\), et aucun dans \(]-\infty,0]\). La classe de \(x\) a exactement deux éléments.
    3. Réflexivité : \(a = a^1\), donc \(a \preceq a\).

      Antisymétrie : supposons \(b = a^k\) et \(a = b^m\) avec \(k, m \geq\, 1\). Alors \(a = a^{km}\). Si \(a = 1\), alors \(b = 1^k = 1 = a\). Si \(a \geq\, 2\), la suite \((a^n)\) est strictement croissante, donc \(km = 1\), puis \(k = 1\) et \(b = a\).

      Transitivité : si \(b = a^k\) et \(c = b^m\), alors \(c = a^{km}\) avec \(km \geq\, 1\), donc \(a \preceq c\).

      La relation \(\preceq\) est donc une relation d’ordre. Elle n’est pas totale : \(3\) n’est pas une puissance de \(2\) (il est impair et différent de \(1\)) et \(2\) n’est pas une puissance de \(3\). Ainsi \(2\) et \(3\) ne sont pas comparables.

    Barème : a) 1 point : les trois propriétés ; b) 1,5 point : 0,5 pour l’étude de \(g\), 1 pour les trois cas justifiés (théorème de la bijection cité) ; c) 1,5 point : 0,25 pour la réflexivité, 0,5 pour l’antisymétrie avec le cas \(a = 1\), 0,25 pour la transitivité, 0,5 pour le contre-exemple.

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    Après le corrigé du contrôle : logique, ensembles et applications

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