Mathovore, tout pour reussir en maths : cours et exercices corriges
Aller au contenu
Vous êtes ici : Accueil » Corrigés des contrôles de maths en L1 » Corrigé du contrôle de maths L1 : fonctions réciproques, arctan et hyperboliques

Corrigé du contrôle de maths L1 : fonctions réciproques, arctan et hyperboliques

    Corrigé du contrôle de maths L1 : fonctions réciproques, arctan et hyperboliques

    Voici le corrigé du contrôle de maths de L1 sur le thème : fonctions réciproques, arctan et hyperboliques.

    Ce corrigé détaille chaque réponse du partiel sur les fonctions réciproques, avec les hypothèses du théorème de la bijection vérifiées à chaque étape. Vous y verrez pourquoi la dérivée d’arcsin fait apparaître une racine carrée et comment le signe du cosinus permet de conclure.

    Les identités sont obtenues par dérivée nulle sur un intervalle, les équations hyperboliques par le changement d’inconnue X = eˣ, et la fonction composée avec arctan est ramenée à arctan x à une constante près sur chaque intervalle. Sa courbe est tracée, avec asymptote et discontinuité, et un barème détaillé termine chaque exercice.

    L’énoncé se trouve sur la page contrôle de maths l1 : fonctions réciproques, arctan et hyperboliques.

    Barème du contrôle
    Exercice Points
    Exercice 1 : Dérivées des fonctions réciproques 4 points
    Exercice 2 : Identités et simplifications circulaires 5 points
    Exercice 3 : Fonctions hyperboliques 5 points
    Exercice 4 : Étude d’une fonction composée avec arctan 6 points
    Total 20 points

    Exercice 1 : Dérivées des fonctions réciproques (4 points)

    1. Théorème de la bijection : si \(f\) est continue et strictement monotone sur un intervalle \(I\), alors \(J = f(I)\) est un intervalle et \(f\) réalise une bijection de \(I\) sur \(J\) ; sa réciproque \(f^{-1}\) est continue sur \(J\) et de même monotonie que \(f\).

      Dérivabilité de la réciproque : si de plus \(f\) est dérivable en \(a \in I\) avec \(f^{\prime}(a) \neq 0\), alors \(f^{-1}\) est dérivable en \(b = f(a)\) et \((f^{-1})^{\prime}(b) = \dfrac{1}{f^{\prime}(f^{-1}(b))}\).

    2. La fonction \(\tan\) est continue et dérivable sur \(I = ]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}[\), avec \(\tan^{\prime} = 1 + \tan^2 > 0\) : elle y est strictement croissante. Ses limites aux bornes sont \(-\infty\) et \(+\infty\). Par le théorème de la bijection, \(\tan\) réalise une bijection de \(I\) sur \(\mathbb{R}\), dont la réciproque est \(\arctan\).

      Comme \(\tan^{\prime}\) ne s’annule jamais, \(\arctan\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\) et, pour tout réel \(x\) :

      \[\arctan^{\prime}(x) = \frac{1}{\tan^{\prime}(\arctan x)} = \frac{1}{1 + \tan^2(\arctan x)} = \frac{1}{1 + x^2}.\]

    3. La fonction \(\sin\) est continue et strictement croissante sur \([-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}]\), à valeurs dans \([-1, 1]\) : sa réciproque est \(\arcsin\). Sa dérivée \(\cos\) ne s’annule pas sur \(]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}[\), dont l’image est \(]-1, 1[\). Donc \(\arcsin\) est dérivable sur \(]-1, 1[\) et \(\arcsin^{\prime}(x) = \dfrac{1}{\cos(\arcsin x)}\).

      Pour \(x \in ]-1, 1[\), \(\theta = \arcsin x \in ]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}[\), donc \(\cos \theta > 0\) et \(\cos \theta = \sqrt{1 – \sin^2 \theta} = \sqrt{1 – x^2}\). Ainsi \(\arcsin^{\prime}(x) = \dfrac{1}{\sqrt{1 – x^2}}\).

    Erreur fréquente : écrire \(\cos \theta = \pm\sqrt{1 – x^2}\) sans trancher. C’est l’intervalle de \(\theta\) qui impose le signe positif.

    Barème : a) 1 point : 0,5 point par énoncé ; b) 1,5 point : 0,5 point pour la bijection, 1 point pour le calcul de la dérivée ; c) 1,5 point : 0,5 point pour la dérivabilité sur l’intervalle ouvert, 1 point pour \(\cos(\arcsin x) = \sqrt{1 – x^2}\) justifié.

    Exercice 2 : Identités et simplifications circulaires (5 points)

    1. On pose \(g(x) = \arctan x + \arctan \dfrac{1}{x}\) sur \(\mathbb{R}^*\). La fonction \(g\) est dérivable et

      \[g^{\prime}(x) = \frac{1}{1 + x^2} + (-\frac{1}{x^2}) \times \frac{1}{1 + \frac{1}{x^2}} = \frac{1}{1 + x^2} – \frac{1}{x^2 + 1} = 0.\]

      Sur l’intervalle \(]0, +\infty[\), une fonction de dérivée nulle est constante : \(g(x) = g(1) = \dfrac{\pi}{4} + \dfrac{\pi}{4} = \dfrac{\pi}{2}\). Sur l’intervalle \(]-\infty, 0[\), \(g(x) = g(-1) = -\dfrac{\pi}{2}\) (on peut aussi utiliser l’imparité de \(g\)).

      Pour \(x > 0\), \(\arctan x + \arctan \frac{1}{x} = \frac{\pi}{2}\) ; pour \(x < 0\), cette somme vaut \(-\frac{\pi}{2}\).

    2. Par définition, \(\arcsin(\sin x)\) est l’unique \(\theta \in [-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}]\) tel que \(\sin \theta = \sin x\). Pour \(x \in [\frac{\pi}{2}, \frac{3\pi}{2}]\), on a \(\pi – x \in [-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}]\) et \(\sin(\pi – x) = \sin x\). Donc \(\arcsin(\sin x) = \pi – x\).
    3. Avec \(3{,}14 < \pi < 3{,}15\), on obtient \(9{,}42 < 3\pi < 9{,}45\), donc \(-0{,}58 < 3\pi – 10 < -0{,}55\). En particulier \(3\pi – 10 \in [-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}]\).

      Par ailleurs, \(\sin(3\pi – 10) = \sin(\pi – 10 + 2\pi) = \sin(\pi – 10) = \sin 10\).

      Donc \(\arcsin(\sin 10) = 3\pi – 10\), qui vaut environ \(-0{,}575\).

    Erreur fréquente : écrire \(\arcsin(\sin 10) = 10\). La fonction \(\arcsin\) prend ses valeurs dans \([-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}]\), qui ne contient pas \(10\).

    Barème : a) 2 points : 1 point pour \(g^{\prime} = 0\), 0,5 point pour la constante sur chaque intervalle, 0,5 point pour le cas \(x < 0\) ; b) 1,5 point : 0,5 point pour la définition, 1 point pour \(\pi – x\) justifié ; c) 1,5 point : 0,5 point pour l’encadrement, 0,5 point pour l’égalité des sinus, 0,5 point pour le résultat.

    Exercice 3 : Fonctions hyperboliques (5 points)

    1. Pour tout réel \(x\) :

      \[\operatorname{ch}^2 x – \operatorname{sh}^2 x = (\operatorname{ch} x – \operatorname{sh} x)(\operatorname{ch} x + \operatorname{sh} x) = \mathrm{e}^{-x} \times \mathrm{e}^{x} = 1.\]

      Les fonctions \(\operatorname{ch}\) et \(\operatorname{sh}\) sont dérivables avec \(\operatorname{ch}^{\prime} = \operatorname{sh}\) et \(\operatorname{sh}^{\prime} = \operatorname{ch}\), et \(\operatorname{ch} > 0\). Par la dérivée d’un quotient :

      \[\operatorname{th}^{\prime}(x) = \frac{\operatorname{ch}^2 x – \operatorname{sh}^2 x}{\operatorname{ch}^2 x} = \frac{1}{\operatorname{ch}^2 x} = 1 – \operatorname{th}^2 x.\]

    2. On pose \(X = \mathrm{e}^x > 0\). L’équation devient \(X + \dfrac{1}{X} = 4\), soit \(X^2 – 4X + 1 = 0\). Son discriminant vaut \(16 – 4 = 12\), donc \(X = 2 + \sqrt{3}\) ou \(X = 2 – \sqrt{3}\), deux réels strictement positifs. Comme \((2 – \sqrt{3})(2 + \sqrt{3}) = 1\), on a \(\ln(2 – \sqrt{3}) = -\ln(2 + \sqrt{3})\).

      Les solutions sont \(x = \ln(2 + \sqrt{3})\) et \(x = -\ln(2 + \sqrt{3})\).

    3. La fonction \(\operatorname{sh}\) est continue, dérivable, et \(\operatorname{sh}^{\prime} = \operatorname{ch} > 0\) : elle est strictement croissante. Ses limites sont \(-\infty\) en \(-\infty\) et \(+\infty\) en \(+\infty\). Par le théorème de la bijection, \(\operatorname{sh}\) réalise une bijection de \(\mathbb{R}\) sur \(\mathbb{R}\).

      Soit \(x\) réel. On cherche \(y\) tel que \(\operatorname{sh} y = x\). Avec \(Y = \mathrm{e}^y > 0\), l’équation devient \(Y – \dfrac{1}{Y} = 2x\), soit \(Y^2 – 2xY – 1 = 0\). Ses racines sont \(x + \sqrt{x^2 + 1}\) et \(x – \sqrt{x^2 + 1}\). Comme \(\sqrt{x^2 + 1} > |x|\), la seconde est strictement négative et la première strictement positive. Donc \(Y = x + \sqrt{x^2 + 1}\).

      Ainsi \(\operatorname{argsh} x = \ln(x + \sqrt{x^2 + 1})\) pour tout réel \(x\).

    Barème : a) 1,5 point : 0,5 point pour la relation fondamentale, 1 point pour \(\operatorname{th}^{\prime}\) ; b) 1,5 point : 0,5 point pour l’équation du second degré, 0,5 point pour les racines positives, 0,5 point pour les solutions ; c) 2 points : 0,5 point pour la bijection, 1 point pour la résolution, 0,5 point pour le choix de la racine positive.

    Exercice 4 : Étude d’une fonction composée avec arctan (6 points)

    1. La fonction \(u : x \mapsto \dfrac{x – 1}{x + 1}\) est dérivable sur \(\mathbb{R} \setminus \{-1\}\) (fonction rationnelle) et \(\arctan\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\). Par composition, \(f\) est dérivable sur \(\mathbb{R} \setminus \{-1\}\) et \(f^{\prime} = \dfrac{u^{\prime}}{1 + u^2}\), avec

      \[u^{\prime}(x) = \frac{(x + 1) – (x – 1)}{(x + 1)^2} = \frac{2}{(x + 1)^2}, \qquad 1 + u(x)^2 = \frac{(x + 1)^2 + (x – 1)^2}{(x + 1)^2} = \frac{2x^2 + 2}{(x + 1)^2}.\]

      Donc \(f^{\prime}(x) = \dfrac{2}{2x^2 + 2} = \dfrac{1}{1 + x^2}\).

    2. La fonction \(f – \arctan\) a une dérivée nulle sur chacun des intervalles \(]-1, +\infty[\) et \(]-\infty, -1[\), donc elle est constante sur chacun d’eux.

      Sur \(]-1, +\infty[\) : en \(0\), \(f(0) – \arctan 0 = \arctan(-1) = -\dfrac{\pi}{4}\). Donc \(f(x) = \arctan x – \dfrac{\pi}{4}\).

      Sur \(]-\infty, -1[\) : quand \(x\) tend vers \(-\infty\), \(u(x)\) tend vers \(1\), donc \(f(x) – \arctan x\) tend vers \(\dfrac{\pi}{4} + \dfrac{\pi}{2} = \dfrac{3\pi}{4}\). Donc \(f(x) = \arctan x + \dfrac{3\pi}{4}\).

      Les constantes diffèrent parce que \(\mathbb{R} \setminus \{-1\}\) n’est pas un intervalle : une dérivée nulle n’entraîne la constance que sur un intervalle.

    3. D’après b) : en \(+\infty\), \(f(x)\) tend vers \(\dfrac{\pi}{2} – \dfrac{\pi}{4} = \dfrac{\pi}{4}\) ; en \(-\infty\), vers \(-\dfrac{\pi}{2} + \dfrac{3\pi}{4} = \dfrac{\pi}{4}\). À droite en \(-1\), \(f(x)\) tend vers \(-\dfrac{\pi}{4} – \dfrac{\pi}{4} = -\dfrac{\pi}{2}\) ; à gauche, vers \(-\dfrac{\pi}{4} + \dfrac{3\pi}{4} = \dfrac{\pi}{2}\).

      Comme \(f^{\prime} > 0\), \(f\) est strictement croissante sur \(]-\infty, -1[\) et sur \(]-1, +\infty[\). La droite d’équation \(y = \frac{\pi}{4}\) est asymptote horizontale en \(-\infty\) et en \(+\infty\). Il n’y a pas d’asymptote verticale, car les limites en \(-1\) sont finies.

    4. Les limites à gauche et à droite en \(-1\) sont \(\frac{\pi}{2}\) et \(-\frac{\pi}{2}\) : elles sont différentes, donc \(f\) n’est pas prolongeable par continuité en \(-1\). La courbe présente un saut d’amplitude \(\pi\) :

      Courbe de f croissante sur chaque intervalle, asymptote horizontale pi sur 4 et saut en moins 1 entre pi sur 2 et moins pi sur 2

    Barème : a) 2 points : 0,5 point pour la dérivabilité, 1 point pour \(u^{\prime}\) et \(1 + u^2\), 0,5 point pour la simplification ; b) 1,5 point : 0,5 point par intervalle, 0,5 point pour l’explication ; c) 1,5 point : 1 point pour les quatre limites, 0,5 point pour les variations et l’asymptote ; d) 1 point : 0,5 point pour la réponse justifiée, 0,5 point pour l’allure de la courbe.

    Revenir à l’énoncé du contrôle

    Après le corrigé du contrôle : fonctions réciproques, arctan et hyperboliques

    Pour consolider ce que le corrigé vous a appris, relisez le cours « Fonctions usuelles » en L1 puis entraînez-vous avec les exercices corrigés fonctions usuelles.

    Retrouvez tous les contrôles de maths de L1 classés par chapitre, ou choisissez un autre niveau sur la page contrôles de maths du CP au post-bac.

    Voter... post

    Télécharger et imprimer ce document en PDF gratuitement :

    Vous avez la possibilité de télécharger puis d'imprimer gratuitement ce document «corrigé du contrôle de maths L1 : fonctions réciproques, arctan et hyperboliques» au format PDF.

    Contrôle de maths en L1 : Fonctions réciproques, arctan et hyperboliques corrigé en PDF

    Applications Mathovore

    Les applications Mathovore gratuites

    Des applis pour réviser et s’entraîner en maths en jouant, du CP à la Terminale, sur Android et iPhone.

    Découvrir

    Inscription gratuite à Mathovore.  Mathovore c'est 14 122 542 cours et exercices de maths téléchargés en PDF.

    Télécharger les manuels scolaires de maths Mathovore en PDF, du CP à la Terminale