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Corrigé du contrôle de maths L1 : logique, quantificateurs et ensembles

    Corrigé du contrôle de maths L1 : logique, quantificateurs et ensembles

    Voici le corrigé du contrôle de maths de L1 sur le thème : logique, quantificateurs et ensembles.

    Voici la correction complète du partiel de logique de L1, rédigée comme on l’attend d’un étudiant. Chaque négation est obtenue en échangeant les quantificateurs et en niant la propriété finale ; chaque démonstration annonce son type de raisonnement : contraposition, absurde ou analyse-synthèse.

    Le problème utilise les fonctions indicatrices pour transformer des égalités d’ensembles en calculs sur des fonctions à valeurs dans 0 et 1, avec un schéma pour la différence symétrique. Comparez votre copie au barème détaillé placé en fin de chaque exercice pour repérer où se perdent les points.

    L’énoncé se trouve sur la page contrôle de maths l1 : logique, quantificateurs et ensembles.

    Barème du contrôle
    Exercice Points
    Exercice 1 : Question de cours : De Morgan et irrationalité de racine de 2 4 points
    Exercice 2 : Quantificateurs et négations 5 points
    Exercice 3 : Implication, contraposée et réciproque 4 points
    Exercice 4 : Problème : analyse-synthèse et fonctions indicatrices 7 points
    Total 20 points

    Exercice 1 : Question de cours : De Morgan et irrationalité de racine de 2 (4 points)

    1. Les lois de De Morgan s’écrivent : \(\overline{A \cup B} = \overline{A} \cap \overline{B}\) et \(\overline{A \cap B} = \overline{A} \cup \overline{B}\).

      Montrons la première par double inclusion. Soit \(x \in \overline{A \cup B}\). Alors \(x \in E\) et \(x \notin A \cup B\). Par conséquent, \(x \notin A\) et \(x \notin B\), car sinon \(x\) appartiendrait à la réunion. Ainsi \(x \in \overline{A}\) et \(x \in \overline{B}\), donc \(x \in \overline{A} \cap \overline{B}\).

      Réciproquement, soit \(x \in \overline{A} \cap \overline{B}\). Alors \(x \notin A\) et \(x \notin B\) ; donc \(x\) n’appartient à aucune des deux parties, c’est-à-dire \(x \notin A \cup B\). Ainsi \(x \in \overline{A \cup B}\).

      Les deux inclusions donnent \(\overline{A \cup B} = \overline{A} \cap \overline{B}\).

    2. Supposons par l’absurde que \(\sqrt{2}\) soit rationnel. Comme \(\sqrt{2} > 0\), on peut l’écrire \(\sqrt{2} = \dfrac{p}{q}\) avec \(p, q \in \mathbb{N}^*\) et la fraction irréductible.

      En élevant au carré, on obtient \(p^2 = 2q^2\). Donc \(p^2\) est pair, et d’après le rappel, \(p\) est pair : on écrit \(p = 2k\) avec \(k \in \mathbb{N}^*\). Alors \(4k^2 = 2q^2\), soit \(q^2 = 2k^2\). Ainsi \(q^2\) est pair, donc \(q\) est pair.

      Par conséquent, \(p\) et \(q\) sont tous deux divisibles par \(2\), ce qui contredit l’irréductibilité de la fraction. L’hypothèse est donc fausse : \(\sqrt{2}\) est irrationnel.

    Barème : a) 0,5 point pour les deux énoncés, 1,5 point pour la double inclusion (0,75 par inclusion) ; b) 0,5 point pour l’hypothèse de l’absurde avec fraction irréductible, 1 point pour la parité de p puis de q, 0,5 point pour la contradiction clairement énoncée.

    Exercice 2 : Quantificateurs et négations (5 points)

    1. « \(f\) est majorée » s’écrit \(\exists M \in \mathbb{R},\ \forall x \in \mathbb{R},\ f(x) \leq\, M\).

      Négation : \(\forall M \in \mathbb{R},\ \exists x \in \mathbb{R},\ f(x) > M\).

    2. On échange les quantificateurs et on nie l’implication : la négation de \(R \Rightarrow S\) est « \(R\) et non \(S\) ». La fonction \(f\) n’est pas continue en \(a\) lorsque

      \[\exists \varepsilon > 0,\ \forall \eta > 0,\ \exists x \in \mathbb{R},\ |x-a| \leq\, \eta \ \text{et}\ |f(x)-f(a)| > \varepsilon.\]

      Pour \(g\) en \(0\), on a \(g(0) = 1\). Prenons \(\varepsilon = \dfrac{1}{2}\). Soit \(\eta > 0\) quelconque ; posons \(x = -\eta\). Alors \(|x – 0| = \eta \leq\, \eta\), et comme \(x < 0\), \(g(x) = 0\), donc \(|g(x) – g(0)| = 1 > \dfrac{1}{2}\). La négation est vérifiée : \(g\) n’est pas continue en \(0\).

    3. La phrase s’écrit \(\forall A \in \mathbb{R},\ \exists B \in \mathbb{R},\ \forall x \in \mathbb{R},\ (x \geq\, B \Rightarrow f(x) \geq\, A)\).

      Négation : \(\exists A \in \mathbb{R},\ \forall B \in \mathbb{R},\ \exists x \in \mathbb{R},\ x \geq\, B\ \text{et}\ f(x) < A\).

    4. \(P_1\) est vraie. En effet, soit \(x \in \mathbb{R}\) ; le réel \(y = x^2 + 1\) vérifie \(y > x^2\). Ici \(y\) dépend de \(x\), ce que permet l’ordre des quantificateurs.

      \(P_2\) est fausse. Montrons sa négation : \(\forall y \in \mathbb{R},\ \exists x \in \mathbb{R},\ y \leq\, x^2\). Soit \(y\) un réel ; posons \(x = \sqrt{|y|}\). Alors \(x^2 = |y| \geq\, y\). Autrement dit, aucun réel ne majore strictement tous les carrés.

      \(P_1\) est vraie et \(P_2\) est fausse : l’ordre des quantificateurs change le sens.

    Erreur fréquente : nier « \(|x-a| \leq\, \eta \Rightarrow \ldots\) » par une autre implication. La négation d’une implication est une conjonction.

    Barème : a) 0,5 point pour la phrase, 0,5 point pour la négation ; b) 0,75 point pour la négation, 0,75 point pour le choix de epsilon et de x ; c) 0,5 point + 0,5 point ; d) 0,75 point par phrase, dont 0,25 point pour le bon verdict et 0,5 point pour la justification.

    Exercice 3 : Implication, contraposée et réciproque (4 points)

    1. On note V pour vrai et F pour faux.

      \(P\) \(Q\) \(P \Rightarrow Q\) \(\text{non } Q\) \(\text{non } P\) \((\text{non } Q) \Rightarrow (\text{non } P)\)
      V V V F F V
      V F F V F F
      F V V F V V
      F F V V V V

      Les deux colonnes finales coïncident. Une implication et sa contraposée sont donc logiquement équivalentes.

    2. Contraposée : « si \(n\) est impair, alors \(n^2\) est impair ». Réciproque : « si \(n\) est pair, alors \(n^2\) est pair ».

      Démontrons la contraposée. Soit \(n\) impair : \(n = 2k+1\) avec \(k \in \mathbb{Z}\). Alors \(n^2 = 4k^2 + 4k + 1 = 2(2k^2+2k) + 1\), donc \(n^2\) est impair. La contraposée étant vraie, l’implication l’est aussi.

      La réciproque est vraie : si \(n = 2k\), alors \(n^2 = 2(2k^2)\) est pair. Ainsi, \(n^2\) est pair si et seulement si \(n\) est pair.

    3. La contraposée s’écrit : si \(x \neq 0\), alors il existe \(\varepsilon > 0\) tel que \(|x| > \varepsilon\).

      Supposons \(x \neq 0\). Alors \(|x| > 0\) ; posons \(\varepsilon = \dfrac{|x|}{2}\). On a bien \(\varepsilon > 0\), et \(|x| – \varepsilon = \dfrac{|x|}{2} > 0\), donc \(|x| > \varepsilon\).

      La contraposée est démontrée, donc si \(|x| \leq\, \varepsilon\) pour tout \(\varepsilon > 0\), alors \(x = 0\).

    Barème : a) 0,5 point pour la table, 0,5 point pour la conclusion ; b) 0,5 point pour la contraposée et la réciproque, 0,5 point pour la démonstration, 0,5 point pour la réciproque justifiée ; c) 0,5 point pour la contraposée correctement écrite, 1 point pour le choix de epsilon et la vérification.

    Exercice 4 : Problème : analyse-synthèse et fonctions indicatrices (7 points)

    Partie A : décomposition paire et impaire

    1. Analyse. Supposons \(f = g + h\) avec \(g\) paire et \(h\) impaire. Pour tout réel \(x\), on a \(f(x) = g(x) + h(x)\). De plus, \(f(-x) = g(-x) + h(-x) = g(x) – h(x)\).

      En additionnant puis en soustrayant ces deux égalités, on obtient \[g(x) = \dfrac{f(x) + f(-x)}{2} \qquad h(x) = \dfrac{f(x) – f(-x)}{2}.\]

      Ainsi \(g\) et \(h\) sont entièrement déterminées par \(f\) : si la décomposition existe, elle est unique.

    2. Synthèse. Définissons \(g\) et \(h\) par les formules précédentes. Pour tout réel \(x\), on a \(g(x) + h(x) = f(x)\). Ensuite, \(g(-x) = \dfrac{f(-x) + f(x)}{2} = g(x)\), donc \(g\) est paire. Enfin, \(h(-x) = \dfrac{f(-x) – f(x)}{2} = -h(x)\), donc \(h\) est impaire.

      La décomposition existe, et elle est unique d’après l’analyse.

    3. Pour \(f = \exp\), on trouve \(g(x) = \dfrac{e^x + e^{-x}}{2} = \operatorname{ch} x\) et \(h(x) = \dfrac{e^x – e^{-x}}{2} = \operatorname{sh} x\). Donc \(\exp = \operatorname{ch} + \operatorname{sh}\).

    Partie B : calculs avec les indicatrices

    1. Soit \(x \in E\). Si \(x \in A \cap B\), alors \(\mathbb{1}_A(x) = \mathbb{1}_B(x) = 1\), donc le produit vaut \(1 = \mathbb{1}_{A \cap B}(x)\). Sinon, \(x \notin A\) ou \(x \notin B\) : l’un des deux facteurs est nul, donc le produit vaut \(0 = \mathbb{1}_{A \cap B}(x)\).

      De même, si \(x \in A\), alors \(1 – \mathbb{1}_A(x) = 0 = \mathbb{1}_{\overline{A}}(x)\) ; si \(x \notin A\), alors \(1 – \mathbb{1}_A(x) = 1 = \mathbb{1}_{\overline{A}}(x)\). Donc \(\mathbb{1}_{A \cap B} = \mathbb{1}_A \mathbb{1}_B\) et \(\mathbb{1}_{\overline{A}} = 1 – \mathbb{1}_A\).

    2. D’après la loi de De Morgan, \(A \cup B = \overline{\overline{A} \cap \overline{B}}\). Par conséquent, avec la question précédente :

      \[\mathbb{1}_{A \cup B} = 1 – \mathbb{1}_{\overline{A}}\,\mathbb{1}_{\overline{B}} = 1 – (1 – \mathbb{1}_A)(1 – \mathbb{1}_B).\]

      En développant, \(\mathbb{1}_{A \cup B} = \mathbb{1}_A + \mathbb{1}_B – \mathbb{1}_A \mathbb{1}_B\).

    3. D’abord, \(A \setminus B = A \cap \overline{B}\), donc \(\mathbb{1}_{A \setminus B} = \mathbb{1}_A (1 – \mathbb{1}_B)\). De même, \(\mathbb{1}_{B \setminus A} = \mathbb{1}_B (1 – \mathbb{1}_A)\). Ces deux parties sont disjointes, donc le produit de leurs indicatrices est nul, et la formule de la question e) donne la somme :

      \[\mathbb{1}_{A \Delta B} = \mathbb{1}_A – \mathbb{1}_A \mathbb{1}_B + \mathbb{1}_B – \mathbb{1}_A \mathbb{1}_B = \mathbb{1}_A + \mathbb{1}_B – 2\,\mathbb{1}_A \mathbb{1}_B.\]

      Or une indicatrice ne prend que les valeurs \(0\) et \(1\), donc \(\mathbb{1}_A^2 = \mathbb{1}_A\) et \(\mathbb{1}_B^2 = \mathbb{1}_B\). Ainsi \((\mathbb{1}_A – \mathbb{1}_B)^2 = \mathbb{1}_A + \mathbb{1}_B – 2\,\mathbb{1}_A \mathbb{1}_B = \mathbb{1}_{A \Delta B}\).

      Diagramme de Venn : deux parties A et B de E, la différence symétrique colorée, l'intersection laissée blanche

      Enfin, \(A \,\Delta\, B = \emptyset\) équivaut à \(\mathbb{1}_{A \Delta B} = 0\), soit \((\mathbb{1}_A – \mathbb{1}_B)^2 = 0\), c’est-à-dire \(\mathbb{1}_A = \mathbb{1}_B\). D’après le résultat admis, \(A \,\Delta\, B = \emptyset\) si et seulement si \(A = B\).

    Barème : a) 1,5 point pour les deux expressions, 0,5 point pour la conclusion sur l’unicité ; b) 0,5 point pour la somme, 1 point pour la parité et l’imparité ; c) 0,5 point ; d) 0,5 point par égalité ; e) 0,5 point pour l’usage de De Morgan, 0,5 point pour le calcul ; f) 0,5 point pour la formule, 0,5 point pour l’équivalence.

    Revenir à l’énoncé du contrôle

    Après le corrigé du contrôle : logique, quantificateurs et ensembles

    Pour consolider ce que le corrigé vous a appris, relisez le cours « Logique et ensembles » en L1 puis entraînez-vous avec les exercices corrigés logique et ensembles.

    Retrouvez tous les contrôles de maths de L1 classés par chapitre, ou choisissez un autre niveau sur la page contrôles de maths du CP au post-bac.

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