Ces exercices diagonalisation L2 couvrent tout le chapitre, du calcul direct aux démonstrations de partiel. Les premiers entraînent au calcul du polynôme caractéristique, du spectre et des sous-espaces propres. Ensuite, vous décidez si une matrice est diagonalisable, y compris lorsqu’elle dépend d’un paramètre ou qu’on change de corps.
La seconde moitié applique la réduction aux puissances de matrices, aux suites récurrentes, aux systèmes différentiels et à des endomorphismes d’espaces de polynômes ou de matrices. Enfin, les exercices de niveau 3 démontrent les critères du cours et se terminent par un problème sur les matrices compagnons.
Cherchez chaque exercice au moins vingt minutes avant d’ouvrir le corrigé. De plus, vérifiez toujours vos vecteurs propres en calculant le produit AX : c’est rapide et cela évite la plupart des erreurs.
Avant de commencer, relisez le cours de maths en L2 sur diagonalisation.
Exercice 1 : Éléments propres d’une matrice d’ordre 2
On considère la matrice \(A = \begin{pmatrix} 4 1 \\ 2 3 \end{pmatrix}\).
- Calculer le polynôme caractéristique \(\chi_A\) et en déduire le spectre de \(A\).
- Déterminer une base de chaque sous-espace propre.
- Justifier que \(A\) est diagonalisable et donner \(P\) inversible et \(D\) diagonale telles que \(A = PDP^{-1}\).
Exercice 2 : Reconnaître des vecteurs propres
Soit \(M = \begin{pmatrix} 1 2 0 \\ 2 1 0 \\ 0 0 3 \end{pmatrix}\) et les vecteurs \(v_1 = (1,1,0)\), \(v_2 = (1,-1,0)\), \(v_3 = (0,0,1)\), \(v_4 = (1,0,0)\), \(v_5 = (1,1,1)\).
- Pour chaque \(v_i\), dire s’il est vecteur propre de \(M\) et, le cas échéant, préciser la valeur propre associée.
- Sans calculer \(\chi_M\), montrer que \(M\) est diagonalisable et donner son spectre.
- En déduire \(\chi_M\), puis vérifier la valeur de \(\operatorname{tr}(M)\) et de \(\det M\).
Exercice 3 : Sous-espaces stables
- Soient \(u\) et \(v\) deux endomorphismes d’un espace vectoriel \(E\) tels que \(u \circ v = v \circ u\). Montrer que \(\ker v\) et \(\operatorname{Im} v\) sont stables par \(u\).
- Soit \(n \in \mathbb{N}^*\) et \(D : \mathbb{R}_n[X] \to \mathbb{R}_n[X]\), \(P \mapsto P^{\prime}\). Montrer que, pour tout \(k \in \{0, \ldots, n\}\), le sous-espace \(\mathbb{R}_k[X]\) est stable par \(D\).
- Soit \(R = \begin{pmatrix} 0 -1 \\ 1 0 \end{pmatrix}\), vue comme endomorphisme de \(\mathbb{R}^2\). Montrer qu’aucune droite de \(\mathbb{R}^2\) n’est stable par \(R\). Donner une interprétation géométrique.
- Soit \(f\) l’endomorphisme de \(\mathbb{R}^3\) de matrice \(\begin{pmatrix} 1 1 0 \\ 0 2 0 \\ 0 0 3 \end{pmatrix}\) dans la base canonique \((e_1, e_2, e_3)\). Montrer que \(\mathrm{Vect}(e_1, e_2)\) est stable par \(f\) et écrire la matrice de l’endomorphisme induit.
Exercice 4 : Spectre d’une matrice triangulaire et multiplicités
Soit \(T = \begin{pmatrix} 2 1 -1 \\ 0 3 1 \\ 0 0 2 \end{pmatrix}\).
- Donner, sans calcul de déterminant, le polynôme caractéristique et le spectre de \(T\).
- Pour chaque valeur propre, préciser la multiplicité algébrique et la multiplicité géométrique.
- La matrice \(T\) est-elle diagonalisable ?
Exercice 5 : Polynôme caractéristique et invariants
- Soit \(A = \begin{pmatrix} a b \\ c d \end{pmatrix} \in \mathcal{M}_2(\mathbb{K})\). Montrer que \(\chi_A(X) = X^2 – \operatorname{tr}(A)\,X + \det A\).
- Montrer que, pour toute \(A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K})\), les matrices \(A\) et \(A^{T}\) ont le même polynôme caractéristique. Ont-elles les mêmes sous-espaces propres ?
- Montrer que \(A\) est inversible si et seulement si \(0 \notin \mathrm{Sp}(A)\).
- Soit \(A \in \mathcal{M}_3(\mathbb{R})\) telle que \(1\) et \(2\) soient valeurs propres de \(A\) et \(\operatorname{tr}(A) = 6\). Déterminer la troisième valeur propre, \(\det A\), et justifier que \(A\) est diagonalisable.
Exercice 6 : Puissances d’une matrice d’ordre 2
On reprend la matrice \(A = \begin{pmatrix} 4 1 \\ 2 3 \end{pmatrix}\) de l’exercice 1.
- Calculer \(P^{-1}\), où \(P\) est la matrice de passage obtenue à l’exercice 1.
- En déduire l’expression de \(A^n\) pour tout \(n \in \mathbb{N}\).
- Vérifier le résultat pour \(n = 0\) et \(n = 1\), puis calculer \(A^3\).
Exercice 7 : Diagonalisation d’une matrice d’ordre 3
Soit \(A = \begin{pmatrix} 0 1 1 \\ -1 2 1 \\ -1 1 2 \end{pmatrix}\).
- Calculer \(\chi_A\) sous forme factorisée.
- Déterminer les sous-espaces propres de \(A\) et leurs dimensions.
- Montrer que \(A\) est diagonalisable et expliciter \(P\) et \(D\).
- Vérifier que \((A – I_3)^2 = A – I_3\), puis en déduire que \(A^n = I_3 + (2^n – 1)(A – I_3)\) pour tout \(n \in \mathbb{N}\).
Exercice 8 : Une matrice non diagonalisable
Soit \(B = \begin{pmatrix} 3 0 -1 \\ 2 2 -1 \\ 2 0 0 \end{pmatrix}\).
- Calculer \(\chi_B\) en développant selon une colonne bien choisie.
- Déterminer les sous-espaces propres de \(B\).
- La matrice \(B\) est-elle diagonalisable dans \(\mathcal{M}_3(\mathbb{R})\) ? dans \(\mathcal{M}_3(\mathbb{C})\) ?
Exercice 9 : Diagonalisabilité selon un paramètre
Pour \(a \in \mathbb{R}\), on pose \(A_a = \begin{pmatrix} 1 a 1 \\ 0 1 1 \\ 0 0 2 \end{pmatrix}\).
- Déterminer le spectre de \(A_a\) et les multiplicités algébriques.
- Calculer le rang de \(A_a – I_3\) selon les valeurs de \(a\).
- En déduire les valeurs de \(a\) pour lesquelles \(A_a\) est diagonalisable.
- Dans ce cas, diagonaliser \(A_a\).
Exercice 10 : Diagonalisation sur R et sur C
Soit \(B = \begin{pmatrix} 1 -2 \\ 1 -1 \end{pmatrix}\).
- Calculer \(\chi_B\). La matrice \(B\) est-elle diagonalisable dans \(\mathcal{M}_2(\mathbb{R})\) ?
- Montrer que \(B\) est diagonalisable dans \(\mathcal{M}_2(\mathbb{C})\) et déterminer une base de vecteurs propres.
- Calculer \(B^2\), puis \(B^n\) pour tout \(n \in \mathbb{N}\).
Exercice 11 : Matrices de rang 1
Soit \(n \geq\, 2\), et soient \(U, V \in \mathcal{M}_{n,1}(\mathbb{R})\) deux colonnes non nulles. On pose \(A = UV^{T}\).
- Montrer que \(A\) est de rang 1 et que \(\operatorname{tr}(A) = V^{T}U\).
- Montrer que \(A^2 = \operatorname{tr}(A)\, A\).
- Déterminer \(\dim E_0(A)\). Montrer que si \(\operatorname{tr}(A) \neq 0\), alors \(\operatorname{tr}(A)\) est valeur propre de \(A\).
- En déduire que \(A\) est diagonalisable si et seulement si \(\operatorname{tr}(A) \neq 0\).
- Application : diagonaliser la matrice \(J_n\) dont tous les coefficients valent 1, et montrer que \(\begin{pmatrix} 1 -1 \\ 1 -1 \end{pmatrix}\) n’est pas diagonalisable.
Exercice 12 : Éléments propres d’endomorphismes de polynômes
Soit \(n \in \mathbb{N}^*\). Pour \(P \in \mathbb{R}_n[X]\), on pose \(u(P) = (X+1)P^{\prime}\).
- Montrer que \(u\) est un endomorphisme de \(\mathbb{R}_n[X]\).
- Écrire la matrice de \(u\) dans la base canonique \((1, X, \ldots, X^n)\). En déduire le spectre de \(u\) et justifier que \(u\) est diagonalisable.
- Calculer \(u\big((X+1)^k\big)\) et en déduire une base de vecteurs propres de \(u\).
- Montrer en revanche que la dérivation \(D : P \mapsto P^{\prime}\) de \(\mathbb{R}_n[X]\) n’est pas diagonalisable.
Exercice 13 : La transposition dans les matrices carrées
Soit \(n \geq\, 2\) et \(\tau : \mathcal{M}_n(\mathbb{R}) \to \mathcal{M}_n(\mathbb{R})\), \(M \mapsto M^{T}\).
- Montrer que \(\tau\) est linéaire et calculer \(\tau \circ \tau\).
- En déduire que \(\mathrm{Sp}(\tau) \subset \{-1, 1\}\), puis identifier \(E_1(\tau)\) et \(E_{-1}(\tau)\).
- Montrer que \(\tau\) est diagonalisable. Donner les dimensions des sous-espaces propres.
- En déduire \(\operatorname{tr}(\tau)\) et \(\det(\tau)\).
Exercice 14 : Projecteurs et symétries
Soit \(E\) un espace vectoriel de dimension finie.
- Soit \(p \in \mathcal{L}(E)\) tel que \(p \circ p = p\). Montrer que \(\mathrm{Sp}(p) \subset \{0, 1\}\), puis que \(E = \ker p \oplus \ker(p – \mathrm{id}_E)\). En déduire que \(p\) est diagonalisable.
- Soit \(s \in \mathcal{L}(E)\) tel que \(s \circ s = \mathrm{id}_E\). Montrer de même que \(s\) est diagonalisable.
- Dans \(\mathbb{R}^2\), on considère \(P = \frac{1}{5}\begin{pmatrix} 4 2 \\ 2 1 \end{pmatrix}\). Vérifier que \(P^2 = P\), puis déterminer \(E_1(P)\) et \(E_0(P)\).
- Calculer \(S = 2P – I_2\), vérifier que \(S^2 = I_2\) et donner ses sous-espaces propres. Calculer \(P x\) et \(S x\) pour \(x = (1,3)\).
La figure suivante représente la situation de la question 4 : la droite \(D\), la droite \(D^{\prime}\), le vecteur \(x\) et ses images.
Exercice 15 : Une famille d’exponentielles
Soit \(E = C^\infty(\mathbb{R}, \mathbb{R})\) et \(D : f \mapsto f^{\prime}\).
- Montrer que tout réel \(\lambda\) est valeur propre de \(D\) et que \(E_\lambda(D)\) est la droite engendrée par \(f_\lambda : x \mapsto e^{\lambda x}\).
- En déduire que, pour des réels \(\lambda_1 < \lambda_2 < \cdots < \lambda_p\), la famille \((f_{\lambda_1}, \ldots, f_{\lambda_p})\) est libre.
- En utilisant l’endomorphisme \(D^2 = D \circ D\), montrer que la famille \((c_0, c_1, \ldots, c_n)\), où \(c_k(x) = \cos(kx)\), est libre.
Exercice 16 : Suite récurrente linéaire d’ordre 2
On considère la suite définie par \(u_0 = 0\), \(u_1 = 3\) et \(u_{n+2} = u_{n+1} + 2u_n\) pour tout \(n \in \mathbb{N}\).
- On pose \(X_n = \begin{pmatrix} u_n \\ u_{n+1} \end{pmatrix}\). Déterminer la matrice \(C\) telle que \(X_{n+1} = CX_n\).
- Diagonaliser \(C\).
- En déduire une expression de \(u_n\) en fonction de \(n\). Vérifier pour \(n \leq\, 3\).
- Donner un équivalent de \(u_n\) quand \(n \to +\infty\).
Exercice 17 : Système de suites récurrentes
Une population se répartit entre deux villes A et B. Chaque année, 20 % des habitants de A partent vivre en B et 30 % des habitants de B partent vivre en A ; les autres restent. On note \(x_n\) et \(y_n\) les parts de la population totale vivant en A et en B l’année \(n\), avec \(x_0 = 1\) et \(y_0 = 0\). Le schéma ci-dessous résume les flux annuels.
- Écrire le système liant \((x_{n+1}, y_{n+1})\) à \((x_n, y_n)\), puis la matrice \(M\) correspondante.
- Déterminer les valeurs propres et des vecteurs propres de \(M\).
- En déduire \(x_n\) et \(y_n\) en fonction de \(n\), puis leurs limites.
- Calculer \(M^n\) et sa limite quand \(n \to +\infty\). Interpréter les colonnes de la limite.
Exercice 18 : Système différentiel d’ordre 2
On cherche les couples de fonctions dérivables \((x, y)\) sur \(\mathbb{R}\) tels que \(x^{\prime} = x + 2y\) et \(y^{\prime} = 2x + y\).
- Écrire le système sous la forme \(X^{\prime} = AX\) et diagonaliser \(A\).
- Déterminer toutes les solutions du système.
- Déterminer la solution telle que \(x(0) = 2\) et \(y(0) = 0\).
- Déterminer les conditions initiales \((x(0), y(0))\) pour lesquelles la solution est bornée sur \([0, +\infty[\).
Exercice 19 : Système différentiel d’ordre 3
Avec la matrice \(A\) de l’exercice 7, on étudie le système \(x^{\prime} = y + z\), \(y^{\prime} = -x + 2y + z\), \(z^{\prime} = -x + y + 2z\).
- Vérifier que le système s’écrit \(X^{\prime} = AX\).
- Donner la forme générale des solutions.
- Déterminer la solution telle que \(x(0) = 1\), \(y(0) = 0\), \(z(0) = 0\). Vérifier le résultat dans la première équation.
Exercice 20 : Chemins dans un graphe
On considère le graphe ci-dessous, à trois sommets 1, 2, 3, où 1 est relié à 2 et 2 est relié à 3. Sa matrice d’adjacence est \(A = \begin{pmatrix} 0 1 0 \\ 1 0 1 \\ 0 1 0 \end{pmatrix}\). On admet que le coefficient \((i, j)\) de \(A^k\) est le nombre de chemins de longueur \(k\) allant du sommet \(i\) au sommet \(j\).
- Calculer \(\chi_A\), les valeurs propres et une base de vecteurs propres de \(A\).
- Justifier que \(A\) est diagonalisable, puis montrer que \(A^3 = 2A\).
- En déduire \(A^{2k+1}\) pour \(k \in \mathbb{N}\) et \(A^{2k}\) pour \(k \in \mathbb{N}^*\).
- Combien existe-t-il de chemins de longueur 10 allant du sommet 1 au sommet 3 ? du sommet 2 au sommet 2 ? de longueur 7 du sommet 1 au sommet 2 ?
Exercice 21 : Démonstration du critère de diagonalisabilité
Soit \(u\) un endomorphisme d’un \(\mathbb{K}\)-espace vectoriel \(E\) de dimension \(n \geq\, 1\), et soient \(\lambda_1, \ldots, \lambda_p\) ses valeurs propres distinctes.
- Montrer par récurrence sur \(p\) que la somme \(E_{\lambda_1}(u) + \cdots + E_{\lambda_p}(u)\) est directe.
- Soit \(d = \dim E_{\lambda_1}(u)\). En complétant une base de \(E_{\lambda_1}(u)\), montrer que \((X – \lambda_1)^d\) divise \(\chi_u\). Conclure que \(1 \leq\, d \leq\, m(\lambda_1)\).
- Montrer que \(u\) est diagonalisable si et seulement si \(\sum_{i=1}^p \dim E_{\lambda_i}(u) = n\).
- En déduire que \(u\) est diagonalisable si et seulement si \(\chi_u\) est scindé et \(\dim E_{\lambda_i}(u) = m(\lambda_i)\) pour tout \(i\).
Exercice 22 : Endomorphismes qui commutent
Soit \(u\) un endomorphisme de \(E\), de dimension \(n\), possédant \(n\) valeurs propres distinctes \(\lambda_1, \ldots, \lambda_n\), et soit \((e_1, \ldots, e_n)\) une base de vecteurs propres avec \(u(e_i) = \lambda_i e_i\). On note \(\mathcal{C}(u)\) l’ensemble des endomorphismes \(v\) tels que \(u \circ v = v \circ u\).
- Soit \(v \in \mathcal{C}(u)\). Montrer que chaque \(E_{\lambda_i}(u)\) est stable par \(v\).
- En déduire que tout \(v \in \mathcal{C}(u)\) est diagonalisable dans la base \((e_1, \ldots, e_n)\). Réciproquement, montrer que tout endomorphisme diagonal dans cette base commute avec \(u\).
- Soit \(v \in \mathcal{C}(u)\), avec \(v(e_i) = \mu_i e_i\). Montrer qu’il existe un polynôme \(Q\) de degré au plus \(n – 1\) tel que \(v = Q(u)\).
- En déduire que \(\mathcal{C}(u)\) est un sous-espace vectoriel de dimension \(n\), de base \((\mathrm{id}_E, u, \ldots, u^{n-1})\).
Exercice 23 : Racines carrées d’une matrice
Soit \(A = \begin{pmatrix} 5 4 \\ 4 5 \end{pmatrix}\). On cherche toutes les matrices \(B \in \mathcal{M}_2(\mathbb{R})\) telles que \(B^2 = A\).
- Diagonaliser \(A\).
- Soit \(B\) telle que \(B^2 = A\). Montrer que \(AB = BA\).
- En déduire que les sous-espaces propres de \(A\) sont stables par \(B\), puis que \(P^{-1}BP\) est diagonale.
- Déterminer toutes les solutions \(B\) et les écrire explicitement.
Exercice 24 : Problème : matrices compagnons et récurrences d’ordre 3
Soient \(c_0, c_1, c_2\) des réels et \(C = \begin{pmatrix} 0 1 0 \\ 0 0 1 \\ c_0 c_1 c_2 \end{pmatrix}\).
Partie A : étude générale.
- Montrer que \(\chi_C(X) = X^3 – c_2 X^2 – c_1 X – c_0\).
- Soit \(\lambda\) une valeur propre réelle de \(C\). Montrer que \(E_\lambda(C)\) est la droite engendrée par \((1, \lambda, \lambda^2)\).
- En déduire que \(C\) est diagonalisable dans \(\mathcal{M}_3(\mathbb{R})\) si et seulement si \(\chi_C\) possède trois racines réelles distinctes.
Partie B : application. On considère la suite définie par \(u_0 = 3\), \(u_1 = 2\), \(u_2 = 6\) et \(u_{n+3} = 2u_{n+2} + u_{n+1} – 2u_n\).
- Écrire \(X_{n+1} = CX_n\) avec \(X_n = (u_n, u_{n+1}, u_{n+2})^{T}\) et préciser \(c_0, c_1, c_2\).
- Factoriser \(\chi_C\) et diagonaliser \(C\).
- En déduire que \(u_n = 1 + (-1)^n + 2^n\) pour tout \(n\). Vérifier pour \(n = 3\).
- La matrice compagnon de la récurrence \(v_{n+3} = 3v_{n+2} – 3v_{n+1} + v_n\) est-elle diagonalisable ?
Le corrigé des exercices
Chaque exercice est corrigé en détail, question par question, sur la page suivante.
Pour aller plus loin en L2
- Le cours : diagonalisation, cours de maths en L2
- Chapitre précédent : Intégrales généralisées
- Chapitre suivant : Polynômes d'endomorphismes et trigonalisation
- Tester vos connaissances : QCM de maths en L2 par chapitre
- Le sommaire : tous les chapitres de maths de L2 et la licence de maths de L1 à L3

























