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Séries à termes positifs : corrigé des exercices de maths en L2.

    Séries à termes positifs : corrigé des exercices de maths en L2

    Sommaire

    Ce corrigé de séries à termes positifs rédige chaque solution comme en partiel. Pour chaque série, on vérifie d’abord la positivité du terme général, puis on cite le critère utilisé : comparaison, équivalent, règle de d’Alembert ou de Cauchy, comparaison série-intégrale.

    Soyez vigilant sur trois points. D’abord, un équivalent ne s’utilise qu’avec des termes de signe constant. Ensuite, une règle qui donne une limite égale à 1 ne conclut pas. Enfin, pour encadrer un reste, on somme jusqu’à un indice fini avant de passer à la limite. Les derniers exercices exploitent la sommation des équivalents, avec des figures qui visualisent les encadrements obtenus. Chaque exercice se termine, si besoin, par un point de méthode réutilisable en devoir.

    Les énoncés se trouvent sur la page exercices de maths en L2 sur séries à termes positifs.

    Corrigé de l’exercice 1 : Série géométrique : sommes partielles et reste

    1. La raison \(q = \frac{2}{3}\) est différente de \(1\). D’après la formule de la somme géométrique,
      \[S_N = \frac{1 – (\frac{2}{3})^{N+1}}{1 – \frac{2}{3}} = 3(1 – (\frac{2}{3})^{N+1}).\]
      Comme \(|\frac{2}{3}| < 1\), on a \((\frac{2}{3})^{N+1} \to 0\). La série converge et sa somme vaut \(S = 3\).
    2. Par définition, \(R_N = S – S_N = 3(\frac{2}{3})^{N+1}\). Ensuite, la fonction \(\ln\) est croissante, donc
      \[R_N \leq\, 10^{-3} \Leftrightarrow (\frac{2}{3})^{N+1} \leq\, \frac{1}{3000} \Leftrightarrow (N+1)\ln\frac{3}{2} \geq\, \ln 3000.\]
      Or \(\frac{\ln 3000}{\ln 1{,}5} \approx \frac{8{,}006}{0{,}405} \approx 19{,}75\). Il faut donc \(N + 1 \geq\, 20\). Par exemple, \(R_{19} \approx 9{,}0 \times 10^{-4}\) et \(R_{18} \approx 1{,}35 \times 10^{-3}\). Le plus petit entier convenable est \(N = 19\). La figure ci-dessous montre les sommes partielles qui montent vers \(3\) et les restes, en rouge, qui s’écrasent vers \(0\).

      Sommes partielles de la série de raison deux tiers qui tendent vers 3, et restes représentés par des barres qui diminuent

    3. On a \(\frac{2^n + 3^n}{6^n} = (\frac{1}{3})^n + (\frac{1}{2})^n\). Les deux séries géométriques convergent, car leurs raisons sont dans \(]-1, 1[\). De plus, \(\sum_{n=1}^{+\infty} q^n = \frac{q}{1 – q}\). Par linéarité, la somme vaut \(\frac{1/3}{2/3} + \frac{1/2}{1/2} = \frac{1}{2} + 1\). La série converge et sa somme vaut \(\frac{3}{2}\).
    4. On factorise le premier terme : \(\sum_{n=2}^{+\infty} \frac{5}{4^n} = \frac{5}{16} \sum_{m=0}^{+\infty} (\frac{1}{4})^m = \frac{5}{16} \times \frac{4}{3}\). La somme vaut \(\frac{5}{12}\).

    Point de méthode : pour une série géométrique qui commence à l’indice \(n_0\), factorisez par le premier terme : \(\sum_{n \geq\, n_0} q^n = \frac{q^{n_0}}{1 – q}\).

    Corrigé de l’exercice 2 : Divergence grossière

    1. Par continuité de \(\cos\) en \(0\), \(\cos(\frac{1}{n}) \to 1 \neq 0\). La série diverge grossièrement.
    2. On a \((1 + \frac{1}{n})^n = \exp(n \ln(1 + \frac{1}{n}))\). Or \(\ln(1 + x) \sim x\) en \(0\), donc \(n \ln(1 + \frac{1}{n}) \to 1\). Par continuité de l’exponentielle, le terme tend vers \(\mathrm{e} \neq 0\). La série diverge grossièrement.
    3. Comme \(\sin x \sim x\) en \(0\), on a \(n \sin(\frac{1}{n}) \sim n \times \frac{1}{n} = 1\). Le terme tend donc vers \(1\). La série diverge grossièrement.
    4. On écrit \(\frac{n-1}{n+1} = 1 – \frac{2}{n+1}\). Ainsi, \(u_n = \exp(n \ln(1 – \frac{2}{n+1}))\). Or \(n \ln(1 – \frac{2}{n+1}) \sim n \times (-\frac{2}{n+1}) \to -2\). Donc \(u_n \to \mathrm{e}^{-2} \neq 0\). La série diverge grossièrement.
    5. Ici, \(u_n \to 0\), donc la condition nécessaire ne permet pas de conclure. En revanche, pour \(1 \leq\, k \leq\, n\), on a \(\frac{1}{\sqrt{k}} \geq\, \frac{1}{\sqrt{n}}\). En sommant ces \(n\) inégalités, \(S_n \geq\, \frac{n}{\sqrt{n}} = \sqrt{n}\). Donc \(S_n \to +\infty\). La série \(\sum \frac{1}{\sqrt{n}}\) diverge, bien que son terme général tende vers \(0\).

    Point de méthode : commencez toujours par regarder la limite du terme général. Si elle n’est pas nulle, la question est réglée en une ligne.

    Corrigé de l’exercice 3 : Séries télescopiques

    1. On a \(\frac{1}{n(n+1)} = \frac{1}{n} – \frac{1}{n+1}\). Par télescopage, \(\sum_{n=1}^{N} \frac{1}{n(n+1)} = 1 – \frac{1}{N+1}\). La série converge et sa somme vaut \(1\).
    2. D’abord, on réduit au même dénominateur :
      \[\frac{1}{n(n+1)} – \frac{1}{(n+1)(n+2)} = \frac{(n+2) – n}{n(n+1)(n+2)} = \frac{2}{n(n+1)(n+2)}.\]
      Posons \(a_n = \frac{1}{n(n+1)}\). Alors \(\frac{1}{n(n+1)(n+2)} = \frac{1}{2}(a_n – a_{n+1})\). Par télescopage,
      \[\sum_{n=1}^{N} \frac{1}{n(n+1)(n+2)} = \frac{1}{2}(a_1 – a_{N+1}) = \frac{1}{2}(\frac{1}{2} – \frac{1}{(N+1)(N+2)}).\]
      La série converge et sa somme vaut \(\frac{1}{4}\).
    3. On a \(\ln(1 + \frac{1}{n}) = \ln(n+1) – \ln n\). Donc \(\sum_{n=1}^{N} \ln(1 + \frac{1}{n}) = \ln(N+1) – \ln 1 = \ln(N+1)\). Cette quantité tend vers \(+\infty\). La série diverge.
    4. Pour \(n \geq\, 2\), on a \(1 – \frac{1}{n^2} = \frac{(n-1)(n+1)}{n^2}\). Posons \(b_n = \ln\frac{n-1}{n}\). Alors \(\ln(1 – \frac{1}{n^2}) = \ln\frac{n-1}{n} – \ln\frac{n}{n+1} = b_n – b_{n+1}\). Par télescopage,
      \[\sum_{n=2}^{N} \ln(1 – \frac{1}{n^2}) = b_2 – b_{N+1} = \ln\frac{1}{2} – \ln\frac{N}{N+1} = \ln\frac{N+1}{2N}.\]
      Cette somme tend vers \(\ln\frac{1}{2}\). La série converge et sa somme vaut \(-\ln 2\).
    5. On a \(\frac{1}{(2n+1)(2n+3)} = \frac{1}{2}(\frac{1}{2n+1} – \frac{1}{2n+3})\). En effet, la différence entre parenthèses vaut \(\frac{2}{(2n+1)(2n+3)}\). Par télescopage, \(\sum_{n=0}^{N} \frac{1}{(2n+1)(2n+3)} = \frac{1}{2}(1 – \frac{1}{2N+3})\). La série converge et sa somme vaut \(\frac{1}{2}\).

    Point de méthode : une décomposition en éléments simples fait souvent apparaître une différence \(a_n – a_{n+1}\). La nature de la série est alors celle de la suite \((a_n)\).

    Corrigé de l’exercice 4 : Comparaison par inégalités

    1. Pour \(n \geq\, 1\), on a \(0 \leq\, \frac{1}{n^2 + \sqrt{n}} \leq\, \frac{1}{n^2}\). Or la série de Riemann \(\sum \frac{1}{n^2}\) converge, car \(2 > 1\). Par comparaison, la série converge.
    2. Pour \(n \geq\, 2\), l’inégalité \(\ln x \leq\, x – 1\) donne \(0 < \ln n \leq\, n – 1 < n\). Par conséquent, \(\frac{1}{\ln n} \geq\, \frac{1}{n}\). Or la série harmonique diverge. Par comparaison, la série \(\sum \frac{1}{\ln n}\) diverge.
    3. Comme \(\cos n \geq\, -1\), on a \(\frac{2 + \cos n}{n} \geq\, \frac{1}{n} \geq\, 0\). Par comparaison à la série harmonique, la série diverge.
    4. Montrons \(n! \geq\, 2^{n-1}\) par récurrence. Pour \(n = 1\), on a \(1 \geq\, 1\). Si \(n! \geq\, 2^{n-1}\), alors \((n+1)! = (n+1)\, n! \geq\, 2 \times 2^{n-1} = 2^n\), car \(n + 1 \geq\, 2\). Ainsi, pour \(n \geq\, 1\), \(0 < \frac{1}{n!} \leq\, (\frac{1}{2})^{n-1}\). La série géométrique de raison \(\frac{1}{2}\) converge. Par comparaison, \(\sum \frac{1}{n!}\) converge.
    5. Pour tout \(n \geq\, 1\), on a \(0 \leq\, \frac{\sin^2 n}{n^2} \leq\, \frac{1}{n^2}\). Par comparaison à une série de Riemann convergente, la série converge.

    Corrigé de l’exercice 5 : Équivalents usuels et nature d’une série

    1. Pour \(n \geq\, 1\), on a \(\frac{1}{n^2} \in\, ]0, 1]\), donc \(\sin(\frac{1}{n^2}) > 0\). De plus, \(\sin x \sim x\) en \(0\), donc \(u_n \sim \frac{1}{n^2}\). Par le critère des équivalents, la série converge.
    2. Le terme est positif, car \(1 + \frac{1}{\sqrt{n}} > 1\). Ensuite, \(\ln(1 + x) \sim x\) donne \(u_n \sim \frac{1}{\sqrt{n}} = \frac{1}{n^{1/2}}\). Or \(\frac{1}{2} \leq\, 1\). La série diverge.
    3. Le terme est positif, car \(\mathrm{e}^{1/n} > 1\). De plus, \(\mathrm{e}^x – 1 \sim x\), donc \(u_n \sim \frac{1}{n}\). La série diverge, comme la série harmonique.
    4. Le terme est positif et \(u_n \sim \frac{n}{n^3} = \frac{1}{n^2}\). La série converge.
    5. Posons \(x = \frac{1}{n} \in\, ]0, 1]\). Alors \(\tan x – \sin x = \tan x\,(1 – \cos x)\). Sur \(]0, 1]\), on a \(\tan x > 0\) et \(1 – \cos x > 0\), donc le terme est positif. Ensuite, \(\tan x \sim x\) et \(1 – \cos x \sim \frac{x^2}{2}\). Par produit, \(u_n \sim \frac{x^3}{2} = \frac{1}{2n^3}\). La série converge.
    6. Le discriminant de \(n^2 – n + 1\) est négatif, donc ce trinôme est strictement positif et le terme aussi. De plus, \(u_n \sim \frac{\sqrt{n}}{n^2} = \frac{1}{n^{3/2}}\). Or \(\frac{3}{2} > 1\). La série converge.

    Point de méthode : un équivalent d’un produit s’obtient en multipliant les équivalents. En revanche, pour une différence comme \(\tan x – \sin x\), factorisez ou utilisez un développement limité.

    Corrigé de l’exercice 6 : Comparaison aux séries de Riemann

    1. Le terme est positif et \(\frac{n^a}{n^2 + 1} \sim n^{a-2} = \frac{1}{n^{2-a}}\). D’après le critère des équivalents, la série a la nature de la série de Riemann d’exposant \(2 – a\). Celle-ci converge si et seulement si \(2 – a > 1\). La série converge si et seulement si \(a < 1\).
    2. On a \(\sqrt{n(n+1)} \sim \sqrt{n^2} = n\). Donc \(\frac{1}{\sqrt{n(n+1)}} \sim \frac{1}{n}\), terme positif. La série diverge.
    3. On a \(n^4 + 1 \sim n^4\), donc \(\sqrt[3]{n^4 + 1} \sim n^{4/3}\). Ainsi, le terme est équivalent à \(\frac{1}{n^{4/3}}\), avec \(\frac{4}{3} > 1\). La série converge.
    4. Première méthode : par la quantité conjuguée, \(\sqrt{n+1} – \sqrt{n} = \frac{1}{\sqrt{n+1} + \sqrt{n}} \sim \frac{1}{2\sqrt{n}}\). Ce terme est positif et la série \(\sum \frac{1}{\sqrt{n}}\) diverge. Seconde méthode : par télescopage, \(\sum_{n=0}^{N} (\sqrt{n+1} – \sqrt{n}) = \sqrt{N+1} \to +\infty\). La série diverge.
    5. D’après la question précédente, \(\frac{\sqrt{n+1} – \sqrt{n}}{n} \sim \frac{1}{2n^{3/2}}\), terme positif. La série converge.

    Corrigé de l’exercice 7 : Règle de d’Alembert

    1. Tous les termes sont strictement positifs. On calcule chaque rapport \(\frac{u_{n+1}}{u_n}\).
      • Pour \(\frac{n^2}{2^n}\) : le rapport vaut \(\frac{1}{2}(\frac{n+1}{n})^2 \to \frac{1}{2} < 1\). La série converge.
      • Pour \(\frac{3^n}{n!}\) : le rapport vaut \(\frac{3}{n+1} \to 0\). La série converge.
      • Pour \(\frac{n!}{n^n}\) : le rapport vaut \(\frac{(n+1)\, n^n}{(n+1)^{n+1}} = (\frac{n}{n+1})^n = \frac{1}{(1 + \frac{1}{n})^n} \to \frac{1}{\mathrm{e}} < 1\). La série converge.
      • Pour \(\frac{n^{10}}{(1{,}1)^n}\) : le rapport vaut \(\frac{1}{1{,}1}(1 + \frac{1}{n})^{10} \to \frac{1}{1{,}1} < 1\). La série converge.
      • Pour \(\frac{(n!)^2}{(2n)!}\) : le rapport vaut \(\frac{(n+1)^2}{(2n+2)(2n+1)} = \frac{n+1}{2(2n+1)} \to \frac{1}{4}\). La série converge.

      Les cinq séries convergent.

    2. On a \(\binom\,{2n+2}{n+1} = \frac{(2n+2)(2n+1)}{(n+1)^2} \binom\,{2n}{n}\). Donc
      \[\frac{a_{n+1}}{a_n} = \frac{(2n+2)(2n+1)}{4(n+1)^2} = \frac{2n+1}{2n+2}.\]
      Ce rapport tend vers \(1\) : la règle de d’Alembert ne permet pas de conclure.
    3. On calcule \(\frac{(n+1)a_{n+1}}{n a_n} = \frac{n+1}{n} \times \frac{2n+1}{2(n+1)} = \frac{2n+1}{2n} > 1\). La suite \((n a_n)\) est donc croissante. Ainsi, \(n a_n \geq\, 1 \times a_1 = \frac{2}{4} = \frac{1}{2}\), soit \(a_n \geq\, \frac{1}{2n}\). Or \(\sum \frac{1}{2n}\) diverge. Par comparaison, \(\sum a_n\) diverge.

    Point de méthode : quand le rapport tend vers \(1\), comparez \(\frac{u_{n+1}}{u_n}\) au rapport \(\frac{v_{n+1}}{v_n}\) d’une série de Riemann bien choisie.

    Corrigé de l’exercice 8 : Règle de Cauchy

    1. Le terme est positif et \(\sqrt[n]{u_n} = \frac{n+1}{3n+2} \to \frac{1}{3} < 1\). D’après la règle de Cauchy, la série converge.
    2. Le terme est positif et \(\sqrt[n]{u_n} = (1 – \frac{1}{n})^n = \exp(n \ln(1 – \frac{1}{n}))\). Or \(n \ln(1 – \frac{1}{n}) \sim n \times (-\frac{1}{n}) = -1\). Donc \(\sqrt[n]{u_n} \to \mathrm{e}^{-1} < 1\). La série converge.
    3. On a \(\sqrt[n]{u_n} = \frac{a n}{n+1} \to a\).
      • Si \(a < 1\), la série converge d’après la règle de Cauchy.
      • Si \(a > 1\), elle diverge grossièrement.
      • Si \(a = 1\), la règle ne conclut pas. Cependant, \(u_n = (\frac{n}{n+1})^n \to \frac{1}{\mathrm{e}}\), d’après l’exercice précédent. Le terme ne tend pas vers \(0\) : la série diverge grossièrement.

      La série converge si et seulement si \(a < 1\).

    4. Pour \(n \geq\, 3\), on a \(\ln n > 1\), donc le terme est positif. Ensuite, \(\sqrt[n]{u_n} = \frac{1}{\ln n} \to 0\). La série converge.

    Corrigé de l’exercice 9 : Conséquences de la majoration des sommes partielles

    1. La série \(\sum u_n\) converge, donc \(u_n \to 0\). Il existe ainsi un rang \(N\) tel que \(0 \leq\, u_n \leq\, 1\) pour \(n \geq\, N\). Pour ces indices, \(u_n^2 \leq\, u_n\). Par comparaison, \(\sum u_n^2\) converge.
    2. D’abord, \(0 \leq\, \frac{u_n}{1 + u_n} \leq\, u_n\), donc la série converge par comparaison. Réciproquement, posons \(t_n = \frac{w_n}{1 + w_n} \in [0, 1[\). La série \(\sum t_n\) converge, donc \(t_n \to 0\). Or \(w_n = \frac{t_n}{1 – t_n}\). À partir d’un certain rang, \(t_n \leq\, \frac{1}{2}\), donc \(0 \leq\, w_n \leq\, 2 t_n\). Par comparaison, \(\sum w_n\) converge.
    3. L’inégalité \(\sqrt{xy} \leq\, \frac{x + y}{2}\) donne \(0 \leq\, \sqrt{u_n u_{n+1}} \leq\, \frac{u_n + u_{n+1}}{2}\). La série \(\sum u_{n+1}\) converge, car elle ne diffère de \(\sum u_n\) que par un terme. Par linéarité, le majorant est le terme d’une série convergente. Par comparaison, \(\sum \sqrt{u_n u_{n+1}}\) converge.
    4. On applique \(ab \leq\, \frac{a^2 + b^2}{2}\) avec \(a = \sqrt{u_n}\) et \(b = \frac{1}{n}\) : \(0 \leq\, \frac{\sqrt{u_n}}{n} \leq\, \frac{1}{2}(u_n + \frac{1}{n^2})\). Les séries \(\sum u_n\) et \(\sum \frac{1}{n^2}\) convergent. Donc \(\sum \frac{\sqrt{u_n}}{n}\) converge.
    5. Non. En effet, pour \(u_n = \frac{1}{n}\), la série \(\sum u_n^2 = \sum \frac{1}{n^2}\) converge. Pourtant, \(\sum \frac{1}{n}\) diverge. La réciproque est fausse.
    6. Pour \(n+1 \leq\, k \leq\, 2n\), la décroissance donne \(u_k \geq\, u_{2n}\). En sommant ces \(n\) inégalités, \(0 \leq\, n u_{2n} \leq\, \sum_{k=n+1}^{2n} u_k = S_{2n} – S_n\). Or \(S_{2n}\) et \(S_n\) tendent vers la même limite. Donc \(n u_{2n} \to 0\), puis \(2n u_{2n} \to 0\). Ensuite, \(0 \leq\, (2n+1) u_{2n+1} \leq\, \frac{2n+1}{2n} \times 2n u_{2n} \to 0\). Les suites extraites d’indices pairs et impairs tendent vers \(0\). Donc \(n u_n \to 0\).
    7. Posons \(u_n = \frac{1}{n}\) si \(n\) est un carré parfait et \(u_n = 0\) sinon. Les sommes partielles sont majorées par \(\sum_{k=1}^{+\infty} \frac{1}{k^2}\), donc la série converge. Cependant, pour \(n = m^2\), on a \(n u_n = 1\). La suite \((n u_n)\) ne tend pas vers \(0\) : l’hypothèse de décroissance est indispensable.

    Corrigé de l’exercice 10 : Encadrement de la série harmonique

    1. La fonction \(t \mapsto \frac{1}{t}\) est décroissante sur \(]0, +\infty[\). Pour \(t \in [k, k+1]\), on a donc \(\frac{1}{t} \leq\, \frac{1}{k}\). En intégrant sur un intervalle de longueur \(1\), \(\int_k^{k+1} \frac{\mathrm{d}t}{t} \leq\, \frac{1}{k}\). De même, pour \(k \geq\, 2\) et \(t \in [k-1, k]\), on a \(\frac{1}{k} \leq\, \frac{1}{t}\). On obtient les deux inégalités demandées.
    2. On somme la première inégalité pour \(k\) de \(1\) à \(n\). Par la relation de Chasles, \(\ln(n+1) = \int_1^{n+1} \frac{\mathrm{d}t}{t} \leq\, H_n\). Ensuite, on somme la seconde pour \(k\) de \(2\) à \(n\) : \(H_n – 1 \leq\, \int_1^n \frac{\mathrm{d}t}{t} = \ln n\). Ainsi, \(\ln(n+1) \leq\, H_n \leq\, 1 + \ln n\). Enfin, \(\ln(n+1) = \ln n + \ln(1 + \frac{1}{n}) \sim \ln n\) et \(1 + \ln n \sim \ln n\). Par encadrement, \(H_n \sim \ln n\). La figure ci-dessous montre \(H_n\) coincé entre les deux courbes.

      Points H n situés entre la courbe ln(n+1) en dessous et la courbe 1 + ln n au-dessus, pour n de 1 à 30

    3. D’une part, \(u_{n+1} – u_n = \frac{1}{n+1} – \int_n^{n+1} \frac{\mathrm{d}t}{t} \leq\, 0\), d’après la question 1 (décroissance de \(\frac{1}{t}\) sur \([n, n+1]\)). D’autre part, \(v_{n+1} – v_n = \frac{1}{n+1} – \int_{n+1}^{n+2} \frac{\mathrm{d}t}{t} \geq\, 0\). Enfin, \(u_n – v_n = \ln(1 + \frac{1}{n}) \to 0\). Les suites sont donc adjacentes et convergent vers une même limite \(\gamma\). De plus, \(v_1 \leq\, \gamma \leq\, u_1\). On obtient \(1 – \ln 2 \leq\, \gamma \leq\, 1\), soit \(0{,}30 \leq\, \gamma \leq\, 1\).
    4. Notons \(n_0\) le plus petit entier tel que \(H_{n_0} \geq\, 10\). Si \(n \leq\, 8103\), alors \(\ln n < 9\), car \(\mathrm{e}^9 \approx 8103{,}08\). Donc \(H_n \leq\, 1 + \ln n < 10\). Ainsi, \(n_0 \geq\, 8104\). Ensuite, \(\mathrm{e}^{10} \approx 22026{,}47\). Pour \(n = 22026\), on a \(\ln(n + 1) > 10\), donc \(H_n \geq\, 10\). On conclut que \(8104 \leq\, n_0 \leq\, 22026\).

    Corrigé de l’exercice 11 : Encadrement d’une somme par des intégrales

    1. La fonction \(f\) est dérivable et \(f^{\prime}(x) = -\frac{2x}{(1 + x^2)^2} \leq\, 0\) sur \([0, +\infty[\). Elle est donc décroissante. Pour \(t \in [n, n+1]\), on a \(f(t) \leq\, f(n)\). Pour \(t \in [n-1, n]\), on a \(f(n) \leq\, f(t)\). En intégrant sur des intervalles de longueur \(1\), on obtient l’encadrement voulu.
    2. On somme l’encadrement pour \(n\) de \(1\) à \(N\) :
      \[\int_1^{N+1} f(t)\,\mathrm{d}t \leq\, \sum_{n=1}^{N} f(n) \leq\, \int_0^{N} f(t)\,\mathrm{d}t.\]
      Une primitive de \(f\) est \(\arctan\). Le majorant vaut \(\arctan N \leq\, \frac{\pi}{2}\). Les sommes partielles sont donc majorées, et la série à termes positifs converge. Ensuite, on fait tendre \(N\) vers \(+\infty\). Le minorant tend vers \(\frac{\pi}{2} – \arctan 1 = \frac{\pi}{4}\). Ainsi, \(\frac{\pi}{4} \leq\, S \leq\, \frac{\pi}{2}\).
    3. On somme cette fois de \(k = n+1\) à \(N\) :
      \[\arctan(N+1) – \arctan(n+1) \leq\, \sum_{k=n+1}^{N} f(k) \leq\, \arctan N – \arctan n.\]
      Quand \(N \to +\infty\), on obtient \(\frac{\pi}{2} – \arctan(n+1) \leq\, R_n \leq\, \frac{\pi}{2} – \arctan n\). Or, pour \(x > 0\), \(\frac{\pi}{2} – \arctan x = \arctan\frac{1}{x}\). D’où l’encadrement annoncé. De plus, \(\arctan u \sim u\) en \(0\), donc les deux bornes sont équivalentes à \(\frac{1}{n}\). Par encadrement, \(R_n \sim \frac{1}{n}\).
    4. On a \(S_3 = \frac{1}{2} + \frac{1}{5} + \frac{1}{10} = 0{,}8\). Ensuite, \(\arctan\frac{1}{4} \approx 0{,}2450\) et \(\arctan\frac{1}{3} \approx 0{,}3218\). Comme \(S = S_3 + R_3\), on obtient \(1{,}0449 \leq\, S \leq\, 1{,}1218\). L’amplitude vaut environ \(0{,}077\). Ainsi, \(1{,}044 \leq\, S \leq\, 1{,}122\).

    Point de méthode : pour encadrer un reste, sommez jusqu’à un indice \(N\) fini, puis seulement ensuite faites tendre \(N\) vers l’infini.

    Corrigé de l’exercice 12 : Séries de Bertrand

    1. Cas \(\beta \leq\, 0\) : pour \(n \geq\, 3\), on a \(\ln n \geq\, 1\), donc \((\ln n)^{\beta} \leq\, 1\) et \(u_n \geq\, \frac{1}{n}\). La série diverge par comparaison à la série harmonique. Cas \(\beta > 0\) : la fonction \(f : t \mapsto \frac{1}{t (\ln t)^{\beta}}\) est continue et positive sur \([2, +\infty[\). Elle est décroissante, car \(t \mapsto t (\ln t)^{\beta}\) est un produit de fonctions positives croissantes. La comparaison série-intégrale s’applique donc. Pour \(\beta \neq 1\), une primitive de \(f\) est \(\frac{(\ln t)^{1-\beta}}{1 – \beta}\). Ainsi, \(\int_2^n f\) est bornée si \(\beta > 1\) et tend vers \(+\infty\) si \(\beta < 1\). Pour \(\beta = 1\), on a \(\int_2^n f = \ln(\ln n) – \ln(\ln 2) \to +\infty\). Pour \(\alpha = 1\), la série converge si et seulement si \(\beta > 1\).
    2. On a \(1 < \gamma < \alpha\). Ensuite, \(n^{\gamma} u_n = \frac{1}{n^{(\alpha-1)/2} (\ln n)^{\beta}}\). Par croissances comparées, cette quantité tend vers \(0\), que \(\beta\) soit positif ou négatif. Donc \(u_n = o(\frac{1}{n^{\gamma}})\), avec \(\sum \frac{1}{n^{\gamma}}\) convergente. La série converge pour tout \(\beta\).
    3. On a \(n u_n = \frac{n^{1-\alpha}}{(\ln n)^{\beta}} \to +\infty\) par croissances comparées. Ainsi, \(u_n \geq\, \frac{1}{n}\) à partir d’un certain rang. La série diverge pour tout \(\beta\).
    4. On applique les résultats précédents :
      • \(\sum \frac{1}{n \ln n}\) : \(\alpha = 1\), \(\beta = 1\), divergente ;
      • \(\sum \frac{\ln n}{n^2}\) : \(\alpha = 2\), \(\beta = -1\), convergente ;
      • \(\sum \frac{1}{\sqrt{n} \ln n}\) : \(\alpha = \frac{1}{2}\), divergente ;
      • \(\sum \frac{1}{n (\ln n)^2}\) : \(\alpha = 1\), \(\beta = 2\), convergente ;
      • \(\sum \frac{1}{n \sqrt{\ln n}}\) : \(\alpha = 1\), \(\beta = \frac{1}{2}\), divergente.

      Seules la deuxième et la quatrième séries convergent.

    Point de méthode : quand \(\alpha \neq 1\), le logarithme ne pèse rien face à une puissance. On le « noie » en comparant à \(n^{-\gamma}\) avec \(\gamma\) strictement entre \(1\) et \(\alpha\).

    Corrigé de l’exercice 13 : Reste d’une série de Riemann convergente

    1. La fonction \(t \mapsto t^{-\alpha}\) est continue, positive et décroissante sur \([1, +\infty[\). Pour \(k \geq\, 2\), on a donc \(\int_k^{k+1} t^{-\alpha}\,\mathrm{d}t \leq\, \frac{1}{k^{\alpha}} \leq\, \int_{k-1}^{k} t^{-\alpha}\,\mathrm{d}t\). On somme de \(k = n+1\) à \(N\) :
      \[\int_{n+1}^{N+1} \frac{\mathrm{d}t}{t^{\alpha}} \leq\, \sum_{k=n+1}^{N} \frac{1}{k^{\alpha}} \leq\, \int_{n}^{N} \frac{\mathrm{d}t}{t^{\alpha}}.\]
      Comme \(\alpha > 1\), on a \(\int_a^{N} t^{-\alpha}\,\mathrm{d}t = \frac{a^{1-\alpha} – N^{1-\alpha}}{\alpha – 1} \to \frac{a^{1-\alpha}}{\alpha – 1}\). En faisant tendre \(N\) vers \(+\infty\), on obtient l’encadrement. Enfin, \((n+1)^{1-\alpha} \sim n^{1-\alpha}\). Donc \(R_n \sim \frac{1}{(\alpha – 1) n^{\alpha – 1}}\).
    2. Pour \(\alpha = 2\), on a \(\alpha – 1 = 1\). L’encadrement devient \(\frac{1}{n+1} \leq\, R_n \leq\, \frac{1}{n}\). La figure ci-dessous montre les restes coincés entre les deux courbes, qui se rejoignent vite.

      Restes de la série des inverses des carrés situés entre les courbes 1 sur n+1 et 1 sur n

    3. L’erreur commise est exactement \(R_n\). Si \(n \geq\, 1000\), alors \(R_n \leq\, \frac{1}{n} \leq\, 10^{-3}\). Si \(n \leq\, 998\), alors \(R_n \geq\, \frac{1}{n+1} \geq\, \frac{1}{999} > 10^{-3}\). Le plus petit rang convenable vaut donc \(999\) ou \(1000\).
    4. L’erreur vaut \(\frac{\pi^2}{6} – S_n – \frac{1}{n} = R_n – \frac{1}{n}\). D’après la question 2, \(\frac{1}{n+1} – \frac{1}{n} \leq\, R_n – \frac{1}{n} \leq\, 0\). Or \(\frac{1}{n} – \frac{1}{n+1} = \frac{1}{n(n+1)}\). Donc l’erreur est majorée en valeur absolue par \(\frac{1}{n(n+1)}\). Enfin, \(31 \times 32 = 992\) et \(32 \times 33 = 1056 \geq\, 1000\). Le rang \(n = 32\) suffit, au lieu d’environ \(1000\).

    Point de méthode : un équivalent du reste permet d’accélérer la convergence : on ajoute à \(S_n\) une approximation de \(R_n\).

    Corrigé de l’exercice 14 : Équivalents de sommes partielles divergentes

    1. La fonction \(t \mapsto \sqrt{t}\) est croissante. Pour \(k \geq\, 1\), on a donc \(\int_{k-1}^{k} \sqrt{t}\,\mathrm{d}t \leq\, \sqrt{k} \leq\, \int_k^{k+1} \sqrt{t}\,\mathrm{d}t\). En sommant de \(k = 1\) à \(n\),
      \[\frac{2}{3} n^{3/2} = \int_0^n \sqrt{t}\,\mathrm{d}t \leq\, A_n \leq\, \int_1^{n+1} \sqrt{t}\,\mathrm{d}t = \frac{2}{3}((n+1)^{3/2} – 1).\]
      Or \((n+1)^{3/2} – 1 \sim n^{3/2}\). Par encadrement, \(A_n \sim \frac{2}{3} n^{3/2}\).
    2. La fonction \(t \mapsto \frac{1}{\sqrt{t}}\) est décroissante sur \(]0, +\infty[\). En sommant \(\int_k^{k+1} \frac{\mathrm{d}t}{\sqrt{t}} \leq\, \frac{1}{\sqrt{k}}\) de \(k = 1\) à \(n\), on obtient \(2\sqrt{n+1} – 2 \leq\, \sum_{k=1}^{n} \frac{1}{\sqrt{k}}\). Ensuite, en sommant \(\frac{1}{\sqrt{k}} \leq\, \int_{k-1}^{k} \frac{\mathrm{d}t}{\sqrt{t}}\) de \(k = 2\) à \(n\), puis en ajoutant le terme \(1\), on obtient la majoration par \(1 + (2\sqrt{n} – 2) = 2\sqrt{n} – 1\). Les deux bornes sont équivalentes à \(2\sqrt{n}\), donc \(\sum_{k=1}^{n} \frac{1}{\sqrt{k}} \sim 2\sqrt{n}\).
    3. La fonction \(f : t \mapsto \frac{1}{t \ln t}\) est continue, positive et décroissante sur \([2, +\infty[\). Une primitive est \(\ln(\ln t)\). Par la même méthode,
      \[\ln(\ln(n+1)) – \ln(\ln 2) \leq\, \sum_{k=2}^{n} \frac{1}{k \ln k} \leq\, \frac{1}{2 \ln 2} + \ln(\ln n) – \ln(\ln 2).\]
      De plus, \(\ln(n+1) = \ln n (1 + \frac{\ln(1 + 1/n)}{\ln n})\), donc \(\ln(\ln(n+1)) = \ln(\ln n) + o(1)\). Comme \(\ln(\ln n) \to +\infty\), les deux bornes sont équivalentes à \(\ln(\ln n)\). Ainsi, \(\sum_{k=2}^{n} \frac{1}{k \ln k} \sim \ln(\ln n)\).

    Corrigé de l’exercice 15 : Sommation des relations de comparaison

    1. On a \(\frac{k}{k^2 + 1} \sim \frac{1}{k}\), terme positif d’une série divergente. D’après le théorème de sommation des équivalents (cas divergent), \(A_n \sim H_n\). Or \(H_n \sim \ln n\). Donc \(A_n \sim \ln n\).
    2. Par télescopage, \(\sum_{k=n+1}^{N} \frac{1}{k(k+1)} = \frac{1}{n+1} – \frac{1}{N+1}\). Le reste vaut donc \(\frac{1}{n+1}\). Ensuite, \(\frac{1}{k^2 + k + 1} \sim \frac{1}{k(k+1)}\), terme positif d’une série convergente. D’après le théorème de sommation des équivalents (cas convergent), \(B_n \sim \frac{1}{n+1}\). Donc \(B_n \sim \frac{1}{n}\).
    3. On réduit au même dénominateur : \(\frac{1}{(k-1)k} – \frac{1}{k(k+1)} = \frac{(k+1) – (k-1)}{(k-1)k(k+1)} = \frac{2}{(k-1)k(k+1)}\). L’identité est donc vraie. Par télescopage, \(\sum_{k=n+1}^{+\infty} \frac{1}{(k-1)k(k+1)} = \frac{1}{2n(n+1)}\). Or \(\frac{1}{k^3} \sim \frac{1}{(k-1)k(k+1)}\), termes positifs. Par sommation des équivalents, \(C_n \sim \frac{1}{2n(n+1)}\). Ainsi, \(C_n \sim \frac{1}{2n^2}\).
    4. La série \(\sum \frac{1}{n}\) est à termes positifs et diverge. D’après le théorème de sommation des relations de comparaison (cas divergent), \(\sum_{k=1}^{n} a_k = o(H_n)\). Or \(H_n \sim \ln n\), donc \(o(H_n) = o(\ln n)\). Pour l’application, \(n a_n = \frac{1}{\ln(n+1)} \to 0\), donc \(a_n = o(\frac{1}{n})\). Par conséquent, \(\sum_{k=1}^{n} \frac{1}{k \ln(k+1)} = o(\ln n)\).
    5. La série \(\sum \frac{1}{n^3}\) converge. D’après le théorème (cas convergent, version \(O\)), \(\sum u_n\) converge et son reste est un \(O(C_n)\). Or \(C_n \sim \frac{1}{2n^2}\). Le reste de \(\sum u_n\) est donc un \(O(\frac{1}{n^2})\).

    Point de méthode : retenez le principe. Pour une série convergente on somme les restes ; pour une série divergente on somme les débuts.

    Corrigé de l’exercice 16 : Séries à paramètre et développements limités

    1. Posons \(d_n = \sqrt{n^2 + n + 1} – \sqrt{n^2 + n – 1}\). Par la quantité conjuguée,
      \[d_n = \frac{2}{\sqrt{n^2 + n + 1} + \sqrt{n^2 + n – 1}}.\]
      Le dénominateur est équivalent à \(2n\), donc \(d_n \sim \frac{1}{n}\), avec \(d_n > 0\). Ainsi, \(n d_n \to 1\), puis \((n d_n)^{\alpha} \to 1\). Autrement dit, \(d_n^{\alpha} \sim \frac{1}{n^{\alpha}}\). La série converge si et seulement si \(\alpha > 1\).
    2. Le terme est positif. De plus, \(1 – \cos\frac{1}{n} \sim \frac{1}{2n^2}\), donc le terme est équivalent à \(\frac{1}{2n^{2-a}}\). La série converge si et seulement si \(2 – a > 1\), c’est-à-dire \(a < 1\).
    3. Pour \(x > 0\), on a \(\ln(1 + x) < x\). Donc \(n \ln(1 + \frac{1}{n}) < 1\), puis \((1 + \frac{1}{n})^n < \mathrm{e}\). Ensuite, le développement limité de \(\ln(1 + x)\) donne
      \[n \ln(1 + \frac{1}{n}) = 1 – \frac{1}{2n} + O(\frac{1}{n^2}).\]
      Par conséquent, \((1 + \frac{1}{n})^n = \mathrm{e} \exp(-\frac{1}{2n} + O(\frac{1}{n^2})) = \mathrm{e} – \frac{\mathrm{e}}{2n} + O(\frac{1}{n^2})\). Ainsi, \(\mathrm{e} – (1 + \frac{1}{n})^n \sim \frac{\mathrm{e}}{2n}\). Ce terme est positif. La série diverge.
    4. Posons \(x = \frac{1}{n^{\alpha}}\), qui tend vers \(0\) car \(\alpha > 0\). Pour \(x > 0\), on a \(\sin x < x\), donc le terme est positif. De plus, \(x – \sin x \sim \frac{x^3}{6}\). Le terme est donc équivalent à \(\frac{1}{6 n^{3\alpha}}\). La série converge si et seulement si \(3\alpha > 1\), soit \(\alpha > \frac{1}{3}\).

    Corrigé de l’exercice 17 : Calcul approché de e et irrationalité

    1. Les termes sont strictement positifs et \(\frac{1/(k+1)!}{1/k!} = \frac{1}{k+1} \to 0 < 1\). D’après la règle de d’Alembert, la série converge.
    2. On a \(\mathrm{e} – S_n = \sum_{k=n+1}^{+\infty} \frac{1}{k!} > 0\), car tous les termes sont strictement positifs. Pour \(k \geq\, n+1\), on écrit
      \[\frac{1}{k!} = \frac{1}{(n+1)!} \times \frac{1}{(n+2)(n+3)\cdots k}.\]
      Le second facteur contient \(k – n – 1\) entiers, tous supérieurs à \(n+1\). Donc \(\frac{1}{k!} \leq\, \frac{1}{(n+1)!} (\frac{1}{n+1})^{k-n-1}\). En sommant, avec une série géométrique de raison \(\frac{1}{n+1} < 1\),
      \[\mathrm{e} – S_n \leq\, \frac{1}{(n+1)!} \times \frac{1}{1 – \frac{1}{n+1}} = \frac{1}{(n+1)!} \times \frac{n+1}{n} = \frac{1}{n \cdot n!}.\]
      On a bien \(0 < \mathrm{e} – S_n \leq\, \frac{1}{n \cdot n!}\).
    3. On cherche \(n \cdot n! \geq\, 10^6\). Or \(8 \times 8! = 322\,560\) et \(9 \times 9! = 3\,265\,920\). Le rang \(n = 9\) garantit une erreur inférieure à \(10^{-6}\).
    4. Posons \(A = q!\,(\mathrm{e} – S_q)\). D’une part, \(A = (q-1)!\,p – \sum_{k=0}^{q} \frac{q!}{k!}\). Chaque \(\frac{q!}{k!}\) est entier pour \(k \leq\, q\), donc \(A\) est un entier. D’autre part, la question 2 donne \(0 < A \leq\, \frac{1}{q} \leq\, \frac{1}{2}\). Aucun entier ne vérifie cela : c’est absurde. Enfin, tout rationnel s’écrit avec un dénominateur \(q \geq\, 2\) (quitte à multiplier \(p\) et \(q\) par \(2\)). Le nombre \(\mathrm{e}\) est donc irrationnel.

    Point de méthode : une majoration du reste par une série géométrique est le prolongement quantitatif de la règle de d’Alembert.

    Corrigé de l’exercice 18 : Une suite récurrente et deux séries

    1. Posons \(g(x) = x – x^2 = x(1 – x)\). Si \(u_n \in\, ]0, 1[\), alors \(u_{n+1} = u_n(1 – u_n)\) est un produit de deux réels de \(]0, 1[\). Donc \(u_{n+1} \in\, ]0, 1[\). Par récurrence, \(u_n \in\, ]0, 1[\) pour tout \(n\). Ensuite, \(u_{n+1} – u_n = -u_n^2 < 0\) : la suite est décroissante. Elle est minorée par \(0\), donc elle converge vers un réel \(\ell \in [0, 1[\). Par continuité de \(g\), \(\ell = \ell – \ell^2\), d’où \(\ell = 0\). La suite décroît et tend vers \(0\).
    2. On calcule
      \[\frac{1}{u_{n+1}} – \frac{1}{u_n} = \frac{1}{u_n(1 – u_n)} – \frac{1}{u_n} = \frac{1 – (1 – u_n)}{u_n(1 – u_n)} = \frac{1}{1 – u_n}.\]
      Comme \(u_n \to 0\), cette différence tend vers \(1\).
    3. Posons \(v_k = \frac{1}{u_{k+1}} – \frac{1}{u_k}\). On a \(v_k \sim 1\), terme positif de la série divergente \(\sum 1\). Par sommation des équivalents (cas divergent), \(\sum_{k=0}^{n-1} v_k \sim \sum_{k=0}^{n-1} 1 = n\). Or, par télescopage, \(\sum_{k=0}^{n-1} v_k = \frac{1}{u_n} – \frac{1}{u_0}\). Ainsi, \(\frac{1}{u_n} = n + o(n) + \frac{1}{u_0}\), donc \(\frac{1}{u_n} \sim n\). On conclut que \(u_n \sim \frac{1}{n}\).
    4. La suite \((u_n)\) est positive et \(u_n \sim \frac{1}{n}\). Par comparaison à la série harmonique, \(\sum u_n\) diverge.
    5. On a \(u_n^2 \sim \frac{1}{n^2}\), donc \(\sum u_n^2\) converge. Mieux, la relation de récurrence donne \(u_n^2 = u_n – u_{n+1}\). Par télescopage, \(\sum_{n=0}^{N} u_n^2 = u_0 – u_{N+1} \to u_0\). La somme vaut \(\sum_{n=0}^{+\infty} u_n^2 = u_0\).

    Point de méthode : pour une suite \(u_{n+1} = u_n – a u_n^{p}\) qui tend vers \(0\), cherchez un exposant \(\beta\) tel que \(u_{n+1}^{\beta} – u_n^{\beta}\) ait une limite finie non nulle, puis sommez.

    Corrigé de l’exercice 19 : Logarithme de la factorielle

    1. La fonction \(\ln\) est croissante. Pour \(k \geq\, 2\), on a donc \(\int_{k-1}^{k} \ln t\,\mathrm{d}t \leq\, \ln k \leq\, \int_{k}^{k+1} \ln t\,\mathrm{d}t\). Comme \(\ln 1 = 0\), on a \(\ln(n!) = \sum_{k=2}^{n} \ln k\). Une primitive de \(\ln\) est \(t \ln t – t\). En sommant de \(k = 2\) à \(n\),
      \[\int_1^n \ln t\,\mathrm{d}t = n \ln n – n + 1 \leq\, \ln(n!) \leq\, \int_2^{n+1} \ln t\,\mathrm{d}t.\]
      Le majorant vaut \((n+1)\ln(n+1) – (n+1) – 2\ln 2 + 2\). On obtient bien \(n \ln n – n + 1 \leq\, \ln(n!) \leq\, (n+1)\ln(n+1) – n + 1 – 2\ln 2\).
    2. Le minorant vérifie \(n \ln n – n + 1 \sim n \ln n\), car \(n = o(n \ln n)\). Pour le majorant, \((n+1)\ln(n+1) = (n+1)(\ln n + \ln(1 + \frac{1}{n})) \sim n \ln n\). Les autres termes sont des \(o(n \ln n)\). Par encadrement, \(\ln(n!) \sim n \ln n\).
    3. On soustrait \(n \ln n – n\) à l’encadrement. Le minorant devient \(1\). Le majorant devient
      \[(n+1)\ln(n+1) – n \ln n + 1 – 2\ln 2 = n \ln(1 + \frac{1}{n}) + \ln(n+1) + 1 – 2\ln 2.\]
      Or \(n \ln(1 + \frac{1}{n}) \leq\, 1\) et \(\ln(n+1) \leq\, \ln n + 1\). Ainsi, \(1 \leq\, \ln(n!) – (n \ln n – n) \leq\, \ln n + 3\). Donc \(\ln(n!) = n \ln n – n + O(\ln n)\).
    4. Pour \(n \geq\, 2\), \(\ln(n!) > 0\) et \(\frac{1}{\ln(n!)} \sim \frac{1}{n \ln n}\). Or \(\sum \frac{1}{n \ln n}\) diverge (série de Bertrand, exercice 12). Donc \(\sum \frac{1}{\ln(n!)}\) diverge. Ensuite, \(\frac{1}{(\ln(n!))^2} \sim \frac{1}{n^2 (\ln n)^2}\). Pour \(n \geq\, 3\), ce dernier terme est majoré par \(\frac{1}{n^2}\). La première série diverge et la seconde converge.

    Corrigé de l’exercice 20 : Critère de condensation de Cauchy

    1. Le bloc d’indices \(k\) allant de \(2^n\) à \(2^{n+1} – 1\) contient \(2^n\) termes. Par décroissance, chacun vérifie \(u_{2^{n+1}} \leq\, u_{2^{n+1}-1} \leq\, u_k \leq\, u_{2^n}\). En sommant les \(2^n\) inégalités, on obtient l’encadrement voulu.
    2. On somme l’encadrement pour \(n\) de \(0\) à \(N\). Les blocs recouvrent exactement les indices de \(1\) à \(2^{N+1} – 1\). Ainsi,
      \[\frac{1}{2} \sum_{n=1}^{N+1} 2^n u_{2^n} \leq\, \sum_{k=1}^{2^{N+1}-1} u_k \leq\, \sum_{n=0}^{N} 2^n u_{2^n}.\]
      Si \(\sum 2^n u_{2^n}\) converge, de somme \(T\), alors \(S_{2^{N+1}-1} \leq\, T\). Pour tout \(m\), on choisit \(N\) avec \(m \leq\, 2^{N+1} – 1\). Comme \((S_m)\) croît, \(S_m \leq\, T\). La série \(\sum u_n\) converge donc. Réciproquement, si \(\sum u_n\) converge, de somme \(S\), la minoration donne \(\sum_{n=1}^{N+1} 2^n u_{2^n} \leq\, 2S\). Les sommes partielles de la série condensée sont donc majorées. Les deux séries sont de même nature.
    3. Pour \(\alpha > 0\), la suite \(\frac{1}{n^{\alpha}}\) est positive et décroissante. De plus, \(2^n u_{2^n} = 2^n \times 2^{-n\alpha} = (2^{1-\alpha})^n\). Cette série géométrique converge si et seulement si \(2^{1-\alpha} < 1\). On retrouve la convergence si et seulement si \(\alpha > 1\).
    4. La nature ne dépend pas du premier terme. On pose donc \(u_1 = u_2\), et la suite reste positive et décroissante. Pour \(n \geq\, 1\), \(2^n u_{2^n} = \frac{2^n}{2^n (n \ln 2)^{\beta}} = \frac{1}{(\ln 2)^{\beta}} \times \frac{1}{n^{\beta}}\). La série converge si et seulement si \(\beta > 1\).
    5. Pour \(n \geq\, 3\), on a \(\ln(\ln n) > 0\). Le terme est positif et décroissant, car \(n \ln n \ln(\ln n)\) est un produit de fonctions positives croissantes. On pose \(u_1 = u_2 = u_3\). Pour \(n \geq\, 2\), on a \(2^n \geq\, 3\) et
      \[2^n u_{2^n} = \frac{1}{n \ln 2 \times \ln(n \ln 2)} \sim \frac{1}{\ln 2} \times \frac{1}{n \ln n},\]
      car \(\ln(n \ln 2) = \ln n + \ln(\ln 2) \sim \ln n\). La série de Bertrand \(\sum \frac{1}{n \ln n}\) diverge. La série condensée diverge, donc la série étudiée diverge aussi.

    Point de méthode : la condensation remplace une série lente par une série qui avance à pas exponentiels. Elle transforme ainsi un logarithme en simple puissance de \(n\).

    Corrigé de l’exercice 21 : Problème : développement asymptotique de la série harmonique

    1. On a \(u_n – u_{n+1} = -\frac{1}{n+1} + \ln(n+1) – \ln n\). Or \(\ln n – \ln(n+1) = \ln\frac{n}{n+1} = \ln(1 – \frac{1}{n+1})\). D’où la formule. Ensuite, pour \(x \in [0, 1[\), on a \(\ln(1 – x) \leq\, -x\) par concavité. Donc \(-\ln(1 – x) – x \geq\, 0\). Avec \(x = \frac{1}{n+1}\), on obtient \(u_n – u_{n+1} \geq\, 0\).
    2. Le développement limité \(-\ln(1 – x) = x + \frac{x^2}{2} + O(x^3)\) donne \(-\ln(1 – x) – x \sim \frac{x^2}{2}\). Avec \(x = \frac{1}{n+1}\), on a donc \(u_n – u_{n+1} \sim \frac{1}{2(n+1)^2} \sim \frac{1}{2n^2}\). La série \(\sum (u_n – u_{n+1})\) est à termes positifs. Par équivalence avec une série de Riemann convergente, elle converge. C’est une série télescopique : la suite \((u_n)\) converge donc. On note \(\gamma\) sa limite, la constante d’Euler.
    3. Pour \(N \geq\, n\), on a \(\sum_{k=n}^{N} (u_k – u_{k+1}) = u_n – u_{N+1}\). En faisant tendre \(N\) vers \(+\infty\), on obtient \(u_n – \gamma = \sum_{k=n}^{+\infty} (u_k – u_{k+1})\).
    4. Les termes \(u_k – u_{k+1}\) sont positifs et équivalents à \(\frac{1}{2k^2}\), terme d’une série convergente. Par sommation des équivalents (cas convergent), \(u_n – \gamma \sim \frac{1}{2} \sum_{k=n}^{+\infty} \frac{1}{k^2}\). D’après l’exercice 13, \(\sum_{k=n}^{+\infty} \frac{1}{k^2} = R_{n-1} \sim \frac{1}{n-1} \sim \frac{1}{n}\). Ainsi, \(u_n – \gamma \sim \frac{1}{2n}\), c’est-à-dire \(u_n – \gamma = \frac{1}{2n} + o(\frac{1}{n})\). On obtient \(H_n = \ln n + \gamma + \frac{1}{2n} + o(\frac{1}{n})\). La figure ci-dessous confirme cette approximation, déjà excellente pour \(n = 5\).

      Suite H n moins ln n qui décroît vers la constante d'Euler en suivant de près la courbe gamma plus 1 sur 2n

    5. On a \(H_n – \ln n – \gamma = u_n – \gamma \geq\, 0\) et \(u_n – \gamma \sim \frac{1}{2n}\). Donc \(\sum (u_n – \gamma)\) diverge. Ensuite, \((u_n – \gamma)^2 \sim \frac{1}{4n^2}\). La première série diverge et la seconde converge.
    6. On écrit \(\sum_{k=n+1}^{2n} \frac{1}{k} = H_{2n} – H_n\). D’après la question 4,
      \[H_{2n} – H_n = \ln(2n) + \gamma + \frac{1}{4n} – \ln n – \gamma – \frac{1}{2n} + o(\frac{1}{n}).\]
      Donc \(\sum_{k=n+1}^{2n} \frac{1}{k} = \ln 2 – \frac{1}{4n} + o(\frac{1}{n})\).

    Point de méthode : pour trouver le terme suivant d’un développement, étudiez la série télescopique des différences \(u_n – u_{n+1}\), puis sommez les équivalents sur le reste.

    Corrigé de l’exercice 22 : Problème : quand la règle de d’Alembert ne conclut pas

    1. On calcule
      \[\frac{u_{n+1}}{u_n} = \frac{(n+1)^{n+1}}{(n+1)!\,\mathrm{e}^{n+1}} \times \frac{n!\,\mathrm{e}^n}{n^n} = \frac{1}{\mathrm{e}}(1 + \frac{1}{n})^n.\]
      Comme \((1 + \frac{1}{n})^n \to \mathrm{e}\), ce rapport tend vers \(1\). La règle de d’Alembert ne permet pas de conclure.
    2. On a \(\ln\frac{u_{n+1}}{u_n} = n \ln(1 + \frac{1}{n}) – 1\). Le développement \(\ln(1 + x) = x – \frac{x^2}{2} + \frac{x^3}{3} + O(x^4)\) donne
      \[n \ln(1 + \frac{1}{n}) = 1 – \frac{1}{2n} + \frac{1}{3n^2} + O(\frac{1}{n^3}).\]
      Donc \(\ln\frac{u_{n+1}}{u_n} = -\frac{1}{2n} + \frac{1}{3n^2} + O(\frac{1}{n^3})\).
    3. On a \(w_n = \frac{1}{2}\ln(1 + \frac{1}{n}) + \ln\frac{u_{n+1}}{u_n}\). Or \(\frac{1}{2}\ln(1 + \frac{1}{n}) = \frac{1}{2n} – \frac{1}{4n^2} + O(\frac{1}{n^3})\). En additionnant,
      \[w_n = (\frac{1}{3} – \frac{1}{4})\frac{1}{n^2} + O(\frac{1}{n^3}) = \frac{1}{12 n^2} + O(\frac{1}{n^3}).\]
      Ainsi, \(w_n \sim \frac{1}{12 n^2}\).
    4. La suite \((w_n)\) est positive à partir d’un certain rang et équivalente au terme d’une série de Riemann convergente. Donc \(\sum w_n\) converge. Or, par télescopage, \(\sum_{k=1}^{n-1} w_k = \ln v_n – \ln v_1\). La suite \((\ln v_n)\) converge donc vers un réel \(\lambda\). Par continuité de l’exponentielle, \(v_n \to L = \mathrm{e}^{\lambda} > 0\). Autrement dit, \(\sqrt{n}\, u_n \to L\), soit \(u_n \sim \frac{L}{\sqrt{n}}\).
    5. Le terme \(u_n\) est positif et équivalent à \(\frac{L}{\sqrt{n}}\), avec \(L > 0\). La série de Riemann \(\sum \frac{1}{\sqrt{n}}\) diverge. Donc \(\sum u_n\) diverge.
    6. La relation \(\frac{n^n}{n!\,\mathrm{e}^n} \sim \frac{L}{\sqrt{n}}\) donne \(n! \sim \frac{1}{L} \sqrt{n} (\frac{n}{\mathrm{e}})^n\). Avec \(L = \frac{1}{\sqrt{2\pi}}\), on obtient la formule de Stirling : \(n! \sim \sqrt{2\pi n} (\frac{n}{\mathrm{e}})^n\).

    Point de méthode : quand \(\frac{u_{n+1}}{u_n} = 1 – \frac{a}{n} + O(\frac{1}{n^2})\), la suite \(n^{a} u_n\) converge vers une limite strictement positive. Ainsi, \(u_n\) se compare à une série de Riemann.

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    Pour aller plus loin en L2

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