Voici le corrigé du contrôle de maths spé sur le thème : compacité, connexité par arcs, dimension finie.
Ce corrigé suit la ligne attendue aux concours : chaque existence est obtenue par une suite extraite convergente ou par un extremum sur un compact. La preuve de l’équivalence des normes utilise la sphère unité de la norme infinie, compacte en dimension finie. La distance à un fermé se ramène à une boule fermée, bornée.
Pour relier deux matrices inversibles complexes, une figure montre un chemin du plan complexe qui évite les racines d’un polynôme. Le cas réel échoue par le théorème des valeurs intermédiaires appliqué au déterminant. Dans le problème, la trace sépare les projecteurs selon leur rang. Chaque exercice se termine par son barème.
L’énoncé se trouve sur la page contrôle de maths spé : compacité, connexité par arcs, dimension finie.
| Exercice | Points |
| Exercice 1 : Question de cours : bornes atteintes et dimension finie | 4 points |
| Exercice 2 : Compacité de O_n(R) et distance à un fermé | 4 points |
| Exercice 3 : Connexité par arcs des groupes linéaires | 5 points |
| Exercice 4 : Théorème de Heine sur des exemples | 3 points |
| Exercice 5 : Problème : composantes connexes par arcs des projecteurs | 4 points |
| Total | 20 points |
Exercice 1 : Question de cours : bornes atteintes et dimension finie (4 points)
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Énoncé. Si \(K\) est une partie compacte non vide d’un espace normé et si \(f : K \to \mathbb{R}\) est continue, alors \(f\) est bornée et atteint ses bornes : il existe \(x_0, x_1 \in K\) tels que \(f(x_0) = \inf_K f\) et \(f(x_1) = \sup_K f\).
\(f\) est bornée. Sinon, pour tout \(k \in \mathbb{N}\), il existe \(x_k \in K\) tel que \(|f(x_k)| \geq\, k\). Par compacité, une suite extraite \((x_{\sigma(k)})\) converge vers \(\ell \in K\). Par continuité de \(f\) en \(\ell\), \(f(x_{\sigma(k)}) \to f(\ell)\), alors que \(|f(x_{\sigma(k)})| \geq\, \sigma(k) \geq\, k\) tend vers \(+\infty\) : c’est absurde.
La borne supérieure est atteinte. Soit \(M = \sup_K f\), qui existe car \(f(K)\) est non vide et majoré. Par caractérisation de la borne supérieure, il existe \(x_k \in K\) tel que \(M – \frac{1}{k+1} < f(x_k) \leq\, M\). Une suite extraite \((x_{\sigma(k)})\) converge vers \(x_1 \in K\), et par continuité \(f(x_1) = \lim f(x_{\sigma(k)}) = M\). On traite la borne inférieure de même, avec \(-f\). Le théorème est démontré.
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Pour \(x = \sum x_i e_i\), l’inégalité triangulaire et l’homogénéité donnent :
\[N(x) \leq\, \sum_{i=1}^{n} |x_i|\, N(e_i) \leq\, C N_\infty(x), \qquad C = \sum_{i=1}^{n} N(e_i) > 0.\]
Ensuite, \(|N(x) – N(y)| \leq\, N(x – y) \leq\, C N_\infty(x – y)\) : \(N\) est \(C\)-lipschitzienne, donc continue sur \((E, N_\infty)\).
La sphère \(S\) est compacte et non vide (elle contient \(e_1\)). D’après a), \(N\) atteint sur \(S\) un minimum \(m = N(x_0)\) avec \(x_0 \in S\). Comme \(x_0 \neq 0\), la séparation donne \(m > 0\). Pour \(x \neq 0\), le vecteur \(\frac{x}{N_\infty(x)}\) appartient à \(S\), donc \(N(\frac{x}{N_\infty(x)}) \geq\, m\), soit \(N(x) \geq\, m N_\infty(x)\) ; c’est encore vrai pour \(x = 0\).
Théorème : sur un espace vectoriel de dimension finie, toutes les normes sont équivalentes (chacune est équivalente à \(N_\infty\), et l’équivalence est transitive).
Barème : a) 0,5 point pour l’énoncé, 0,75 point pour le caractère borné, 0,75 point pour la borne atteinte ; b) 0,5 point pour la constante \(C\), 0,5 point pour la continuité, 0,75 point pour la minoration, 0,25 point pour l’énoncé du théorème.
Exercice 2 : Compacité de O_n(R) et distance à un fermé (4 points)
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L’application \(\varphi : M \mapsto M^{T} M\) est continue : le coefficient \((i, j)\) de \(M^{T} M\) vaut \(\sum_k m_{ki} m_{kj}\), polynomial en les coefficients de \(M\). Ainsi \(O_n(\mathbb{R}) = \varphi^{-1}(\{I_n\})\) est fermé, comme image réciproque d’un fermé.
Si \(M \in O_n(\mathbb{R})\), le coefficient diagonal \((j, j)\) de \(M^{T} M\) donne \(\sum_i m_{ij}^2 = 1\), donc \(|m_{ij}| \leq\, 1\) pour tous \(i, j\) : \(\|M\| \leq\, 1\), et \(O_n(\mathbb{R})\) est borné.
En dimension finie, une partie fermée et bornée est compacte : \(O_n(\mathbb{R})\) est compact.
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Soit \(x_0 \in F\) et \(r = \|a – x_0\|\). L’ensemble \(K = F \cap B_f(a, r)\) est fermé (intersection de deux fermés), borné, et contient \(x_0\). En dimension finie, il est donc compact et non vide. L’application \(x \mapsto \|a – x\|\) est 1-lipschitzienne, donc continue. Par le théorème des bornes atteintes, elle admet sur \(K\) un minimum en un point \(b\).
Pour \(x \in F \setminus K\), on a \(\|a – x\| > r \geq\, \|a – b\|\), puisque \(x_0 \in K\). Donc \(\|a – b\| \leq\, \|a – x\|\) pour tout \(x \in F\). Ainsi \(\|a – b\| = d(a, F)\) avec \(b \in F\).
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L’application \(\Omega \mapsto \operatorname{tr}(A \Omega)\) est linéaire sur l’espace de dimension finie \(\mathcal{M}_n(\mathbb{R})\), donc continue. La partie \(O_n(\mathbb{R})\) est compacte d’après a), et non vide car elle contient \(I_n\). Par le théorème des bornes atteintes, le maximum existe et il est atteint en un \(\Omega_0 \in O_n(\mathbb{R})\).
Barème : a) 0,5 point pour le fermé, 0,5 point pour le borné, 0,5 point pour la conclusion citée ; b) 0,75 point pour le compact \(K\), 0,75 point pour la comparaison hors de \(K\) ; c) 1 point.
Erreur fréquente : appliquer directement les bornes atteintes sur \(F\), qui n’est pas borné ; il faut d’abord se restreindre à une boule.
Exercice 3 : Connexité par arcs des groupes linéaires (5 points)
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Les coefficients de \((1 – z) A + z B\) sont des fonctions affines de \(z\). D’après la formule du déterminant, somme de produits de coefficients, \(P\) est une fonction polynomiale de degré au plus \(n\). De plus, \(P(0) = \det A \neq 0\) et \(P(1) = \det B \neq 0\). Le polynôme \(P\) est donc non nul : il a un ensemble fini \(Z\) de racines, qui ne contient ni \(0\) ni \(1\).
Pour \(\alpha \in \mathbb{R}\), le chemin \(\gamma_\alpha(t) = t + i \alpha t (1 – t)\) est continu, avec \(\gamma_\alpha(0) = 0\) et \(\gamma_\alpha(1) = 1\). Soit \(z = x + i y \in Z\). L’égalité \(\gamma_\alpha(t) = z\) impose \(t = x\) (parties réelles), puis \(y = \alpha x (1 – x)\). Si \(x \in \{0, 1\}\), cela donnerait \(z \in \{0, 1\}\), exclu. Sinon, cela impose \(\alpha = \frac{y}{x (1 – x)}\). Chaque racine interdit donc au plus une valeur de \(\alpha\). Comme \(Z\) est fini, on peut choisir \(\alpha\) hors de ces valeurs : alors \(\gamma_\alpha\) évite \(Z\).
On pose enfin \(\Gamma(t) = (1 – \gamma_\alpha(t)) A + \gamma_\alpha(t) B\). Cette application est continue de \([0, 1]\) dans \(\mathcal{M}_n(\mathbb{C})\), avec \(\Gamma(0) = A\) et \(\Gamma(1) = B\). De plus, \(\det \Gamma(t) = P(\gamma_\alpha(t)) \neq 0\), donc \(\Gamma\) est à valeurs dans \(GL_n(\mathbb{C})\). Deux matrices inversibles complexes sont toujours reliées par un chemin continu : \(GL_n(\mathbb{C})\) est connexe par arcs.
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Le déterminant est continu (polynomial en les coefficients). Soit \(D\) la matrice diagonale de coefficients \(-1, 1, \ldots, 1\), inversible. Supposons qu’un chemin continu \(\gamma\) relie \(I_n\) à \(D\) dans \(GL_n(\mathbb{R})\). La fonction réelle \(\det \circ \gamma\) est continue sur l’intervalle \([0, 1]\), vaut \(1\) en \(0\) et \(-1\) en \(1\). D’après le théorème des valeurs intermédiaires, elle s’annule en un point \(t_0\) : alors \(\gamma(t_0)\) n’est pas inversible, ce qui est absurde. Donc \(GL_n(\mathbb{R})\) n’est pas connexe par arcs.
Dans le cas complexe, l’argument ne s’applique pas : \(\mathbb{C}^*\) est lui-même connexe par arcs.
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Soient \(a, b \in X\) et \(\gamma : [0, 1] \to X\) un chemin continu de \(a\) à \(b\). La fonction \(g = f \circ \gamma\) est continue sur \([0, 1]\), à valeurs entières. Si \(g(0) < g(1)\), le théorème des valeurs intermédiaires fournit \(t\) tel que \(g(t) = g(0) + \frac{1}{2}\), qui n’est pas entier : c’est absurde. De même si \(g(0) > g(1)\). Donc \(f(a) = g(0) = g(1) = f(b)\). La fonction \(f\) est constante.
Barème : a) 0,5 point pour le polynôme non nul, 1 point pour le choix de \(\alpha\), 1 point pour le chemin dans \(GL_n(\mathbb{C})\) ; b) 0,5 point pour la continuité du déterminant, 1 point pour l’argument des valeurs intermédiaires ; c) 1 point.
Exercice 4 : Théorème de Heine sur des exemples (3 points)
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Théorème de Heine : toute application continue sur une partie compacte d’un espace normé, à valeurs dans un espace normé, y est uniformément continue. Le segment \([0, 1]\) est un fermé borné de \(\mathbb{R}\), donc compact, et la racine carrée y est continue. Elle est donc uniformément continue sur \([0, 1]\).
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Par symétrie, on suppose \(0 \leq\, y \leq\, x\). Alors :
\[(\sqrt{y} + \sqrt{x – y})^2 = x + 2\sqrt{y (x – y)} \geq\, x.\]
La racine carrée étant croissante, \(\sqrt{x} \leq\, \sqrt{y} + \sqrt{x – y}\), d’où \(|\sqrt{x} – \sqrt{y}| = \sqrt{x} – \sqrt{y} \leq\, \sqrt{|x – y|}\).
Soit \(\varepsilon > 0\) et \(\eta = \varepsilon^2\). Si \(|x – y| < \eta\), alors \(|\sqrt{x} – \sqrt{y}| < \varepsilon\). La racine carrée est donc uniformément continue sur \([0, +\infty[\) tout entier : la compacité est une condition suffisante, mais pas nécessaire.
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Posons \(x_k = k + \frac{1}{k}\) et \(y_k = k\) pour \(k \geq\, 1\). Alors \(|x_k – y_k| = \frac{1}{k} \to 0\), tandis que \(x_k^2 – y_k^2 = 2 + \frac{1}{k^2} \geq\, 2\).
Si la fonction carré était uniformément continue, il existerait, pour \(\varepsilon = 1\), un \(\eta > 0\) tel que \(|x – y| < \eta \Rightarrow |x^2 – y^2| < 1\). Pour \(k > \frac{1}{\eta}\), on aurait donc \(|x_k^2 – y_k^2| < 1\), ce qui contredit la minoration par 2. La fonction carré n’est pas uniformément continue sur \(\mathbb{R}\).
Barème : a) 0,5 point pour l’énoncé, 0,5 point pour l’application ; b) 0,5 point pour l’inégalité, 0,5 point pour la conclusion ; c) 1 point.
Exercice 5 : Problème : composantes connexes par arcs des projecteurs (4 points)
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L’application \(h : M \mapsto M^2 – M\) est continue (coefficients polynomiaux), donc \(\mathcal{P} = h^{-1}(\{0\})\) est fermé.
Soit \(M \in \mathcal{P}\). Le polynôme \(X^2 – X = X (X – 1)\) annule \(M\) et il est scindé à racines simples. Donc \(M\) est diagonalisable, de spectre inclus dans \(\{0, 1\}\). Quitte à réordonner la base de diagonalisation, \(M\) est semblable à une matrice \(J_r\). Le rang étant invariant par similitude, \(r = \operatorname{rg} J_r = \operatorname{rg} M\). Enfin \(\operatorname{tr} M = \operatorname{tr} J_r = r = \operatorname{rg} M\).
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Si \(Q \in GL_n(\mathbb{C})\), alors \((Q J_r Q^{-1})^2 = Q J_r^2 Q^{-1} = Q J_r Q^{-1}\) et \(\operatorname{rg}(Q J_r Q^{-1}) = r\) : cette matrice est dans \(\mathcal{P}_r\). L’inclusion réciproque est la question a). Donc \(\mathcal{P}_r = \{Q J_r Q^{-1} : Q \in GL_n(\mathbb{C})\}\).
L’application \(Q \mapsto Q^{-1} = \frac{1}{\det Q} \operatorname{Com}(Q)^{T}\) est continue sur \(GL_n(\mathbb{C})\) : ses coefficients sont des quotients de polynômes en les coefficients, à dénominateur non nul. Le produit matriciel étant continu, \(\psi : Q \mapsto Q J_r Q^{-1}\) est continue.
Soient \(M_0 = \psi(Q_0)\) et \(M_1 = \psi(Q_1)\) dans \(\mathcal{P}_r\). D’après l’exercice 3, un chemin continu \(\gamma\) relie \(Q_0\) à \(Q_1\) dans \(GL_n(\mathbb{C})\). Alors \(\psi \circ \gamma\) est un chemin continu de \(M_0\) à \(M_1\), à valeurs dans \(\mathcal{P}_r\). Ainsi \(\mathcal{P}_r\) est connexe par arcs.
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D’après a), \(\mathcal{P}_r = \mathcal{P} \cap \operatorname{tr}^{-1}(\{r\})\). La trace est linéaire en dimension finie, donc continue. \(\mathcal{P}_r\) est donc fermé, comme intersection de deux fermés.
Pour \(r = 0\), une matrice semblable à \(0\) est nulle, donc \(\mathcal{P}_0 = \{0\}\). Pour \(r = n\), une matrice semblable à \(I_n\) vaut \(I_n\), donc \(\mathcal{P}_n = \{I_n\}\). Ces deux ensembles sont compacts.
Pour \(1 \leq\, r \leq\, n – 1\), posons \(M_t = J_r + t E_{1n}\). On a \(J_r E_{1n} = E_{1n}\) (car \(1 \leq\, r\)), \(E_{1n} J_r = 0\) (car la colonne \(n\) de \(J_r\) est nulle, puisque \(n > r\)) et \(E_{1n}^2 = 0\). Donc \(M_t^2 = J_r + t E_{1n} = M_t\), et \(\operatorname{tr} M_t = r\) : \(M_t \in \mathcal{P}_r\). Comme \(\|M_t\|\) tend vers \(+\infty\) avec \(|t|\), \(\mathcal{P}_r\) n’est pas borné, donc pas compact.
Conclusion : \(\mathcal{P}_r\) est compact si et seulement si \(r = 0\) ou \(r = n\).
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Soit \(\gamma\) un chemin continu dans \(\mathcal{P}\) reliant un élément de \(\mathcal{P}_r\) à un élément de \(\mathcal{P}_s\). La fonction \(\operatorname{tr} \circ \gamma\) est continue sur \([0, 1]\), qui est connexe par arcs, et elle est à valeurs entières d’après a). D’après l’exercice 3 c), elle est constante, donc \(r = s\).
Chaque composante connexe par arcs de \(\mathcal{P}\) est donc incluse dans un \(\mathcal{P}_r\). Or \(\mathcal{P}_r\) est connexe par arcs d’après b). Les composantes connexes par arcs de \(\mathcal{P}\) sont exactement \(\mathcal{P}_0, \ldots, \mathcal{P}_n\).
Barème : a) 0,25 point pour le fermé, 0,5 point pour la réduction, 0,25 point pour la trace ; b) 0,5 point pour l’égalité d’ensembles, 0,5 point pour la continuité de \(\psi\), 0,5 point pour le chemin ; c) 0,25 point pour le fermé, 0,25 point pour \(r \in \{0, n\}\), 0,5 point pour le contre-exemple ; d) 0,5 point.
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Après le corrigé du contrôle : compacité, connexité par arcs, dimension finie
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