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Arithmétique dans Z : corrigé des exercices de maths en L1.

    Arithmétique dans Z : corrigé des exercices de maths en L1

    Sommaire

    Ce corrigé arithmétique L1 rédige chaque solution comme on l’attend en partiel. Les théorèmes sont cités par leur nom et leurs hypothèses sont vérifiées. En particulier, le lemme de Gauss n’est appliqué qu’après avoir justifié que les entiers sont premiers entre eux. De plus, chaque relation de Bézout et chaque solution d’équation sont contrôlées par un calcul direct.

    Soyez attentifs à trois points. D’abord, le reste d’une division euclidienne est toujours positif, même pour un dividende négatif. Ensuite, on ne simplifie une congruence que par un entier premier avec le module. Enfin, une équation diophantienne se résout en deux temps : une solution particulière, puis toutes les solutions grâce au lemme de Gauss. Des figures illustrent les solutions : pavage par des carrés, points entiers sur une droite, cycle des puissances.

    Les énoncés se trouvent sur la page exercices de maths en L1 sur arithmétique dans Z.

    Corrigé de l’exercice 1 : Divisibilité et combinaisons linéaires

    1. Supposons \(a \mid b\) et \(b \mid a\). Si \(a = 0\), alors \(b\) est un multiple de \(0\), donc \(b = 0\) et \(|a| = |b|\). Sinon, \(a = kb\) avec \(a \neq 0\), donc \(b \neq 0\). Or un diviseur d’un entier non nul lui est inférieur en valeur absolue. Ainsi \(|b| \leq\, |a|\) et, de même, \(|a| \leq\, |b|\). Par conséquent \(|a| = |b|\).
    2. On remarque que \(2n + 13 = 2(n + 3) + 7\). Si \(n + 3\) divise \(2n + 13\), alors il divise la combinaison \((2n + 13) – 2(n + 3) = 7\). Réciproquement, si \(n + 3\) divise \(7\), il divise \(2(n+3) + 7 = 2n + 13\). La condition équivaut donc à \(n + 3 \in \{-7, -1, 1, 7\}\). Les solutions sont \(n \in \{-10, -4, -2, 4\}\). Par exemple, pour \(n = 4\), on trouve bien \(7 \mid 21\).
    3. On écrit \(n^2 + n = n(n + 1)\) et l’on distingue selon le reste de \(n\) modulo \(2\). Si \(n = 2k\), alors \(n(n+1) = 2k(2k+1)\). Si \(n = 2k + 1\), alors \(n(n+1) = 2(2k+1)(k+1)\). Dans les deux cas, \(n^2 + n\) est pair.

    Point de méthode : pour une condition du type « \(n + 3\) divise une expression », on retranche un multiple adapté de \(n + 3\) afin d’obtenir une constante.

    Corrigé de l’exercice 2 : Division euclidienne et carrés modulo 4

    1. On a \(17 \times 119 = 2023\), donc \(2024 = 17 \times 119 + 1\), avec \(0 \leq\, 1 < 17\). Ensuite, on en déduit \(-2024 = 17 \times (-119) – 1 = 17 \times (-120) + 16\). Le quotient de \(2024\) par \(17\) vaut \(119\) et le reste \(1\) ; pour \(-2024\), le quotient vaut \(-120\) et le reste \(16\).
    2. Le plus grand multiple de \(6\) inférieur ou égal à \(-47\) est \(-48\). Ainsi \(-47 = 6 \times (-8) + 1\). Le quotient vaut \(-8\) et le reste \(1\).
    3. D’après la division euclidienne par \(2\), tout entier \(n\) s’écrit \(2k\) ou \(2k + 1\). Dans le premier cas, \(n^2 = 4k^2\), de reste \(0\) modulo \(4\). Dans le second cas, \(n^2 = 4(k^2 + k) + 1\), de reste \(1\). Un carré est donc congru à \(0\) ou à \(1\) modulo \(4\).
    4. Soient \(x\) et \(y\) deux entiers. D’après la question précédente, \(x^2 + y^2\) est congru à \(0 + 0\), \(0 + 1\) ou \(1 + 1\) modulo \(4\). Ainsi \(x^2 + y^2\) est congru à \(0\), \(1\) ou \(2\) modulo \(4\), jamais à \(3\). Un entier de la forme \(4k + 3\) n’est donc jamais somme de deux carrés. Par exemple, \(7\), \(11\) et \(15\) ne le sont pas.

    Corrigé de l’exercice 3 : PGCD par l’algorithme d’Euclide

    1. On effectue les divisions successives :
      \[\begin{aligned} 1071 = 2 \times 462 + 147 \\ 462 = 3 \times 147 + 21 \\ 147 = 7 \times 21 + 0. \end{aligned}\]
      Le dernier reste non nul vaut \(21\). Ainsi \(1071 \wedge 462 = 21\).
    2. Un carré de côté \(c\) pave le rectangle si et seulement si \(c\) divise la longueur \(1071\) et la largeur \(462\). Le côté cherché est donc le plus grand diviseur commun, c’est-à-dire \(21\). On place alors \(1071 / 21 = 51\) carrés en longueur et \(462 / 21 = 22\) carrés en largeur. Il faut \(51 \times 22 = 1122\) carrés de côté \(21\). La figure ci-dessous illustre l’algorithme : chaque division correspond à une série de carrés, et le dernier carré a pour côté le PGCD.

      Découpage du rectangle 1071 sur 462 en carrés : deux de 462, trois de 147, puis sept de 21

    3. On a \(4620 = 3 \times 1386 + 462\), car \(3 \times 1386 = 4158\). Ensuite \(1386 = 3 \times 462 + 0\). Le dernier reste non nul donne \(4620 \wedge 1386 = 462\).

    Corrigé de l’exercice 4 : Coefficients de Bézout

    1. On remonte l’algorithme de l’exercice 3. La deuxième division donne \(21 = 462 – 3 \times 147\). La première donne \(147 = 1071 – 2 \times 462\). En substituant, on obtient
      \[21 = 462 – 3(1071 – 2 \times 462) = 7 \times 462 – 3 \times 1071.\]
      On vérifie : \(7 \times 462 = 3234\) et \(3 \times 1071 = 3213\), dont la différence vaut \(21\). On peut prendre \(u = -3\) et \(v = 7\).
    2. On a \(51 = 2 \times 22 + 7\), puis \(22 = 3 \times 7 + 1\). Le dernier reste non nul vaut \(1\). D’ailleurs, \(51 = 3 \times 17\) et \(22 = 2 \times 11\) n’ont aucun facteur premier commun. Donc \(51 \wedge 22 = 1\).
    3. Comme \(1071 = 21 \times 51\) et \(462 = 21 \times 22\), l’équation équivaut à \(51u + 22v = 1\). Le couple \((-3, 7)\) en est solution. Par différence, \(51(u + 3) = -22(v – 7)\). Ainsi \(22\) divise \(51(u + 3)\), et \(22 \wedge 51 = 1\). Le lemme de Gauss donne \(u + 3 = 22k\) avec \(k \in \mathbb{Z}\). En reportant, \(51 \times 22k = -22(v – 7)\), donc \(v – 7 = -51k\). Réciproquement, ces couples conviennent. Les solutions sont les couples \((u, v) = (-3 + 22k,\ 7 – 51k)\), \(k \in \mathbb{Z}\).

    Corrigé de l’exercice 5 : Inverse modulaire par l’algorithme d’Euclide étendu

    1. On écrit les divisions successives :
      \[\begin{aligned} 97 = 2 \times 35 + 27, \quad 35 = 1 \times 27 + 8, \\ 27 = 3 \times 8 + 3, \quad 8 = 2 \times 3 + 2, \\ 3 = 1 \times 2 + 1, \quad 2 = 2 \times 1 + 0. \end{aligned}\]
      Le dernier reste non nul vaut \(1\), donc \(97 \wedge 35 = 1\).
    2. On remonte les divisions, du bas vers le haut. D’abord \(1 = 3 – 2\). Ensuite, \(2 = 8 – 2 \times 3\) donne \(1 = 3 \times 3 – 8\). Puis \(3 = 27 – 3 \times 8\) donne \(1 = 3 \times 27 – 10 \times 8\). De plus, \(8 = 35 – 27\) donne \(1 = 13 \times 27 – 10 \times 35\). Enfin, \(27 = 97 – 2 \times 35\) donne
      \[1 = 13 \times 97 – 36 \times 35.\]
      On vérifie : \(13 \times 97 = 1261\) et \(36 \times 35 = 1260\). On peut prendre \(u = 13\) et \(v = -36\).
    3. La relation précédente s’écrit \(35 \times (-36) \equiv 1 \ [97]\). Or \(-36 \equiv 61 \ [97]\). On vérifie : \(35 \times 61 = 2135 = 22 \times 97 + 1\). L’inverse de \(35\) modulo \(97\) est \(61\).
    4. Comme \(35\) est inversible modulo \(97\), on multiplie la congruence par \(61\). Ainsi \(35x \equiv 4 \ [97]\) équivaut à \(x \equiv 244 \ [97]\). Or \(244 = 2 \times 97 + 50\). Réciproquement, \(35 \times 50 = 1750 = 18 \times 97 + 4\). Les solutions sont les entiers \(x = 50 + 97k\), \(k \in \mathbb{Z}\).

    Point de méthode : vérifiez toujours la relation de Bézout par un calcul direct, car une erreur de signe en remontant l’algorithme est fréquente.

    Corrigé de l’exercice 6 : Équation diophantienne 15x + 21y = c

    1. On a \(15 = 3 \times 5\) et \(21 = 3 \times 7\), donc \(3\) divise \(15x + 21y\) pour tous entiers \(x, y\). Or \(3\) ne divise pas \(10\). L’équation \(15x + 21y = 10\) n’a donc aucune solution entière.
    2. On a \(15 \wedge 21 = 3\). D’après le théorème sur les équations diophantiennes, l’équation a des solutions si et seulement si \(3\) divise \(c\). Les entiers \(c\) cherchés sont les multiples de \(3\).
    3. On divise par \(3\) : l’équation équivaut à \(5x + 7y = 3\). Le couple \((2, -1)\) est solution, car \(10 – 7 = 3\). Soit \((x, y)\) une solution. Par différence, \(5(x – 2) = -7(y + 1)\). Ainsi \(7\) divise \(5(x – 2)\), avec \(7 \wedge 5 = 1\). D’après le lemme de Gauss, \(x – 2 = 7k\) avec \(k \in \mathbb{Z}\). On en déduit \(35k = -7(y + 1)\), soit \(y = -1 – 5k\). Réciproquement, \(5(2 + 7k) + 7(-1 – 5k) = 3\). Les solutions sont les couples \((2 + 7k,\ -1 – 5k)\), \(k \in \mathbb{Z}\). Comme le montre la figure ci-dessous, ces points sont alignés sur la droite \(15x + 21y = 9\), espacés par le vecteur \((7, -5)\).

      Droite 15x + 21y = 9 et ses points entiers (-5, 4), (2, -1) et (9, -6), espacés du vecteur (7, -5)

    4. La condition \(0 \leq\, 2 + 7k < 7\) équivaut à \(-2 \leq\, 7k < 5\), donc à \(k = 0\). La solution cherchée est \((2, -1)\).

    Corrigé de l’exercice 7 : Atteindre 100 avec des jetons de 7 et de 11

    1. On applique l’algorithme d’Euclide : \(11 = 1 \times 7 + 4\), \(7 = 1 \times 4 + 3\), \(4 = 1 \times 3 + 1\). On remonte ensuite : \(1 = 4 – 3 = 4 – (7 – 4) = 2 \times 4 – 7\). Or \(4 = 11 – 7\), donc \(1 = 2 \times 11 – 3 \times 7\). On peut prendre \(u = -3\) et \(v = 2\) : \(7 \times (-3) + 11 \times 2 = 1\).
    2. En multipliant par \(100\), le couple \((-300, 200)\) est solution de \(7x + 11y = 100\). Soit \((x, y)\) une solution. Par différence, \(7(x + 300) = -11(y – 200)\). Comme \(11\) divise \(7(x + 300)\) et \(11 \wedge 7 = 1\), le lemme de Gauss donne \(x = -300 + 11k\). On en déduit \(y = 200 – 7k\). Réciproquement, \(7(-300 + 11k) + 11(200 – 7k) = -2100 + 2200 = 100\). Les solutions sont les couples \((-300 + 11k,\ 200 – 7k)\), \(k \in \mathbb{Z}\).
    3. La condition \(x \geq\, 0\) s’écrit \(11k \geq\, 300\), soit \(k \geq\, 28\), car \(11 \times 27 = 297 < 300\). La condition \(y \geq\, 0\) s’écrit \(7k \leq\, 200\), soit \(k \leq\, 28\), car \(7 \times 29 = 203 > 200\). Donc \(k = 28\), puis \(x = -300 + 308 = 8\) et \(y = 200 – 196 = 4\). On vérifie : \(56 + 44 = 100\). Il existe une seule façon : huit jetons de 7 et quatre jetons de 11. La figure ci-dessous montre que la droite ne passe que par un seul point du quadrillage dans le quart de plan positif.

      Droite 7x + 11y = 100 : le seul point entier à coordonnées positives est le point (8, 4)

    Corrigé de l’exercice 8 : PGCD d’expressions dépendant de n

    1. On calcule la combinaison \(3(2n + 1) – 2(3n + 2) = -1\). Tout diviseur commun positif de \(2n + 1\) et \(3n + 2\) divise donc \(1\). Autrement dit, on dispose d’une relation de Bézout. Ainsi \((2n + 1) \wedge (3n + 2) = 1\).
    2. On a \(n^2 + n + 1 = n(n + 1) + 1\). D’après le lemme clé de l’algorithme d’Euclide, \((n^2 + n + 1) \wedge (n + 1) = (n + 1) \wedge 1\). Ce PGCD vaut donc \(1\).
    3. On calcule \(2(n + 5) – (2n + 3) = 7\). Soit \(d = (n + 5) \wedge (2n + 3)\). Alors \(d\) divise \(7\). Comme \(7\) est premier, \(d\) vaut \(1\) ou \(7\).
    4. Si \(d = 7\), alors \(7\) divise \(n + 5\). Réciproquement, si \(7\) divise \(n + 5\), alors \(7\) divise aussi \(2n + 3 = 2(n + 5) – 7\), donc \(d = 7\). Or \(7 \mid n + 5\) équivaut à \(n \equiv -5 \equiv 2 \ [7]\). Le PGCD vaut \(7\) si et seulement si \(n \equiv 2 \ [7]\). Par exemple, pour \(n = 2\), on trouve \(7 \wedge 7 = 7\).

    Corrigé de l’exercice 9 : Lemme de Gauss et divisibilité

    1. Le nombre \(7\) est premier et ne divise pas \(5\), donc \(7 \wedge 5 = 1\). Comme \(7\) divise \(5n\), le lemme de Gauss s’applique. Donc \(7\) divise \(n\).
    2. On a \(12 = 2^2 \times 3\) et \(35 = 5 \times 7\), donc \(12 \wedge 35 = 1\). Si \(12x = 35y\), alors \(35\) divise \(12x\), et le lemme de Gauss donne \(x = 35k\). En reportant, \(12 \times 35k = 35y\), donc \(y = 12k\). Réciproquement, ces couples conviennent. Les solutions sont les couples \((35k, 12k)\), \(k \in \mathbb{Z}\).
    3. D’abord, \(n(n + 1)\) est pair, comme vu à l’exercice 1, donc le produit est divisible par \(2\). Ensuite, on raisonne modulo \(3\). Si \(n \equiv 0\), alors \(3 \mid n\). Si \(n \equiv 1\), alors \(2n + 1 \equiv 3 \equiv 0\). Si \(n \equiv 2\), alors \(n + 1 \equiv 0\). Dans tous les cas, \(n(n+1)(2n+1)\) est divisible par \(2\) et par \(3\).
    4. On utilise le corollaire du lemme de Gauss : si \(a \mid c\), \(b \mid c\) et \(a \wedge b = 1\), alors \(ab \mid c\). Ici \(a = 2\), \(b = 3\) et \(2 \wedge 3 = 1\). Ainsi \(6\) divise \(n(n+1)(2n+1)\) pour tout entier \(n\).

    Corrigé de l’exercice 10 : PGCD et PPCM imposés

    1. On a \(d(a^{\prime} \wedge b^{\prime}) = (da^{\prime}) \wedge (db^{\prime}) = d\), et \(d \geq\, 1\), donc \(a^{\prime} \wedge b^{\prime} = 1\). Soit ensuite \(m\) un multiple commun de \(a\) et \(b\). On écrit \(m = da^{\prime}k\). Comme \(db^{\prime}\) divise \(da^{\prime}k\), on obtient \(b^{\prime} \mid a^{\prime}k\). Par le lemme de Gauss, \(b^{\prime} \mid k\), donc \(m\) est multiple de \(da^{\prime}b^{\prime}\). Enfin \(da^{\prime}b^{\prime}\) est un multiple commun de \(a\) et \(b\). Par conséquent \(a \vee b = da^{\prime}b^{\prime}\).
    2. On pose \(a = 12a^{\prime}\) et \(b = 12b^{\prime}\), avec \(a^{\prime} \wedge b^{\prime} = 1\). D’après la question 1, \(12a^{\prime}b^{\prime} = 360\), donc \(a^{\prime}b^{\prime} = 30 = 2 \times 3 \times 5\). Comme \(30\) n’a pas de facteur carré, tout couple de produit \(30\) est formé d’entiers premiers entre eux. Les couples \((a^{\prime}, b^{\prime})\) sont donc \((1, 30)\), \((2, 15)\), \((3, 10)\), \((5, 6)\) et leurs symétriques. Réciproquement, ils conviennent tous. Les solutions sont \((12, 360)\), \((24, 180)\), \((36, 120)\), \((60, 72)\) et les couples obtenus en échangeant \(a\) et \(b\).
    3. De même, \(a = 12a^{\prime}\) et \(b = 12b^{\prime}\) avec \(a^{\prime} \wedge b^{\prime} = 1\), et la condition devient \(a^{\prime} + b^{\prime} = 7\). Pour \(1 \leq\, a^{\prime} \leq\, 6\), on a \(a^{\prime} \wedge (7 – a^{\prime}) = a^{\prime} \wedge 7 = 1\), car \(7\) est premier. Tous les couples conviennent donc. Les solutions sont \((12, 72)\), \((24, 60)\), \((36, 48)\), \((48, 36)\), \((60, 24)\) et \((72, 12)\).

    Corrigé de l’exercice 11 : Test de primalité

    1. Le plus petit diviseur \(p \geq\, 2\) de \(n\) est premier. En effet, un diviseur strict de \(p\) supérieur à \(1\) diviserait \(n\) et serait plus petit que \(p\). Si \(n\) est composé, on écrit \(n = pm\) avec \(m \geq\, 2\). Par minimalité, \(m \geq\, p\). Donc \(n = pm \geq\, p^2\).
    2. On a \(14^2 = 196\) et \(15^2 = 225\). Si \(223\) était composé, il aurait donc un diviseur premier \(p \leq\, 14\), soit \(p \in \{2, 3, 5, 7, 11, 13\}\). Or \(223\) est impair ; la somme de ses chiffres vaut \(7\), donc \(3 \nmid 223\) ; il ne se termine ni par \(0\) ni par \(5\). De plus, \(223 = 7 \times 31 + 6 = 11 \times 20 + 3 = 13 \times 17 + 2\). Aucun essai ne réussit, donc \(223\) est premier.
    3. Pour \(221\), on teste les premiers jusqu’à \(14\) : on trouve \(221 = 13 \times 17\). Pour \(391\), on teste de même jusqu’à \(19\), car \(20^2 = 400\) : on trouve \(391 = 17 \times 23\). Ainsi \(221 = 13 \times 17\) et \(391 = 17 \times 23\).

    Corrigé de l’exercice 12 : Décomposition en facteurs premiers de 2520 et 3780

    1. On divise successivement par les petits nombres premiers. D’abord \(2520 = 2^3 \times 315\), puis \(315 = 3^2 \times 35\) et \(35 = 5 \times 7\). Ensuite \(3780 = 2^2 \times 945\), puis \(945 = 3^3 \times 35\). Ainsi \(2520 = 2^3 \times 3^2 \times 5 \times 7\) et \(3780 = 2^2 \times 3^3 \times 5 \times 7\).
    2. On prend le minimum, puis le maximum, des exposants :
      \[2520 \wedge 3780 = 2^2 \times 3^2 \times 5 \times 7 = 1260, \qquad 2520 \vee 3780 = 2^3 \times 3^3 \times 5 \times 7 = 7560.\]
      On vérifie : \(1260 \times 7560 = 9\,525\,600 = 2520 \times 3780\). Le PGCD vaut \(1260\) et le PPCM \(7560\).
    3. Un diviseur positif s’écrit \(2^{\alpha} 3^{\beta} 5^{\gamma} 7^{\delta}\) avec \(0 \leq\, \alpha \leq\, 3\), \(0 \leq\, \beta \leq\, 2\), \(\gamma, \delta \in \{0, 1\}\). Par unicité de la décomposition, ces choix donnent des diviseurs distincts. Il y en a \(4 \times 3 \times 2 \times 2 = 48\).

    Corrigé de l’exercice 13 : Carrés parfaits et irrationalité

    1. Si \(n = m^2\), alors \(v_p(n) = 2v_p(m)\) pour tout \(p\) premier, donc tous les exposants sont pairs. Réciproquement, si \(n = \prod p_i^{2\beta_i}\), alors \(n = (\prod p_i^{\beta_i})^2\). L’équivalence est démontrée.
    2. On a \(2520 = 2^3 \times 3^2 \times 5 \times 7\). Pour que \(2520k\) soit un carré, il faut que \(3 + v_2(k)\), \(1 + v_5(k)\) et \(1 + v_7(k)\) soient pairs. Ainsi \(k\) est multiple de \(2 \times 5 \times 7 = 70\). Réciproquement, \(2520 \times 70 = 2^4 \times 3^2 \times 5^2 \times 7^2\). Le plus petit entier est \(k = 70\), et \(2520 \times 70 = 176400 = 420^2\).
    3. Supposons \(\sqrt{6} = a / b\) avec \(a, b \in \mathbb{N}^{*}\). Alors \(a^2 = 6b^2\). En prenant la valuation \(2\)-adique, on obtient \(2v_2(a) = 1 + 2v_2(b)\). Le membre de gauche est pair et celui de droite impair. C’est absurde. Donc \(\sqrt{6}\) est irrationnel.

    Corrigé de l’exercice 14 : Valuation p-adique de n! et zéros de 100!

    1. Les multiples positifs de \(p^j\) sont les \(kp^j\) avec \(k \geq\, 1\). La condition \(kp^j \leq\, n\) équivaut à \(k \leq\, n / p^j\), donc à \(k \leq\, \lfloor n / p^j \rfloor\), car \(k\) est entier. Il y a donc \(\lfloor n / p^j \rfloor\) multiples de \(p^j\) entre \(1\) et \(n\).
    2. Comme la valuation d’un produit est la somme des valuations, \(v_p(n!) = \sum_{m=1}^{n} v_p(m)\). Or \(v_p(m)\) est le nombre d’entiers \(j \geq\, 1\) tels que \(p^j \mid m\). On compte donc les couples \((m, j)\) tels que \(p^j \mid m\). En regroupant selon \(j\), puis en utilisant la question 1, on obtient
      \[v_p(n!) = \sum_{j \geq\, 1} \operatorname{card}\{m \leq\, n \mid p^j \mid m\} = \sum_{j \geq\, 1} \lfloor \frac{n}{p^j} \rfloor.\]
      La somme est finie, car les termes sont nuls dès que \(p^j > n\).
    3. Pour \(p = 2\), on trouve \(50 + 25 + 12 + 6 + 3 + 1 = 97\). Pour \(p = 5\), on trouve \(20 + 4 = 24\). Ainsi \(v_2(100!) = 97\) et \(v_5(100!) = 24\).
    4. L’écriture se termine par \(k\) zéros si \(10^k\) divise \(100!\) et \(10^{k+1}\) ne le divise pas. Or \(10^k = 2^k 5^k\) divise \(100!\) si et seulement si \(k \leq\, 97\) et \(k \leq\, 24\). L’entier \(100!\) se termine donc par \(24\) zéros.

    Corrigé de l’exercice 15 : Calcul de restes par congruences

    1. Le nombre \(7\) est premier et ne divise pas \(3\). Le petit théorème de Fermat donne donc \(3^6 \equiv 1 \ [7]\). Or \(100 = 6 \times 16 + 4\), d’où \(3^{100} \equiv 3^4 = 81 \ [7]\). Enfin \(81 = 11 \times 7 + 4\). Le reste vaut \(4\). La figure ci-dessous montre le cycle des puissances de \(3\) modulo \(7\), de période \(6\).

      Cycle des puissances de 3 modulo 7 : 1, 3, 2, 6, 4, 5, puis retour à 1 après six étapes

    2. On a \(2^3 = 8 \equiv -1 \ [9]\), donc \(2^6 \equiv 1 \ [9]\). Ensuite \(2026 = 6 \times 337 + 4\). Ainsi \(2^{2026} \equiv 2^4 = 16 \equiv 7 \ [9]\). Le reste vaut \(7\).
    3. Le chiffre des unités est le reste modulo \(10\). Or \(7^2 = 49 \equiv -1 \ [10]\), donc \(7^4 \equiv 1 \ [10]\). Comme \(2026 = 4 \times 506 + 2\), on obtient \(7^{2026} \equiv 7^2 \equiv 9 \ [10]\). Le chiffre des unités est \(9\).
    4. On a \(2^{3n} = 8^n\) et \(8 \equiv 1 \ [7]\). Par compatibilité avec les puissances, \(8^n \equiv 1^n = 1 \ [7]\). Donc \(7\) divise \(2^{3n} – 1\).

    Corrigé de l’exercice 16 : Critères de divisibilité par 9 et par 11

    1. On a \(10 \equiv 1 \ [9]\), donc \(10^k \equiv 1 \ [9]\) pour tout \(k\). Par compatibilité avec la somme et le produit, \(N \equiv \sum c_k \ [9]\).
    2. De même, \(10 \equiv -1 \ [11]\), donc \(10^k \equiv (-1)^k \ [11]\). Ainsi \(N \equiv \sum (-1)^k c_k \ [11]\).
    3. La somme des chiffres de \(123456789\) vaut \(45 = 5 \times 9\). Le nombre est donc divisible par \(9\). Pour \(11\), on part du chiffre des unités : \(9 – 8 + 7 – 6 + 5 – 4 + 3 – 2 + 1 = 5\). Le reste modulo \(9\) vaut \(0\) et le reste modulo \(11\) vaut \(5\) : le nombre est divisible par \(9\), pas par \(11\).
    4. Pour \(918082\), la somme alternée à partir des unités vaut \(2 – 8 + 0 – 8 + 1 – 9 = -22\). Or \(-22 \equiv 0 \ [11]\). Donc \(11\) divise \(918082\). On vérifie d’ailleurs : \(918082 = 11 \times 83462\).
    5. La somme des chiffres vaut \(7 + x + 3 + 6 = 16 + x\). Elle doit être multiple de \(9\), avec \(0 \leq\, x \leq\, 9\). Donc \(16 + x = 18\). Le chiffre cherché est \(x = 2\) : \(7236 = 9 \times 804\).

    Corrigé de l’exercice 17 : Équations de congruence

    1. On calcule \(17 \times 19 = 323 = 14 \times 23 + 1\). Ainsi \(19\) est un inverse de \(17\) modulo \(23\). En multipliant par \(19\), la congruence équivaut à \(x \equiv 95 \ [23]\). Or \(95 = 4 \times 23 + 3\). Réciproquement, \(17 \times 3 = 51 = 2 \times 23 + 5\). Les solutions sont les \(x \equiv 3 \ [23]\).
    2. La congruence signifie qu’il existe \(k\) tel que \(6x – 4 = 10k\), soit \(3x – 2 = 5k\). Elle équivaut donc à \(3x \equiv 2 \ [5]\). Or \(3 \times 2 = 6 \equiv 1 \ [5]\), donc \(2\) est l’inverse de \(3\). On obtient \(x \equiv 4 \ [5]\). Les solutions sont les entiers \(x \equiv 4 \ [10]\) ou \(x \equiv 9 \ [10]\). On vérifie : \(24\) et \(54\) sont congrus à \(4\) modulo \(10\).
    3. Pour tout entier \(x\), le nombre \(6x – 3\) est impair. Or un multiple de \(10\) est pair. La congruence \(6x \equiv 3 \ [10]\) n’a donc pas de solution.
    4. La congruence \(ax \equiv c \ [n]\) équivaut à l’existence de \(y\) tel que \(ax + ny = c\). C’est une équation diophantienne. Elle a une solution si et seulement si \(a \wedge n\) divise \(c\). On retrouve les cas précédents : \(6 \wedge 10 = 2\) divise \(4\), mais pas \(3\).

    Corrigé de l’exercice 18 : Système de congruences

    1. Si \(x \equiv 2 \ [21]\), alors \(21\) divise \(x – 2\), donc \(3\) et \(7\) aussi. Réciproquement, si \(3\) et \(7\) divisent \(x – 2\), le corollaire du lemme de Gauss s’applique, car \(3 \wedge 7 = 1\). Donc \(21\) divise \(x – 2\). Les deux conditions équivalent à \(x \equiv 2 \ [21]\).
    2. On écrit \(x = 2 + 21k\). Comme \(21 \equiv 1 \ [5]\), on a \(x \equiv 2 + k \ [5]\). La condition \(x \equiv 3 \ [5]\) équivaut donc à \(k \equiv 1 \ [5]\). Autrement dit, \(k = 1 + 5j\) avec \(j \in \mathbb{Z}\).
    3. On obtient \(x = 2 + 21(1 + 5j) = 23 + 105j\). On vérifie : \(23 = 7 \times 3 + 2 = 4 \times 5 + 3 = 3 \times 7 + 2\). Les solutions sont les \(x \equiv 23 \ [105]\), et la plus petite solution positive est \(23\).

    Corrigé de l’exercice 19 : Divisibilité de n^7 – n par 42

    1. Le nombre \(7\) est premier. D’après le petit théorème de Fermat, \(n^7 \equiv n \ [7]\) pour tout entier \(n\). Donc \(7\) divise \(n^7 – n\).
    2. Modulo \(2\), le petit théorème de Fermat donne \(n^2 \equiv n\). Par récurrence, \(n^k \equiv n \ [2]\) pour tout \(k \geq\, 1\), car \(n^{k+1} = n^k \times n \equiv n^2 \equiv n\). En particulier \(n^7 \equiv n \ [2]\). Modulo \(3\), on a \(n^3 \equiv n\). Ainsi \(n^7 = n^3 \times n^3 \times n \equiv n^3 \equiv n \ [3]\). Donc \(n^7 – n\) est divisible par \(2\) et par \(3\).
    3. Comme \(2 \wedge 3 = 1\), le corollaire du lemme de Gauss donne \(6 \mid n^7 – n\). Ensuite \(6 \wedge 7 = 1\) et \(7 \mid n^7 – n\), donc \(42 \mid n^7 – n\). Ainsi \(42\) divise \(n^7 – n\) pour tout entier \(n\).

    Corrigé de l’exercice 20 : Une démonstration du petit théorème de Fermat

    1. Pour \(1 \leq\, k \leq\, p – 1\), on a \(k\binom\,{p}{k} = p\binom\,{p-1}{k-1}\). Ainsi \(p\) divise \(k \binom\,{p}{k}\). De plus \(p \wedge k = 1\), car \(p\) est premier et \(1 \leq\, k < p\). Le lemme de Gauss donne \(p \mid \binom\,{p}{k}\).
    2. La formule du binôme donne
      \[(a + 1)^p = a^p + 1 + \sum_{k=1}^{p-1} \binom\,{p}{k} a^k.\]
      Chaque terme de la somme est multiple de \(p\) d’après la question 1. Donc \((a + 1)^p \equiv a^p + 1 \ [p]\).
    3. On raisonne par récurrence sur \(a \in \mathbb{N}\). Pour \(a = 0\), l’égalité \(0^p = 0\) convient. Supposons \(a^p \equiv a \ [p]\). Alors \((a+1)^p \equiv a^p + 1 \equiv a + 1 \ [p]\). Soit maintenant \(a \in \mathbb{Z}\) quelconque. On choisit \(m \in \mathbb{N}\) tel que \(b = a + mp \geq\, 0\). Comme \(b \equiv a \ [p]\), on a \(a^p \equiv b^p \equiv b \equiv a \ [p]\). Ainsi \(a^p \equiv a \ [p]\) pour tout \(a \in \mathbb{Z}\).
    4. Le nombre \(p\) divise \(a^p – a = a(a^{p-1} – 1)\). Si \(p \nmid a\), alors \(p \wedge a = 1\), car \(p\) est premier. Le lemme de Gauss donne \(a^{p-1} \equiv 1 \ [p]\).
    5. On a \(2^{10} = 1024 = 3 \times 341 + 1\), donc \(2^{10} \equiv 1 \ [341]\). Ensuite \(2^{340} = (2^{10})^{34} \equiv 1 \ [341]\). Pourtant \(341 = 11 \times 31\) n’est pas premier. La propriété \(2^{n-1} \equiv 1 \ [n]\) n’entraîne donc pas que \(n\) soit premier.

    Corrigé de l’exercice 21 : Infinité des nombres premiers de la forme 4k+3

    1. Un entier est congru à \(0\), \(1\), \(2\) ou \(3\) modulo \(4\). S’il est congru à \(0\) ou \(2\), il est pair. Un premier impair est donc congru à \(1\) ou à \(3\) modulo \(4\).
    2. Par compatibilité de la congruence avec le produit, si \(a_i \equiv 1 \ [4]\) pour tout \(i\), alors \(\prod a_i \equiv 1 \ [4]\). Le résultat se prouve par récurrence sur le nombre de facteurs.
    3. La liste contient \(3\), donc \(N \geq\, 4 \times 3 – 1 = 11\). De plus \(N \equiv -1 \equiv 3 \ [4]\), donc \(N\) est impair. Ses facteurs premiers sont donc impairs. S’ils étaient tous congrus à \(1\) modulo \(4\), leur produit \(N\) serait congru à \(1\) d’après la question 2. C’est faux. Donc \(N\) possède un diviseur premier \(q \equiv 3 \ [4]\).
    4. Par hypothèse, \(q\) est l’un des \(p_i\). Il divise alors \(4p_1 \cdots p_k\) et \(N\), donc leur différence \(1\). C’est absurde, car \(q \geq\, 3\). Il existe donc une infinité de nombres premiers congrus à \(3\) modulo \(4\).

    Corrigé de l’exercice 22 : PGCD des nombres de Mersenne

    1. Écrivons \(n = dm\) et posons \(x = 2^d\). La factorisation \(x^m – 1 = (x – 1)(1 + x + \cdots + x^{m-1})\) donne
      \[2^n – 1 = (2^d – 1)(1 + 2^d + 2^{2d} + \cdots + 2^{(m-1)d}).\]
      Donc \(M_d\) divise \(M_n\).
    2. Supposons \(M_n\) premier. Alors \(M_n \geq\, 2\), donc \(n \geq\, 2\). Si \(n\) était composé, on écrirait \(n = dm\) avec \(2 \leq\, d < n\). Alors \(M_d\) diviserait \(M_n\), avec \(3 \leq\, M_d < M_n\), ce qui contredit la primalité. Donc \(n\) est premier. La réciproque est fausse : \(11\) est premier, mais \(M_{11} = 2047 = 23 \times 89\).
    3. On calcule \(2^r(2^{bq} – 1) + 2^r – 1 = 2^{bq + r} – 1 = M_a\). D’après la question 1, \(M_b\) divise \(M_{bq}\), ce qui reste vrai si \(q = 0\), car \(M_0 = 0\). On écrit \(M_{bq} = K M_b\), d’où \(M_a = 2^r K M_b + M_r\). D’après le lemme clé de l’algorithme d’Euclide, \(M_a \wedge M_b = M_b \wedge M_r\).
    4. On démontre par récurrence forte sur \(b \in \mathbb{N}\) que \(M_a \wedge M_b = M_{a \wedge b}\) pour tout \(a\). Pour \(b = 0\), on a \(M_a \wedge 0 = M_a = M_{a \wedge 0}\). Pour \(b \geq\, 1\), la question 3 et l’hypothèse de récurrence appliquée à \(r < b\) donnent \(M_a \wedge M_b = M_b \wedge M_r = M_{b \wedge r}\). Or \(b \wedge r = a \wedge b\). Ainsi \(M_a \wedge M_b = M_{a \wedge b}\). Autrement dit, l’algorithme d’Euclide sur les exposants se reflète sur les nombres de Mersenne.
    5. On a \(12 \wedge 18 = 6\). Donc \(M_{12} \wedge M_{18} = M_6 = 63\). On vérifie : \(4095 = 63 \times 65\) et \(262143 = 63 \times 4161\), avec \(65 \wedge 4161 = 1\).

    Point de méthode : pour calculer le PGCD d’une suite d’expressions, cherchez une relation qui imite la division euclidienne, puis appliquez le lemme \(a \wedge b = b \wedge r\).

    Corrigé de l’exercice 23 : Problème, un chiffrement RSA miniature

    1. On a \(40 = 2^3 \times 5\), et \(3\) ne divise pas \(40\), donc \(3 \wedge 40 = 1\). On cherche \(d\) tel que \(3d \equiv 1 \ [40]\). Or \(3 \times 27 = 81 = 2 \times 40 + 1\). L’inverse est unique modulo \(40\). On obtient \(d = 27\).
    2. Pour \(x = 2\), on a \(2^3 = 8\), déjà inférieur à \(55\). Pour \(x = 7\), on a \(7^3 = 343 = 6 \times 55 + 13\). Le message \(2\) est chiffré en \(8\) et le message \(7\) en \(13\).
    3. On a \(ed = 81 = 1 + 20 \times 4\). Si \(5\) divise \(x\), alors \(x^{81} \equiv 0 \equiv x \ [5]\). Sinon, le petit théorème de Fermat donne \(x^4 \equiv 1 \ [5]\), donc \(x^{81} = x \times (x^4)^{20} \equiv x \ [5]\). Dans les deux cas, \(x^{ed} \equiv x \ [5]\).
    4. De même, \(81 = 1 + 8 \times 10\). Si \(11 \mid x\), les deux membres sont nuls modulo \(11\). Sinon, \(x^{10} \equiv 1 \ [11]\) et \(x^{81} = x \times (x^{10})^8 \equiv x \ [11]\). Ainsi \(x^{ed} \equiv x \ [11]\).
    5. Les entiers \(5\) et \(11\) divisent \(x^{81} – x\), et \(5 \wedge 11 = 1\). Le corollaire du lemme de Gauss donne \(55 \mid x^{81} – x\). Soit maintenant \(c\) le chiffré de \(x\), donc \(c \equiv x^3 \ [55]\). Alors \(c^{27} \equiv x^{81} \equiv x \ [55]\). Comme \(0 \leq\, x \leq\, 54\), le message \(x\) est exactement le reste de \(c^{d}\) modulo \(55\).
    6. On calcule \(13^{27}\) modulo \(5\) : \(13 \equiv 3\), \(3^4 \equiv 1\) et \(27 = 4 \times 6 + 3\), donc \(13^{27} \equiv 3^3 = 27 \equiv 2 \ [5]\). Modulo \(11\) : \(13 \equiv 2\), \(2^{10} \equiv 1\) et \(27 = 20 + 7\), donc \(13^{27} \equiv 2^7 = 128 \equiv 7 \ [11]\). On cherche donc \(x \in \{0, \ldots, 54\}\) avec \(x \equiv 7 \ [11]\) et \(x \equiv 2 \ [5]\). Les candidats \(7, 18, 29, 40, 51\) ont pour restes modulo \(5\) respectivement \(2, 3, 4, 0, 1\). Le message déchiffré est \(x = 7\), ce qui confirme la question 2.

    Point de méthode : pour calculer une puissance modulo un produit de deux premiers distincts, on calcule séparément modulo chaque premier avec le théorème de Fermat, puis on recolle grâce au lemme de Gauss.

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