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Régler et lancer un entraînement

Trois curseurs, cinq touches du clavier, et vous avez une série sur mesure. Voici ce que chaque réglage change vraiment.

Cocher ce que l'on veut travailler

Chaque notion est découpée en familles de questions, listées en haut de page et rangées de la plus accessible à la plus exigeante. Tout laisser coché donne une série variée, utile pour se tester ou pour réviser avant un contrôle. N'en cocher qu'une seule change complètement la nature de l'exercice : on ne se teste plus, on répare un point précis. C'est le réglage le plus important de la page, et c'est celui qu'on oublie le plus souvent de toucher.

Un exemple : sur les tables de multiplication, cocher uniquement « tables à trous » produit vingt questions du type 7 × ? = 42. Rien à voir avec une série ordinaire, et c'est exactement ce dont a besoin l'élève qui sait réciter ses tables mais bloque dès qu'il faut les lire à l'envers.

Choisir la longueur de la série

Le curseur va de quatre à vingt questions. Quatre, c'est un test éclair pour vérifier qu'une notion est encore là. Dix, c'est le format d'entraînement courant : moins de trois minutes à quinze secondes la question. Vingt, c'est un bilan, à réserver aux moments où l'on veut vraiment mesurer où l'on en est.

Mieux vaut d'ailleurs enchaîner trois séries de dix que faire une série de trente. Le bouton « Recommencer avec d'autres nombres », proposé à la fin, relance immédiatement une série neuve avec les mêmes réglages.

Régler le chronomètre

De trois à trente secondes, seconde par seconde. Un cercle se vide pendant toute la question et passe au rouge dans les trois dernières secondes. Le temps écoulé, la question suivante arrive sans qu'on ait à cliquer.

Ce curseur est celui qui décide si l'on travaille la compréhension ou l'automatisme. Avec vingt secondes, l'élève a le temps de reconstruire le résultat ; avec sept, il doit le retrouver en mémoire. Les deux ont leur utilité, mais ce ne sont pas les mêmes exercices. Une progression efficace consiste à partir large — quinze secondes — puis à retirer deux secondes chaque semaine sur la même série. Prévoyez en revanche vingt-cinq à trente secondes pour les entraînements de géométrie, de mise en équation ou de lecture graphique, où l'énoncé demande déjà du temps rien que pour être lu.

Les cinq touches à connaître

Une fois la série lancée, il n'y a plus aucun bouton à l'écran. Une rangée de pastilles en haut indique où l'on en est, et reste cliquable si l'on veut revenir en arrière. Le reste se pilote au clavier :

  • P — suspendre le décompte, le temps d'une explication
  • Espace — passer à la suite sans attendre la fin du temps
  • Flèche gauche — revoir la question précédente
  • F — passer en plein écran
  • Échap — sortir de l'entraînement

Pourquoi le corrigé n'arrive qu'à la fin

Aucune réponse n'apparaît pendant la série. C'est volontaire : voir la correction de la question précédente influence la suivante, et l'on finit par mesurer sa capacité à recopier plutôt qu'à calculer. Le corrigé complet s'affiche d'un seul tenant à la fin, chaque question suivie de sa réponse et, quand elle apporte quelque chose, de la stratégie la plus rapide.

C'est là qu'il faut s'attarder. Compter ses points ne sert pas à grand-chose ; repérer que les trois erreurs portent toutes sur la même famille de questions, si.

Pourquoi les nombres changent à chaque fois

Aucun entraînement ne contient de liste d'exercices. Chaque famille de questions est un petit programme qui tire ses nombres au hasard, dans des intervalles choisis pour que le calcul reste faisable de tête. Relancer la même série donne donc une série neuve. On peut la refaire dix fois de suite : on travaillera toujours la même compétence, jamais les mêmes réponses.

Sur un téléphone, une tablette ou au tableau

La même page fonctionne partout. Les questions s'affichent en très grands caractères sur fond sombre, ce qui les rend lisibles sur un petit écran comme depuis le fond d'une salle de classe. Aucun compte n'est demandé, aucune réponse n'est enregistrée, et personne ne voit vos scores. Des cookies de mesure d'audience et de régie publicitaire sont en revanche déposés par Google Analytics et Google AdSense.